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On sait que, dans les travaux en béton, on utilise des coffrages qui constituent des moules démontables pour les constructions à élever. On se sert, comme coffrages, de planches de bois que l'on enduit ou imprègne quelquefois d'huile de coffrage pour éviter l'adhérence des planches au bé.- ton qui se durcit...Malgré cela,onne peut pas'éviterqueles planches adhèrent au béton durci par leur surface, rugueuse la plupart du temps. En arrachant les planches violemment, on endommage la surface du bois, ce qui favorise l'adhérence des planches au béton au cours de leur utilisation ultérieure comme coffrages. Même si l'on utilise des planches rabotées, on endommage celles-ci à la' surface au cours de leur manipulation brutale sur le chantier, ce qui produit les inconvénients indiqués.
Or la demanderesse a trouvé que des moulages durs, à surface lis- se, fabriqués à la presse avec application de la chaleur, à partir de bois réduit en petits fragments et de résines synthétiques durcissables et ayant un poids spécifique de l'ordre de grandeur de 0,9 et au-delà, sont appropriés de façon excellente à être utilisé comme coffrages, pour des travaux en béton.
Les moulages durs en bois réduit en petits fragments sont obtenus à partir de fibres ou de copeaux de bois de provenance quelconque, chargés avec de la résine artificielle et moulés à des pressions égales à 50 kg/cm2 environ, et de préférence égales à 70 kg/cm2 et au-dessus. La teneur des produits en résine synthétique est comprise entre 5 et 20% environ et, de préférence, entre 7 et 15 %. On peut utiliser, par exemple des dalles ou panneaux en copeaux de bois, telles que celles décrites dans le brevet allemand 827.114 du 5 février 1950, comme assises pour des dalles de planchers.
On peut aussi utiliser les dalles moulées décrites dans le brevet allemand 861.923 du 30 mai 1951. Les procédés de fabrication de ces produits sont décrits dans le brevet français 1.063.045 du 11 mars 1952. Toutefois, l'invention ne se limite pas aux produits fabriqués selon les brevets ci-dessus, ' mais concerne tout à fait généralement des dalles moulées sous pression, à surface lisse, en bois réduit en petits fragments, dalles dans lesquelles les particules de bois sont liées par de la résine synthétique et qui ont un poids spécifique de l'ordre de grandeur de 0,9 et au-delà. Pour plus de simplicité ces produits sont appelés ci-dessous dalles en copeaux de bois.
La surface lisse et dure des dalles en copeaux de bois à utiliser selon l'inventi on est la condition essentielle de leur application aux coffrages. Cette constitution de la surface est due, partiellement, à la pression élevée à laquelle les produits sont soumis au cours du durcissement du liant de résine synthétique même. Pour rendre la surface encore plus stable, on peut augmenter la teneur de la couche de surface en résine synthétique. On peut obtenir ce résultat en répandant une couche de fragments de bois comprenant une proportion accrue de résine synthétique, avant la compression des fragments de bois entasses librement et pourvus de résine synthétique.
Cependant, la résine synthétique.duroissable peut aussi être projetée directement sur la masse de copeaux à mouler sous pression ou dans l'intérieur du moule. Enfin, on peut déposer, sur le moulage terminé, in revêtement de laques de résine synthétique ou similaire.
La surface lisse du coffrage à utiliser, objet de l'invention, se transmet à l'élément exécuté de la construction, de sorte qu'on peut renoncer à un enduit. Aux emplacements où les parties de coffrage se rejoignent, il est possible qu'il se forme une bavure que l'on peut supprimer facilement. La suppression de la bavure n'est pas nécessaire lorsqu'on donne aux arêtes des parties du coffrage une forme telle qu'on forme un listel ou un joint ornemental, avec lequel la bavure coïncide, de sorte que
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celle-oinepeutpaistre reconnue comme telle. Il est possible, en général, [;.<3 produire des ornements ou des dessins similaires dans la surface, ce que l'on peut déjà obtenir au cours de la compression des fragments de bois.
Si
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l'on veut déposer un enduit sur les édifices, il peut être avantageux de donner, à la surface, une structure rugueuse à laquelle l'enduit adhère plus facilement. La surface peut être munie de rainures ou de creux ou d'inégalités de toute espèce ; cependant, la surface comme telle reste lisse et est facilement détachable du béton durci.
Les dispositifs nécessaires sur la face arrière ou sur les arêtes latérales pour l'assemblage des panneaux individuels de coffrage peuvent, suivant leur forme, soit être introduits par compression au cours de la fabrication, soit être fixés par des planches vissées ou collées. Pour fixer les planches en bois naturel, on peut faire des trous par compression dans les dalles en copeaux.
Bien que l'invention ait été décrite pour des dalles en copeaux de bois, elle comprend cependant l'utilisation de moulages non plans qui peuvent être alors utilisés lorsqu'on doit fabriquer des parties en béton ou en ciment, non planes, par exemple en forme de voûte.
L'épaisseur des dalles en copeaux de bois à utiliser se règle sur la pression que celles-ci doivent contenir en recueillant des mélanges liquides de béton. Dans de nombreux cas, une épaisseur de l'ordre de grandeur de 6 à 12 mm. est suffisante. Pour des coffrages de sous-faces de plafonds, il peut cependant se produire des efforts à la pression qui provoquent des flexions des dalles. Dans des cas de ce genre, on recommande d'utiliser des dalles de 15 à 20 mm. d'épaisseur ou des dalles plus minces, qui sont renforcées par des nervures ou des listels sur leur face arrière.
Si l'on ne produit pas ces renforcements au cours de la compression des dalles, on peut les adapter ultérieurement. Les renforcements peuvent être en bois naturel ou en moulages en copeaux de bois. Le renforcement peut aussi être formé d'une couche de planches de même épaisseur, qui sont munies, sur un côté au moins, d'une dalle en copeaux de bois. La dalle en copeaux de bois peut être plus mince pour des coffrages renforcés ; on peut utiliser des épaisseurs pouvant être réduites jusqu'à 3 mm. Des coffrages'construits par couche correspondent, dans une large mesure, aux dalles de planchers décrites dans les brevets cités au début.
En raison de la surface lisse des dalles, les mélanges de ciment durcissables n'adhèrent pas aux coffrages à utiliser selon l'invention ; ils peuvent, par conséquent, être séparés, plus facilement et avec moins de dommage, des mélanges de ciment durcis. Pour cette raison, les coffrages à utiliser selon l'invention ont une durée plus longue. Un avantage particulier réside dans le caractère lisse des éléments exécutés de la construction, qui rend inutile l'apposition d'un enduit. Même lorsque la surface des coffrages est endommagée au cours dutemps, ceux-ci n'adhèrent cependant pas aussi facilement que les planches utilisées jusqu'à présent.
L'adhérence des coffrages utilisés jusqu'à présent doit être attribuée au fait que des inégalités de la surface, par exemple des fibres saillantes, sont incluses et maintenues dans les mélanges de ciment en durcissement. Puisque les fibres de bois des moulages durs en bois sont liées entre elles par de la résine synthétique, elles ne sont pas arrachées lorsque la surface est endommagée et ne-produisent pas d''adhérence.