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La dissociation d'un mélange de matières de donsités différentes est effectuée généralement à l'aide de sasssurs ou de cribles hydrauliques.
Dans ces machines de type connu, on achemine selon un mouvement de va-et- vent un liquide tel que de l'eau, ce qui dissocie le mélange de telle sorte que la matière dont le poids spécifique est le plus facile parvienne dans les couches supérieures, tandis que les éléments les plus lourds du mélange se déposent au fond. Les éléments les plus légers du mélange sont entraînés avec le liquide de séparation. La matière lourde qui se dépose sur le support de criblage est évacuée sous l'eau dans des transporteurs non commandés tels que des élévateurs à godets ou des dispositifs analogues qui assurent son évacu- ation.
Le transfert du lit de lavage aux dispositifs de transfert est assuré au moyen de vannes, de roues alvéolées ou de dispositifs analogues, qui sont réglés automatiquement, par l'intermédiaire d'amplificateurs de force, par des flotteurs palpant ou explorant la couche de matière lourde ou qui sont action- nés à la main. En général, on sépare le mélange en deux produits dans un lit de lavage (chambre de dépôt), afin d'obtenir un produit qui surnage et un produit qui se dépose au fond du bac. Si le produit traité doit être décompo- sé en trois produits ou davantage, il est prévu autant de lits de lavage, c'est-à-dire qu'en principe on dispose plusieurs cribles hydrauliques les uns derrière les autres, le même phénomène se reproduisant dans chaque lit.
L'inconvénient des cribles hydrauliques existants réside dans la communication entre le bac de lavage, c'est-à-dire la partie inférieure de la machine, et le transporteur ou le puits d'évacuation. A cause de cette communication, l'agitation ou la pulsation du liquide n'agit pas seulement à travers le lit de lavage, mais un courant direct se dirige vers le puits d'é- vacuation en traversant le bac de lavage et exerce son action à l'endroit où la matière de forte densité doit être soustraite au processus de criblage, c'est-à-dire vers les vannes. Lorsque le piston descend, il se produit à tra- vers le puits de la mine un courant ascendant qui brasse de nouveau la matière accumulée sur le tamis. Lorsque le piston remonte, il se produit dans le puits d'évacuation une aspiration en direction du transporteur d'évacuation.
Cette aspiration entraîne dans le puits des matières de densité moyenne et des parti- cules de charbon arrachées au lit de lavage stratifié, et ces produits sont perdus.
L'invention a pour but de remédier aux inconvénients mentionnés par le fait que l'évacuation des couches de forte densité est effectuée par des dispositifs transporteurs à fonctionnement non intermittent commandés par des quantités de matières qui se déposent, sans que cette évacuation soit influen- cée par les mouvements pulsatoires du liquide de séparation. A cet effet, il est nécessaire que le puits d'évacuation soit et reste constamment plein. Lorsqu'on utilise des transporteurs à action intermittente, comme des élévateurs à go- dets, il est impossible de travailler avec un puits drévacuation plein.
Avec les transporteurs à action intermittente, le courant pulsatoire agit par sac- cades à travers l'orifice d'évacuation et se fait ressentir dans le nuits d'é- vacuation, ce qui assure l'entraînement de couches de matières qui ne devraient pas être entraînées.
Le dispositif transporteur effectuant l'évacuation est commandé direc- tement en fonction de la quantité de produit qui se dépose sur le support du produit de cri.blage, c'est-à-dire sur le crible de fond. Cette corrélation est obtenue par le fait que les quantités dé matières se déposant sur le crible sont palpées par des organes tels que des flotteurs, ce palpage étant transmis à des organes de commande qui déclenchent ou arrêtent l'entraînement du dispo- sitif transporteur ou en règlent la vitesse.
Les dessins annexés, donnés à titre- d'exemples non limitatifs, mon- trent deux modes de réalisation possibles de l'objet de l'invention.
Les figures 1 à 3 sont deux vues d'ensemble en élévation d'un crible
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Le mélange à séparer arrive par un orifice d'alimentation a. La matière de forte densité se dépose sur le tamis b, tandis que la matière de raible densité est entraînée par le liquide de séparation. Celui-ci reçoit ses pulsations en c de manière connue et est refoulé du bas dans la chambre de, décantation à travers le tamis incliné b disposé dans le lit de lavage.
Conformément à l'invention, il n'y a lieu de prévoir qu'une chambre de décantation et de la subdiviser en divers secteurs ou tronçons. A cet effet, il est prévu sous le tamis b des tôles déflectrices m et n ainsi que des ré- gula.teurs de débit d en nombre correspondant au nombre de secteurs prévus et conformés de telle sorte qu'ils produisent l'effet d'un volet d'étranglement ou d'un organe analogue. Les régulateurs d règlent le passage du milieu de séparation sur les surfaces de dépôt du tamis b.
Les produits fins ou ténus traversant le tamis b dans les différents secteurs tombent à travers les ori- fices e ménagés entre les tôles déflectrices m, n et sont évacués par un dispositif approprié f.L'évacuation peut être également effectuée par entraî- nement par le liquide,par l'intermédiaire d'une vanne f.
Suivant les iodes de réalisation que montrent les dessins, il est prévu deux dispositifs transporteurs g et gl placés l'un à côté de l'autre et commandés indépendamment l'un de l'autre comme visible sur les figures 1 et 3. Leur conformation est indiquée schématiquement sur les figures 2 et 4, qui peuvent être rapportées pour leur compréhension aux vues en élévation formant les figures 1 et 3. Suivant les modes de réalisation que montrent les dessins, l'évacuation est assurée par des transporteurs à palettes g et gl. Il est également possible, sans autre difficulté, de monter des vis trans- porteuses. Ces dispositifs transporteurs ne sont pas à action intermittente et peuvent être installés verticalement ou inclinés dans la chambre.
Le bac de décantation e disposé sous le tamis b doit comporter une vanne f pouvant être fermée afin d'éviter l'effet nuisible des pulsations dans le puits d'éva- cuation .
Plusieurs flotteurs h et i sont prévus dans la chambre de décanta- tion, leur nombre étant fonction du nombre de transporteurs g et gl. Tandis que le flotteur i réagit à la présence de produits de séparation de densité moyenne, le flotteur h réagit à la présence d'éléments de densité maximum.
Dans le même esprit, le flotteur h que montre la figure 1 est en liaison avec l'entraînement du transporteur g, de telle sorte que celui-ci soit mis en mar- che ou arrêté ou que sa vitesse soit commandée selon la. position du flotteur.
Il en est de même de la liaison établie entre l'entraînement du transporteur gl et son flotteur associé i. Les produits de séparation disposés selon leur densité quittent la chambre de décantation par des vannes k et 1 placées l'une au-dessus de l'autre et réglées à la main. Il est également dans l'esprit de l'invention que ces vannes k et¯1 s'ouvrent ou se ferment automatiquement sous l'action de flotteurs réagissant aux diverses couches de décantation.
On peut ne pas prévoir la ..commande décrite pour les transporteurs d'évacuation, et se contenter d'une commande appropriée de vannes, de roues alvéolées ou d'organes analogues. Dans ce cas, le résultat de la séparation n'est évidem- ment pas aussi satisfaisant qu'en cas de la commande des transporteurs d'éva- cuation eux-mêmes. Mais étant donné que la différence ne doit pas être très grande, il peut sembler rationnel, pour la. réalisation pratique du crible hy- draulique, de régler l'évacuation uniquement par modification des sections d'évacuation au moyen de vannes, de rouc-s alvéolées ou d'organes analogues commandés automatiquement. Il en résulte notamment l'avantage que l'équipe- ment de la machine est, du point de vue technique, plus simple.
Cette simpli-
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fication compense l'inconvénient d'un moins bon résultat technique.
En outre, conformément à l'invention, il peut être prévu un lit de lavage en feldspath ou pierre analogue de grosseur de grain appropriée.
La matière lourde est extraite à travers ce lit de lavage, tandis que le produit de densité moyenne est extrait par des orifices dont la section est réglée par des vannes, des roues alvéolées ou des organes analogues. Les vannes sont également commandées par la couche de dépôt du produit de sépara- tion. Comme visible sur la figure 3 des vannes s et si en nombre correspondant au nombre des transporteurs élémentaires g, g sont disposées à l'extrémité de sortie de la chambre de'décantation pour assurer un réglage préalable.
Dans les puits d'évacuation sont disposées des roues alvéolées z et z1 dont la vitesse de rotation est réglée par les flotteurs h et 1 qui se trouvent à l'intérieur de la chambre de décantation. Le flotteur h est relié à l'entrai- nement de la roue alvéolée z de façon à régler la quantité de produit de sépa- ration de densité moyenne évacué suivant la position du flotteur. Il en est de même de la liaison établie entre l'entraînement de'la roue alvéolée zl et son flotteur associé i. Ainsi, les produits de séparation quittent la cham- bre de décantation dans leur ordre de densité à travers les vannes s et s1 disposées l'une au-dessus de l'autre et ils sont évacués dans le transporteur double (qui les entraîne au loin) par les roues alvéolées z et zl dont la vitesse est réglée de façon appropriée.
Il en résulte ainsi une automaticité de la commande des sections d'évacuation par lesquelles part la matière trai- tée, séparée en produits de densités différentes. L'impulsion dans les sec- tions d'évacuation commandées par vannes, roues alvéolées, etc. est produite par les différentes couches se superposant. Si le produit de forte densité est extrait à travers un lit de lavage constitué par du feldspath ou une autre matière analogue de grosseur de grain appropriée, il est possible de ne prévoir qu'un seul flotteur et qu'une seule roue alvéolée associée, ce qui règle la quantité de produit de densité moyenne.
Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour le traitement industriel de mélanges de matières de densités différentes, au moyen d'un crible hydraulique dans lequel un agent de séparation tel que de l'eau sépare le produit de faible densité du produit de forte densité par des pulsations alternées, caractérisé par le fait que l'évacuation des couches de forte densité se fait sans qu'elles subissent l'influence des pulsations ou de l'agitation du liquide de séparation, au mo- yen de dispositifs transporteurs à action continue, commandés en réponse aux quantités de produits qui se déposent.