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La présente invention concerne les meubles à siège, y compris les fauteuils de repos à dossier mobile, notamment les fauteuils trans- formables du type dans lequel le siège et le dossier sont articules à un bâti et équilibrés de façon que l'occupant, en s'adossant, pusse faire des- cendre et avancer le dossier tout en faisant avancer et monter le siège vers une position de repos, et que cet occupant, en se redressant sur le siège, puisée en même temps redresser le fauteuil pour la position assise.
Un repose-jambes ou repose-pieds est également monté à proximité du bord antérieur du siège de façon que, lorsque le fauteuil est repoussé vers la position de "chaise-longue", le repose-jambes soit élevé vers une posi- tion sensiblement horizontale, tandis que le redressement du fauteuil rame- ne le repose-jambes vers une position escamotée sensiblement verticale dans laquelle il est appliqué contre le bas de la partie antérieure du fau- teuil, Quoique l'agencement soit tel que le repose-jambes puisse être élevéou abaissé à la main lorsque le fauteuil est complètement redressé, on a trouvé que l'occupant du fauteuil peut désirer élever complètement le re- pose-jambes lorsque le fauteuil n'est pas complètement rabattu,
on peut dé- sirer placer le repose-jambes à des fauteurs variables quelle que soit la position du siège et du dossier.
Le but de la présente invention est de créer des perfectionnements aux meubles à siège de ce genre permettant d'augmenter le confort de l'usager de faire varier le nomb des positions d'utilisation, et d'obtenir certains réglages jusqu'ici impossibles à réaliser.
Sur le dessin annexé :
La fig. 1 est une vue en perspective du fauteuil selon la présente invention redressé pour la position assise.
La fig. 2 est une vue partielle en élévation latérale du fau- teuil selon l'invention redressé pour la position assise, les coussins du siège et du dossier étant supposés enlevés pour plus de clarté.
La fig. 3 est une vue partielle en plan des mécanismes portant et actionnant le siège, le dossier et le repose-jambes, et montre également les parties adjacentes d'un côté du fauteuil.
La fige 4 est une vue partielle en élévation latérale similaire à celle de la fig. 2, mais montre le fauteuil dans une position partiellement rabattue.
La fig. 5 est une vue partielle en élévation latérale similaire à celle des figs. 2 à 4, mais montre,le fauteuil dans la position complètement rabattue.
La fig. 6 est une vue partielle en élévation latérale montrant en traits pleins le repose-jambes dans la position verticale escamotée, et en traits mixtes le repose-jambes opposition partiellement élevée, tandis que le siège et le dossier sont redressés pour la position assise, pour les deux positions du repose-jambes.
La fig. 7 est une vue partielle à plus grande échelle prise dans la direction des flèches 7-7 de la fig.3.
La fig. 8 est une vue en coupe à plus grande échelle prise dans la direction des flèches 8-8 de la fig. 3.
La fig. 9 est une vue similaire à celle de la fig. 7, mais montre un agencement différent du dispositif de verrouillage.
On voit sur le dessin que le fauteuil comporte un bâti fixe en bois 13 avec des accoudoirs 15 sur les deux côtés, des montants antérieurs verticaux 17 fixés à l'avant des accoudoirs, des montants postérieurs ver- ticaux 19 fixés à l'arrière des accotoirs, une entretoise horizontale 21 reliant entre eux les montants postérieurs 19, et des longerons latéraux
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23 reliant entre eux les montants antérieurs et postérieurs 17, 19 au-dessous des aecoudoirs. D'autres barres d'entretoisement et des pièces d'angle sont prévues pour l'assemblage rigide des éléments du bâti en vue de l'obtention d'un ensemble robuste. Une barre métallique 25 de section en U s'étend horizontalement entre les longerons 23 auxquels elle est fixée rigidement.
Un cadre de siège 27, sensiblement rectangulaire, est monté à mobilité dans le bâti 13, de même que le cadre 29 du dossier et le cadre 31 du repose-jambes. Ainsi que le montre le mieux la fig. 1, le bâti 13 du fauteuil est capitonné, le cadre 27 du siège porte un coussin 33, tandis que le cadre 29 du dossier est muni d'un coussin 35. Sur le cadre 31 du repose-jambes est également fixé un coussin 37. Le fauteuil terminé est donc complètement capitonné. Le siège, le dossier et le repose-jambes sont montés à mobilité dans le bâti du fauteuil. Ceci est réalisé par un mécanisme 39 sur les deux côtés du fauteuil, et par un mécanisme 40 portant le repose-jambes, s'étendant longitudinalement entre les cotés, et relié au cadre du siège et au cadre du repose-jambes d'une manière décrite en détail plus loin.
Chaque mécanisme 39 est un parallélogramme articulé par lequel le cadre 27 du siège est monté sur le bâti 13 du fauteuil. Le parallélo- gramme comprend deux biellettes parallèles et sensiblement verticales 41, 43, dont les extrémités supérieures sont articulées en 45 et 47 à une barre sensiblement horizontale 49 rigidement fixée au longeron 23 du bâti.
Les extrémités inférieures des biellettes 41 et 43 sont articulées en 51 et 53 à une barre inférieure rigide 55 fixée à une pièce de bois 57, qui est elle-même rigidement solidaire d'un côté du cadre de siège 27. Les biellettes 41 et 43 forment donc avec la barre 49 et avec la pièce de bois 55 un parallélogramme articulé par lequel le cadre du siège est monté sur le bâti du fauteuil. Lorsque le fauteuil est redressé de la manière indiquée sur la fig. 2., les biellettes 41 et 43 sont orientées vers le bas et un peu vers l'avant en partant des articulations 45, 47, pour une raison qui sera indiquée plus loin.
Le cadre 29 du dossier est articulé au-parallélogramme du siège par plusieurs bielles et articulations. Une barre rigide coudée 59 est rigidement fixée à un côté vertical du cadre de dossier à proximité de son extrémité inférieure, et cette barre porte entre les extrémités un tourillon latéral 61, Une bielle coudée 63 présente à son extrémité supérieure une encoche 65 destinée à recevoir le tourillon 61, tandis que l'extrémité inférieure de la barre 59 est reliée à la bielle 63 par une vis à tête carrée 67, de sorte que les éléments 59 et 63forment une bielle unique, mais peuvent être séparés pour permettre le démontage du dossier pour le transport du fauteuil.
Une bielle 71 est articulée par son extrémité postérieure à la bielle 63 en 75 un peu au-dessus du côté inférieur du cadre 59 du dossier. L'extrémité antérieure de la bielle 71 est articulée en 76 à l'extrémité inférieure d'une biellette 77 orientée verticalement, dont l'extrémité supérieure est articulée en 45 à la barre 49. Une bielle 79 est articulée par ses extrémités en 76 et '51 pour relier cinématiquement la bielle 71 au parallélogramme articulé. La biellette 77 porte une butée latérale 81 contre laquelle vient s'appliquer le bord supérieur de la bielle 71 lorsque le dossier du fauteuil est complètement rabattu vers 1-'arrière. Cette butée est donc destinée à limiter l'inclinaison du dossier.
Une butée similaire 83 est prévue sur la barre 49 pour coopérer avec la biellette 43 du parallélogramme et pour limiter l'inclinaison du dossier.
L'extrémité inférieure d'une biellette 87 est articulée à l'extrémité postérieure de la barre fixe 49 au-dessous du dossier du fauteuil, et son¯extrémité supérieure est articulée en 75 à .la bielle coudée 63 pour relier le cadre 29 du dossier au bâti 13 du fauteuil. Une biellette 89 relie cinématiquement la bielle coudée 63 au parallélogramme du siège. Elle est donc articulée par son extrémité inférieure en 53 et par son extré-
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mité' supérieure en 91 à la bielle 63 à proximité de l'extrémité inférieure de celle-ci.
Le mécanisme qui vient d'être décrit, et qui est prévu sur chaque côté du cadre 27 du siège, permet au cadre du siège et au cadre du dossier de se déplacer entre une position redressée pour un occupant assis et une position rabattue de repos. Au fur et à mesure que le cadre 27 du siège avance, il s'élève sous l'action des deux parallélogrammes articulés, tandis que le cadre 29 du dossier bascule autour des articulations 75 et 91, dont la dernière se déplace vers l'avant et vers le haut, tandis que l'autre se déplace vers l'avant et vers le bas. Le cadre du dossier ne bascule donc pas autour d'un point fixe, mais autour des deux points 75 et
91 qui avancent de sorte que le bas du cadre du dossier avance tout en des- cendant pendant que le cadre du siège avance tout en montant.
Le bord in- férieur du coussin 35 du dossier se déplace donc en direction du bord pos- térieur du coussin 33 du siège, ce qui maintient toujours entre\le dossier et le siège des positions relatives telles que l'occupant soit bien soute- nu glisser sur le dossier, ce qui ne serait pas indiqué et userait du res- te les vêtements de l'occupant tout en l'incommodant.
La partie inférieure de la bielle 63 est incurvée de façon que, lorsque le fauteuil est redressé pour 1'occupant assis, l'extrémité posté- rieure 93 de la bielle 63 soit placée au-dessous et à l'arrière de l'arti- culation 91. Une bielle 95, comprenant une barre antérieure 96 et une barre postérieure 99 montées à coulissement longitudinal l'une sur l'autre, est intercalée entre-le mécanisme du siège, du dossier et celui-ci repo- ser-jambes. La barre postérieure 99 est articulée en 100 à l'extrémité postérieure 93 de la bielle 63, et s'étend obliquement vers le haut en par- tant de cette articulation, latéralement à l'extérieur du cadre 27 du siè- ge.
L'extrémité antérieure de la barre 97 est coudée et la branche 101 est articulée par son extrémité antérieure en 103 à l'extrémité postérieure d'une bielle 105. L'extrémité opposée de la bielle 105 est articulée en 107 à une biellette 109 qui est orientée dans une direction sensiblement perpendiculaire à un côté du repose-jambes, et dont l'extrémité supérieure ou antérieure est articulée en 111 à une cornière-113 fixée par des moyens appropriés au cadre 31 du repose-jambes.
Une bielle 115 est articulée en 117 à la cornière 113 et par l'extrémité opposée en 120 à l'extrémité in- férieure ou antérieure d'une bielle 119. L'extrémité supérieure ou posté- rieure de la bielle 119 est articulée à un support 121, qui est rigidement fixé à une pièce de bois du cadre de siège à proximité de son bord anté- rieur. En 123 la bielle est articulée en un point intermédiaire à la bar- re antérieure 97 de la bielle 95.
En un point intermédiaire 125 la bielle 115 est articulée à la bielle 105, de sorte que la branche extérieure de la bielle 105, la bielle 109, la cornière 113 et la branche extérieure de la bielle 115 forment un parallélogramme articulé combiné avec undeuxième parallélogramme articulé formé par la branche intérieure de la bielle 105, la branche postérieure ou inférieure de la bielle 115, la branche antérieu- re de la barre 97 et la branche inférieure ou antérieure de la bielle 119.
Lorsque la bielle 95 est déplacée vers l'avant pendant le rabattement du dossier et l'inclinaison du siège, de la manière décrite plus loin, les parallélogrammes articulés au cadre du repose-jambes font basculer celui- ci vers l'extérieur et vers l'avant par rapport au siège pour offrir un appui convenable aux jambes de l'occupant.
Les barres 96 et 99 de la biel- le 95 sont maintenues pendant leur coulissement par des colliers 129, et la barre antérieure 97 porte une butée 131-contre laquelle l'extrémité an- térieure de la barre postérieure 99 peut venir s'appliquer, de sorte que le mouvement d'avancement de la barre postérieure 99 produit un mouvement si- milaire de la barre antérieure 97 lorsque la barre postérieure est en con- tact avec la butée 131. Un certain jeu est cependant ménagé entre -les élé- ments portant le dossier et le cadre-du repose-jambes... qui se traduit'par un coulissement relatif des barres 97 et 99 de la manière décrite en détail plus loin.
Lorsque le fauteuil est redressé de la manière indiquée sur les
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figs. 1 et 2, et si on rabat le dossier, le repose-jambes s'élève tout en se déplaçant rapidement vers l'avant, ce qui est dû au fait que l'ar- ticulation 100 entre l'extrémité postérieure de la bielle 63 et l'extré- mité postérieure de la barre postérieure 99 décrit un arc de cercle au- tour du tourillon 91, et vient se placer devant le tourillon 91 lorsque le dossier est complètement rabattu. Il en résulte que le repose-jambes avance plus rapidement que le siège du fauteuil.. Grâce aux articulations entre le cadre du repose-jambes, le cadre 27 du siège et la barre fixe 39, le repose-jambes est porté vers l'avant par rapport au cadre du siè- ge.
Le repose-jambes n'est donc pas seulement élevé rapidement lorsque le dossier est rabattu,mais avance également pour s'écarter convenable- ment du bâti capitonné pour offrir un appui confortable aux jambes et aux pieds de l'occupant. Lorsque le siège est complètement incliné, le repose-jambes est placé au-dessus du cadre du siège et au-dessus ou sensi- blement dans le plan horizontal du bord supérieur du dossier. Il en résul- te une surface d'appui convenablement profilée pour recevoir le corps de l'occupant.
Quoiqu'il soit souhaitable, pour un fauteuil transformable de ce genre, que l'occupant puisse facilement faire varier les positions tout en étant assis ou allongé, il convient également que le fauteuil puis- se être utilisé pour la position assise sans s'incliner, sauf lorsque l'oc- eupant le désire. Lorsque le fauteuil est redressé, les biellettes 41 et 43 sont inclinées vers le bas de façon que le poids de l'occupant ait ten- dance à faire tourner les extrémités inférieures des biellettes vers l'ar- rière, et de maintenir le fauteuil dans la position redressée.
D'autre part, étant donné que le mécanisme actionnant le dossier est articulé au cadre 29 de ce dossier à proximité, mais un peu au-dessus du bord infé- rieur, une poussée exercée de la manière usuelle, par l'occupant contre la partie inférieure du dossier,lorsque cet occupant est assis, n'a pas tendance à faire basculer le dossier vers la position rabattue. Toutefois, lorsque l'occupant exerce une poussée contre le haut du dossier, cette pous- sée est transmise par un bras de levier. Lorsque le poids est ainsi porté contre le dossier, le poids de l'occupant reposant sur le siège et sur les biellettes 41 et 43 est réduit,de sorte que le dossier et le siège basculent facilement vers la position d'allongement, ou vers une position intermédiaire entre celle du fauteuil redressé et celle du fauteuil complè- tement allongé.
Le mécanisme sur chaque côté du fauteuil comprend donc plusieurs bielles qui sont articulées entre elles, de la manière indiquée sur le dessin, pour équilibrer convenablement le fauteuil et pour permettre son utilisation confortable dans une-position quelconque. De plus, grâce aux positions et à l'agencement des bielles et des articulations, il est facile de faire varier la position du fauteuil même lorsque les jambes et les pieds de l'occupant sont appuyés sur le repose-jambes.
Ainsi qu'il a été indiqué précédemment l'une des particularisés du fauteuil en question consiste en ce que le repose-jambes peut être élevé vers une position désirée, et reste ensuite dans cette position même lors- que le fauteuil est -redressé, si l'occupant le désire ainsi. Ceci est re- présenté sur la fig. 6. Pour maintenir le repose-jambes dans cette posi- tion, on prévoit un mécanisme qui est représenté en détail sur les figs.
3, 6 et 8. On voit une tige 135 qui s'étend longitudinalement dans le bâti 13 au-dessous du cadre de siège 27 et entre les longerons 23. L'extrémité postérieure de la tige 135 est fixée à un support 137 qui est à son tour fixé au bord postérieur du cadre de siège 27 par des moyens appropriés quel- conques. L'extrémité antérieure de la tige 135 est reliée au côté antérieur du cèdre de siège. On voit également que la partie postérieure de la tige 135 est plus mince en 139 pour une raison indiquée plus loin. Sur la tige 135 est monté à coulissement un manchon 141, qui est divisé en deux parties 143 et 145 dont les extrémités en regard l'une de l'autre sont séparées par un intervalle 147.
On voit sur la fige 8 que la face en bout postérieure de la partie 143 est taillée obliquement de façon que l'intervalle entre
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les deux faces des deux parties soit plus large ' en bas qu'en haut. Les deux parties du manchon sont bloquées l'une par rapport à l'autre par une chape 151 placée sur le manchon et assemblée avec celui-ci-par soudure ou par un autre moyen approprié. Dans l'intervalle 147 entre les deux parties du manchon est intercalée une sorte de rondelle 153 qui peut être faite en une matière appropriée quelconque, par exemple en métal, matière plasti- que, etc.., et qui est normalement appliquée contre la fate oblique 149 de la partie antérieure 143 par un petit ressort hélicoïdal 155,
dont l'extré- mité postérieure est engagée dans un évidement 157 pratiqué dans la face correspondante de la partie postérieure 154 du manchon. La rondelle 153 est prolongée vers le bas par une languette 159 qui fait saillie au-dessous du manchon 141. Sur le manchon 141 est montée à coulissement une chemise fendue 161 qui l'entoure partiellement, mais laisse entre les bords de la fente un intervalle d'une largeur suffisante pour permettre à la chemise de coulisser 'longitudinalement sur le manchon sans être gênée par la chape 151.
Dans la partie inférieure de la chemise 161 est pratiquée une fente 163 partant de 1-'extrémité postérieure et dans laquelle est engagée la languet- te 159 de la rondelle 153. Lorsque le fauteuil est redressé de la manière indiquée en traits pleins sur la fig. 6, l'extrémité postérieure du man- chon 141 ainsi que l'extrémité postérieure de la chemise 161 touchent le support 137 qui remplit ainsi la fonction d'une butée et détermine la position antérieure de la chemise 161, telle que la montre la fig. 8, la rondelle 153 étant alors inclinée par rapport à la tige et appliquée contre la face oblique de la partie 14.3 du manchon.
Une bielle 167 est articulée en 169 à la chape 151 du manchon 141, et l'extrémité antérieure de cette bielle 167 est articulée à un support 169 fixé à la face inférieure ou postérieure du cadre 31 du reposejambes, et entre les cotés latéraux./Lorsque les cadres du siège et du dossier basculant en partant de la position que montre la fig, 1, la bielle 95 avance parce que la barre postérieure 99 est en contact avec la butée 131 de la barre antérieure 97, de sorte que le repose-jambes s'élève. Ge mouvement d'élévation du repose-jambes fait avancer le manchon 141 le long de la tige 135, de sorte que la rondelle 153 glisse sur la partie mince 139 de la tige. Le repose-jambes est alors maintenu dans sa position élevée même lorsque le siège et le dossier sont ramenés à la position assise de l'occupant.
Ceci résulte de l'inclinaison de la rondelle 153 par rapport à la tige 135, ce qui empêche cette rondelle de glisser librement sur la tige et bloque au contraire le manchon pour l'empêcher de reculer sur la tige. Le repose-jambes peut être maintenu de cette manière dans une position .d'élévation quelconque, même lorsque le siège et le dossier retournent à la position normale. Le coulissement relatif entre les barres 99 et 97 de la bielle 95 permet au dossier et au siège de retourrer à la position normale sans affecter la position du repose-jambes, et le dispositif de blocage à manchon et rondelle maintient le repose-jambes dans la position désirée par rapport au siège du fauteuil.
Lorsqu'on désire escamoter le repose-jambes pour le ramener a la position verticale, on fait basculer complètement le dossier, et la chemise 161 montée à coulissement sur le manchon 141 vient alors buter contre une rondelle 171 placée sur la tige 135 à proximité de son extrémité antérieure.
Cette rondelle de butée 171 est sollicitée par un ressort 173 pour amortir le mouvement d'avancement du manchon et de la chemise, mais lorsque la chemise touche cette rondelle de butée et comprime au moins partiellement le ressort, la chemise est repoussée vers l'arrière sur le manchon, de sorte que le fond: de la fente 163 coopère avec la languette 159 de la rondelle inclinée pour pousser la partie inférieure de celle-ci vers l'arrière à l'encontre de l'action du ressort 155, et pour amener la rondelle à une position sensiblement perpendiculaire à l'axe de la tige 135.
La chemise maintient la rondelle dans cette position, et lorsque le siège et le dossier ont été ramenés à -la position du fauteuil
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redressé, le manchon 141 coulisse simplement sur la tige et le repose-jam- bes n'est plus bloqué, de sorte qu'il revient à la position verticale.
Lorsque le fauteuil est complètement redressé la chemise 161 vient buter contre le support 173 et avance donc sur le manchon 141, de sorte que la rondelle 153 retourne à la position inclinée telle qu'elle a été précédem- ment décrite.
Lorsque le repose-jambes est presque complètement relevé, le décrochage du manchon permet à ce repose-jambes de retomber sous l'action de son propre poids vers la position verticale de repos pendant que le siège et le dossier du fauteuil reviennent à la position redressée. Pour obtenir que le repose-jambes revienne à une position parfaitement verti- cale entre les montants antérieure 17 du fauteuil pour donner l'impression qu'il fait partie du fauteuil, on prévoit un verrou 181 à l'extrémité postérieure de la barre antérieure 97 de la bielle 97. Ce verrou 181 se pré- sente sous la forme d'un prolongement incurvé vers le haut formant un cro- chet 183 dans lequel vient s'engager un doigt 185 fixé sur la partie inférieure coudée de la bielle 63. Lorsque le dossier estrabattu,
le doigt 185 s'élève pour se dégager du crochet 181 qui avance pour passer sous le doigt. Lorsque le siège et le dossier sont ramenés à la position normale, le crochet 183 du verrou descend et passe derrière le doigt 185 qui, en descendant à son tour, s'engage dans le crochet. Gomme celui-ci fait partie de la barre antérieure de la bielle 97, il tire le repose-jambes vers la position parfaitement verticale au fur et à mesure que le siège et le dossier reviennent à la position redressée.
La partie mince 139 de la tige 135 s'étend vers l'avant en partant de l'extrémité postérieure, sur une longueur suffisante ' pour que la rondelle 153 ne puisse pas se coincer sur la tige tant que le crochet 183 du verrou 181 n'est pas pas- sé au-dessous et au-delà du doigt 185, c'est-à-dire que le manchon 141 . doit pouvoir reculer librement sur la tige 135 jusqu'à ce que le doigt 185 et le verrou 181 puissent se déplacer librement l'un par rapport à l'autre. Dans d'autres conditions tout le mécanisme du fauteuil est blo- qué. Dès que le manchon et sa rondelle ont quitté la partie mince de la tige en se déplaçant vers l'avant, le dispositif de verrouillage à crochet et doigt ne peut entrer en action, de sorte que le repose-jambe est maintenu dans sa position élevée même lorsque le siège et le dossier reviennent à la position redressée.
Le dispositif de verrouillage qui vient d'être décrit assure donc l'escamotage convenable du repose-jambes lorsqu'on dé- sire le ramener à la position de repos, ;et ce dispositif de verrouillage ne contrarie pas le maintien du repose-jambes dans une position relativement relevée lorsqu'on le désire,
Dans le mode de réalisation que montre la fig. 9, le verrou 1$1 faisant corps avec la barre 97 est remplacé par un verrou 181' sollicité par un ressort et escamotable par abaissement, monté sur l'extrémité postérieure de la barre 97. Le verrou 181' est articulé à la barre 97 en 201 et présente sur la face antérieure un gradin 183' destiné à coopérer avec le doigta 185 fixé à la bielle 63 de la manière précédemment décrite.
Un ressort 203 sollicite l'extrémité antérieure du verrou 181' de bas en haut pour faire pivoter celui-ci autour de l'articulation 201, et un bec 205 prévu dans le bas du verrou coopère avec une butée 207 solidaire de la barre 97 pour limiter le mouvement d'élévation du verrou. Lorsque le fauteuil et le repose-jambes occupent la position redressée, le doigt 185 est engagé sur le gradin 183' et maintient' le verrou dans la position inférieure à l'en- contre de l'action du ressort 203, de la manière indiquée sur la fig. 9.
Lorsque le fauteuil est rabattu, le doigt 185 s'élève et avance et le verrou peut passer sous ce doigt. Le ressort 203 fait pivoter le verrou de bas en haut par rapport à la barre 97 de façon que le gradin 183' soit en position pour coopérer avec le doigt 185 lorsque le fauteuil et le repose-jambes sont ramenés à la position de repos de la manière précédemment décrite. Dès que le doigt 185 s'engage sur le gradin 183', et au fur et à mesure que la barre 97 revient à la position postérieure, le doigt 185
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abaisse le verrou pour ramener les organes aux positions relatives que mon- tre la fig. 9. Le verrou 181' remplit la même fonction que le verrou 181 et fonctionne sensiblement de la même manière.
On voit donc que la présente invention crée un fauteuil trans- formable perfectionné dans lequel la position et le fonctionnement du re- pose-jambes peuvent être commandes pour assurer un maximum de confort à l'occupant et pour lui faciliter lamanoeuvre.
REVENDICATIONS.
1. - Fauteuil à dossier et siège mobiles dans lequel un repo- se-jambes relié cinématiquement au siège et au dossier comprend un mécanis- me par lequel il est amené à une position surélevée lorsque le dossier est rabattu vers une position inclinée, tandis que des moyens sont prévus pour être manoeuvres séparément par l'occupant pour l'escamotage du repose- jambes contre le fauteuil, quelle que soit la position du dossier.