<Desc/Clms Page number 1>
Les fibres textilesau cours de la préparation au cardage, sont humidifiées à l'aide de mélanges d'eau et d'huile; cette humidifi- cation se fait, en général, lorsque les fibres sortent du battage, des ouvreuses ou d'autres machines de préparation, En général, on utilise à ce but les oléines, l'huile de ricin et les huiles extraits.. par du solfure, c'est-à-dire des huiles à base de sulfure; l'huile à base de sulfure est très fréquemment utilisée et convient, tout particulièrement dans le cas où on doit humidifier de la laine, même mécanique, ou des mélanges tels que la laine et le coton.
Il est important que la distribu- tion du mélange d'eau et d'huile s'effectue uniformément sur les fibres, et, de plus, il est économiquement avantageux de réduire au maximum la consommation de huile., sans négliger pour cela un huilage propre à favori- ser le travail et l'homogénéité de la fibre textile.
Ces substances hui- leuses sont livrées en étant mélangées à de l'eau et elles peuvent être distribuées à la main ou à l'aide de dispositifs mécaniques, en étant agitées continuellement pour éviter la sédimentation et obtenir une homo- généité du mélangeo Des appareils ont déjà été réalisés à cet effet, mais ils conviennent tout au plus à des substances qui ne tendent pas à s'é- paissir, c'est-à-dire à devenir pateuses, tandis que l'usage de mélanges d'huile à base de sulfure ou d'autres substances ayant tendance à s'é- paissir exige une distribution manuelle, en raison de la plus grande facilité avec laquelle, dans ces appareils connus, la substance huileuse mélangée à l'eau tend à former une masse pâteuse, semi-solide, qui finit par empêcher toute distribution ultérieure.
L'appareil, faisant l'objet de l'invention, permet de distri- buer 'huile à base de sulfure ou d'autres huiles ayant normalement ten- dance à devenir pâteuses, sans que l'on constate l'inconvénient de l'épais- sissement, et cela malgré que l'appareil en question distribue un mélange bien homogène d'huile et d'eau.
L'appareil,-établi conformément ' l'invention- comprend, à l'intérieur du réservoir d'alimentation du mélange d'eau et d'huile, des moyens propres à assurer un barbotage modéré d'air à travers le mélange, ce barbotage ayant pour effet de maintenir la masse en un état d'agitation tel à éviter la formation de masses pâteuses ainsi que la séparation et la sédimentation des deux liquides.
Le barbotage gazeux à travers la masse du mélange s'obtient en injectant le gaz ( par exemple de l'air) principalement à travers le fond du réservoir, sous une pression différentielle par rapport à celle qui régne dans le réservoir,cette pression étant convenablement limitée et le débit du gaz injecté étant réglé à l'aide de moyens appropriés.
L'appareil permet également d'éviter l'usage d'agitateurs mécaniques qui sont, en général, compliqués et provoquent souventl'épaississement de la masse.
Cet appareil présente, en outre, l'avantage qu'il permet l'utilisation du réservoir proprement dit, qui contient le mélange, comme récipient sous pression à partir duquel la distribution s'eccetue en profitant de la pression qui règne dans le récipient. Un appareil faisant l'objet de l'invention comporte, par conséquent : un réservoir sous pression, un distributeur de gaz, destiné à produire le barbotage et alimenté à une pression légèrement supérieure à celle qui règne dans le réservoir; et, enfin, un distributeur du mélange qui se sert de la pression produite dans le réservoir pour pulvériser le mélange proprement dit au cours de sa distribution sur les fibres textiles.
La marche régulière du barbotage est fonction de la quantité et de la pression du gaz sortant de chacun des gicleurs ou ajutages qui ,débouchent dans la partie inférieure du réservoir sous pression, mais non du nombre total de gicleurs utilisés, du moins dans des limites
<Desc/Clms Page number 2>
relativement larges. Il en résulte que l'on peut augmenter ou diminuer, du moins entre des limites convenables, le nombre de gicleurs sans influencer le fonctionnement satisfaisant du mélanger, c'est-à-dire sans aucun risque d'épaississement du mélange, à condition que la quantité unitaire de gaz, ainsi que la pression d'injection, restent constantes pour chaque gicleur, et soient convenablement stabilisés, et pourvu également que ces gicleurs soient judicieusement répartis et que leur nombre soit rapporté à la section du réservoir.
Un appareil peut donc comporter un nombre quelconque de gicleurs, entre des limites écartées, chaque gicleur étant raccordé à une conduite distincte et indépendante qui est alimenté par une source de gaz à une pression constante à travers des trous calibrés qui déterminent conjointement à la pression différentielle, la quantité et la vitesse du gaz fourni à chaque gicleur.
En utilisant un réservoir sous pression, on peut donc déterminer également la pulvérisation du liquide sans diriger sur la masse de fibres textiles à humidifier des jets violents d'air comprimé ou d'un autre gaz comprimé qui doivent entraîner le liquide. On évite ainsi le passage du mélange à travers des pompes aspirantes et refoulantes, à l'intérieur desquelles se produit souvent l'épaississement du mélange, ce que l'on veut éviter, sans oublier les défauts de fonctionnement qui peuvent résulter de l'usage de ces pompes.
Pour pulvériser le mélange, on peut adopter des tuyères pulvérisatrices, par exemple du type utilisé en agriculture pour pulvériser du sulfate de cuivre ou avoir recours à des dispositifs analogues, même du type réglable. La variation de débit peut être réalisée en modifiant les dimensions des trous de la tuyère ou en faisant varier la pression d'alimentation du mélange liquide, c'est-à-dire la pression à l'intérieur du réservoir.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemples, deux modes de réalisation de l'invention.
Les figures 1 et 2 montrent, schématiquement, deux modes de réalisation possibles de l'invention avec un réservoir sous pression.
La fig. 3 montre, en coupe axiale, un gicleur d'injection pour produire le barbotage du gaz à travers la masse liquide du mélange.
Sur la figo 1, on a désigné par 1 le récipient sous pression qui constitue le réservoir pour le mélange d'huile et d'eau, par 2 l'en- tonnoir destiné à faciliter le remplissage du réservoir, et par 3 le voyant qui permet de vérifier la consommation de liquide, par exemple en utilisant une échelle graduée appropriée. On désigne par 4 un réservoir d'air comprimé convenablement alimenté par un tuyau 5 branché sur un compresseur 6, par exemple. Une conduite 7 et un détendeur 8 servent à faire régner dans le réservoir 1 une pression qui est maintenue constante par un clapet de sûreté la. L'air comprimé est également dirigé, par un robinet de réglage 9 et un conduit 10, vers un gicleur 11 monté, en substance, au centre du fond du réservoir 1.
Ce gicleur 11 est du genre à ajutages multiples, par lesquels sortent des filets gazeux fractionnés qui traversent le liquide en l'agitant par barbotage. Celui-ci est obtenu par l'effet d'une pression différentielle relativement faible et appropriée, établie entre le conduit 10 et le réservoir 1, la valeur de cette pression étant cependant suffisante pour assurer le mélange des fluides qui ont tendance à former des couches séparées tout en étant assez modérée pour éviter que le mélange devienne pâteux. A l'aide du robinet 9 et, éventuellement du détendeur 8, on peut aisément procéder au réglage du jet de barbotage suivant l'utilisation de l'appareil et les conditions à envisager.
Le fond du récipient 1 a une forme conique ou analogue pour éviter les angles morts dans lesquels l'effet de mélange risquerait de ne se vérifier.
<Desc/Clms Page number 3>
Le mélange contenu dans le réservoir 1 est constamment main- tenu homogène et peut être prélevé à l'aide d'un tuyau 12 partant du fond du réservoir 1 et aboutissant à une tuyère ou lande de distribution 13 qui produit un jet finement pulvérisé du mélange, sous forme d'un fin brouillard, par suite de la pression qui règne dans le réservoir 1. Cette tuyère ou lance 13 pulvérise le liquide dont l'épaississement ne se pro- duit qu'après cette pulvérisation.
Le jet, produit par la tuyère de distribution 13, l'appareil pouvant d'ailleurs comporter plusieurs tuyères branchées en parallèle, peut être dirigé vers les fibres à humidifier sans que celles-ci soient dépla- cées par le jet, car ce dernier n'est pas assez violent du fait qu'il ne comporte aucun entraînement par l'air. Une tuyère de distribution de ce genre peut être disposée à l'entrée ou, mieux encore, à la sortie d'une des machines de préparation pour le cardage ou le peignage des fibres textiles, par exemple à la sortie d'un batteur. Les fibres, qui sortent de la machine, sont ainsi humidifiées et graissées régulièrement et uni- formémént.
Sur la figo 2, on désigne par 16 un compresseur d'air ou d'un autre gaz approprié, qui alimente, par l'intermédiaire d'une conduite 17, un réservoir d'air ou de gaz comprimé 18. Ce dernier comporte une soupape de décharge 19 à l'aide de laquelle on maintient une pression constante dans ce réservoir 18. Des conduites 20, dont le nombre est égal à celui des gicleurs de barbotage 21, partant du réservoir 18 et aboutis- sant aux gicleurs en question qui sont montés sur lefond ou tout au moins dans la partie inférieure de récipient sous pression 22 qui contient les liquides à mélanger et à distribuer.
Les conduites 20 fournissent aux gicleurs correspondants une quantité unitaire de gaz qui est fonction de la pression régnant'dans le reservoir 18 et de la dimension de l'orifice calibré ménagé dans une membrane prévue dans chaque conduite 20, par exemple à l'intérieur du raccord 23 entre le réservoir 18 et la conduite 20 con- sidérée ou encore en toute autre point approprié le long de la conduite 20 elle-même. Dans la partie supérieure du réservoir 22, est établi un clapet de sûreté étalonné 24 qui maintient dans le réservoir 22 une pression con- venablement inférieure à celle régnant dans le réservoir 18.
Le réservoir 22 est muni, en outre, de dispositifs dalimentation en liquides, indiqués schématiquement In 25, d'un tuyau 26, 26a pour la distribution du liquide, et sur l'extrémité libre dudit tuyau sont montées une ou plusieurs tuyères ou lances de distribution 26bo Le réservoir comporte également un voyant approprié (non montré) permettant de vérifier le niveau du liquide ainsi que, le cas échéant,des moyens de chauffage par l'électricité ou par la circulation d'un fluide (non montrés), des soupapes de sûreté ou autres dispositifs analogues, et d'un usage connu. @ Apres avoir procède ag remplissage du reservoir 22,avec les liquides à mélanger et à distribuer, on met en marche le compresseur 16, ce qui produit le barbotage à l'aide d'un certain nombre de gicleurs gl.
Suivant le calibrage des gicleurs 21, en ce qui cocerne leur débit et leur pression d'alimentation, et suivant le nombre'de gicleurs alimentés, on obtient plus ou moins rapidement, dans le réservoir 18 et dans la partie supérieure du réservoir 22, les pressions de régime désirées. Ces pressions sont établies l'une-par l'étalonnage du clapet 19 et l'autre par l'étalon- nage du clapet 24., ces deux clapets de sûreté assurant la constance des pressions en permettant la décharge des gaz en excès.
Les clapets de sûreté 19 et 24 sont étalonnés de manière à établir une pression différentielle entre les gicleurs 21 et le réservoir 22, pour produire le barbotage du gaz et pour faire régner, dans le réservoir 22, une pression suffisante pour assurer la distribution du mélange de liquides à travers le dispositif 26, 26a et 26b.
<Desc/Clms Page number 4>
Pour obtenir le fonctionnement régulier des gicleurs 21, il est avantageux d'éviter que le liquide pénètre à travers ces gicleurs dans les conduites 20, car cela pourrait occasionner une obstruction si l'un au moins des liquides utilisés venait à s'épaissie A cet effet, chacun des gicleurs 21 comporte un dispositif obturateur approprié qui évite la pénétration du liquide dans la conduite correspondante, sans toutefois nuire à la régularité de la sortie du gaz de barbotage vers le réservoir 22.
La fig. 3 montre un mode de réalisation d'un gicleur avec obturateur. Ce dispositif comprend, pour le mode de réalisation montré schématiquement, un corps 28 vissé sur un bossage 22a faisant partie de la paroi du réservoir 22. Ce corps 28 est raccordé à la conduite 20 qui alimente en gaz le passage 29 formé dans le corps 28 et qui débouche dans une chambre 30 sensiblement tronconique dont la plus grande base se trouve du côté du réservoir 22 et dont les parois servent de siège à une bille 31 qui constitue l'obturateur du gicleuro La bille 31 est soulevée par le gaz qui arrive par le passage 29 et sort par les trous 32a d'un petit couvercle perforé 32 qui ferme la chambre 30. Inversement, le liquide ne peut sortir de la chambre 30- vers le passage 29 lorsque la tuyère n'est pas alimentée, puisque la bille 31 repose, dans ce cas, sur son siège conique.
Dans certains cas, et pour des usages successifs différents, on peut envisager l'utilisation d'un nombre différent de gicleurs, tandis que des moyens, tels que les robinets 27, sont prévus pour mettre l'un quelconque des gicleurs hors d'actiono
Les dessins ne montrent que quelques modes de réalisation, donnés à titre d'exemple seulement, pour montrer certaines possibilités de réalisation de l'invention, car on peut envisager l'usage d'autres formes et dispositions sans sortir du cadre de l'inventiono Par exemple, on peut prévoir un réservoir ouvert dans lequel le mélange serait maintenu à l'état agité par un barbotage d'air légèrement comprimé, le mélange étant prélevé d'une manière différente de celle décrite, éventuellement à l'aide d'une aspiration produite par un jet d'air sous pression ou d'une pompe ou tout autre dispositif approprié.
Le réservoir peut comporter des dispositifs de chauffage. L'air ou tout autre gaz de barbotage peut être débité par un tuyau venant du haut ou dirigé latéralement et débouchant au fond du réservoir.