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La présente invention est relative aux installations hydrauliques de freinage.
Dans de telles installations, il serait interessant de connaitre la pression obtenue dans le circuit hydraulique lors d'un freinage ce qui permettrait de savoir si ce circuit hydraulique remplit bien son office.
Par ailleurs, un essai de freinage sous pression mesurée permet- trait de controler la résistance mécanique des organes constituant l'ins- tallation de freinage et de vérifier si ces organes peuvent supporter les hautes pressions qu'ils sont appelés à recevoir, une diminution ou une chu- te de la pression observée devant déceler immédiatement tout défaut d'étan- chéité en un point quelconque du circuit.
Malheureusement, les installations de freinage actuelles ne per- mettent pratiquement pas de fixer un indicateur de pression en un point du circuit hydraulique.
La présente invention permet de remédier à cette lacune. Elle a pour objet un dispositif de mesure de pression d'un emcombrement très ré- duit susceptible d'être branché d'une façon rapide sur un circuit hydrau- lique de freinage, donnant ainsi à l'utilisateur un moyen d'investigation particulièrement utile et nouveau.
Ce, dispositif est remarquable notamment en ce qu'il comporte un tuyau flexible à l'une des extrémités duquel est fixé au moins un manomé- tre à haute pression destiné- à la lecture des pressions de freinage, tan- dis que l'autre extrémité est pourvue d'un organe de raccordement au cy- lindre récepteur de frein par vissage de cet organe, aux lieu: et place de . la vis de purge usuelle, dans le 'trou taraudé correspondant prévu dans ce cylindre.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivre.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: la fig.l représente partie en perspective et partie en coupe l'ensemble d'un dispositif de mesure suivant l'invention, ne comportant qu'un manomètre haute-pression. la fig. 2 est une vue partielle d'une variante de l'un de ses organes. la fig. 3 est une vue analogue à celle de la fig. 1 d'une variante de dispositif comportant, en outre, un manomètre basse-pression pour la lecture de la pression résiduelle régnant dans le circuit de freinage après un coup de frein normal.
Selon l'exemple d'éxécution représenté à la fig, l, le dispositif comporte unuyau flexible 1 résistant aux hautes pressions. Ce tuyau est raccordé à ses deux extrémités et par vissage de raccorde 2 et 3 à deux embouts 4 et 5.
L'embout 4 comporte un alésage transversal 6 dans lequel peut tourner une vis 7. Cette vis est filetée en 7a -au,pas et au diamétre du trou taraudé 8 prévu dans le cylindre récepteur de frein C pour recevoir la vis de purge usuelle. On sait que le fond de ce trou est tronconique et percé d'un petit trou de sortie 9 qu'obture normalement la vis de purge.
La vis 7 comporte donc une portée tronconique 10 et elle est percée axialement d'un canal borgne longitudinal 11 destiné à communiquer avec le trou 9. Le canal 11 débouche par des trous radiaux 12 dans une chambre annulaire étanche ménagée dans l'alésage 6 entre deux'joints d'étanchéité 13 et 14 en caoutchouc du type à auto-serrage "0-ring" logés dans deux rainures
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15 et 16 .La chambre annulaire communique avec le tuyau 1 par un canal 17 de l'embout 4 et un canal 18 de la pièce de raccordement 2. La vis 7 est pourvue d'une portion prismatique 20 destinée à son entrainement en rotation pour son vissage dans le trou 8 du cylindre récepteur.
La vis 7 peut tourner à l'intérieur de l'embout 4 mais ne peut s'en échapper car elle est maintenue par une agrafe ou clip 21 fixé dans une gorgé de la vis.
A l'autre extrémité du tuyau 1 l'autre embout 5 fixé au raccord 3 est identique à l'embout 4. Il comporte dans son alésage transversale 23 deux bagues annulaires en caoutchouc 24 et 25 également du type "0ring". Dans ces deux bagues peut tourner une pièce 26. A l'une des extrémi- tés de cette pièce est fixé uri manométre haute-pression 27. L'étanchéité entre la pièce 26 et le manomètre 27 est assurée par un /joint en fibre 28.
Le cadran du manométre 27 est gradué par exemple de dix en dix kilogs et sur ce cadran figure un secteur rouge 29a allant par exemple de soixante à quatre-vingts kilogs et destiné à indiquer les limites de pression dans lesquelles devra se faire le contrôle.
A l'autre extrémité de la pièce 26 est vissé un bouton de purge 30 percé d'un canal 31 prolongé de préférence par un tube 32 de récupératinn de la petite quantité d'huile de purge. Ce canal 31 débouche dans la pièce 26 par des trous radiaux 33 de telle sorte que l'extrémité du bouton 30 formé un pointeau conique 34 susceptible de s'appliquer d'une manière étanche sur un siège conique 35 ménagé dans la pièce 26 à l'extrémité d'un canal axial de purge 36.
La pièce 26 est maintenue par une bague 37 et un clip 38 dans un support en U 39, fixé lui-même sur une pince 40.
La pièce 26 peut tourner dans son support en U 39 du fait que %le joint en fibre 28 a une épaisseur supéreure à l'épaisseur de la tôle constituant ledit support 39, le joint 28 serré entre le manométre 27 et la pièce 26, tourne dans l'alésage du support.
Le mode d'utilisation et le fonctionnement du dispositif sont les suivants.
On desserre et on enléve la vis de purge du cylindre récepteur C de roue la plus accessible et on visse à sa place la vis 7 que l'on bloque.
On desserre le bouton de purge 30 et on appuie légérement sur la pédale usuelle de freinage jusqu'à ce que le liquide coule par le tube 32.
En effet, sous l'action de cette pédale le liquide de freinage envoyé dans le circuit hydraulique pénétre dans la vis 7 par le canal axial 11 puis par les trous 12 et se répand dans la chambre annulaire formée entre les anneaux de joint- 13 et 14 qui se déforment et s'écrasent c contre les faces latérales de leurs rainures respectives assurant ainsi l'étanchéité complète. Le liquide gagne donc par les canaux 17 et 18 et le tuyau 1 l'embout 5 et l'intérieure de la pièce 26, une partie se dirige vers la manomètre 27 tandis que l'autre --gagne le bouton de purge 30 et s'écoule par le tube 32.
Dès que le liquide commence à couler par le tube 32, on ferme le bouton de purge 30 qui a ainsi permis de chasser l'air contenu dans la tuyauterie et dont la compressibilité aurait empêché une montée en pression suffisante.
On appuie ensuite fortement sur la pédale de frein jusqu'à ce qu'on sente sous le pied une résistance analogue à celle qu'on éprouve lors d'un coup de frein et on immobilise la pédale dans cette position à l'aide
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'd'un moyen quelconque (par exemple un morceau de bois faisant butée contre la pédale et un point fixe à l'intérieur de la voiture, planche de bord ou autre), et cela de façon que l'aiguille du manométre 27 indique'une pression de soixante à quatre-vingt kilogs . S'il n'est pas possible de monter en pression ou que la pression obtenue soit de l'ordre de vingt à trente kilogs, c'est que le circuit hydraulique n'est,pas en état de fonctionnement correct et qu'une remise en état s'impose.
Si la pression de soixante kilogs est facilement atteinte, on maintient l'ensemble du circuit sous cette pression pendant une dizaine de secondes.
On regarde ensuite à nouveau la pression au manométre 27, si celle-ci n'a pas baissé, c'est que l'ensemble des organes du circuit hydraulique résiste à la pression et que l'étanchéité du circuit est totale. Dans le CAS' contraire, il y a lieu de rechercher la cause et d'y remédier.
L'essai terminé, on enlève la cale qui maintenait la pédale de frein, celle-ci revient à la position d'origine et la pression tombe au manomètre 27 à 0,700 kg (pression résiduelle).
On ouvre à nouveau le bouton de purge 30. Un peu de liquide, sous l'effet de la pression résiduelle, s'écoule par le tube 32, ce qui a pour effet de faire tomber cette pression résiduelle à zéro. Puis on débranche le dispositif de contrôle en dévissant la vis 7.
On revisse dans le trou 8 la vis de purge d'origine sans la bloquer et on procède, à travers celle-ci, à la purge normale du circuit hydraulique dans le but d'évacuer l'air, en appuyant une ou deux fois sur la pédale de frein, suivant une méthode généralement employée.
Pour finir, on rétablit le niveau dans le réservoir de compensation de l'installation de freinage.
Le dispositif suivant l'invention présente les avantages suivants: la vis 7 peut tourner dans l'embout 4, ce qui permet de la visser sur un cylindre C sans avoir à faire tourner cet embout 4 et le tuyau 1 en même temps , ce qui d'ailleurs rendrait l'opération impossible car, à l'endroit où on doit visser la vis 7 sur le cylindre C, l'espace est réduit au maximum aussi bien autour qu'au-dessus; le dispositif ne comporte aucun joint en fibre qui ne pourrait servir qu'une fois;
Il est possible d'orienter le tuyau 1, d'une part autour de la vis 7 dans la meilleure direction possible, et, d'autre part par rapport au manomètre 27 et réciproquement, suivant la meilleure orientation pos- sible ;
on peut adapter instantanément sur le dispositif de contrôle la vis 7 correspondant au type de vis da purge prévu sur le cylindre de frein, vis qui varie d'un type de véhicule àun autre; pour adapter la vis dési- rée, il suffit, en effet, de dégager le clip 21, d'enlever la vis 7 de' l'embout 4, de mettre à sa place la vis voulue et de remettre le clip 21; enfin, grâce à la rotation de l'ensemble du tuyau 1 et de la pièce 26 par rapport au support 31 et à la pince 40, une fois cette pièce accrochée à un point' quelconque sous le véhicule, il est possible d'orien- ter le manomètre 27 vers l'observateur.
A la fig. 2 on a représenté une variante de vis 7 'dans laquelle les positions du six-pans constitué par une,tête 20a et du clip 21a sont interverties par rapport aux positions de la Fig. 1.
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Enfin , la fig. 3 représente une variante du dispositif selon l'invention perfectionné en vue de permettre de mesurer , non seulement la haute pression du freinage mais également la pression résiduelle existant dans le circuit hydraulique après un coup de frein normal.
Alors que la pression dans le circuit de freinage peut atteindre 150 kg/cm2 environ, pendant le freinage, la pression résiduelle après le coup de frein tombe à une pression comprise entre 0,700 et 1,200 4kg/cm2.
Il est évident que ces deux pressions ne peuvent être mesurées avec un même manomètre, c'est-à-dire le manométre haute-pression, un deuxième manométre à basse-pression est donc necessaire mais il est indispensable d'éviter que la haute-pression ne vienne instantanément détériorer ce dernier.
Un .simple robinet apporterait une protection illusoire car l'utilisateur oublierait de le fermer avant d'appliquer la haute-pression ou risquerait de l'ouvrir pendant l'application de cette haute-pression et le manométre basse-pression serait mis hors d'usage instantanément. Ceci est évité en combinant le manométre basse-pression avec un dispositif automatique de protection qui le met automatiquement à l'abri de la haute-pression de freinage.
Le dispositif comporte comme celui du premier exemple un tuyau flexible 1 résistant aux hautes-pressions et raccordé à ses deux extrémi- tés par vissage de raccords 2 et 3 aux deux embouts 4 et 5 identiques à ' ceux décrits plus haut .
Sur l'une des extrémités de la pièce 26 de l'embout 5 qui est soli-
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da1.r"e d=1 p:ïJncelj4(b$s1C é!:mr: TatOOor.ib-:4i,:i!.u'S:, B:""-épanbú:i:t'l(BJJimiize.l.s:bt# forme d'un plateau 42. Le raccord 41 est percé d'un canal axial 43 qui se prolonge jusqu'au centre du plateau où il débouche dans un trou transversalr 44. Le trou 44 débouche . d'une part , dans un raccord 45 dans lequel est vissé la manométre haute-pression 27, identique à celui du premier exemple; et , d'autre part, dans une première chambre 46 ménagée sur la face 47 du plateau 42 par une .membrane 48 en caoutchouc ou matière analoque qui, au repos est appliquée contre cette face de telle sorte que la chambre 46 est alors de volume nul.
Cette membrane est pourvue sur sa périphérie d'un bourrelet 49 formant joint étanche serré dans deux rainures 50, 51 coaxiales et ménagées respectivement dans la face 47 du plateau 42 et dans un couvercle latéral 52 rapporté sur ledit plateau par des vis 53. Ce couvercle 52 forme avec la membrane 48 une deuxième chambre 54 qui débouche par un trou 55 clans un raccord 56 dans lequel est vissé un deuxième manométre 57. Il s'agit d'un
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manométre basse-pression susceptible de mesurer des pressions inférieures à 2 kg/cm2. Ce manométre est par exemple gradué jusqu'à 1,8 kg, puis porte un trait coloré 58 avec à coté une mention indiquant qu'il faut lire sur l'autre manométre 27.
Latéralement la chambre 54 comporte un canal 59 débouchant dans un alésage 60 pourvu d'une vis 61 de réglage.
La membrane 48 a, de préférence, une épaisseur plus grande au centre qu'à la périphérie de manière à éviter qu'elle ne tende à s'engager par son centre dans le trou 55 lorsqu'elle est appliquée contre la paroi concave 62, par exemple en forme de calotte sphérique, du couvercle 52.
Enfin, on notera que le volume total de la chambre 54, du canal 59, de la cavité libre du raccord 60, du trou 55 et du tube manométrique
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63 du manomètre 57 est choisi tel que, lorsque le volume de la chambre
54 est annulé par application de la membrane 48 sur la surface 62, la diminution de volume ainsi obtenue correspond à une augmentation de pression d'environ 2 kg.
Bien entendu, l'étalonnage du manomètre 57 est fait en tenant compte de la pression nécessaire à la déformation propre de la membrane 48.
Le mode d'utilisation et le fonctionnement du dispositif sont les suivants a
Comme dans le premier exemple, on desserre et on enléve la vis de purge du cylindre récepteur C de roue la plus accessible et on visse à sa place la vis 7 que l'on bloque. On desserre le bouton de purge 30 et on appuie légèrement sur la pédale usuelle de freinage jusqu'à ce que le liquide coule par le tube 32.
Dés que le liquide commence à couler par le tube 32, on ferme le bouton de purge 30.
Jusque là, la membrane 48 est restée dans sa position de repos contre la surface 47 et les deux manométres 27 et 57 ont leurs aiguilles au zéro'',. Après la fermeture du robinet de purge, on appuie ensuite fortement sur la pédale de frein jusqu'à ce qu'on sente sous le pied une résistance analogue à celle qu'on éprouve lors d'un coup de frein et on inmobi- lise la pédale dans cette position par un moyen quelconque. L'action sur la pédale de frein fait monter la pression dans l'ensemble du circuit de freinage et dans le dispositif de mesure . Dès le début de la montée en pression, la membrane 48 se déforme progressivement et vient bientot s'ap- 'pliquer contre la face 62 du couvercle 52.
Dès que la membrane est venue s'appliquer contre la surface concave 62, cette membrane ne bouge plus; l'extrémité de l'aiguille du manomètre 57 se trouve sur le trait 58 évitant toute méprise de 1'utilisateur en lui indiquant qu'il doit à partir de ce moment lire sur le manométre haute-pression 27. En effet, la pression continuant à monter, l'aiguille du manométre 27 indique une pression qui atteint soixante à quatre-vingt kilogs lorsque la pédale est immobilisée. S'il n'est pas possible de monter en pression ou que la pression obtenue soit de l'ordre de vingt à trente kilogs , c'est que le circuit hydraulique n'est pas en état de fonctionnement correct et qu'une remise en état s'impose.
Si la pression de soixante kilogs est facilement atteinte,on maintient l'ensemble du circuit sous cette pression pendant une dizaine de secondes.
On regarde ensuite à nouveau la pression au manométre 27; si celle-ci n'a pas baissé, c'est que l'ensemble des organes du circuit hydraulique résiste à la pression et que l'étanchéité du circuit est totale.
Dans le cas contraire, il y a lieu de rechercher la cause et d'y remédier.
L'essai terminé, on libére la pédale de frein, celle-ci revient à sa position d'origine et la pression tombe dans le circuit et dans le dispositif de mesure jusqu'à la valeur de la pression résiduelle nécessaire au bon fonctionnement des freins, A ce moment, la membrane 48 quitte le fond 62 de la cavité 54 pour occuper une position d'équilibre entre la pression résiduelle et la pression donnée par 1''élasticité du tube manométrique. Comme l'étalonnage du manométre 57 a été fait en tenant compte de la;pression nécessaire à la déformation propre de la membrane 48, il s'en suit que le manométre 57 indique exactement la valeur de la pression résiduelle.
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Après la lecture de cette pression résiduelle,on ouvre à nouveau le bouton de purge 30. Un peu de liquide, sous l'effet de la pression résiduelle, s'écoule par le tube 32,00 qui a pour effet de faire tomber cette pression résiduelle à zéro. Puis on débranche le dispositif de controle en dévissant la vis 7.
On revisse dans le trou 8 de lavis de purge d'origine sans :la 'bloquer et on procède, à travers celle-ci, à la purge normale du circuit hydraulique dans le but d'évacuer l'air, en appuyant une ou deux fois sur la pédale de frein, suivant la méthode généralement employée;
Pour finir, 'on rétablit le niveau dans le réservoir de-compen- sation de l'installation de freinage.
Naturellement l'invention n'est nullement limitée aux modes d'éxécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'ex- emple.
REVENDICATIONS
1. Dispositif pour la mesure de la pression obtenue, lors de l'action sur l'organe de freinage, dans un-circuit hydraulique de freinage, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte un tuyau flexible à l'une des extrémités duquel est fixé au moins un manométre hautepression destiné à la lecture des pressions de freinage, tandis que l'autre extrémité est pourvue d'un organe de raccordement au cylindre récepteur de frein par vissage de cet organe, aux lieu et place de la vis de purge usuelle, dans le trou taraudé correspondant prévu dans ce cylindre.