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La présente invention se rapporte aux interrupteurs du type tumbler et concerne plus%spécialement le pont que comportent, en général, ces appareils. La pèce qui sera dénommée ci-après : "le pont" supporte le levier de manoeuvre et la pièce mobile qui porte des contacts établissant et coupant les circuits. Ces ponts, avec les pièces qui y sont assemblées, sont fixés au socle.
Elle a pour but de permettre de réaliser ces ponts à l'aide de pièces de fabrication aisée ayant des sections de métal pouvant être considérablement renforcées et présentant toutes garanties au point de vue de la solidité mécaniqueo
Ci-aprèson exposera tout d'abord le problème qui est à la base de l'invention en se référant aux dispositifs antérieurs faisant l'objet des figures 1 à 13.
L'invention et ses modes d'exécution seront décrits ensuite à l'aide des figures 14 à 20.
Les figures 14 et 14A montrent en perspective l'une des pièces entrant dans la formation d'un pont réalisé d'après l'invention, le pont étant formé de deux de ces pièces.
Dans ces figures,on a montré en outre séparément à l'aide d'une
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coupe AB, certaines caractéristiqueeld cette pièceo
La figure 15 est une vue en perspective montrant comment se fait l'assemblage des deux pièces dont est formé le pont.
La figure 16 est une vue en perspective montrant un pont suivant l'invention, obtenu par l'assemblage de deux pièces identiques.
La figure 16A est une vue en coupe verticale destinée à montrer également cet assemblage.
La figurer 17 est une vue en coupe verticale montrant le pont après assemblage et les organes qu'il porte (levier et porte-balais).
La figure 18 est ne vue en coupe représentant l'assemblage du pont avec le socle.
Les figures 19 et 20 sont relatives à une variante de réalisation.
Le dispositif de commande des interrupteurs tumbler actuellement en usage est généralement réalisé comme suit : (fig.l).
Un levier A pivotant autour d'un axe 1 est relié, par un ressort de compression 3, à une pièce B en matériau isolant, dénommée "porte-balais" supportant le ou les contacts mobiles. Ce porte-balais est suspendu par deux parties en saillie 2 et peut pivoter librement. en prenant appui sur ces saillies.
Pour assurer, d'une part, le maintien du levier A par rapport au porte-balais B et d'autre part, la fixation de l'ensemble porte-balais B plus levier A, sur le socle de l'interrupteur, on utilise généralement une pièce dénommée ci-après "pont" (P. Fig. 1) qui est rendu solidaire du socle, soit par vis, soit par rivetage, soit par sertissage ou toute autre dispq- sition analogue. Là figure 2 montre un exemple de réalisation généralement adopté.
Le pont P est généralement constitué d'une pièce métallique estam- pée dont la figure 3 donne un exemple de réalisation. Cet exemple de réali- sation n'est. nul levant limitatif; d'autres solutions basées sur le même principe pouvant être envisagées.
Pour réaliser un pont tel que représenté à la figure 3, on découpe d'abord une pièce suivant la figure 40
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La pièce découpée est ensuite repliée pour obtenir la forme définitive de la figure 3.
Pour monter le porte-balais et le levier sur un pont de ce type, , on opère généralement comme suit : Pour le porte-balais, on replie d'abord partiellement les oreilles inférieu- res a (fig.5) jusqu'à un angle tel que la distance d permette le passage des saillies 2 de suspension du porte-balais.
Le porte-balais est ensuite introduit, puis on referme définitivement les oreilles inférieures a du pont (fig.6).
Pour le montage du levier, on peut adopter une solution analogue à celle prévue pour le montage du porte-balais, c'est-à-dire : faire un premier pliage des deux oreilles supérieures b du pont jusqu'à un angle tel que la distance e permette le passage des faillies du levier (fig.7), introduire le levier et compléter le pliage (fig. 8)
D'autres dispositions peuvent également être prévues. On peut, par exemple, prévoir pour la suspension du porte-balais, non plus des oreilles fermées, mais des oreilles en forme de crochets (fig.9) présentant une ouverture telle que les saillies du porte-balais puisse être introduites latéralement après pliage complet du pont.
Pour le montage du levier A, on peut par exemple prévoir au découpage du pont, des oreilles ouvertes pour permettre le passage de l'axe de pivotement du levier.
Après introduction de cet axe, les oreilles sont refermées (fig.10).
On peut également prévoir un levier percé, de part en part, d'un trou au travers duquel on enfile un axe c qui traverse également les trous prévus dans les oreilles du pont (fig.ll). Cet axe peutêtre constitué d'un rivet, une vis, une tige ou autre disposition analogue.
On peut aussi, au lieu d'un trou traversant le levier de part en part, prévoir de part et d'autre de ce levier, un trou borgne dans lequel on introduit des parties en saillie b solidaires du pont et autour desquelles le levier peut pivoter (fig. 12). Ces parties en saillie solidaires du pont peuvent être constituées par des ergots rivés ou vissés dans le pont ou même simplement par de petites pattes rabattues, ces petites pattes étant prévues lors du découpage du pont.
Toutes ces dispositions présentent en pratique de gros inconvénients.
Pour des raisons constructives, encombrement limité, distances d'isolement, etc...,les sections de métal sont très limitées. La section de métal est particulièrement faible aux-endroits marqués F à la figure 13 et ce sont précisément ces endroits qui sont soumis aux plus fortes sollicitations en fonctionnement de l'interrupteur.
De plus, ces sections sont encore soumises à des tensions complémentaires dues aux déformations qu'elles subissent lors des opérations)' de pliage et qui provoquent l'écrouissage de la. matière.
De grands soins doivent être pris au cours de la fabrication si on veut éviter des mécomptes en cours d'utilisation de l'interrupteur.
La disposition faisant l'objet de la présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et consiste en le remplacement d'un pont tel que normalement réalisé, par un pont constitué de deux pièces identiques, telles que représentées à la figure 14.
Ces pièces sont de fabrication aisée et présentent toutes les ga- ranties requises au point de vue solidité mécanique, les sections de métal pouvant être considérablement renforcées.
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Ces pièces se présentent sous la forme d'une plaquette 5 munie de deux pattes 6 et 12 repliées en équerre (Figo 14).
La patte 6 est percée d'un trou 7 et présente, vers le bas, un petit embouti 8 d'un diamètre extérieur do La patte 12 est percée d'un trou 9 dont le diamètre d1 est légèrement supérieur au diamètre d de l'embouti de la patte 6.
L'utilité de ce trou 9 et de cet embouti 8 sera expliquée dans la suite.
La patte 6 est repliée à une hauteur telle que sa face inférieure soit au même niveau que la face supérieure de la patte 120
En d'autres termes, la distance h entre le niveau des deux pattes
6 et 12 eest égale à l'épaisseur du métal utilisé pour la fabrication.
La face verticale 5 de la pièce est percée d'un trou 10 permettant le libre passage des saillies du porte-balais et d'un trou 11 permettant le libre passage de l'axe du levier.
Pour constituer le pont de l'interrupteur, on utilise deux pièces identiques à celle représentée à la figure 14.
Ces pièces sont superposées, comme représenté par les figures 15-' 16 et 16A de manière à ce que la patte 6 de la pièce I se place au-dessus de la patte 12 de la pièce II et que la patte 12 de la pièce I se place en-dessous de la patte 6 de la pièce II.
L'embouti 8 de la patte 6 de la pièce I s'introduit dans le trou 9 de la patte 12 de la pièce II.
Par leur positionnement après montage, et du fait de la différence de niveau prévue pour les pattes 6 et 12, on obtient après superposition des deux pièces, un pont tel que représenté à la figure 16 dans lequel les surfaces d'appui M et N sont au même niveau.
Du fait que l'embouti de la patte 6 de la pièce I s'introduit dans le trou de la patte 12 de la pièce II et que l'embouti de la patte 6 de la pièce II s'introduit dans le trou de la patte 12 de la pièce I, on obtient un ensemble qui ne peut se décomposer par glissement latéral des deux pièces.
L'ensemble se présente après montage suivant l'aspect représenté par la figure 17 sur laquelle se trouvent les organes montrés par la fi- gure 1.
Comme après montage, les pièces I et II sont pressées l'une contre l'autre par l'action du ressort de compression assurant la liaison entre le levier A et le porte-balais B le déplacement dans le sens vertical d'une pièce par rapport à l'autre est impossible.
On obtient donc de la sorte un assemblage qui ne peut se démonter ni par un glissement latéral accidentel des pièces I et II, ni par un déplacement dans le sens vertical des deux pièces.
L'embouti de la patte 6 est taraudé pour permettre la fixation du pont sur le socle 5 de l'interrupteur (fig. 18).
Cette fixation peut avoir lieu au moyen de vis 13. Elle peut être assurée par d'autres moyens par exemple rivetage ,sertissage ou autre procédé analogue.
1 On peut encore réaliser un ensemble similaire et présentant les mêmes avantages en utilisant deux pièces identiques à celles représentées à la figure 19.
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Dans cette variante, une partie 15 en saillie est prévue sur la patte 6 et d'autre part, une ouverture 16 est ménagée dans la partie verticale 5 de la pièce II à la hauteur de la patte 12
Les emplacements de la saillie 15 et de l'ouverture 16 sont tels que lors du montage des deux pièces I et II comme décrit plus haut, la saillie 15 de la pièce I s'introduit dans l'ouverture 16 de la pièce II et que la saillie 15 de la pièce II s'introduit dans l'ouverture 16 de la pièce 1.
On obtient un ensemble absolument stable puisque,comme dit plus haut, le glissement latéral accidentel des deux pièces est empêché par le fait des emboutis et que le déplacement d'une pièce par rapport à l'autre dans le sens vertical est rendu impossible du fait de l'introduction des saillies 15 dans les ouvertures 16.
On peut encore réaliser les deux pièces constitutives du pont comme indiqué à la figure 14 en supprimant l'embouti 8 et en en laissant subsister le taraudage que dans l'épaisseur e du métal; la stabilité de l'ensemble du pont est encore assurée par la fixation sur le socle de l'interrupteur.
Comme on peut s'en rendre compte par la description faite ci-dessus. le pont en deux pièces faisant l'objet de la présente invention est de fabrication simple et peut être considérablement renforcé .
On peut adopter pour la face verticale du pont, un profil quel- conque compatible avec la construction de l'interrupteur et en particulier on peut adopter un profil donnant une égale résistance à la flexion sur toute la longueur de la pièce.
Les sections dangereuses telles que les sections F de la figure 13 sont évitées alors que dans les constructions habituelles telles que celle représentée à cette figure 13, elles sont inévitables pour les rai- sons constructives décrites plus haut.
De plus, le montage du porte-balais et du levier dans un pont en deux pièces tel que celui faisant l'objet de la présente invention est très aisé puisqu'il est possible de les introduire entre les éléments constitutifs du pont avant l'emboitement de ces,derniers.
REVENDICATIONS.
1. Pont pour interrupteur tumbler caractérisé en ce qu'il est formé de deux pièces identiques reliées entre elles par des moyens empêchant tout glissement latéral accidentel et tout déplacement d'une pièce par rapport à l'autre dans le sens vertical.