<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est @ à un procédé combiné du cracking et de génération de gaz et elle implique plus spécifiquement la conversion continue et complète d'hydrocarbures liquides non désirés en fractionsli- quides et/ou gazeuses désirables.
En particulier, l'invention permet la consommation jusqu'à épui- sement d'hydrocarbures liquides non désirés avec formation de fractions de combustibles pour moteurs de qualité élevée ainsi que d'un résidu gazeux qui convient comme gaz combustible ayant un pouvoir calorifique élevé ou, comme variante, comme charge d'alimentation pour la synthèse d'hydrocar- bures liquideso De cette manière, l'invention fournit un procédé pouvant être adapté, d'une manière souple, à la conversion économique d'une frac- tion non désirée en un gaz combustible ayant un pouvoir calorifique élevé et en un combustible liquide désirable pour moteurs sans formation de frac- tions d'hydrocarbures liquides et, en particulier, sans production de coke ou d'un résidu carbonacé solide non désiré.
Dès lors, le procédé, faisant l'objet de l'invention, convient particulièrement au traitement d'hydrocarbures résiduels lourds qui ne peuvent pas être convertis économiquement par les méthodes thermiques ou catalytiques conventionnelles et qui par conséquent, ne peuvent être utili- sés que comme combustibles lourds, tels que, par exemple, les résidus bruts et lourds ainsi que les résidus lourds de traitements de cracking catalytiques ou pyrolytiqueso
Conformément à l'invention, une charge d'hydrocarbure liquide, (par exemple un fueloil résiduel lourd ou de préférence des fractions ré- siduelles du fuelool à faible teneur en carbone) est injectée directement dans un courant substantiel de produits d'une combustion partielle prove- nant directement d'un générateur de gaz,
à grande vitesse et en substance à des températures de combustion supérieures à 2.000 F et allant jusqu'à 3.000 F et davantage, en vue d'obtenir le cracking de la charge. La tempé- rature de cracking est réglée en modifiant la vitesse relative de l'injec- tion ou à l'aide d'agents appropriés pour modérer la température, tels que la vapeur d'eau, afin de conserver une température de cracking appropriée dans la zone comprise entre environ 900 et 1800 F. De préférence, la tempé- rature de cracking est comprise, de préférence, entre environ 1100 et 1500 F, ce qui permet d'obtenir une fraction d'essence craquée, fortement aromatique. Dans ce cas, la durée de contact est avantageusement de l'or- dre de 1 à 10 secondes.
La conversion des hydrocarbures a lieu non seulement en présence du courant substantiel de produits d'une combustion partielle mais dans une chambre de réaction à parois réfractaires délimitant un espace de réaction libre et non obstruéo Dans ces conditions, on évite le dépôt de coke ou de carbone dans la chambre, la cokéfaction étant limitée à la formation de particules réduites entraînées dans le courant gazéiforme obtenu et évacuées hors de la zone de réaction.
Le mélange sortant de la zone de cracking, comprenant les pro- duits de la combustion partielle et du cracking, ainsi que les fines parti- cules de matières carbonées solides, sont traités d'une manière continue en vue d'obtenir la séparation entre les produits liquides désirés dans la zone d'ébullition des combustibles pour moteurs et les produits rési- duels lourds et à teneur élevée en carbone, contenant les particules de carbone solides.
Par exemple, la séparation a lieu, de préférence, dans un appareil de fractionnement gaz-liquide à contrecourant, par exemple une tour à barbotage, dans lequel le courant descendant du reflux d'huile lave continuellement le courant gazéiforme ascendant en déposant en même
<Desc/Clms Page number 2>
temps les particules fines entraînées sur le fond de la tour sous la forme d'une boue dans les résidus d'hydrocarbures lourds. Dans une partie inter- médiaire de la tour une fraction rédisuelle ayant une teneur relativement basse en carbone peut être enlevée et ramenée, d'une manière continue, dans la zone de cracking.
Les produits sortant par la partie supérieure de l'appareil de fractionnement sont constitués essentiellement par des fractions dont la zone d'ébullition correspond à celle d'une essence de bonne qualité pour moteurs, par un gaz constitué par des produits d'une combustion partielle, de l'hydrogène et de l'oxyde de carbone et par des gaz d'hydrocarbures légersoLa séparation a lieu entre les constituants normalement gazeux et les constituants normalement liquides de ce gaz effluent en vue d'obtenir une fraction liquide craquée, formant un combustible pour moteur, et un gaz combustible résiduel, ayant un pouvoir calorifique élevé.
La boue recueillie sur le fond de l'appareil de fractionnement, qui se compose de carbone solide dans des goudrons provenant du cracking et d'autres fractions lourdes qui ne se prêtent pas à @ cen- vient comme charge pour la production de gaz de combustion partielle.
Cette fraction de fond est brûlée d'une manière continue avec un courant d'oxygène pur et de vapeur d'eau ajoutée pour fournir un produit de com- bustion partielle, c'est-à-dire un produit gazeux constitué essentielle- ment d'hydrogène et d'oxyde de carbone. Avantageusement, la combustion partielle a lieu dans un génératenr qui a des parois réfractaires et qui, comme la zone pour le cracking ou la convers-!on des hydrocarbures, a de préférence la forme d'une chambre libre et non obstruée, c'est-à-dire un espace de réaction dans lequel ne se trouvent pas des matières de remplis- sage, des empilages ou d'autres obstructions solides.
Avec de l'oxygène sensiblement pur, la combustion partielle du combustible a lieu, comme expliqué plus haut, à des températures supérieu- res à 2.000 F, ces températures pouvant atteindre 3.000 F ou être plus élevées si on le désire. Les proportions relatives de l'oxygène et de la charge carbonée sont réglées de manière telle que l'on obtienne, essentiel- lement ou en prédominence, un courant gazeux d'hydrogène et d'oxyde de carbonée Comme dit plus haut, ce courant pénètre directement, sans être refroidi, dans la zone de cracking dans laquelle il reçoit immédiatement les hydrocarbures injectés formant la charge à cracquer.
Comme on l'a signalé précédemment, en raison de la durée rela- tivement courte et de la température élevée du cracking des fractions ré- siduelles à teneur relativement faible en carbone de la charge et en rai- son de la vitesse linéaire élevée de circulation des produits de combustion partielle, le résidu carbonacé et analogue à du coke libre du cracking, se présente sous forme de particules solides, pelucheuses, sèches et légères, qui sont entraînées avec l'effluent de la zone de cracking. Le cracking s'opère en présence d'un gaz, qui contient des proportions sub- stantielles d'hydrogène, qui agissent de manière à inhiber la formation de résidus analogues à du coke et qui assurent la production de particules solides, pelucheuses et sèches.
Dès lors, un dépôt de coke préjudiciable sur les parois de la chambre de cracking est essentiellement évité, ce qui permet une marche continue de l'installation pendant des périodes indéfi- nieso
Il est particulièrement avantageux, dans le cas de résidus lourds, d'effectuer une séparation initiale et substantielle de la charge en des fractions résiduelles ayant une teneur relativement réduite en carbone et en des fractions résiduelles ayant une teneur relativement élevée en car-
<Desc/Clms Page number 3>
bone afin de pouvoir introduire ces fractions respectivement dans la zone de cracking et dans la zone pour la génération de gaz.
Conformément à la présente invention, ceci peut être obtenu en introduisant la totalité ou une partie quelconque de la charge d'alimentation dans l'appareil de fractionnement susdit, de préférence en un point de la partie inférieure de celui-ci. Pour ce mode de traitement, la tour à barbotage, à cause du grand volume de gaz qui la traverse, fonctionne en effet comme un appareil de distillation, les fractions les plus lourdes de la charge s'écoulant vers le bas pour former un reflux d'huile additionnel, propre à entraîner les impuretés formées par le carbone, alors que les fractions résiduelles ayant une teneur plus faible en carbone, peuvent être prélevées sous la forme d'un courant latéral à un niveau intermédiaire, ces fractions pénétrant directement dans la zone de cracking.
Avec une charge de ce genre, on préfère généralement traiter la totalité de la charge d'alimen- tation et introduire, d'une manière continue, dans le générateur, le gaz produit par une combustion partielle et, dans la zone de cracking, res- pectivement les fractions résiduelles ayant une teneur élevée en carbone et une teneur réduite en carbone alors que les fractions du mélange d'es- sence et de gaz combustible s'écoulent par le haut pour être recueillies.
En bref, la présente invention permet la séparation continue de courants en une fraction résiduelle à teneur relativement faible en carbone, soumise de manière continue à une conversion pyrolytique, et en une fraction résiduelle à teneur relativement élevée en carbone, contenant des goudrons et des matières carbonácées solides qui est brûlée avec de l'oxygène pur de manière à former de l'hydrogène et du monoxyde de carbone de façon à fournir l'énergie thermique et le milieu physique pour le cracking.
La présente invention est, dès lors, particulièrement avantageu- se, en ce sens qu'elle permet la consommation jusqu'à épuisement'complet de la charge avec formation de produits désirés de valeur et sans forma- tion intermédiaire ou finale de cokes, de goudrons et de matières résiduel- les lourdes similaires de valeur relativement faible. En conséquence, l'invention évite les déficiences qui ont empêché jusqu'à présent la dis- position économique de produits résiduels lourds indésirables. Ceci résul- te comme on l'a expliqué plus haute du fait que les produits nuisibles sont constamment traités sous forme de courants fluides et consommés par combustion.
Un autre avantage particulier de la présente invention réside dans sa souplesse, en vertu de laquelle l'entièreté du produit peut être convertie en proportions désirées des produits gazeux et liquides désirés.
Ainsi, le mélange de gaz combustibles peut être aisément séparé en un mé- lange de gaz de synthèse constitué par de l'hydrogène et de monoxyde de carbone convenant pour une conversion catalytique directe en hydrocarbu- res synthétiques, en une fraction oléfinique convenant pour être trans- formée en essence polymère et en une fraction d'hydrocarbures légers rési- duelle, qui peut être recyclée dans la zone de combustion partielle. Les résidus normalement gazeux ou relativement lourds de la polymérisation ou de la synthèse d'hydrocarbures peuvent aussi être consommés par combus- tion partielle, de manière à former ainsi une charge de gaz de synthèse additionnelle pour la production d'hydrocarbures synthétiques.
La figure unique du dessin ci-contre montre, à titre d'exemple, un schéma d'installation dans laquelle une charge d'alimentation résiduelle appropriée, ayant une teneur élevée en carbone, est fournie par le con- duit 10, relié à une source quelconque, non montrée, et traverse successi- vement les échangeurs de chaleur 12 et 13.
<Desc/Clms Page number 4>
Conformément à un mode de réalisation de l'invention, la charge d'alimentation traverse ensuite un échangeur de chaleur indirect 14, chauffé extérieurement, dans laquelle sa température est .élevée, par exem- ple, jusqu'à environ 600 F, après quoi la charge pénètre par le conduit 15, dans la partie inférieure de la zone de cracking 17, comme montré.
Il est particulièrement important de noter que la zone de cracking 17 est constituée par une chambre ouverte, libre et non obstruée, dont les parois sont revêtues d'une matière réfractaire appropriée et dans la- quelle ne se trouvent manifestement pas de remplissage interne, ni empila- ge, ni obstructions d'aucune sorte. La partie inférieure de la chambre de cracking reçoit, d'une manière continue, un courant substantiel de gaz fraîchement produit par une combustion partielle et contenant essentielle- ment de l'hydrogène et de l'oxyde de carbone, ce courant étant à une tem- pérature élevée supérieure à environ 2.000 F et pouvant atteindre 3.000 F. et davantage comme décrit avec plus de détails ci-après.
Le débit de l'huile injectée par le conduit 15 est tel que l'on conserve une température de cracking appropriée, par exemple d'environ 1100 F.Le cracking de l'huile injectée a lieu dans un courant substantiel formant véhicule et constitué par des gaz résultant d'une combustion par- tielle. La durée de contact est relativement courte, par exemple de 1 à 5 secondes et, par conséquent, la formation de carbone solide se réduit à celle de particules qui continuent à être entraînées dans le mélange ef- fluent formé par le produit obtenu par cracking et par le gaz constituant le véhicule.
Des quantités réduites d'oxigène et/ou de vapeur d'eau peuvent être introduites avantageusement, d'une manière continue ou périodiquement, dans la zone de cracking par le conduit 16 pour faciliter l'opération de cracking décrite plus haute
Le produit, résultant du cracking, s'écoule d'une manière continue par le conduit de transfert 18 et sa température est réduite à une valeur appropriée en dessous de la température de cracking dans un échangeur de froid 19, .par exemple jusqu'à environ 650 Fo Le courant, relativement re- froidi, s'écoule ensuite dans la partie inférieure de l'appareil de frac- tionnement 20 qui est constitué, de préférence, par une tour de barbotage propre à fournir par le haut de l'essence pour moteurs et toutes les frac- tions plus légères et à décharger, par le bas,
les dépôts de goudrons et d'autres liquides résiduels lourd, à forte teneur en carbone, qui ne con- viennent pas au crackingo Un serpentin réchauffeur 21 est avantageusement établi dans le fond de la touro Le courant descendant du reflux d'huile dans la tour sépare les particules solides de carbone de la charge gazéi- forme de la tour et entraîne ces particules qui sont recueillies, sous la forme d'une boue huileuse, par la fraction qui doit être évacuée par le fond de la tour. Pour améliorer cet effet, uncourant latéral peut être prélevé hors de la tour par le conduit 31, la pompe 32 et l'échangeur de chaleur indirect 13, ce courant, après refroidissement dans l'échangeur decha- leur 33, étant ramené dans la tour pour assurer un reflux additionnel.
L'effluent, qui sort par le haut de la tour 20 à une température d'environ 450 F, par exemple, s'écoule par le conduit 34 vers l'échangeur susdit 12 dans lequel il est refroidi par transfert indirect de la chaleur à la charge d'alimentation admise. Il traverse ensuite le condenseur 35 et passe, si nécessaire, dans un décanteur 360 Le condensat de vapeurs d'eau, s'il existe, s'écoule depuis le fond du décanteur par le conduit 37 alors que le condensat des hydrocarbures liquides est prélevé par le condui intermédiaire 390
<Desc/Clms Page number 5>
Une partie du condensât d'hydrocarbures prélevé s'écoule, par le conduit 40, vers la partie supérieure de la tour 20 pour former un reflux depuis le sommet de cette touro La partie restante continue à s'écouler par le conduit 39,
dans un stabilisateur 41 ou vers toute autre installa- tion dans laquelle elle subit tout autre traitement approprié ou est récu- pérée. Le stabilisateur débite l'essence finale par le conduit 42. Les hy- drocarbures résiduels, normalement gazeux, s'écoulent par le conduit 43 et sont mélangés à des produits normalement gazeux qui sortent de la par- tie supérieure du décanteur 36 et s'écoulent par le conduit 44. Le mélange gazeux obtenu est introduit dans un appareil 45 dans lequel il subit un traitement approprié ou une récupération, cet appareil débitant, par le conduit de sortie 46, un mélange idéal de combustible ayant un pouvoir calorifique élevé et constitué essentiellement par l'hydrogène, l'oxyde de carbone et des hydrocarbures normalement gazeux.
Les hydrocarbures nor- malement liquides, s'écoulent par le conduit 47 vers le conduit 42 qui dé- bite l'essence.
La fraction, reoueillie sur le fond de la tour de fractionnement 20, est déchargée d'une manière continue par le conduit 22 et par le tube 23 vers un brûleur 24 qui alimente la chambre 25 pour la génération de gaz. Le brûleur de gaz 24, qui peut être constitué de toute manière appro- priée, est également alimenté par une source appropriée non montrée, avec un courant d'oxygène sensiblement pur qui est amené par le conduit 26.
Par l'expression "oxygène sensiblement pur" on entend un courant gazeux contenant, en prédominance, de l'oxygène qui, de préférence, ne contient pas en substance des contaminants, c'est-à-dire un courant con- tenant au moins 90% d'oxygène et, de préférence, plus de 95% d'oxygène, tel qu'il peut être obtenu par la liquéfaction et la rectification de l'airo
Un conduit 28 peut être prévu pour introduire des quantités rég- lées de vapeur d'eau dans la zone génératrice de gaz 25 depuis une source appropriéée, non montrée, afin que l'on puisse régler, d'une manière pré- cise, la température régnant dans cette zone et que l'on puisse également, si nécessaire, augmenter la proportion d'hydrogène formé dans cette zone.
Suivant une variante, la vapeur d'eau peut être introduite dans le brû- leur 24 en même temps que le courant d'oxygène ou par un passage séparé pour cette vapeur.
Les proportions d'oxygène et de matières carbonées sont réglées de manière telle que l'on obtient un produit de combustion partielle con- stitué, en prédominance ou essentiellement, par de l'hydrogène et de l'oxyde de carbone. Le rapport des atomes-grammes d'oxygène aux atomes- grammes de carbone (rapport 0/C) des alimentations mélangées est inférieur à environ 2 :1 et est, de préférence, compris entre 1 :1 et environ 1,5 : 1. Comme indiqué plus haut, la combustion a lieu à une température élevée et le produit obtenu pénètre, sans être refroidi, par l'étrangle- ment 30 dans la chambre de cracking 17 pour être mis en contact avec la charge injectée que l'on veut craquer en vue de convertir cette charge thermiquement en produits de réaction voulus et de fournir un effluent combiné qui pénètre dans la partie inférieure de la tour séparatrice 20.
Suivant une particularité importante de l'invention, la tour sé- paratrice 20 comporte des moyens propres à permettre un prélèvement d'un courant latéral de fractions résiduelles liquides ayant une teneur rela- tivement faible en carbone à un niveau intermédiaire de la tour, en vue de former une charge d'alimentation additionnelle pour le cracking. A cet effet, un courant latéral approprié sécoule, par le robinet préleveur 48,
<Desc/Clms Page number 6>
dans le séparateur auxiliaire 49, les produits légers, qui sortent de la partie supérieure du séparateur 49, étant ramenés par le conduit 50 dans la tour séparatrice 20.
Le courant liquide, formé à partir de ce courant latéral, s'écoule depuis le fond du séparateur 49 par le conduit 51 et le réchauffeur 52 dans le conduit 15 pour être injecté dans la zone de cracking 17. Le réchauffeur 52 permet d'augmenter la quantité de la charge à craquer introduite dans la zone de cracking sans réduire la température de celle-ci et il peut donc être utilisé pour réchauffer la charge à toute température voulue qui peut atteindre environ 1.000 F.
Suivant une autre particularité importante de l'invention, la totalité ou une partie de la charge fraîche et réchauffée, fournie à l'in- stallation par le conduit 10, après son passage par les échangeurs 12 et 13, peut s'écouler par le tube 53 dans la partie inférieure de la tour 20 dans laquelle, comme indiqué ci-dessus, a lieu un fractionnement de la charge et dans laquelle des fractions résiduelles, de cette charge, qui ont une teneur relativement élevée en carbone et qui ne conviennent pas au cracking,s'ajoutent aux matières recueillies sur le fond de la tour 20, en effectuant un lavage additionnel des gaz montants, après quoi ces frac- tions s'écoulent vers le générateur de gaz 25 par le conduit 22.
Les frac- tions plus légères, en présence du grand volume des vapeurs et gaz ascen- dants, sont efficacement fractionnées et sont prélevées dans le courant latéral gaz-huile en vue d'alimenter la zone de cracking par le conduit 51.
Ce fonctionnement est applicable, tout particulièrement, au traitement de matières résiduelles d'hydrocarbures lourds, auquel cas toute la charge admise pénètre avantageusement dans la tour 20 par le con- duit 53 et est traitée de la manière indiquée plus haut. Par conséquent, dans ces conditions, la tour 20 fonctionne d'une manière continue pour sélectionner ou séparer à la fois la charge admise et les produits de cracking en une fraction qui est soumise au cracking et en une boue de fond dont les caractéristiques ne conviennent pas au cracking et qui est utili- sée pour alimenter le générateur de gaz.
Afin d'équilibrer les traitements dans les zones pour le cracking et pour la génération de gaz, une partie de la charge peut s'écouler depuis le conduit 15 vers le conduit 23 par le conduit 55 montré en traits interrompuso De cette manière, on dispose d'une quantité suffisante de gaz, obtenu par une combustion partielle, pour em- pêcher un dépôt préjudiciable de carbone dans la zone de cracking 17.
Conformément à une mode de réalisation de l'invention, un résidu de Gach Saran à 45%, dont la quantité correspond à environ 3a280.000 litres par jour avec un indice Conradson de 10,7 pour le résidu de carbone, est réchauffé avec une température d'environ 600 F et est introduit dans la zone de cracking d'huile d'une installation, comprenant en combinaison un générateur de gaz et un dispositif pour le cracking d'huile, telle que décrite ci-dessus.
Le générateur de gaz résultant d'une combustion partielle est ali- menté d'une manière continue avec environ 40.000 kg par heure des fractions recueillies sur le fond des tours et constituées par du gazoil résiduels, du goudron, du coke et analogues qui sont décrits avec plus de détails ci- après. Cette charge est introduite par un brûleur mélangeur en même temps que 3.665 moles par heure d'oxygène rectifié ayant une pureté de 95% (envi- ron 1400 tonnes d'oxygène par jour) et environ 4.000 moles par heure (32.650 kg par heure) de vapeur d'eau.
Il en résulte que le générateur fonctionne à environ 2.500 F et fournt un gaz constitué essentiellement par de l'hydrogène et de l'oxyde de carbone avec des proportions minimes de bioxyde de carbone et de vapeur
<Desc/Clms Page number 7>
d'eau n'ayant pas réagi.
Ce courant de gaz effluent, qui est à la température du généra- teur, s'écoule directement dans la zone de cracking dans laquelle elle rencontre la charge de cracking injectée, ce qui maintient continuellement dans la zone de cracking une température d'environ 1100 F. La pression dans les zones de cracking et de génération de gaz est d'environ 31, 5kg/cmê en surpression.
La zone de génération de gaz est constituée, comme indiqué plus haut, par une chambre ouverte, non obstruée et revêtue de matières ré- fractaires et son volume est d'environ 28,5 m3. La durée de réaction dans la zone de cracking est approximativement deux secondes et la vitesse linéaire, du courant gazeux mélangé, à la partie supérieure de la zone de cracking, est d'environ 1,5m/sec.
Dans la zone de cracking, le résidu est, par conséquent, soumis à un cracking thermique, en présence du courant formant véhicule des produits résultant d'une combinaison partielle pour former du gaz d'es- sence, du gasoil, du goudron et des petites particules de coke entraîné.
Le courant combiné, fourni par la zone de cracking, pénètre dans la tour de fractionnement à barbotage qui fonctionne de manière à débiter, à sa partie supérieure, des fractions d'essence pour moteurs et des frac- tions plus légères. Ces gaz, s'écoulant à la partie supérieure de la tour, sont condensés pour former une fraction d'essence de qualité élevée. Le résidu est constitué essentiellement par un mélange d'hydrogène, d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures gazeux.
Conformément à ce mode de réalisation, les oléfines C4 et à peu près la moitié des oléfines C3 sont séparées et polymérisées pour former une essence polymère additionnelle de qualité élevée. On obtient ainsi un rendement volumétrique pour la totalité de l'essence à qualité élevée qui est supérieure à 50% de la charge d'alimentation. En outre, tous les 164 litres de la matière initiale fournissent environ 141,5 m3 de gaz com- bustible ayant un pouvoir calorifique inférieur de 4450 kcal/m3 environ.
Les substances recueillies sur le fond de la tour de fractionne- ment à barbotage comprennent les fractions plus lourdes que l'essence pour moteurs, notamment du gasoil, des goudrons et des particules de coke en- levées par lavage. Environ 80% de ce courant sont fournis au brûleur de la zone de génération de gaz, le restant étant utilisé pour des opérations de chauffage pour le traitement.
La boue de fond chargée dans la zone de génération de gaz comporte environ 40.000 kg par heure de résidu de cracking carbonacé, solide lavé et de résidu d'hydrocarbures liquidas lourds.
Après des périodes de fonctionnement longues et pour ainsi dire indéfinies, il n'y a pas de dépôt substantiel de coke ou de carbone dans la zone de cracking ou dans les conduits partant de cette zone et la quasi totalité des matières carbonacées solides formées par cracking est amené dans la boue liquide fournie au générateur.
L'élimination des opérations de séparation et de polymérisation des oléfines gazeuses, telle que décrite plus haut, amène à sacrifier en- viron 124.500 litres par jout d'essence polymère avec un accroissement correspondant du rendement en gaz combustible ayant un pouvoir calorifique inférieur d'environ 5350 kcal/cm3.
Dans l'un ou l'autre cas la fraction d'hydrogène et d'oxyde de carbone du gaz résiduel peut être séparée et convertie en hydrocarbures li-
<Desc/Clms Page number 8>
quides additionnelso Oeai peut être obtenu en mettant le mélange d'hydro- gène et d'oxyde en contact avec un catalyseur de synthèse d'hydrocarbures, tels qu'un métal du groupe du fer, à une température élevée et de la ma- nière connue, cette mise en contact, elle-même, ne faisant pas partie de l'invention. Le résultat net de ce traitement est de permettre la produc- tion de quantités accrues de fractions d'essence pour moteurs.
Comme indiqué dans l'exemple ci-dessus, la combustion partielle et le cracking sont, tous deux, effectués à des pressions comprises entre 0 et 42 kg/cm2 en surpression, de préférence entre 14 et 35 kg/cm2 en surpression.
Comme mentionné précédemment, un débit substantiel de gaz, four- ni par une combustion partielle, à travers la zone de cracking sert à empêcher les dépôts nuisibles de coke. A cet effet, la vitesse linéaire du gaz, obtenu par combustion partielle ou servant de véhicule9 est main- tenue continuellement entre 15 et 300 cm/sec., de préférence entre 30 et 180 cm/seco
Une autre caractéristique de l'invention décrite plus haut rési- de dans la production de fractions d'essence pour moteurs, qui sont obte- nues par cracking et sont en prédominance aromatiques, en maintenant con- tinuellement la température de cracking à une valeur comprise entre en- viron 1100 F et 1500 F, la durée de contact étant de l'ordre de 1 à 10 secondes,
L'expression "résidu à teneur élevée du carboné",
utilisée plus haut se réfère à des matières qui ne conviennent guère au cracking et qui sont, pour cette raison, utilisées plus avantageusement dans la zone de génération de gaz. L'expression "résidu à faible teneur en carbone" se réfère à des matières dans lesquelles la quantité du résidu de carbone est relativement plus faible et qui conviennent à la production de proportions substantielles de fractions craquées d'essence pour moteurs par le traite- ment pyrolytique décrit plus haut. En général, les courants ayant un indice Conradson inférieur à 5 font partie de la dernière catégorie alors que ceux qui ont un undice Conradson notablement supérieur à 5 sont générale- ment considérés comme étant des matières résiduelles ayant une teneur éle- vée en carbone.
Alors que l'invention a été décrite spécifiquement ci-dessus com- me s'appliquant à la consommation de matières résiduelles lourdes qui ne se prêtent pas à un traitement efficace par des méthodes catalytiques ou pyrolytiques ordinaires, l'invention s'applique néanmoins et d'une manière générale au traitement d'autres fractions d'hydrocarbures.
En général, quand on se sert d'un gasoil relativement léger, par exemple, on peut supprimer le fractionnement initial de la matière d'alimentation fraîche, cette matière pénétrant directement dans la zone d'alimentation de crac- king, comme décrit pour le mode de réalisation décrit en premier lieu,
Bien entendu, de nombreuses modifications 3t variations peuvent être apportées à ce lui a été décrit plus haut sans s' écarter de Il esprit et de la portée de l'invention, comme le concevront bien les spécialistes, à condition que ces modifications et variations ne soient pas en contra- diction avec l'objet des revendications suivantes.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.