<Desc/Clms Page number 1>
Des serrures télécommandées sont généralement connues. On s'en sert par exemple dans les banques, dans lesquelles le caissier a la possibi- lité de bloquer en cas d'attaque une ou plusieurs portes à l'aide d'un com- mutateur disposé à son guicheto Toutefois, le ou les commutateurs étalent jusqu'à présent indépendants, c'est-à-dire Ils n'étaient pas englobés dans une serrure ou dans un verrou. D'autre part, les serrures télécommandées n'ont pas encore été appliquées à des voitures automobiles.
Ceci surtout en raison de leur construction qui exigeait une alimentation en courant électri- que de tension et d'intensité relativement élevées e.t de leur mode d'instal- lation et de fonctionnement non compatible avec les exigences auxquelles doivent répondre les systèmes de télécommande dans un équipement de voitures automobiles, telles que simplicité de fabrication, d'Installation et d'entretien, simplicité et sûreté de fonctionnement, déblocage automatique en cas d'accident pour faciliter les secours etc.
La présente invention remédie à ces inconvénients et ouvre en outre aux serrures télécommandées d'autres champs d'application. Elle réalde en ce que l'élément de commande, par exemple la clef d'une serrure-mère, en plus de sa fonction normale d'ouvrir ou de fermer ladite serrure, bloque ou débloque et met en ou hors fonction, directement ou indirectement et de préférence par voie électro-mécanique, des serrures secondaires, des dispositifs de sécurité, d'alarme, de signalisation, etc.
Lorsqu'il s'agit du blocage ou déblocage par voie électro-magnétique de serrures télécommandées, un électro-aimant appartenant à chaque serrure secondaire, peut, sous l'action d'au moins un contact électrique, tels que commutateurs, interrupteurs ou inverseurs, commandé par l'organe d'ouverture de la serrure secondaire, tel que poignée ou clef, libérer ou bloquer le pêne ou encore soumettre ou soustraire ce dernier à l'action de l'organe d'ouverture, par un mécanisme approprié, selon que le ou les contacts électriques de la serrure-mère sont dans une position déterminée.
Ce ou ces contacts peuvent en particulier être manoeuvrés par le pêne normal d'une serrure-mère modèle mécanique ordinaire, que ce pêne soit coulissant ou tournant, dit barillet ou par une autre pièce actionnée par la clef.
L'invention s'applique avantageusement aux automobiles et sert non seulement au blocage automatique des diverses portes, mais encore à celui de ses coffres à bagages, de son capot du moteur, etc.
Elle réside également en ce que le courant de libération du pêne est réduit à la plus faible valeur possible, du fait qu'au repos l'armature de l'électro-aimant est amenée mécaniquement au collage des pièces polaires et que, le cas échéant, le courant de commande n'a qu'à maintenir l'armature au collage pendant un court instant, lorsque par le jeu normal des pièces le la serrure, les forces mécaniques se dérobent. On obtient ainsi une grande marge de fonctionnement quelque soit pratiquement le degré de charge de l'accumulateur d'une automobile, par exemple, lorsque celui-ci est pris comme source électrique de commande.
Inversement et sans s'écarter du principe de l'invention, les serrures secondaires peuvent être bloquées lorsque l'électro-aimant de con- trôle est parcouru par un courant et débloquées lorsque le courent est coupé Dans ce cas, les positions des pièces de butée doivent être inversées, par rapport aux armatures des électro-aimants.
Afin de faciliter la compréhension de l'invention, plusieurs modes at formes de réalisation, pris à titre d'exemple aucunement limitatif, sont représentés, avec quelques variantes dans les dessins annexés et décrits ciaprès :
Les figures 1 à 3 se rapportent à une serrure secondaire, possélant une poignée à axe de rotation horizontale, dont le pêne coulissant est cloqué lorsque l'électro-aimant ne reçoit pas de courant de l'extérieur.
<Desc/Clms Page number 2>
'Les figures 4 à 6 représentent en élévation, vue en plan et vue du bas, dans les mêmes conditions une serrure dont l'axe de rotation de la poignée est vertical.
Les figures 7 et 8 se rapportent à une serrure secondaire, dont le pêne coulissant, au lieu d'être bloqué, est désolidarisé de l'action de la poignée ou de la clef, lorsque l'électro-aimant ne reçoit pas de courant.
Les figures 9 et 10 représentent le schéma d'un réseau de serrures secondaires, c'est-à-dire commandées à distance, et de la serruremère de commande.
Les figures 11 et 12 montrent les principes de base de la télécommande appliquée à des serrures secondaires à barillet.
Les figures 13 à 16 représentent les pièces des serrures montrées dans les figures précédentes, mais modifiées de manière à obéir à la loi inverse.
Dans les figures 1 à 3, une platine 1 supporte une pièce coulissante 3 et un pêne 7, tous deux guidés par les ponts 2. L'axe de poignée 10 est solidaire d'un double levier 11 et 12. Un ressort non représenté, enroulé sur l'axe 10, le sollicite à tourner dans le sens des aiguilles d' une montre, c'est-à-dire de façon que le bras 11 vient en contact du pont 2. Deux ressorts 17 et 18 agissent dans le sens de la flèche sur les pièces 3 et 7 par l'Intermédiaire du retour 9 et de l'ergot 16. Le bras 11 peut entraîner le coulisseau 3 par un appendice 8 de ce dernier, lorsque la poignée fixée sur l'axe 10 est manoeuvrée. Un ergot 6 Implanté dans le coulisseau 3 prend position dans une échancrure du pêne 7. Le coulisseau 3 possède deux retours d'équerre 4 et 5.
L'armature 22 de l'électro-aimant 20 pivote avec son support 24 autour d'un axe Implanté dans la platine 1; elle est sous l'action du ressort 19 qui tend à éloigner l'extrémité libre de l'armature 22 de la pièce polaire 20a. L'armature 22 possède un talon 23 qui vient en prise avec le retour 5 du coulisseau 3. Enfin, un Interrupteur' électrique constitué par deux lamelles de contact 14 et 15 (14 Isolé, 15 à la masse) est commandé par le bras 12 de l'axe de la poignée et une tige 13. Le fil conducteur du réseau extérieur est relié à la borne 21, qui communique avec l'entrée de 1' électro-aimant 20, dont la sortie est reliée à la lamelle isolée 14.
En se référant au schéma général de la figure 9 et aux figures 1 à 3, on peut suivre le fonctionnement qui est le suivant :
Si l'interrupteur extérieur g est ouvert, le circuit électrique est coupé et l'électro-aimant 20 n'est pas excité. Lorsqu'on appuie sur la poignée de la serrure considérée de la figure 1, le levier 11-12 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre. Dans la première partie de ce mouvement, le contact 14, 15 est établi, mais aucun courant n'est envoyé dans l'électro-aimant 20 (interrupteur g est ouvert); puis, le mouvement de rotation se poursuivant, le levier 11 vient en prise avec l'appendice 8 et le coulisseau 3 se déplace en sens inverse de la flèche.
Dans ce mouvement l'appendice 5 perd le contact avec le talon 23 de l'armature 22, qui, n'étant pas maintenue au contact par l'électro-aimant, pivote sous l'action du ressort 19; l'extrémité libre de l'armature 22 vient en prise avec le retour 4 du coulisseau 3 qui se trouve ainsi bloqué. Le mouvement vers la gauche ne peut donc pas se poursuivre malgré la pression exercée sur la poignée. Le pêne 7 n'est donc pas déplacé.
Au contraire, si l'interrupteur g de la figure 9 est fermé au moment où le bras 12 commence à se déplacer vers la droite, la fermeture du contact 14, 15 permet cette fois au courant de la pile p de la figure 9 de circuler dans l'électro-aimant 20. Celui-ci étant excité maintient avec le pôle 20 l'armature 22 au collage. Aucun blocage ne se produisant avec la butée 4, le déplacement de la pièce coulissante 3 peut se poursuivre normalement
<Desc/Clms Page number 3>
sous l'effet de Inaction sur la poignée et l'ergot 6 entraîne le pêne dans les conditions habituelles.
Dans la figure 1 on a remarqué que l'électro-aimant 20 reste sous tension pendant toute la durée de la rotation de l'axe 10. La figure
3 indique un montage permettant de n'envoyer du courant dans l'électro- aimant 20 que juste pendant le temps de passage de la butée 4 sous l'ex- trémité libre de l'armature 22. Ceci est obtenu par une extrémité pointue du bras 12, qui agit sur la lamelle 14 par l'intermédiaire d'un petit galet 25. Cette disposition particulière peut être avantageuse lorsqu'un grand nombre de serrures est branché sur un même réseau.
Il est à remarquer qu'afin d'alimenter l'électro-aimant 20 en temps utile, un espace E est ménagé entre l'appendice 8 et le bras 11, de sorte que l'électro-aimant 20 est déjà sous tension, lorsque la butée 4 du coulisseau 3 commence à se déplacer.
Les figures 4 et 5 se rapportent à une serrure commandée par une poignée dont l'axe est vertical., c'est-à-dire parallèle au plan de la ser- rure. Dans ce cas particulier,le levier 11, 12 de la figure 1 a été rem- placé par un deuxième coulisseau 26 également guidé par les ponts 2. Les ressorts 17 et 18 sont superposés et continuent à agir sur le coulisseau 3 et sur le pêne 7, comme précédemment.
Un ressort 31 remplace le ressort enroulé sur l'axe 10 de la figure 1 et agit sur un appendice 27 du coulisseau 26, dans le sens de la flèche. Le coulisseau 25 comporte également un retour d'équerre 28 contre lequel agit le levier 30 de la poignée 33. Il est en outre. muni d'un ergot 29 destiné à établir le contact des lamelles 14, 15 dans des conditions 1- dentiques à celles précédemment exposées.
L'espace E entre l'appendice 8 et le bras de levier 11 de la figure 1, dont l'Intérêt a été signalé ci-dessus est obtenu comme suit :
Le coulisseau 26 comporte une dent 32 qui se loge dans une échancrure de la pièce 3 ; cette échancrure est plus large que la dent 32, de sorte que le coulisseau 26 n'entraîne la pièce 3 qu'après avoir fermé le contact 14, 15 comme dans le premier exemple d'exécution.
Dans les explications précédentes on a remarqué que l'absence de courant dans l'électro-aimant 20 provoque un blocage de l'action de la poignée sur le coulisseau et indirectement sur le pêne.
Une variante du montage qui a été décrit permet, comme on va le voir à titre d'exemple, de faire agir l'électro-aimant de contrôle de façon à ce que, au lieu de provoquer le blocage du pêne de la serrure, il provoque pour une position choisie de l'armature, la soustraction du mécanisme de manoeuvre du pêne à l'action de la poignée ou de la clef.
Les figures 7 et 8 en donnent l'explication et aident à comprendre le fonctionnement de cette variante.
La constitution des éléments de la serrures est sensiblement la même que celle des éléments de la figure 1.
Toutefois, dans l'exemple choisi, l'orientation de l'électro-almant 20 est inversée, de même que la position de l'armature 22 par rapport au coulisseau 3 et au pêne 7. De plus, l'axe autour duquel pivote l'armatu- re 22 de l'électro-almant 20 par son support 24 est solidaire du coulisseau 3 au lieu d'être implanté dans la platine fixe 1, comme dans la figure 1.
Le talon de l'armature 22 vient au contact d'une butée 35 soutenue par exemple par le pont 2 de droite; le ressort 19 exerce comme précédemment son action sur l'armature et tend à éloigner l'extrémité de l'armature 22 de la pièce polaire 20a. Enfin, un pont ajouré 34 est fixé sur le pêne 7.
Le fonctionnement est celui-ci:
<Desc/Clms Page number 4>
Au repos, l'armature 22 est appliquée contre le -pôle 20a, malgré l'action du ressort 19, du fait que le ressort 17 pousse le coulisseau 3 vers la droite et que le talon 23 de l'armature bute contre le taquet 35.
Selon les conditions du circuit extérieur (contact de commande ouvert ou fermé), au moment de la manoeuvre de la 'poignée, l'électro-aimant sera, oui ou non, excité.
Dans le premier cas, lorsque le coulisseau 3 commencera à se déplacer, la pression sera rompue entre le talon 23 de l'armature 22 et la butée 35, mais la force magnétique de l'électro-aimant maintiendra l'armature au collage. Le mouvement du coulisseau 3 vers la gauche se poursui- vant, l'armature glissera le long du pôle 20a, sans s'abaisser, et.de ce fait viendra en prise avec le plafond (partie horizontale) du pont 34..
Dans ces conditions, le coulisseau, sous l'effet de la pression exercée sur la poignée, entraine le pêne dans son mouvement de droite à gauche.
Au contraire, dans le second cas, où l'électro-aimant n'est pas excité, lorsque le coulisseau commence à se déplacer vers la gauche, la pression mécanique entre le talon 23 de l'armature 22 et la butée 35 disparaissant et l'armature 22 n'étant pas maintenue au collage, le ressort 19 fait immédiatement pivoter l'armature; dès lors, son extrémité libre s'abaisse de telle sorte qu'elle passe dans la fenêtre du pont 34 sans entrainer le pêne.
La poignée peut donc être manoeuvrée à fond sans blocage, mais le mouvement se fait "dans le vide" et reste inopérant sur le pêne.
Dans les exemples qui ont été choisis, il a toujours été question de la commande du pêne par une poignée d'un genre quelconque, mais il est évident que la base de l'invention peut s'appliquer, et ceci de différentes manières, à des serrures, dans lesquelles le pêne est actionné directement ou indirectement par une clef.
Il va également sans dire que les descriptions faites à l'aide d'un électro-aimant ordinaire pourraient donner lieu sans difficultés à des applications réalisées avec des électro-aimants ou des armatures polarises -
Par ailleurs, et sans s'écarter de la présente invention, il est aussi évident que le déplacement de l'armature 22, 23, qui a servi aux explications précédentes, pourrait aisément être obtenu par le jeu combiné de deux électro-aimants au lieu d'un seul, l'un ayant pour rôle de placer l'armature dans une position et l'autre étant agencé pour obtenir le déplacement inverse (deuxième position).
La figure 9 indique le schéma simple d'un réseau de six serrures télécommandées, selon le principe de la présente invention.
L'interrupteur g, réduit volontairement à sa plus simple expression, détermine par la position qui lui est donnée, le blocage ou la libération possible des pênes des serrures constituant le réseau télécommandé.
La figure 10 se rapporte plus particulièrement à l'établissement d'un réseau de serrures établi sur une automobile dans lequel la serrure A (non télécommandée) est montée sur la porte principale en coexistante avec le verrou à clef V d'un montage courant. Le verrou V, lorsqu'il est fermé., établit la rupture du contact g de commande. Dans le cas choisi, ce contact n'agit en permanence que sur la serrure b, par exemple de la seconde porte avant. Un autre contact h pouvant être manoeuvré du tableau de bord, permet lorsqu'il est ouvert, de bloquer à volonté les serrures c et d des portes arrières et e et f du coffre et du capot du moteur, mais il reste sans effet sur les serrures a et b.
Cette disposition, choisie entre autres, peut présenter des avantages, notamment lorsque des enfants doivent occuper les places arrières d' une automobile. Il est alors facile sans se déplacer de bloquer ou de libérer à certains moments et selon les besoins certaines serrures du réseau utilisées dans des conditions particulières.
La fermeture du contact h soumet l'ensemble du réseai télécommandé
<Desc/Clms Page number 5>
à l'unique décision de l'Interrupteur g, comme si le contact h n'existait paso
La diversité des combinaisons électriques possibles conduit à une gamme élevée de solutions auxquelles il sera facile d'avoir recours dans chaque cas d'espèce.
La figure 11 montre, toujours conformément à l'invention, com- ment la libération d'un rochet 45 par le bec 52 est placée sous le contrôle de l'électro-aimant 51.
Comme dans les précédantes figures, on voit qu'une armature 42 de l'électro-aimant 51 est amenée mécaniquement au collage des pièces po- laires de ce dernier par le jeu normal de la serrure. En effet, un ressort non représenté sur la figure, tend à faire pivoter les pièces 43 et 44, en contact mutuel par la butée 41, dans le sens de la flèche 40. De ce fait, le bec 38 repousse l'armature 42 dans le sens inverse de la flèche 49, alors même qu'un ressort (non représenté) tend à déplacer l'armature 42 dans le sens de la flèche 49. Lorsque le bouton de manoeuvre habituel de ce type de serrure exerce une pression sur le retour d'équerre 39, dans le sens Inver- se de la flèche 40, le bec 38 perd le contact avec le bossage de l'armature
42 et, sous l'action du ressort, celle-ci a tendance à se déplacer dans le sens de la flèche 49.
Si aucun courant n'est envoyé par le conducteur 48 dans l'élec- tro-almant 51 lorsque les lamelles 46 et 47 viennent au contact, l'armature 42 en pivotant autour de son axe 53 vient en prise avec la butée 37. Le mouvement de rotation de la pièce 44 est bloqué avant que le bec 52 n'ait libéré le rochet 45.
Au contraire, si la fermeture du contact 46, 47, sous l'effet de la poussée sur le retour d'équerre 9, provoque un envoi de courant dans l'électro-aimant 51, l'armature 42, du fait de l'attraction magnétique exer- cée sur son extrémité 50, restera en contact avec les pôles de l'électroaimant 51 et le bec 36 de l'armature 42 ne s'opposera pas au mouvement de la butée 37, les pièces 44 et 43 pourront pivoter librement, de telle sorte que le bec de blocage 52 libérera le rochet 45 contrôlant l'ouverture de la porte.
La figure 12 représente un autre exemple non limitatif d'application aux serrures.de ce type, qui présente les mêmes caractéristiques de fonctionnement, que l'exemple montré en figure 11, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'entrer dans plus de détail. Les numéros de repère sont les mêmes que dans la figure précédente.
Dans les figures suivantes des pièces, permettant un inversement du fonctionnement, sont représentées. On voit sur la figure 13 que la pièce 4 ne peut se déplacer dans le sens de la flèche que si l'électroaimant 20 ne reçoit pas de courant et l'armature 22 est abaissée (voir aussi figure 1).
De même, sur la figure 14, l'armature 22 n'entraînera le pont 34 que si l'électro-aimant 20 n'est pas excité au moment du déplacement dans le sens de la flèche (voir aussi figure 7 et 8).
Les mêmes constations peuvent être faites sur les figures 15 et 16 se rapportant aux exemples donnés sur les serrures "à barillet" dans les figures 11 et 12.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.