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La présente invention conoerne les appareils distributeurs de flui- de et plus particulièrement des perfectionnements à ces appareils, ces per- fectionnements ayant pour but de mesurer et de'distribuer une quantité pré- déterminée de fluide, en coupant automatiquement le débit du fluide quand la quantité désirée de celui-ci a été distribuée.
Dans son mode de réalisation préférée l'invention s'applique à la distribution de grandes quantités de fluide à grande vitesse à travers une conduite comportant un robinet de commande de débit.
Si ce robinet coupait rapidement et complètement l'écoulement du fluide enss une seule opération de fermeture, quand la quantité prédéterminée a été livrée par l'appareil, le coup de bélier produit par cette fermeture rapide entraînerait des chocs exagérés et pourrait détériorer le robinet, le dis- positif de mesure de débit et d'autres éléments intercalés dans la conduite de fluide; le mécanisme de verrouillage du robinet pourrait même se briser.
D'autre part, dans de tels dispositifs à grande vitesse et à grand débit de fluide, un robinet unique capable d'exécuter une telle coupure rapide devrait être extrêmement puissant et rapide dans son action, tout en.étant réglé avec soin dans le temps pour réaliser une commande précise un tel robinet et son mécanisme de commande seraient coûteux et il faudrait une surveillance constante pour maintenir leur précision. On a essayé, pour atteindre le but indiqué ci-dessus, différents types de robinets se fermant en une seule opération, mais ces robinets se sont révélés principalement inefficaces, ou bien tellement compliqués ou coûteux qu'ils étaient inaccep- tables pour une application pratique et qu'il a fallu les rejeter.
En conséquence, on a proposé de réaliser des appareils dans les- quels la livraison du fluide est coupée en plusieurs opérations progressives On a proposé par exemple qu'un appareil de mesure de débit intercalé dans la conduite de fluide actionne un mécanisme de comptage réglé à l'avance d'une manière prédéterminée et capable;, par l'intermédiaire d'un dispositif quelconque, tel qu'une boîte de verrouillage, d'effectuer la fermeture de la conduite en plusieurs opérations successives.
Ceci est réalisé cou- ramment en fermant un robinet principal quand la plus grande partie de la quantité désirée de fluide a été débitée et en permettant au fluide de continuer à s'écouler avec un débit réduit à travers un robinet plus petit qui est déclenché au moment voulu pour achever la coupure du courant de fluide.
Cet ancien dispositif de ooupure de fluide à deux robinets agissant successivement s'est révélé satisfaisant dans une certaine mesure, mais il implique l'emploi d'un grand nombre de petites pièces compliquées, en par- ticulier dans le mécanisme de verrouillage du robinet, et les robinets u- tilisés en association avec un tel mécanisme étaient d'une grande compli- cation mécanique.
On a suggéré également de réaliser endeux stades la fermeture d' un seul robinet, mais les mécanismes basés sur ce principe étaient compli- qués et il était difficile de maintenir leur réglage précis.
La présente invention prévoit de verrouiller un robinet unique dans une position d'ouverture et d'accomplir en plusieurs stades la ferme- ture de ce robinet unique au moyen d'une structure relativement simples Le nombre des pièces a été réduit et le fonctionnement a été simplifié par comparaison avec les structures utilisées jusqu'à présent dans de tels mécanismes. L'invention a pour objet un mécanisme perfectionné de ver- rouillage de robinet combiné d'une manière nouvelle avec une structure perfectionnée de robinet et un nouveau compteur à détermination préalable.
La nouvelle structure de robinet conforme à l'invention comprend un moyen
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d'équilibrage de la pression du fluide, ainsi qu'une valve pilote d'égali- sation de pression qui s'ouvre avant le passage du robinet en position d' ouverture pour faciliter l'ouverture de celui-ci. L'invention réalise éga- lement un nouveau mécanisme de déverrouillage, qui permet d'obtenir un fonc- tionnement précis et amélioré, aussi bien pendant les débits élevés que pendant les débits faibles.
En tenant compte de toutes ces considérations, ainsi que de cer- taines autres, le but principal de l'invention est de réaliser un nouvel appareil distributeur de fluide à détermination prélable, pour couper automa- tiquement l'écoulement du fluide à travers une conduite quand une quantité prédéterminée de fluide a été mesurée; cet appareil est perfectionné au point de vue construction et son mode de fonctionnement est nouveau; cet appareil présente notamment les caractéristiques suivantes - il comporte un compteur entraîné par un appareil de mesure de dé- bit et relié à un robinet unique par l'intermédiaire d'un mécanisme réglable spécial de déclenchement et de verrouillage;
- il comporte un mécanisme réglable de déclenchement, qui coopère spécialement avec un nouveau mécanisme de verrouillage de robinet pour ef- fectuer une fermeture du robinet en plusieurs stades; - on prévoit une nouvelle action réciproque entre le mécanisme de dé- clenchement du compteur et le mécanisme de verrouillage du robinet; un élé- ment de déclic est actionné, après la livraison de quantités successives et prédéterminées de fluide, de manière à se déplacer entre des positions li- mites, où il commande successivement les différents stades de fermeture du robinet;
- ledit appareil suivant l'invention comprend un nouveau mécanisme de commande et de mesure du courant de fluide, qui peut couper ce courant en au moins trois stades successifs, de manière à réduire jusqu'à un minimum le choc hydraulique dans la conduite et les détériorations qui pourraient en résulter dans l'appareil de mesure et les autres organes; - le nouveau robinet de commande de l'écoulement, conforme à l'in- vention,est d'une construction considérablement simplifiée, et son passage de la position d'ouverture à la position de fermeture est commandé, en trois stades successifs au moins, par le compteur de l'appareil de mesure et le dispositif de verrouillage; ce robinet est équilibré hydrauliquement et com- mandé par une valve pilote;
le compteur est à détermination préalable et comporte un mécanisme perfectionné à décalage positif; un nouveau mécanisme règle le mouvement final de coupure du compteur à prédétermination; - un dispositif de verrouillage de robinet, simple et sûr, et un mécanisme associé du compteur à prédétermination coopèrent pour fermer la valve par une série d'opérations successives, qui se terminent par une cou- pure positive et nette quand une quantité prédéterminée de fluide a été me- surée et distribuée;
- l'invention réalise un ensemble compact et peu encombrant compre- nant l'appareil de mesure de débit, le robinet, le compteur, le dispositif de verrouillage et toutes les connexions associées, de sorte que cet ensem- ble peut être installé facilement quand l'espace disponible est limité
D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la descrip- tion qui va suivre*
Au dessin annexé : - Fig* 1 estune vue en plan de l'ensemble de l'appareil de mesure de débit, du robinet, du compteur et de la tringlerie de commande;
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- Fig. 2 est une élévation de face de l'ensemble représenté sur la Fig. 1;
- Fig. 3 est une partie agrandie de la Fig. 2 certaines parties étant arrachées pour montrer le mécanisme d'entraînement partant de l'appa- reil de mesure et aboutissant, par l'intermédiaire de la boîte de verrouil- lage,au compteur à prédétermination et au compteur totalisateur ; -Fig. 4 est une coupe horizontale du robinet ; actionné par une valve pilote, cette coupe étant faite suivant la ligne 4-4 de la Fig.2; - Fig. 5 est une coupe faite suivant la ligne 5-5 de la fig. 1 et représente le bras et l'arbre de commande du robinet ; - Fig. 6 est une vue supérieure en plan de la boite de verrouilla- ge avec le couvercle enlevé; - Fig. 7 est une vue en élévation de la boîte de verrouillage re- présentée sur la Fig. 6, une partie de cette boîte étant arrachée et le cou- vercle étant en place;
- Fig. 8 est une vue inférieure en plan de la boîte de verrouilla- ge représentée sur la Fig. 6 ; - Figs. 9, 10 et 11 sont respectivement des vues en plan supérieu- res, en élévation arrière, et en élévation latérale, de la plaque de déver- rouillage ; - Figs. 12, 13, 14 et 15 sont respectivement des vues supérieures en plan de la barre de verrouillage, du levier de verrouillage, et de 1' ensemble du dispositif de déverrouillage, elles montrent les positions rela- tives de ces différentes parties pendant les opérations de verrouillage et de déverrouillage; - Fig. 16 est une vue supérieure en plan du levier de verrouillage.
- Fig. 17 est une coupe faite suivant la ligne 17-17 de la Fig. 6 et montre les détails du dispositif d'arrêt du levier de verrouillage; - Figs. 18, 19 et 20 sont des vues analogues à la Fig. 17 et repré- sentent le levier de verrouillage et son dispositif d'arrêt pendant les dif- férents stades de l'échappement de ce levier; - Fig. 21 est une vue supérieure en plan du mécanisme de comptage à prédétermination et du carter de ce mécanisme, cette vue étant prise sui- vant la ligne 21-21 de la Fig. 2 ; - Fig. 22 est une vue inférieure en plan du compteur à prédétermina- tion représenté sur la Fig. 21 cette vue est prise dans une direction oppo- sée à celle de la Fig. 21 ; - Fig. 23 est une vue supérieure en plan de la plaque de déclenche- ment du compteur; - Fig. 24 est une coupe détaillée suivant la ligne 24-24 de la Fig.
21 et représente le moyen de commande du contrepoids et le mécanisme de cali- brage du point de coupure ; - Fig. 25 est une élévation latérale du mécanisme représenté sur la Fig. 24 et vu par la droite de la Fig. 22 ; - Fig. 26 est une coupe verticale suivant la ligne 26-26 de la Fig. 21.
DESCRIPTION D'ENSEMBLE.
On a représenté sur les Figs. 1 et 2 la disposition générale pré- férée des différents éléments constituant l'appareil conforme à l'invention.
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Le dispositif de mesure de débit 30 actionne par la pression du fluide est de préférence du type bien connu "Roto-cycle", dont un exemple a été dé- crit dans le brevet des Etats-Unis dAmérique n 2.274.206 déposé le 13 décembre 1937o Ce dispositif de mesure comporte une portion verticale ex- trême de carter 3le qui est fabriquée par moulage et renferme un arbre d' entraînement 32 s'étendant verticalement et entraîné lui-même continuelle- ment par ce dispositif (Fige 3). Une boîte de verrouillage désignée dans son ensemble par le nombre de référence 35 est serrée entre l'extrémité supérieure du carter 31 et une plaque de base 33, par exemple par des vis traversant des bagues décartement 34.
Un carter 37,qui contient le méca- nisme de comptage à prédétermination réglable, est monté rigidement sur la plaque de base 33, au moyen par exemple de vis 36. Le compteur totalisa- teur 38 est fixé sur la partie supérieure du carter 37 par un moyen appro- prié (non représenté).
Le robinet 40 de commande de quantité est fixé rigidement sur la sortie de 1 appareil de mesure de débit 30; il est relié à la boîte de verrouillage 35 par une tige 4le un bras 43 et un arbre 42. Bien que la disposition représentée soit préférable., le robinet 40 peut également être relié à l'entrée de 1"appareil 30 sans sortir pour cela du domaine de 1' invention.
LE ROBINET.
Le robinet a été représenté en détail sur les Figs. 4 et 50 Il comporte un carter principal moulé 44 traversé par des canaux d'entrée et de sortie du fluide, disposés en alignement l'un de 1?autre, et désignés respectivement par 46-et 480 Ces canaux 46 et 48 sont séparés l'un de 1' autre par une cloison transversale 50 prise dans la masse du carter 44.
Une ouverture circulaire 54 percée dans la cloison 50 permet la communica- tion du fluide entre les canaux 46 et 48; cette ouverture comporte un siège conique de soupape 52 formé à la partie inférieure de sa. périphérie. Une ouverture 56, coaxiale par rapport à l'ouverture 54, est prévue dans le carter 44; une collerette circulaire 58 entoure cette ouverture 560 Un épau- lement annulaire 60 est fraisé dans la collerette 58 de manière à réaliser une butée annulaire et coaxiale par rapport aux ouvertures .54 et 56 .
Un carter rigide 62 est monté dans l'ouverture 56; ce carter est constitué par une paroi latérale cylindrique 64 munie extérieurement de-une collerette an- nulaire 66, qui s'étend latéralement et peut s'appuyer sur l'épaulement an - nulaire 60 de la collerette 58o Le cartes 62 comporte également une paroi supérieure 68 prise dans la masse et renferme un plongeur oupiston 70 à mou- vement alternatif comportant un alésage concentrique. Un chapeau d'accès 72 est fixé sur le carter 44 par ries vis 74, de manière à serrer la. colleret- te annulaire 66 entre l'épaulement 60 et le chapeau 72 et à maintenir ainsi rigidement le carter 62 dans sa position à l'intérieur du carter 44. L' intérieur du carter 62 est divisé en deux chambres 76 et 78 au moyen du plongeur 70.
La chambre 76 est reliée au canal dentrée 46 par un certain nombre d'orifices 80 percés à travers la paroi supérieure 68 du carter 62; le nombre de ces orifices 80 est suffisant pour permettre au fluide de s'é- couler sensiblement sans perte de charge dans la chmbre 76 et en dehors de celle-ci. La chambre 78 est reliée au canal d'entrée 46 par des canaux de fuite 82 à section prédéterminée, qui pont percés à travers la colleret= te annulaire 66, près de la paroi latérale,dans un but qui -sera expliqué un peu plus loin.
Des joints d'étanchéité 84 disposes sur les deux faces de la collerette 66 empêchent le fluide de s'échapper entre le carter 44 et le chapeau '9'2,
Un manchon de soupape 88, constituant la- partie inférieure d'une
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tige de soupape, s'étend à travers un alésage central 86 prévu dans la pa- roi supérieure du carter 62; ce manchon 88 comporte un alésage axial ta- raudé 90. Le manchon de soupape 88, l'assemblage d'étanchéité 92 alésé con- centriquement à collier élastique, le plongeur 70 et une rondelle 94 sont assemblés et serrés dans des positions respectives de butée au moyen d'une vis creuse 96, qui traverse la rondelle, le plongeur et l'assemblage d'étan- chéité et s'engage dans l'alésage taraudé 90.
L'alésage intérieur et axial
98 de la vis 96 fait communiquer l'alésage 90 du manchon de soupape avec la chambre 78.
La tige 100 de la soupape principale comporte une tête 102; elle est filetée extérieurement à son extrémité inférieure. La tige 100 com- porte un alésage intérieur et axial 104 communiquant à une extrémité avec un contre-alésage 106 de la tête 102 et se terminant à son autre extrémité par un siège annulaire de soupape 107 formé sur l'extrémité inférieure de la tige.
Une tige 108 de valve pilote traverse l'alésage 104; elle comporte à son extrémité inférieure une partie amincie et filetée, qui maintient un élément de valve pilote 112 serré contre le corps de la tige par un écrou
110 vissé à l'extrémité de celle-ci. Une tête 114 de valve pilote est vis- sée sur l'extrémité supérieure de la tige 108, à l'intérieur du contre- alésage 106 de la tige 100, et un ressort 116 est comprimé entre la tête 114 et l'épaulement formé entre le contre-alésage 106 et l'alésage 104.
Le ressort 116 pousse l'organe 112 de valve pilote contre le siège 107 formé sur l'extrémité inférieure de la tige 100 de la soupape principale, en cou- pant ainsi la communication entre le canal 104 et l'alésage 90. Il faut remarquer qu'un jeu important existe entre la tige 108 et l'alésage 104 et aussi entre la tête 114 de la valve pilote et la paroi du contre-alé- sage 106, pour permettre au fluide de s'écouler à travers le contre-alésa- ge 106, l'alésage 104, l'alésage 90 et l'alésage 98 quand l'organe 112 est éloigné de son siège.
La soupape principale 117 comprend un organe de guidage 118, un champignon élastique 122 et une plaque d'appui 124, qui ont tous une confi- guration circulaire en plan et sont tous montés sur la tige 100 au moyen d' alésages centraux, coaxiaux et appropriés traversant respectivement ces différents organes.
La tige 100 est vissée dans l'alésage 90 du manchon 88, de manière à serrer l'organe de guidage 118, le champignon 122 et la. plaque 124 entre la tête 102 et l'extrémité supérieure du manchon 88 et de façon que l'organe de guidage 118 traverse l'ouverture 54 de la cloison 50 Quand la soupape est dans sa position de fermeture, comme on le voit sur la Fig. 4, le champignon élastique 122 est appuyé sur son siège 52 et ferme par conséquent la communication entre le canal de sortie 48 et le canal d'entrée 46.
Quatre ailettes radiales 120 font partie intégrante de l'orga- ne de guidage 118; elles servent à guider la soupape principale dans l'ou- verture 54 pendant ses mouvements d'ouverture et de fermeture. Un ressort 126 est comprimé entre le plongeur 70 et le chapeau 72; il est guidé sur ce- lui-ci par un bossage 1280 Ce ressort 126 s'appuie contre le plongueur 70 et sert à pousser normalement la soupape principale vers une position de fermeture.
Si on considère particulièrement les Figs. 1, 2 et 5, on voit qu' un manchon 130 vertical fait partie intégrante du carter 44. Un arbre 42, dont l'extrémité inférieure est engagée en 134 dans le carter 44, peut tourillonner dans celui-ci. Cet arbre 42 comporte une extrémité 136 à sec- tion carrée. Un levier 138 (Figs. 4 et 5) est fixé sur l'extrémité carrée 136 de manière à tourner aveo l'arbre 42; l'extrémité libre de ce levier s' appuie contre la tête 114 de la valve pilote.
L'arbre 42 est maintenu con- tre tout mouvement axial, par rapport au manchon 130, au moyen de l'épau-
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lement 144 pris dans la masse de l'arbre 42; cet épaulement bute contre une collerette annulaire 140 fixée par des vis 146 sur l'extrémité supérieure du manchon 130,, Une bague d'étanchéité 142 à section ovale ("0 ring") est disposée dans une gorge 143, près de l'épaulement 144; cette bague empêche le fluide du canal de sortie 48 de s'échapper entre l'arbre 42 et le man- chon 130.
Si on considère la Fig. 4, on voit queg quand l'arbre 42 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, le mouvement initial du levier 138 abaisse la tige 108 de la valve pilote, malgré les pressions combinées du ressort 106 et du fluide agissant contre la valve pilote 112; le levier 138 provoque ainsi l'ouverture de cette valve. En continuant à tourner, l'arbre 42 comprime complètement le ressort 106, par l'intermédiaire du le- vier 138, et ouvre le robinet principal 117 en surmontant la pression du ressort 126.
Quand le robinet est en position de fermeture, une pression diffé- rentielle existe entre le canal d'entrée 46 et le canal de sortie 48, et cette pression tend à maintenir le robinet fermé. Comme on l'a indiqué pré- cédemment, les canaux 80 et les orifices 82 connectent respectivement les chambres 76 et 78 avec le canal d'entrée 46, et ils éliminent toute pres- sion différentielle statique sur le plongeur 70. Par conséquent, quand la soupape principale 117 est fermée, la chambre 78 et tous les canaux com- muniquant avec celle-ci sont soumis à la même pression que celle existant dans le canal d'entrée 46, c'est-à-dire à la pression de la conduite. Com- me on l'a expliqué, le levier 138, pendant son mouvement initial d'ouvertu- re, ouvre la valve pilote 112 en surmontant la pression régnant dans la chambre 78.
Cependant, puisque la valve pilote 112 a une surface relati- vement petite, la force totale agissant contre cette valve du fait de la pression régnant dans la chambre 78 est aussi relativement réduite. Dès que la valve pilote 112 est ouverte, le canal de sortie 48 communique avec la chambre 78 par les canaux 98, 90, 104 et par le contre-alésage 106, en réduisant ainsi rapidement la pression dans la chambre 78 à la valeur de la pression dans le canal de sortie °8..En raison de la présence des ori- fices étroits de fuite, 82, un intervalle de temps considérable s'écoule avant que la pression dans la chambre 78 puisse augmenter et devenir éga- le à la pression régnant dans le canal d'entrée 46.. Pendant cet intervalle de temps, la pression du canal d'entrée s'exerce,
par l'intermédiaire des orifices non étranglés 80, contre la partie supérieure. du piston 70 et tend à ouvrir la soupape principale. Le fluide sous pression se trouvant dans le canal d'entrée 46 agit également contre la face inférieure de la plaque d'appui 124 et tend à maintenir la soupape principale 117 en posi- tion de fermeture. Puisque la surface du piston 70 est légèrement plus grande que celle de la plaque 124, et puisque des pressions égales s'exer- cent contre ces deux organes, une force résultante tendant à ouvrir la sou- pape s'exerce pendant cet intervalle de temps pour contrebalancer l'effet du ressort 126, en permettant ainsi d'ouvrir initialement la soupape pra- tiquement sans effort.
Une poignée de commande 132 et un bras 43 sont montés d'une ma- nière amovible sur l'extrémité extérieure cannelée de l'arbre 42. Une ex- trémité de la tige de verrouillage 41 est articulée sur l'extrémité libre du bras 43 au moyen d'une chape et d'une goupille 150. L'autre extrémité de la tige 41 est articulée sur une barre de verrouillage 152 , par exemple au moyen d'une autre chape et d'une autre goupille représentées en 154 sur la Fig. l. L'arbre 42 est ainsi relié au mécanisme de la boite de verrouil- lage 35 au moyen du bras 43, de la tige 41 et de la barre de verrouillage 152, et le mouvement alternatif de la barre 152 commande directement l'ou- verture et la fermeture du robinet.
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- MECANISME DE LA BOITE DE VERROUILLAGE -
La boite de verrouillage est désignée dans son ensemble par le nom- bre de référence 35 sur la Fig. 1 et son mécanisme intérieur est représen- té clairement sur les Figs. 6 à 20. La 'boite de verrouillage 35 est consti- tuée par une section de base 155 comportant une paroi latérale circulaire
156 et une paroi transversale 158 percée d'une ouverture circulaire centra- le 160 concentrique à la paroi latérale 156. Dans cette section de base, près de l'ouverture 160, un levier de verrouillage 162 relativement plat est articulé à une extrémité sur un goujon 164 fixé dans la paroi transversale
158.
Le levier 162 peut pivoter dans son plan, c'est-à-dire dans un plan parallèle à celui de la paroi transversale 158 et très voisin de ce dernier; le levier'162 se termine, du côté de son extrémité articulée, par un bras court et coudé 166, qui fait saillie vers l'extérieur, à partir du goujon d'articulation 164 et vers la paroi cylindrique 156,dans un but que l'on expliquera ultérieurement. L'autre extrémité du levier 162 est désignée par 167; elle est incurvée de manière à s'étendre, à partir du goujon 164 autour d'un côté de l'ouverture 160.
Cette extrémité 167 du levier 162 est guidée coulissante par une plaque 168 faisant saillie radialement vers 1' intérieur, par-dessus le levier 162 et à partir de la paroi cylindrique 156 cette plaque 168 est sensiblement alignée diamétralement vers le goujon 164 et elle est fixée par une vis sur un bossage 169 pris dans la masse de la paroi transversale 158. Près d'un côté de la plaque de guidage 168, la paroi transversale 158 du carter comporte une ouverture 170, par-dessus laquelle l'extrémité 167 du levier 162 s'étend partiellement quand ce levier se trouve dans la position représentée sur la Fig. 6, position correspon- dant à l'ouverture verrouillée du robinet.
Un goujon 172 est fixé dans le levier 162, près du goujon de pivotement 164 et du côté opposé à celui où se trouve le bras 168 par rapport au goujon 164; le goujon 172 porte un ga- let de verrouillage 174 destiné à coopérer avec la barre de verrouillage 152 comme,on l'expliquera plus loin.
La barre rectangulaire de verrouillage 152 peut coulisser et Atre guidée dans des échancrures 176 prévues dans la paroi cylindrique 156 de la section de base de la boite de verrouillage 35; la barre 152 peut ainsi se déplacer sur un trajet sensiblement perpendiculaire à l'axe de pivote- ment du levier 162. Les échancrures 176 ont la profondeur voulue pour supporter la barre 152 au-dessus de la paroi transversale 158, à une cer- taine distance verticale de celle-ci, et la barre 152 est maintenue dans ces échancrures par une plaque 178 (Fige 7) fixée à la section de base par des vis 180 engagées dans des bossages 182, qui s'étendent radialement vers l'intérieur à partir de la paroi latérale 156.
Un ergot 184 (Figs. 6 et 8) s'étend à partir de la base de la barre de verrouillage 152 et coopère avec le bras court 166 en butant contre celui-ci, quand la barre 152 est dépla- cée vers la droite pour faire pivoter le levier 162 dans le sens des ai- guilles d'une montre; Un deuxième ergot 185 est fixé sur la barre 152, à l'extérieur de la boite de verrouillage, pour limiter le mouvement de la barre vers la gauche en venant au contact de la paroi 156.
Une encoche 186 est formée dans la face intérieure de la barre 152 à une distance convenable de l'ergot 184. Des surfaces-cames 188 et 190 sont également formées dans la face intérieure de la barre 152, près de 1' encoche 186; la surface 188 se raocorde à l'encoche 186 par une surface in- clinée 192, tandis que les surfaces 188 et 190 se raccordent entre elles par une autre surface inclinée 194. Ces surfaces et l'encoche 186 sont disposées par rapport à l'ergot 184 de manière à recevoir en position de butée le galet 174 du levier de verrouillage 162 quand la barre 152 se dé- place vers la droite pendant le mouvement d'ouverture du robinet.
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Si on considère la Fig. 8, on voit que deux bossages 196 pris dans la masse pendant à partir de la face inférieure de la paroi 158. Des ori- fices ccaxiaux sont percés dans les bossages 196 pour supporter une tige 200 'Une plaque de déverrouillage 198 comportait des oreilles perforées et écar- tées 201 est montée pivotante., au moyen de ces oreillessur la tige 200,' entre les bossages 196. La plaque de déverrouillage 198 porte un axe ver- tical 202 qui est écarté de la tige 200 et qui traverse l'orifice 170 de la paroi 158 du carter de manière à coopérer avec l'extrémité 167 du levier 162, comme on va. l'expliquer. La plaque 198 est sollicitée vers la paroi 158 par un ressort 206 fixé sur une patte 208 prévue sur la plaque 198, de l'autre côté de l'axe de pivotement par rapport à l'axe 202.
L'autre ex- trémité du ressort est fixée en 210 sur la paroi du carter, de manière à maintenir normalemant la plaque 198 à plat contre la face inférieure de la paroi 158, avec l'axe 202 faisant saillie à travers l'orifice 170 et s'éten- dant au dessus de la face supérieure de cette paroi.
Un bras incurvé 212 faisant partie de la plaque 198 s'étend autour d'un côté de l'ouverture 160 de la paroi 158 et comporte, sur son bord intérieur, des pattes écartées 214, qui s'étendent vers l'intérieur au-des- sus de cette ouverture. Il est évident que le ressort 206 pousse constam- ment l'axe 202 vers le haut, de manière à l'engager avec l'extrémité du levier 162 ou contre sa surface inférieure y suivait la position relative de ce levier.
Comme on le voit sur la Fige 6 et les Figs. 9 à 15, un montant 216. à section rectangulaire est aussi monté rigidement sur la face supérieure de la plaque 198, directement au-dessus du ressort 206, et fait saillie à travers une ouverture rectangulaire 218 prévue dans la paroi transversale 158. Un bras de verrouillage 222 de forme trapézoïdale, dont le nez s'étend partiellement dans l'ouverture 218, est articulé sur la partie supérieure du montant 216 au moyen d'un axe 220; Le nez du bras 222 est normalement poussé au contact d'un côté de l'ouverture 218 par un ressort 224 (Fige 6) s'étendant entre un ergot 226 du bras 222 et un ergot 228 solidaire de la plaque de guidage 168.
Si on considère les Figs. 17 à 20, on voit que l'axe de pivotement 220 du bras 222 se trouve près de l'extrémité de celui-ci de manière que ce dernier puisse pivoter et quitter la paroi de droite de l'ouverture 218 quand la plaque 198 bute contre la face inférieure de la paroi transver- sale 158;au contraire, si la plaque 198 est abaissée en surmontant l'ac- tion du ressort 206, le montant 216 portant le bras 222 se déplace légère- ment vers le bas à travers l'ouverture 218 et le pivotement du bras 222 est alors limité par son entrée en contact avec la paroi latérale de l'ou- verture .
Sur l'extrémité du levier 162 diamétralement opposée au pivot 164 se trouve une surface inclinée 232; une encoche 230, convenablement éloignée de la surface 232 le long de la périphérie extérieure du levier 162, porte une surface inclinée similaire 234 (Figs. 6 et 16) . On voit sur la Fig. 9 que l'axe 202 porte une encoche 236 destinée à recevoir les surfaces 232 ou 234 quand cet axe fait saillie au-dessus de la paroi 158.
Une autre surface inclinée 238 (Figs. 6 et 16) est formée sur la périphé- rie intérieure du bras 162, près de la surface 232, mais à une distance convenable en arrière de celle-ci. Quand le levier 162 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre autour du- goujon 164 sous l'action déjà men- tionnée de la barre de verrouillage 152, les surfaces 232 et 234 franchis- sent successivement le nez du bras 222 en permettant à celui-si de descen- dre dans l'orifice 218. En continuant à se déplacer vers la droite, la barre 152 (Fig. 12) éloigné la sur-face inclinée 232 de l'ouverture 170 et lui fait quitter le contact avec l'axe 2029 en permettant ainsi au ressort
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206 de pousser vers le haut l'axe 202 et de l'amener sur le trajet de l'ex- trémité du levier 162.
A peu près au même instant, le galet 174 du levier
162 se déplace sur la surface inclinée 192 et pénètre dans l'encoche 186.
Le ressort 206 fait alors pivoter la plaque 198 autour de la tige 200 et pla- ce l'encoche 236 de l'axe 202 près de l'extrémité du levier 162. A ce mo- ment, la soupape est complètement ouverte, et quand l'opérateur lâche la commande manuelle le ressort de soupape tend à fermer la soupape et pousse la barre 152 vers la gauche (Fig. 6), en faisant tourner le levier 162 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre de manière à enga- ger l'extrémité 232 dans l'encoche 236 de l'axe 202; le levier 162 et la barre 152 sont ainsi verrouillés en position de réglage à l'encontre de 1' action du ressort 126 du robinet. Comme on le voit sur la Fig. 6, la sur- face 232 est taillée en biseau de manière à s'engager solidement dans l'en- coche 236 également en biseau, et à éviter tout déverrouillage accidentel.
Dans le but de déclencher vivement le mouvement de l'axe 202, un tube 240 est disposé avec jeu dans une ouverture centrale d'un bossage 242 faisant partie intégrante du couvercle 178 (Fig. 7). Ce tube 240 traverse l'ouverture centrale 160 de la paroi 158 et repose sur les pattes 214 de la plaque 198. Comme on le voit sur les Figs. l et 2 la boite de verrouil- lage est serrée entre la plaque de base 33 et la surface supérieure du car- ter 31 dans une position telle que la barre 152 s'étend, en faisant un cer- tain angle avec l'axe du dispositif de mesure de débit, pour venir se fixer à la tige 41 au moyen de la chape 154. Comme on le voit sur la Fige 1, le ressort 126 du robinet 40 tend à faire tourner l'arbre 42 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre quand la soupape a été verrouil- lée en position d'ouverture.
Par conséquent, la barre 152 est poussée dans, ce cas de manière à s'éloigner du dispositif de mesure de débit (Fig. 1) et vers la gauche par rapport à la Fig. 6, tandis que la surface inclinée
192 de la barre 152 vient buter contre le galet 174 et tend à pousser le levier 162 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre autour de son pivot 164. Le levier 162 est maintenu dans la position des Figs. 5 et 8 par l'engagement de sa surface d'extrémité 232 avec l'encoche 236.
Le mécanisme de la boite de verrouillage est déclenché par l'abais- sement du tube 240 pour permettre à la barre 152 de se déplacer vers la gauche (Fig. 6), c'est-à-dire dans la direction de fermeture de la soupape pendant le premier des trois stades successifs. En descendant,le tube , ' 240 fait pivoter la plaque 198 autour de la tige 200 (Fige 18) et dégage ainsi l'axe 202 de la surface 232 du levier 162, qui peut alors tourner autour de son pivot 164 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.
Quand le levier 162 est libre, la barre 152 se déplace vers la gauche sous l'action du ressort de soupape le galet 174 se déplace sur la surface 192 jusqu'à la surface 188, en faisant pivoter le levier 162 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre jusqu'à ce que la sur- face inclinée 238 vienne en contact avec le nez du bras de verrouillage 222 et fasse tourner celui-ci autour de son axe 220; le bras 222 tourne jusqu' --au moment où la face de son nez engage la paroi de droite de l'ouverture 218 (Fig. 18). A ce moment, le levier 162 ne peut plus continuer à pivo- ter et la barre 152 a terminé le stade initial de son mouvement de fermetu- re vers la gauche. Le galet 174 s'appuie maintenant contre la surface in- clinée 194 et empêche la barre 152 de continuer à se déplacer.
A la fin du premier stade du mouvement du levier 162, l'encoche 230 se trouve di- rectement au-dessus de l'ouverture 170 et de l'axe 202; cependant, tant que le tube 240 est abaissé, la plaque 198 est éloignée, en pivotant, de la paroi 158 et l'axe 202 ne peut pas s'étendre à travers l'encoche 230.
Le second stade du mouvement (Figs. 14 et 19) commence quand le tu-
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be 240 est libéré de sa position d'abaissement et permet à la plaque 198 de tourner autour de 'arbre 200, en déplaçant le bras 216 et le bras de verrouillage 222 vers le haut dans l'ouverture 218, jusqu'au moment où la surface angulaire du bras 222 est dégagée du côté de droite de l'ouverture 218. En même temps, l'axe 202 est déplacé vers le haut à travers l'ouver- ture 170 et vient s'engager dans l'encoche 230 du levier 162.
La surface inclinée 194 de la barre 152 s'appuie alors contre le galet 174 en poussant la surface 238 contre le bras 222 ; quand celui-ci n'est plus en contact avec le côté de l'ouverture 218, il pivote autour de l'axe 220, malgré la pres- sion du ressort 224, et permet au levier 162 de se déplacer plus loin dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'au moment où la surface 234 est engagée dans l'encoche 236 de l'axe 202 (Fig. 14). En même temps, le galet 174 est monté surla surface 190 pour venir buter contre la surface inclinée 195; à ce moment, la barre 152 a terminé le second stade de son mouvement vers la gauche.
Le troisième stade du mouvement de la barre 152 résulte d'un nou- vel a,baissement du tube 240 (Fig. 20), qui fait pivoter la plaque 198, mal- gré l'action du ressort 206, pour dégager l'axe 202 de la surface 234 du levier 162. Le levier 162 peut alors terminer librement son mouvement de rotation autour du pivot 164 dans le sens inverse de celui des aiguilles d' une montre (Fig. 15), en permettant à la barre 152 de terminer son troisiè- me et dernier stade de mouvement vers la droite pour fermer totalement la soupape principale et la valve pilote. Dans cette position finale, le le- vier 162 bute contre un ergot fixe 242, prévu dans la paroi transversale 158 pour empêcher une prolongation inutile du mouvement.
On comprend que la plaque de déverrouillage' 198 portant l'axe 202 le montant 216 et le bras de verrouillage 222, constitue un mécanisme d'é- chappement pour le levier de verrouillage 162, soumis à l'action d'un res- sort et actionné en faisant pivoter la plaque*198 au moyen du tube 240; on peut réaliser des stades supplémentaires d'échappement en utilisant simple- ment des surfaces analogues, supplémentaires et en quinconce, 232, 234 et 238 sur le levier 162.
- COMPTEUR A PREDETERMINATION =
On va décrire maintenant le moyen utilisé pour déclencher le méca- nisme de la boite de verrouillage de manière à réaliser les trois stades successifs du mouvement de la barre 152 et la fermeture du robinet. Les dé- tails du compteur à prédétermination sont représentés sur les Figs. 21 à 26.
Le compteur 37 à prédétermination comporte une série de roues à chiffres 250, 250', 25011 et 251, qui sont montées dans un cadre approprié- 252, à l'intérieur d'un carter 254; un arbre 256 pouvant être entraîné à la main permet de régler la position de ces roues. Un train d'engrenages que l'on va décrire maintenant, est monté dans le cadre 252 et transmet aux roues à chiffres le mouvement de l'arbre 258, entraîné lui-même par 1' arbre 32 du dispositif de mesure de débit (Fig. 3). Une roue dentée 260, montée sur l'arbre 258, engrène avec une roue dentée 262, qui est calée sur un arbre 264 monté verticalement de manière à tourner dans le châssis 252 (Fig. 22).
Une vis sans fin 266 est montée, au-dessus de la roue den- tée 262 (Fig. 21), sur l'arbre 264 de manière à tourner avec celui-ci. Une roue dentée 268 et une roue 270 à denture hélicoïdale sont montées sur le cadre 252 de manière à tourner ensemble sur un axe horizontal; la roue 270 est entraînée par la vis sans fin 266, tandis que la roue 268 entraîne une roue dentée 272, montée sur le cadre 252 de manière à tourner aussi sur un axe horizontal. La roue des unités, 251, est entraînée directement par la
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roue 2729 engrenant avec une roue dentée 274 qui entraîne la roue à chiffres
251 au moyen d'un embrayage ordinaire (non représeté).
Toutes les roues à chiffres peuvent être engagées sélectivement par l'arbre 256, au moyen d' un embrayage à un seul sens (non représenté), de manière à faire tourner les roues dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (en regardant par la gauche de la Fig. 21) pour afficher sur ces roues un total'désiré quelcon- que. En arrière et au-dessus de l'arbre 256 se trouve un arbre 276 monté dans le cadre 252 et portant des pignons de transfert 2789qui entraînent pro- gressivement les autres roues 250, 250'y et 250", dans l'ordre descendant avec un rapport de 10 à 1, conformément à une technique bien connue. Dans le cas présent, on a représenté quatre roues à chiffres, mais on peut en uti- liser un plus grand nombre ou un plus petit nombre, comme on le désire.
En arrière de l'arbre 276 et parallèlement à celui-ci s'étend un arbre 280 susceptible de tourillonner dans le cadre 252 et portant un bras
282 à contrepoids; ce bras peut pivoter sur l'arbre 280. Une plaque allon- gée 284 est fixée rigidement sur la branche de droite 283 du bras 282 à contrepoids (Fige 21) de manière à tourner avec celui-ci; entre la plaque 284 et le cadre 252, un manchon 286 est goupillé sur l'arbre 280 par une goupille 288. Un collier 292 est également goupillé sur l'arbre 280, entre les branches du bras à contrepoids 282, et constitue une butée pour un res- sort 290 comprimé entre ce collier et la branche de droite du bras 282; ce ressort pousse le contrepoids 282 et la plaque allongée 284 contre le man- chon 286.
La Fig. 24 est une vue, suivant la ligne 24-24 de la Fig. 21, du mécanisme de commande du contrepoids. Une tige 294 est montée rigidement entre une branche du contrepoids 282 et la plaque 284, directement en-des- sous de l'arbre 280. Sur cette tige 294 sont formées trois collerettes es- pacées 296, 296' et 296" qui, comme on l'expliquera plus loin,, coopèrent avec les roues à chiffres pour permettre un mouvement pivotant séquentiel du contrepoids 282 et déclencher le mécanisme de la boite de verrouillage.
Comme on le voit le mieux sur les Figs. 24 et 25, un axe 298 fait saillie vers l'intérieur sur la partie marginale du manchon 286. Une extrémité d' un bras de déclenchement 300 est articulée avec jeu sur cet axe 298. L' autre extrémité du bras 300 est plus large (Fig. 25) et comporte une fente 302 coiffant un axe de guidage 304 prévu à l'extrémité d'un axe 305, qui est fixé rigidement sur l'extrémité inférieure de la plaque allongée 284 par une vis 306. Le bras de déclenchement 300 est maintenu correctement aligné dans le sens vertical au moyen dé l'axe 304, d'une rondelle 308 et d'une vis 310.
On remarquera que, quand le manchon 286 tourne avec l'arbre 280, le bras de déclenchement 300 va et vient verticalement sous l'action de l'axe 298, tout en étant guidé dans son mouvement par l'axe 304 se déplaçant dans la fente 302.
Trois des roues à chiffres, les roues 250, 250' et 250", portant des cames ooaxiales, circulaires etprises dans la masse, 3129 312' et 312" (Fig. 21), dans lesquelles sont fraisées respectivement des encoches 314, 314' et 314". Ces encoches sont formées près du numéro "5" de chaque roue de manière à être alignées les unes sur les autres et à se trouver respec- tivement en face des collerettes 296, 296' 296", quand les roues 250, 250' et 250" présentent le numéro "0" dans la fenêtre 316 du carter 254.
La roue à chiffres 251 (Figo 25) porte une came 318 prise dans la masse et compor- tant une partie surélevée 318', qui s'étend le long de la périphérie de la roue 251 du nombre "7" au nombre "5" inclusivement et s'abaisse brusquement à la fin du nombre "5".
Un bec 320 est formé sur la partie élargie du bras 300, du côté opposé à celui de la fente 302. Comme on le voit sur les Figs. 22 et 25,
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le bras 300 pend à partirdu manchon 286 dans une position telle que le bec 320 monte sur la partie haute 318' de la came 318 pendant une partie de chaque tour de la roue à chiffres 251; grâce à sa liaison avec le contre- poids 282, réalisée par l'axe 304, la fente 302 et la plaque 284, le bec 320 fait alors pivoter le contrepoids 282 autour de l'arbre 280 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre (en regardant la Fig. 25) et déplace ainsi vers le haut la partie arrière du contrepoids (Figs. 21 et 25).
La roue à chiffres 251 continuant à tourner en sens inverse des aiguilles d'une montre le bec 320 du bras 300 rompt son contact avec la portion en saillie 318' et retombe sur la périphérie circulaire de la came 318 sous l'action du poids 282 en permettant à la portion de queue du poids 282 de se déplacer vers le bas, comme vu sur les Figs. 21 et 25.
Une barre horizontale 324 prise dans la masse du contrepoids 282 s'étend latéralement au voisinage de l'extrémité de celui-ci. Comme on le voit sur la Fig. 22, l'extrémité avant d'une plaque de déclenchement 328 est articulée sur deux nervures 329 du carter 254, dans la partie inférieu- re avant de celui-ci. Cette plaque 328 est ainsi montée sous le cadre 252 et peut exécuter un mouvement limité de rotation autour d'un axe horizontal.
Une tige 326 pend à l'extrémité de la barre 324. Quand le cadre 252 est fixé dans le carter 254 par des vis 330 traversant vers le haut une nervure circulaire du carter et s'engageant dans des orifices taraudés 332 du cadre 252, la tige 326 se trouve directement au-dessus de la partie arrière 333 de la plaque articulée 328.
Si on considère les Figs. 2 et 22, on voit que le carter 37 du compteur est monté dans l'ensemble de l'appareil en assemblant d'abord la plaque de base 33 sur la botte de verrouillage 35, et en serrant ensuite cet- te boîte entre la plaque 33 et la partie supérieure du carter 31 au moyen de huit vis équidistantes 34 munies de bagues d'écartement et engagées dans la partie supérieure du carter 31
Le carter 37 est fixé sur la partie supérieure de la plaque de base 33 par des vis 36, qui traversent cette plaque vers le haut et s'engagent dans huit orifices équidistants et taraudés 334 de la nervure circulaire du carter 254 (Fig. 22). Quand ce montage est terminé, la plaque de déclen- chement 328 se trouve directement.au-dessus du tube 240 et repose sur ce- lui-ci (Fig. 7).
La plaque 328 comporte une ouverture centrale 336 dans la- quelle font saillie des oreilles 338 en contact avec le tube 240. L'arbre 258 s'étend à travers le tube 240 dans la boite de verrouillage, puis tra- verse l'ouverture 336 de la plaque 328 et entraîne au moyen d'un accouple- ment 340 un compteur totalisateur 38 monté par un moyen approprié quelcon- que sur la partie supérieure du compteur à prédétermination 37. Le comp- teur totalisateur 38 enregistre la quantité totale de fluide traversant le dispositif 30 et n'exerce aucune action sur le fonctionnement du compteur 37, de la boite de verrouillage 35 ou du robinet 40.
- CYCLE DE FONCTIONNEMENT -
Le mécanisme particulier décrit plus haut'a été conçu pour com- mencer le mouvement de fermeture de la soupape 117 quand il ne reste plus que 10 litres à mesurer et à débiter sur la quantité totale désirée et pré- déterminée. Il est bien entendu cependant qu'on pourrait commencer le sta- de initial ou premier stade du mouvement de fermeture de la soupape pour un autre chiffre désiré quelconque, dans la marge du compteur à prédétermination en disposant convenablement les encoches 314, 314te 314", et la portion de came 318'.
On va supposer qu'on désire débiter 100 litres de fluide, puis fermer la soupape pour arrêter l'écoulement; on affiche le nombre 100
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sur les roues à chiffres 250', 250" et 251 au moyen du bouton moleté 322; on saisit la poignée de commande 132 et on la fait tourner dans le sens des aiguilles d'une montre (en regardant la Fig. 1), afin d'ouvrir le ro- binet 40, comme on l'a déjà expliqué. La rotation initiale de l'arbre 42, dans le sens des aiguilles d'une montre, ouvre d'abord la valve pilote 112 en équilibrant ainsi la pression du fluide sur les deux faces de la soupa- pe principale 117. En continuant à faire tourner l'arbre 42 dans le même sens, afin d'ouvrir complètement la soupape principale 117, on ne rencontre donc comme résistance que celle du ressort 126.
La barre de verrouillage
152 est tirée vers le dispositif de mesure de débit 30, c'est-à-dire vers la droite de la Fig. 6, et, quand la soupape est complètement ouverte, la barre 152 est verrouillée en position, malgré la pression du ressort 126, grâce à l'entrée en contact de l'axe 202 avec l'extrémité du levier de verrouillage 162 (Fig.6).
Le robinet 40 étant maintenant verrouillé en position d'ouverture complète, le fluide s'écoule à travers le dispositif 30 en entraînant 1' arbre 258, Par l'intermédiaire du train d'engrenages 260, 262, de la vis sans fin 266, de la roue à denture hélicoïdale 270, des roues dentées 268,
272, 274 (Fig. 3), les roues à chiffres sont entraînées pour enregistrer progressivement des quantités décroissantes au moyen des pignons de trans- fert 278 et d'une manière bien connue.
Au moment où 10 litres seulement restent à débiter, les roues à chiffres 250, 250', 251 montrent le chiffres "0" à travers la fenêtre 316, tandis que la roue 250" montre le numéro "1". Les encoches 314 et 314' sont alignées et se trouvent respectivement en face des collerettes circulaires 296 et 296'. Par contre, puisque l'encoche 314" n'est pas alignée à ce moment avec les encoches 314 et 314', la collerette 296" se trouve sur la périphérie de la came 312' et maintient donc la partie arrière du contre- poids 282 dans une position relativement élevée afin de maintenir la tige 326 hors de contact avec la plaque de déclenchement 328.
Quand un litre de plus passe à travers le dispositif de mesure de débit, la roue 251 enregis- tre le chiffre "9" et la. roue 250" enregistre le chiffre "0" en amenant 1' encoche 314" sur l'alignement des encoches des autres roues et en face de la collerette 296". Puisque, comme on l'a expliqué ci-dessus, la partie surélevée 318' ne s'étend que du numéro "7" au numéro "5" inclusivement de la roue 251, le bec 320 se trouve en face de la surface périphérique de la came 318.
A ce moment, les collerettes 296, 296' et 296" tombent dans les encoches 314, 314' et 314", et le bec 320 du bras 300 vient, par suite du pivotement de ce dernier, en contact avec la came 318; il en résulte que le contrepoids 282 pivote autour de l'arbre 280 et que la tige 326 abaisse la plaque 328, qui abaisse à son tour le tube 240.
Comme on l'a déjà expliqué quand le tube 240 est abaissé initialement, l'axe 202 (Figo 6) est dégagé de l'extrémité du levier de verrouillage 162 et la barre 152 peut se dépla- cer vers la gauche sous l'action du ressort 126 (Fige 4)- jusqu'au moment où la surface 238 de ce levier entre en contact avec le bec du bras 222; ce- lui-ci pivote alors jusqu'à ce que sa surface inclinée vienne buter contre la paroi de l'ouverture 218; à ce moment, la barre de verrouillage 152 est maintenue et ne peut pas se déplacer plus loin vers la gauche, de sorte que le robinet 40 est verrouillé en position de fermeture partielle, au premier stade de sa fermeture totale.
L'écoulement du fluide continue alors à tra- vers le dispositif 30 avec un débit réduit, jusqu'à ce que le numéro "3" de la roue à chiffres 251 vienne apparaître dans la fenêtre 316. A ce moment le bec 320 du bras de déclenchement 300 entre en contact avec la partie surélevée 318' et fait pivoter le contre-poids 282 autour de l'arbre 280 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre (Figso 21 et 25) en soulevant l'extrémité libre du bras 286.
La tige 396 quitte ainsi le
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contact avec la plaque 328, qui libère elle-même le tube 240 en permettant à la plaque 198 (Fig. 19) de pivoter autour de l'arbre 200 sous Inaction du ressort 206; la surface inclinée du bras 222 se dégage donc de la paroi de l'ouverture 218 et l'axe 202 s'engage dans l'encoche 230 du bras 162.
Le bras de verrouillage 162 peut alors continuer à pivoter autour .de l'axe 164 jusqu'à ce que la surface inclinée 234 entre en contact avec 1'axe 202 Ce nouveau pivotement du bras 162 permet à la barre de verrouillage 152 de se déplacer vers la gauche (Fig, 14), et d'effectuer ainsi le deuxième sta- de du mouvement de fermeture du robinet 40.
L'écoulement du fluide continue à travers le dispositif 30 avec un débit encore plus faible-jusqu'au moment où le'numéro "0" de la roue à chif- fres 251 apparaît dans la fenêtre 316; la quantité prédéterminée de fluide a été alors débitée en totalité. A ce moment, la roue 251 a tourné jusqu'à la position représentée sur la Fig. 25 et le bras 300 tombe en quittant le contact avec la partie surélevée 318' de la came 318 et en permettant par conséquent au contrepoids 282 de pivoter dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'arbre 280. La tige 326 abaisse de nouveau la plaque 328 qui à son tour abaisse de nouveau le tube 240 pour dégager l'axe 202 de la surface inclinée 234 du levier de verrouillage 162 (Fig. 20).
Le levier 162 pivote alors librement autour de l'axe 164 et la barre 152 peut se dé- -placer vers la gauche (Fig. 15) d'une quantité suffisante pour fermer com- plètement le robinet 40 et empêcher le fluide de continuer à s'écouler à travers le dispositif 30.
Pour régler avec précision le moment où cesse le contact entre le bec 320 du bras 300 et la partie surélevée 318' de la came 318 et où com- mencent le premier et le troisième stade de la fermeture du robinet, on peut modifier la position verticale du bras 300 par rapport à la roue à chiffres 251 au moyen du mécanisme représenté sur les Figs. 24 et 25. On effectue ce réglage en faisant tourner l'arbre 280 et le manchon 286. Le bras 300 suspendu à l'axe 298 est alors déplacé verticalement par rapport à l'axe de l'arbre 256, tout en étant guidé par l'axe 304 engage dans la fente 302.
Puisque la coopération entre le bec 320 et la came 318 déter- mine les trois stades de la fermeture du robinet, on comprend que le régla- ge ci-dessus modifie les positions précises de la roue tournante 251 pour lesquelles commence et cesse le contact du bec 320 et de la partie suréle- vée 318'; on dispose donc d'un moyen pour régler la marge de coupure en trois stades par rapport à la quantité totale de fluide à débiter. L'arbre 280 est accessible de l'extérieur du carter 254 au moyen d'une ouverture 341, à travers laquelle on peut engager un tournevis dans une fente prévue à l'extrémité de l'arbre 280. Cette ouverture 341 est normalement fermée par un bouchon 342.
Si on désire fermer le robinet 40 avant que la quantité prédéter- minée de fluide ait été distribuée, on peut utiliser à cet effet le dispo- sitif de déclenchement de secours actionné à la main et représenté sur les Figs. 21 et 22, Un arbre 343 susceptible de tourillonner dans la paroi latérale du carter 254 porte à son extrémité extérieure un levier de com- mande manuelle 344. Ce bras 343 traverse une ouverture du cadre 252 et por- te à son extrémité intérieure un levier de déclenchement 350, qui se trou- ve en-dessous du contrepoids 282 et juste au-dessus de la plaque de déclen- chement 328. Un bras de butée 346 est calé sur l'arbre 343, entre les ex- trémités de celui-ci et tout près de la face extérieure du cadre 252.
Ce bras 346 a la; forme d'un L; à une extrémité de sa grande branche se trouve la petite branche 3461, et un axe 348 est fixé rigidement à l'autre extré- mité. Un ressort 349 s'étend entre l'axe 348 et le cadre 252 pour pousser normalement la branche 346' de manière à l'engager avec une nervure infé- rieure prise dans la masse du carter 254. Quand on fait tourner l'arbre
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.343,à rencontre de l'action du ressort 349, en abaissant le levier 344, le levier de déclenchement 350 abaisse la plaque 328 pour actionner le mécanis- me de la 'boite de verrouillage.
Pour actionner à la main le mécanisme de déclenchement en vue de fermer le robinet,il suffit d'abaisser le levier 344; le tube 240 est ainsi abaissé et le robinet exécute son stade initial de fermeture, comme on l'a expliqué en considérant le fonctionnement auto matique Quand on lâche le levier 344, le ressort 349 fait tourner l'arbre 343 jusque au moment où le bras 346 vient buter contre le carter 254 ; le tube 240 est alors libéré pour effectuer le deuxième stade de la fermeture Le troisième et dernier stade de la fermeture est réalisé en abaissant de nouveau le levier 344.
Le bras à contrepoids 282 peut être sollicité vers le bas, si on le désire, au moyen d'un ressort 352 s'étendant entre le cadre 252 et un axe 354 fixé sur le bras 2826 Cependant, le bras 282 agit normalement avec ef- ficacité pour déclencher l'axe 202 de maintien du levier de verrouillage.
L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation représenté et décrit qui ne l'a été qu'à titre d'exemple.