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La désinfection des locaux dans lesquels se sont tenues des per- sonnes souffrant de maladies contagieuses est assurée entre autres, de façon en soi connue, par vaporisation de formaldéhyde le local étant alors fermé de façon étanche. Pour effectuer ce travail, on n'utilisait jusqu'à présent dans la pratique qu'un seul appareil, connu sous la dénomination d'appareil de vaporisation de Bresslau. Cet appareil comprend un récipient de vapo- tisation et une lampe à alcool séparée de celui-ci. On introduit dans le récipient de vaporisation une quantité de formaldéhyde correspondant aux dimensions de la pièce, cette quantité étant choisie en outre en tenant compte également de l'intensité de désinfection nécessaire, qui est diffé- rente pour les diverses maladies.
On introduit dans la lampe à alcool une quantité de combustible out juste suffisante pour assurer d'une façon com- plète la vaporisation de la quantité de'formaldéhyde utilisée.
On place cet appareil dans le local ou la pièce à désinfecter et on allume la lampe à alcool. On doit alors veiller à ce que l'appareil, qui est laissé seul dans une pièce complètement fermée de façon étanche et qui représente un danger d'incendie, puisse être observé par un trou de ser- rure afin que la personne effectuant la désinfection, et qui doit demeurer dans le voisinage pendant toute la durée de celle-ci c'est-à-dire pendant plusieurs heures, puisse observer l'apparéil. Une fois que la vaporisation du formaldéhyde est terminée et que le temps nécessaire à son action s'est écoulé, on doit annuler l'effet des vapeurs de formaldéhyde ou les rendre inoffensives au moyen de vapeurs ammoniacales, afin que le local en ques- tion puisse être utilisé de nouveau après avoir été aéré pendant un court laps de temps.
Etant donné que la personne qui effectue la désinfectidn ne peut pas pénétrer dans le local rempli de vapeurs de formaldéhyde, 1' ammoniaque doit être introduit dans la pièce de l'extérieur. Il faut à cet effet utiliser un appareil additionnel, qui correspond pratiquement à l'ap- pareil de vaporisation du formaldéhyde. Cet appareil est placé à l'extérieur du locale et les vapeurs ammoniacales qui sont alors engendrées par lui sont introduites dans ce local par exemple par le trou de serrure, des mesures particulières devant être prises alors pour que les vapeurs ammoniacales n' attaquent pas la peinture de la mènuiserie entourant le trou de la serrure.
L'appareillage connu est donc extrêmement dangereux du point de vue risque d'incendie, il doit être observé de façon continue pendant le travail de désinfection, qui exige plusieurs heures, et cette observation ne peut être que partielle par sufte des conditions présentes, Enfin, sa manipulation, son montage et son démontage, ainsi que son transport jusqu' au lieu d'utilisation sont extrêmement incommodes.
L'un des buts de l'invention est de remédier aux inconvénients de l'appareillage connu et usuel jusqu'ici qui est utilisé uniquement à cet effet. Elle a en particulier pour but de créer un procédé et un appareil permettant d'effectuer'la'désinfection sans danger d'incendie, et suppri- mant la nécessité d'une surveillance continuelle.
Le procédé suivant l'invention consiste à effectuer d'une manière entièrement automatique la vaporisation du formaldéhyde, ainsi que la vapo- risation ultérieure nécessaire d'ammoniaque en chauffant électriquement les récipients de vaporisation. Il est possible de placer des récipients chauf- fés électriquement dans un local à désinfecter en les laissant sans sur- veillance et d'assurer leur commande au moyen d'un branchement électrique qui se trouve pratiquement dans chaque local sous la forme de prises de cou- rant ou de douilles d'ampoules électriques à incandescence,
On obtient ainsi une simplification notable du travail de la per- sonne dirigeant la désinfection puisque cette dernière, qui n'entraîne au- cun risque d'incendie, peut s'effectuer pratiquement sans surveillance.
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On utilise suivant l'invention, pour la mise en oeuvre de ce pro- cédé, un appareil dans.lequel les récipients d'évaporation pour la formal- déhyde ou l'ammoniaque sont équipés de dispositifs de chauffage électri- ques pouvant être, de préférence, raccordés directement au réseau d'éclai- rage. Ces dispositifs de chauffage, qui sont formés par exemple par des pla- ques chauffantes à résistances, .sont placés sous l'influence d'éléments de mesure agissant en fonction de la température et (ou) du temps en soi connus de sorte que le déroulement du processus de vaporisation est commandé de façon automatique.
Il est prévu sur le fond du récipient un thermostat qui lors de l'augmentation de température qui est engendrée à la fin du procés- sus de vaporisation dans le récipient une fois vidé (par exemple de 150 ou de 200 C.) interrompt l'arrivée du courant de chauffage. On a ainsi, la cer- titude que le récipient ne sera pas chauffé d'une façon excessive une fois la vaporisation terminée, ce qui supprime tout risque possible d'incendie.
On remarquera ici qu'il est déjà connu d'équiper des récipients de vaporisation à liquides chauffés électriquement de dispositifs servant à interrompre automatiquement l'arrivée du courant une fois la vaporisation terminée. On peut encore prévoir comme dispositif de sécurité additionnel un relais temporisé mettant lappareil hors circuit au bout d'un laps de temps prédéterminé. Suivant l'invention, un autre relais temporisé agit après la vaporisation du formaldéhyde, en tenant compte le cas échéant d' un temps d'action déterminé additionnel, pour déclancher le chauffage du récipient de vaporisation de l'ammoniaque, l'agencement de ce récipient étant analogue à celui du récipient de vaporisation du formaldéhyde,
Suivant une autre particularité de l'invention,
l'appareil peut être étudié de façon telle que les récipients, les dispositifs de chauffage élec- triques associés et les organes de commande soient disposés dans un carter transportable. Ce carter peut en outre comporter des compartiments addi- tionnels permettant d'y loger des appareils, des 'bouteilles, etcooo
La description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé donné à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention.
La figure unique est une vue schématique en ooupe verticale d'un mode de réalisation préférentiel de l'appareillage suivant l'invention.
Deux compartiments ou étages 3 et ! sont ménagés dans un carter 1 de préférence en métal léger et ayant 'judicieusement une forme circulaire par un fond intermédiaire 2. Le récipient de vaporisation du formaldéhyde dont la forme représentée sur le dessin est particulièrement judicieuse, mais qui peut également avoir une:conformation différente, est disposé dans le oompartiment supérieur 3. Ce récipient présente une oapaoité qui est sensiblement le double de celle nécessaire pour la réception de la quanti- té maximum de formaldéhyde liquide devant y être introduite. L'emboit de remplissage 6, qui sert en même temps à la sortie des vapeurs, fait sail- lie par rapport au carter 1.
Le récipient repose sur une plaque chauffante électrique 7 qui por- te sur sa face inférieure une isolation thermique 8. Cette plaque chauf- fante 7 et l'isolation 8 sont supportées par des pieds 9. On évite ainsi un éohauffement trop prononcé du fond intermédiaire. 2.
Par ailleurs ce fond intermédiaire 2 et les parois du compartiment
3 sont munis judicieusement d'un revêtement thermo-isolant 10.
Sur le fond du récipient 'est monté l'élément thermo-sensible du thermostat électrique, qui est rapporté dans ce récipient d'une façon étan- che au liquide. Ces thermostats sont en soi bien connus, et on peut utili- ser les thermostats à bilames usuels de tous les types existants, ou bien des thermostats ou régulateurs fonctionnant avec des thermo-éléments.
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Le thermostat est réglé de façon telle que, lorsqu'on atteint une températu- re de 150 ou 200 C, par exemple,l'arrivée du courant de chauffage soit interrompue automatiquement. Une température de cet ordre est atteinte quand la quantité de formaldéhyde introduite dans le récipient µ, qui est suffisante pour assurer la désinfection, est complètement vaporisée, de sor- te que le récipient vide s'échauffe alors. Le thermostat est représenté en 11, avec ses connexions électriques. Il est prévu en outre comme élé- ment de sécurité additionnel pour l'appareil un contacteur ou relais tempo- risé 12, qui met l'appareil hors circuit (c'est-à-dire qui interrompt son alimentation), au bout d'un temps de vaporisation prédéterminé.
La con- nexion avec le réseau est indiquée en 130
Le compartiment inférieur ¯4 contient le récipient 14 de vaporisa- tion de l'ammoniaque, qui ne se différencie du récipient de vaporisation du formaldéhyde que par le fait qu'il est plus petit, car la quantité d' ammoniaque devant être vaporisée, une fois la désinfection effectuée, est inférieure à la quantité de formaldéhyde.
Etant donné que la vaporisation de l'ammoniaque ne doit être dé- clanchée qu'une fois la vaporisation du formaldéhyde terminée et qu'après que les vapeurs sont demeurées un certain temps dans le local devant être désinfecté, il est prévu un contacteur temporisé 15, qui déclanche automa- tiquement le chauffage électrique. La mise hors circuit est assurée par le thermostat 17 ou un autre relais temporisé
Le compartiment 1 est muni comme le compartiment 3 d'une isola- tion thermique. L'embout 16 du récipient 14 fait également saillie vers l'extérieur.
Les deuxe embouts 6 et 16 sont munis de dispositifs à baïonnette ou d'organes de raccordement d'un autre type pour le branchement de tuyaux afin de pouvoir assurer le dégagement réel des vapeurs en un point déter- miné du local à désinfecter se trouvant à une certaine distance du carter 1.
Les compartiments 3 et ! sont équipés judicieusement de volets qui peuvent être disposés sensiblement comme indiqué en 18 et 19 afin de permet- tre leur ventilation quand un échauffement trop intense est à craindre à 1' intérieur du boîtier.
L'espace 20 demeurant libre dans le compartiment inférieur peut' être étudié en vue de la réception de bouteilles, et un compartiment 21 peut être ménagé au-dessus du compartiment supérieur 3 pour la réception d'organes additionnels comme des joints, des tuyaux, des câbles, etc...
On voit sans difficulté que cet appareil, en soi aisé à manipuler et qui peut être fabriqué avec un poids réduit, peut être conformé en vue de permettre son transport, il peut être équipé également de roulettes per - mettant un déplacement aisé.
Etant donné que cet appareil réunit tous les éléments nécessaires pour une désinfection totale et qu'il contient également tous les dispositifs de commande électriques, on peut le laisser absolument sans surveillance dans le local à désinfecter, après avoir réglé au préalable les temps de traitement. La mise en service de l'appareil est incomparablement'plus sim- ple que cela n'est le cas pour les appareillages connus utilisés habituel- lement. Cette mise en service peut avoir lieu immédiatement après qu'on a placé l'appareil dans le local, une fois le raccordement électrique éta- bli et après que les éléments régulateurs ont été mis en circuit,ce qui n' exige que peu d'interventions manuelles.
Les vaporisateurs de formaldéhyde et d'ammoniaque sont réunis dans un même corps ou carter, de sorte qu'il suffit de dresser et de disposer dans le local un seul appareil, par oppo-
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sition à ce qui était le cas jusqu'icio Pour le reste, en ce qui concerne la manipulation des liquides à vaporiser l'appareil de désinfection peut fonctionner exactement de la manière usuelle jusque ici.
La mise en oeuvre du procédé suivant l'invention par utilisation de l'appareil décrit présente, en outre, cet avantage qu'il n'est pas né- cessaire de pénétrer dans le local à désinfecter entre la mise en service de l'appareil et la fin des deux processus de vaporisation;, par conséquent jusqu'à ce que la désinfection soit terminée et que toute surveillance de l'extérieur du local devient inutileo
Les détails de réalisation peuvent être modifiés, dans le domaine des équivalences techniques sans s'écarter de l'invention.
REVENDICATIONS 'le- Procédé pour la désinfection de locaux en utilisant successive- ment du formaldéhyde et de l'ammoniaque consistant à assurer la vaporisa- tion du formaldéhyde, puis la vaporisation ensuite nécessaire de l'ammonia- que d'une façon entièrement automatique par chauffage électrique des réci- pients de vaporisation.