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La présente invention se rapporte à un procédé qui a pour objet d'obtenir des chaussures de résine synthétique moulées d'une seule pièce.
On connaît des procédés pour obtenir des chaussures moulées d'une seule pièce, chaussures constituées d'une résine synthétique, par exemple une résine vinylique, mélangée avec un plastifiant.La fabrication des chaussures s'effectue essentiellement de la manière suivante : le mélange de résine, préalablement chauffé à la température d'environ 1600, est in- troduit dans le moule approprié qu'on a fixé dans la presse et cette derniè- re est ensuite fermée rapidement pour-produire une pression fort élevée, par exemple d'environ 100 à 1000 kg/cm, de façon à permettre la distribu- tion complète dans le moule du dit mélange chaud.
A cause de la pression élevée qu'il faut employer pour cette opé- ration, aussi bien la presse que les moules doivent être d'une construc- tion extrêmement robuste.
En définitive une telle fabrication exige des appareils d'un coût assez élevé, ce qui influe sensiblement sur le prix final du produit.
En outre le recours aux pressions élevées résultant de l'emploi de mélanges à base de résine synthétique, tout en permettant d'obtenir sur le produit moulé des éléments en relief aussi bien décoratifs que fonctionnels, exclut cependant la possibilité d'avoir au moulage des chaussures munies de dou- blure en matière textile, parce que n'importe quel tissu appliqué au préa- lable sur la forme serait abîmé par la violente pression du mélange dans le moule.Les chaussures en résine synthétique munies de doublure en tissu ont été jusqu'à présent obtenues en recourant, entre autre procédés, à l'immer- sion ou bien à l'emploi d'une feuille de résine accouplée au tissu par la méthode de l'enduit ou celle du calandrage ;
éventuellement on a pu les pourvoir d'éléments décoratifs en relief suivant des recettes connues. Avec le procédé de l'immersion, on plonge dans le mélange de résine et de plas- tifiant une forme préalablement revêtue de la doublure en tissu et à l'em- peigne ainsi obtenue on applique ensuite la semelle préparée séparément par moulage. Avec l'emploi de la feuille de résine accouplée au tissu, on découpe des morceaux de cette feuille et on les ajuste l'un à l'autre de fa- çon à former une empeigne, à laquelle on applique la semelle préparée sé- parément.
Les chaussures obtenues au moyen de ces deux procédés et pourvues de doublure en tissu, loin d'être formées d'une seule pièce, présentant elles-mêmes des inconvénients. En effet dans le premier procédé la surface de l'empeigne est lisse, c'est-à-dire dépourvue des éléments en relief tant décoratifs que fonctionnels, tandis que dans le second procédé si les chaussures présentent des éléments décoratifs en relief, ceux-ci ne sont pourtant pas spécifiqueso En tout cas ce dernier procédé 2: este limité à des types déterminés.
Par la présente invention on entend offrir un procédé de frabri- cation de chaussures en résine synthétique présentant des éléments en re-' lief tant décoratifs que fonctionnels et moulées d'une seule pièce ; ce procédé permet d'employer un outillage simple et léger, par conséquent peu coûteux, et d'appliquer dans la chaussure 'une doublure en tissu, au cours même de l'unique opération de moulageo
La particularité principale de la présente invention est de fa- briquer par moulage une chaussure de résine thermoplastique d'une seule pièce, obtenue essentiellement sans recourir à la pression dans le moulage.
Une autre particularité de l'invention est de pourvoir la chaussu- re en résine synthétique, moulée d'une seule pièce, d'éléments décoratifs et fonctionnels en relief sans recours à la pression dans le moulage.
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Xii ou'ers I''invention p20é;'ô-ni:s 0:1:11.,,(,":-'[;:; la -sm ¯- ùialâ.ï.# d'appliquer une doubirre en tissu dans la Ghaus1ITe au cours de l'unique opération 1.
.;1oulage D'autres parti 7. ev avantages resso: iioon t de la descrip- ,.ion qui suit :
L'invention se base sur la constatation que des mélanges à l'état fluide d'une résine synthétique avec un plastifiant qui, à la température ordinaire, n'a sur la dite résine aucune action dissolvante substantielle, peuvent se transformer d'une manière irréversible en une masse solide et uniforme de résine plastifiée, simplement grâce à un traitement thermique approprié et sans pertes de matière, en raison de l'absence de composants volatils.En vertu de leur état pâteux, de tels mélanges de résine ont une fluidité suffisante pour pouvoir être distribués facilement, bien qu'à pres- sion minime, dans les cavités du moule jusque dans tous ses recoins les plus compliqués.
Grâce à la présente invention on obtient par moulage une chaussure munie d'une doublure en tissu et présentant des éléments décoratifs et fonc- tionnels en relief et ce, de la manière suivante -. dans 11 espace compris en- tre la surface d'un moule creux approprié et celle d'une forme-mâle préala- blement revêtue de la doublure en tissu, et centrée dans le moule, il faut introduire une masse fluide de résine dispersée dans un plastifiant liquide, qui à la tempéra+ure ordinaire n'a aucune action dissolvante substantielle sur la résine ; ce mélange fluide est introduit dans le moule jusqu'à remplir le dit espace et est ensuite porté a température élevéepar exemple 16000, de façon à provoquer la dissolution de la résine dans le plastifiant ;
en- suite on laisse refroidir de sorte que la masse fluide se convertit en un corps solide et élastique reproduisant avec exactitude la conformation des surfaces susdites du moule et de la forme, constituant finalement la chaussu- re, après qu'on l'a sortie du moule et c.e la formée L'invention sera ultérieurement décrite en se reportant au dessin annexé dans lequel : la figure 1 est une vue perspective d'un soulier de dame obtenu par le procédé suivant la présente invention : la figure 2 est une -vue de face de l'un des demi-moules employés par paires suivant le procédé de la présente invention ;
la figure 3 est une vue en coupe longitudinale du moule qui ren- ferme la forme et contient la masse de dispersion de la résine, distribuée dans l'espace compris entre la surface interne du moule et la surface exter- ne de la forme
D'après l'invention la forme-mâle 1, qui présente la conformation interne d'un soulier de dame et est revêtue de la doublure en tissu 10, est placée à l'intérieur d'un moule qui, si 'L'on se réfère aux figures 2 et 3, doit se composer de deux éléments, dont un Seul est représenté et désigné par 2. La cavité interne du moule est conformée de façon à laisser entre elle et la forme-mâle y incluse un espace 12 dans lequel se forme le soulier.
Le centrage de la forme-mâle à l'intérieur du moule est assuré au moyen des chevilles 3 traversant les ouvertures ad hoc 4, pratiquées dans les deux demi-moules et dans le cône 13 de fixation de la forme mâle 1.
La surface de la cavité du moule reproduit en négatif tous les reliefs qu'on entend donner au soulier. Dans le détail celle-ci présente les
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négatifs ¯A, B et C,.destinés à former sur le soulier respectivement les élé- ments décoratifs Je 1 em élé"'.-+- fr.v-'tionnels de renforcement j3 et les élé- ments antidérapants 9c A leur t0uk les deux lcrai sculcc- sont sT-intcnus en-
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comble , au moyen des chevilles de reférage 5, dont est muni l'un des demi- moules, et quisont destinés à être introduits dans les ouvertures correspon- dantes de l'autre demi-moule .
De plus, chacun des demi-moules présente des ouvertures de passage 6' destinées au logement d'axes non représentés sur le dessine
Par l'orifice 11 du moule on verse la dispersion de résine jusqu'à ce que tout l'espace 12 compris entre le creux du moule et la forme-mâle qui y est centrée soit remplio
Ainsi que déjà noté, la composition formant la masse principale du soulier comporte deux constituants fondamentaux comprenant une résine et une matière qui la rend plastique, le plastifiant devant être tel qu'il ne dis- solve pas la résine à température ordinaire mais bien à température plutôt élevée.
Les deux constituants de la composition sont broyés ensemble pour former une pâte qui est fluide aux conditions ambiantes et l'on peut y ajouter encore d'autres composante comme par exemple des charges, des sta- bilisateurs pour la résine, des pigments et d'autres ingrédients.
Le composant résineux peut être une résine vinylique de la classe comprenant le chlorure de pblyvinyle, les copolymères de chlorure de vinyle et du acétate de vinyle, les polymères du chlorure de vinylidène et les co- polymères du chlorure de vinyle et du chlorure de vinylidèneo Les plastifi- ants qui ont une action dissolvante sur la résine vinylique peuvent être par exemple les suivants : phtalate de bioctyle, dibutylphtalate et tricresyl phosphate En général il faut dire que le plastifiant doit être liquide à la température ordinaire
Le réchauffement et le refroidissement successif du moule sont ef- fectués par les méthodes usuelles.
La présente invention n'ayant point recours à des pressions dans le moulage il n'y est par conséquent pas fait usage de presse, le moule et et la forme y incluse pouvant être construits de façon très simple et avec des matériaux qui soient simplement capables de résister à la pression que provoque la dispersion d'un résine soumise à -un traitement thermique. On peut par exemple @ des moules et des formes métalliques par moulage ou par éleotroplastie ou par projection de métal. Les résines aussi, telles que les résines polyestères, peuvent être employées pour constituer les mou- les et les formes.
La présente invention se prête à la fabrication de n'importe quel type de chaussure constituée entièrement de résine synthétique. On peut fabriquer de la sorte non seulement des souliers bas mais aussi des bottines et des bottes.
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