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L'invention a pour objet un perfectionnement au dispositif de commande du chariot des machines électriques à souder par étincelles, à l'ai- de duquel il devient possible de rendre particulièrement efficace le proces- sus d'écrasement suivant le processus de chauffage par étincelles.
Comme on le sait, le soudage par étincelle représente une forme particulière du soudage électrique à résistance, dans laquelle on commence par décaper et préchauffer les deux extrémités des pièces en les mettant en contact et en les écartant à nouveau à plusieurs reprises, avant de les é- craser l'une contre l'autre et de les souder définitivement après un dernier processus de rapprochement, plus prolongé. Pour réaliser ce procédé de sou- dage, on utilise des machines spéciales, dans lesquelles l'une des pièces est serrée sur un chariot et se déplace, avec ce chariot, suivant le rythme prescrit, par rapport à l'autre pièce, serrée sur le socle de la machine.
Pour commander le mouvement du chariot, on employait jusqu'ici, soit des mo- teurs à transmission, solides pistons actionnés hydrauliquement ou pneumatiquement.
Dans le cas de commandes pneumatique, on a coutume de relier le piston de travail, poussé par l'air comprimé, à un frein hydraulique dont les deux chambres de cylindre sont reliées entre elles par un étranglement constamment ouvert, les plus souvent réglable. Pour le processus de chauffage, ce frein garanti alors l'avance lente désirée; pour le processus d'écrasement, par contre, il .faut désaccoupler ce frein ou le rendre inactif.
Pour le rendre inactif, on a déjà employé un tube en U, relié latéralement à la paroi du cylindre du frein, et qui relie entre elles les deux chambres de cylindre, mais dont l'une des ouvertures est maintenue fermée par le piston de frein jusqu'à ce que, dans l'avance du chariot, une certaine position limite de ce piston soit dépassée.
L'invention a pour objet un perfectionnement aux dispositifs de commande de ce dernier type. Suivant l'invention, la voie de liaison libérée par le bord du piston de frein est aménagée de telle façon qu'elle entoure le bord du piston sous une forme annulaire.'Elle libère alors immédiatement la plus grande section de passage possible entre les chambres du cylindre de frein, de sorte que l'effet de freinage s'évanouit brusquement. L'avance lente du chariot commandé se change alors tout à coup en une avance accélérée brusquement, grâce à laquelle les pièces sont écrasées l'une contre l'autre comme par un puissant coup de marteau, et sont soudées définitivement.
La voie de -liaison annulaire mentionnée peut être constituée, par exemple, par un conduit annulaire qui fait le tour du cylindre, et qui est relié aux deux chambrer de cylindre par des fentes du'cylindre, et qui libère le piston de frein quand son avance dépasse une position limite déterminée. Mais on obtient une disposition encore plus simple et plus efficace si l'on prévoit un gradin dans l'alésage du cylindre de frein, de sorte que, quand ce gradin est dépassé, le liquide de frein peut directement contourner le bord du piston.
La position critique du chariot, après dépassement de laquelle le processus d'écrasement s'accomplit brusquement, doit naturellement pouvoir être adaptée à la position, à la matière et à la section des pièces. Le moyen le plus simple d'y arriver est de rendre réglable la longueur de l'organe d'accouplement qui relie le piston de commande au piston de frein. Cette longueur peut être réglée, soit par degrés, soit, de préférence, de façon continuei(par exemple grâce à une pièce filetée).
Le dessin annexé représente un exemple de réalisation de l'inven- tion.
Fig. 1 montre une vue latérale, partiellement coupée, d'une machi-
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ne à souder par étincelles,;
Fig. 2 montre la coupe agrandie d'un dispositif de commande, conforme à l'invention, pour le chariot de cette machine.
La machine représentée comprend le socle 1, sur lequel l'une des pièces, A, est serrée grâce aux mandrins 2 et 3, et est reliée au conducteur d'alimentation 4 qui conduit au transformateur de soudage (non représenté).
Le socle 1 porte le chariot 5 qui glisse sur les rails 6 et sur lequel est serrée, grâee aux mandrins 7 et 8, l'autre pièce B, reliée au conducteur d'alimentation 9. Le chariot 5 est commandé, grâce au levier 10, par le piston 12 qui coulisse dans le cylindre 11, et pendant le processus de soudage, il prend un mouvement de va-et-vient, dans le sens de la flèche double P, suivant le rythme décrit plus haut.
Suivant fig. 2, le piston de commande 12 est relié, par la soupape à commande électromagnétique 13, à la conduite d'air comprimé 14. Le solénoide de la soupape 13 est excité périodiquement par un donneur d'impulsions électronique 15, la soupape conduisant l'air comprimé alternativement dans les deux chambres 16a et 16b du cylindre à air comprimé 11, de sorte que le piston 12, avec la tige de piston 17, se déplace alternativement vers la droite et vers la gauche.
La tige de piston 17 est reliée, à gauche, au piston de frein 18 qui coulisse dans le cylindre de frein 19. Les deux chambres fermées 19a et 19b du cylindre de frein 19 sont remplies d'un liquide de freinage (glycéri- ne, huile, etc..) et reliées entre elles par l'intermédiaire de la conduite compensatrice 20, dans laquelle se trouve, comme étranglement, une soupape à pointeau 21. Donc, pendant les mouvements du piston de commande 12, le liquide de freinage s'écoule alternativement de la chambre de cylindre 19b vers la chambre de cylindre 19a, et en sens inverse, par la soupape 21, et freine alors le mouvement du piston 18, dans une mesure qui peut être réglée par la soupape à pointeau 21.
Le diamètre libre du cylindre de frein 19 est rendu plus large dans la chambre de cylindre 19b que dans la chambre de cylindre 19a, et à la transition entre la chambre de cylindre 19a et la chambre de cylindre 19b se trouve le gradin 22. Dès que le piston de frein 18, dans son avance vers la droite, dépasse le gradin 22, le liquide de freinage comprimé dans la chambre de cylindre 19b peut donc contourner directement le bord du piston 18, naturellement l'action de freinage du piston de frein 18 s'évanouit entièrement, de sorte que le piston de commande 12, sous l'action de la charge d'air comprimé de son cylindre 11, pousse brusquement la tige de piston 17 vers la droite ; à ce moment, le chariot 5 est donc porté vers la gauche avec une grande énergie, et écrase, comme par un coup de marteau, la zone de soudure entre les pièces A et B.
En même temps, le circuit de la soupape électromagnétique 13 est interrompu par le fait que le collet 23 disposé sur la tige de piston 17a ouvre le contact 24 ;le chariot 5 n'est alors ramené en arrière que lorsque, après avoir retiré les pièces soudées, on ferme l'interrupteur à poussoir 25.
Pour pouvoir régler à volonté la longueur de chauffage des pièces A, B, qui doit être obtenu avant la mise en route du processus d'écrasement, la tige de piston mentionnée est composée des deux éléments 17 et 17a, qui sont reliés entre eux par un manchon fileté 26 ; on peut faire tourner l'élément 17a au moyen du volant 27, tandis que l'élément 17 est empêché de tourner par sa liaison avec le levier 10. Par suite, en tournant le volant 27, on peut régler, à l'intérieur des limites nécessaires, la longueur "a" de l'organe d'accouplement formé par les éléments 17, 17a, et qui relie le piston 12 au piston de frein 18.
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Afin que;le piston de frein 18 ne perde pas son guidage dans le cylindre de frein 19 lorsqu'il dépasse le, gradin 22, il est muni de nervures de guidage en forme d'ailettes 28 qui le maintiennent centré dans la chambre de cylindre 19a, même lorsque, pendant le processus d'écrasement, il se précipite vers la droite dans la chambre de cylindre élargie 19b.
Bien que l'on n'ait expliqué l'invention qu'à propos d'un seul exemple de réalisation, on verra sans autre explication que plusieurs des éléments de construction décrits peuvent aussi être aménagés d'une façon mo- difiée, sans nuire à la nature de'l'invention. Ainsi par exemple, au lieu d'un seul piston de commande (12), on peut aussi utiliser deux pistons dans des cylindres (11) disposés l'un derrière l'autre, pour obtenir une force motrice doublée pour le processus d'écrasement.. En outre, on peut par exemple remplacer la soupape à plusieurs voies 13 par une combinaison de plusieurs soupapes présentant une action analogue, ou bien au lieu de sa commande électrique, on peut prévoir une commande hydraulique ou pneumatique. Enfin, on peut encore intercaler, par exemple, dans la conduite 20,21, un réservoir pour le liquide de freinage, etc.
La seule chose importante, au sens de l'invnetion, est la coopération décrite entre le piston de travail 12 et le piston de frein 18, qui permet d'obtenir, pour le processus d'écrasement, une avance brusque -qui donne l'effet d'un puissant coup de mateau sur La zone de soudage.
REVENDICATIONS. l.- Dispositif de commande pneumatique pour le chariot des machines à souder par étincelles, dans lequel le piston de travail, commandé pneumatiquement, est couplé avec un frein hydraulique à piston, et dans lequel la liaison entre les deux chambres de cylindre de ce frein est établie, premièrement par un étranglement constamment ouvert, et deuxièmement par une voie qui st, seulement libérée par le bord du piston de frein lorsqu'une certaine position du piston se trouve dépassée, dispositif caractérisé par le fait que la voie de liaison libérée par le piston du frein hydraulique entoure le bord du piston sous une forme annulaire, de sorte quelle piston de freinage, lorsqu'il dépasse la position limite mentionnée, libère la section de passage la plus grande possible entre les deux chambres du cylindre de frein.