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Cette invention est relative à un procédé de façonnage de feuilles de mica en partant de déchets, morceaux ou particules de cette matière.
Son principal but est la fabrication de feuilles de mica ayant des propor- tions bien déterminées sans l'emploi d'aucun liant, de telle sorte que le produit résultant soit réellement une feuille de mica pur.
De cette manière, la, feuille de mica. reconstituée possède sensi- tlement toutes les propriétés désirables du mica employé comme matière pre- qui ne se trouve à l'état naturel que sous la forme de cristaux rela- tivement petits.
Pour l'obtention de feuilles de dimensions relativement grandes, le mica est généralement clivé en minces lamelles qu'on assemble par la chaleur et la pression, à l'aide d'un liant tel que la gomme-laque, le ver- nis-copal, le vernis du Japon, etc. Mais la présence de ces liants détruit de nombreuses propriétés initiales du mica, telles que la résistance à la chaleur et les propriétés électriques, par exemple son facteur de puissan- ce, etc,.
Dans le procédé suivant l'invention, le mica se présentant par exemple sous la forme de petits fragments est divisé en lamelles et ensuite reconstitué sans l'emploi d'un liant, de sorte que l'on obtient une feuil- le en mica pur.
Des recherches et essais effectués par le demandeur au cours de plusieurs années ont montré que, lorsqu'un bloc de mica est clivé et en- suite rapidement comprimé, les lamelles se réunissent de nouveau avec une cohésion sensiblement égale à celle qui maintient ces lamelles assemblées avant le clivage. Il a été trouvé que ceci est particulièrement le cas pour les lamelles très minces. Lorsqu'un bloc de mica est clivé, il présente deux surfaces vierges. Mais si ces surfaces sont touchées du doigt ou si elles sont attaquées par un objet, par exemple un couteau ou encore si elles sont exposas pendant un laps de temps prolongé à l'air libre, il devient impossille de les réunir à nouveau. Aucun nettoyage ne peut rétablir la force de cohésion.
Il en résulte que si le mica peut être clivé sans que les surfaces soient attaquées ou contaminées, les minces lamelles peuvent être de nouveau réunies pour former une feuille de mica parfaite.
Voici les principales conditions pour la fabrication du mica re- constitués
1 Les surfaces des lamelles de mica doivent être vierges;
2 Les lamelles doivent âtre mises à l'arbri des contaminations;
3 Le mica clivé doit être très mince et avoir, de préférence, une épaisseur de 0,0025 mm. ou moins.
Le résultat de la recherche des conditions premières indiquées a été la création d'un procédé de fabrication du mica tel que décrit ci-après et représenté d'une m maniére semi-schématique sur les fig. 1, 2 et 3 du des- sin annexé, tandis que les fig. 4, 5, 6, 7 et 8 représentent un mode de réa- lisation préféré d'une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Un but de la présente invention est de créer un nouveau procédé de préparation du mica, d'abord en le divisant et, ensuite, en produisant une feuille reconstituée, l'invention s'étendant également à un appareillage nouveau pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Un autre but de l'invention est de créer un nouveau dispositif pour débarrasser les morceaux de mica des corps étrangers avant le clivage de ces @ sceaux en pellicules, flocons ou lamelles.
Un autre on+' de l'invention est de créer un dispositif nouveau
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pour cliver ou diviser les morceaux de misa tout en conservant aux lamelles leurs propriétés de cohésion naturelles.
Un autre but de l'invention est d'écarter les particules étrangè- res et les lamelles de mica, impropres à la. fabrication, de la masse prin- cipale des lamelles de mica, et de supprimer également les pellicules de mica pouvant avoir des "taches" magnétiques. Ces "taches" sont formées par des particules de nature ferreuse que l'on trouve fréquemment dans le mica.,
Un autre but de l'invention est de crééer un nouveau dispositif, introduisant de nouvelles opérations dans le procédé de tamisage des lamel- les de mica avant la. fabrication d'une ou de plusieurs feuilles de mica reconstituées.
D'autres buts de l'invention sont la création d'un dispositif d'a- planissement des feuilles, d'un dispositif pour l'extraction de l'humidité, enfin d'un dispositif d'imprégnation et de finissage des feuilles de mica.
L'invention s'étend également à un nouveau procédé comportant l'em- ploi de l'alcool méthylique ou d'un autre liquide pour maintenir les lamel- les de mica à l'abri de toute contamination, et à un appareil destiné à la récupération de ce liquide en vue de sa réutilisation.
Les buts précédemment indiqués, ainsi que d'autres encore et divers caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront en détail de la description ci-après. Bien entendu, cette description n'est donnés qu'à titre d'exemple et les dessins ne représentent qu'un mode de réalisation préféré de l'installation permettant d'obtenir les résultats envisagés.
Sur ces dessins:
La fige 1 est un diagramme de circulation montrant les divers dis- positifs pour la fabrication de feuilles de mica suivait l'invention;
La fig. 2 est une vue en plan d'une feuille de mica ;
La fig. 3 est une vue en coupe transversale à grande échelle sui- vant la ligne 3-3 de la fig. 2 ;
La fig. 4 est une vue semi-schématique montrant dans l'ordre du diagramme de circulation les appareils composant l'installation pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication;
La fig. 5 est une vue en coupa transversale, suivant la ligne 5-5 de la fig. 4, d'un laveur employé suivant l'invention;
La fig. 6 est une vue en coupe lengitadinale d'un cliveur employé suivant 1 ' invention ;
La fig. 7 est une vue en coupe transversale partielle, suivant la ligne 7-7 de la f ig . 4, de ce cliveur;
La fig. 8 est une vue en coupe verticale suivant la ligne 8-8 de la fige 4.
L'inventionsera tout d'abord décrite en détail en regard des fige 1,2 et 3. Une certaine quantité de morceaux de mica de forme et de grosseur différentes, ou même de déchets de mica, est soumise à une action de netto- yage par l'eau ou d'autres liquides . Le nettoyage peut être effectué en plusieurs phases si on le désire, pour débarrasser le mica de la boue, des pierres et d'autres impuretés. Le mica nettoyé peut ensuite être séché dans des fours pourdébarrasserles morceaux de toute humidité.
Le mica ainsi préparé peut alors être introduit dans un cliveur 10 qui peut être con- stitué ....- un cuve 11. dans laquelle est pratiquée une cavité en forme de 8 La cuve 11 forme ainsi des chambres inférieure et supérieure 12 et 13
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reliées entre elles par un étranglement 14 formé par au moins une paroi rentrante 15 de la cuve. Cette paroi se réduit, de préférence, à une arête assez aiguë de telle sorte que, lorsqu'on courant liquide à haute pression vient frapper cette arête, ce courant soit divisé en veines dont le sens de déplacement est indiqué par des flèches. De cette manière , le courant du liquide suit plus ou moins le contour du 8.
Il en résulte un croisement des veines d'écoulement dans l'orifice étrangle 14, lorsque le liquide ve- nant du coté droit de la chambre supérieure coupe le courant venant de la chambre inférieure. Le liquide à haute pression formant le jet sortant de la tuyère à haute pression 16 provoque d'autre part une turbulence conti- nue en ce point.
Le liquide employé, de préférence, comme milieu de travail dans le cliveur est l'alcool méthylique quoiqu'on ait trouvé que l'eau distillée et désaérée est également très efficace.
Au cours du fonctionnement, le mica est introduit dans le liquide et reste au fond de la chambre 12. L'action de la tuyère 16 est telle que le courant est divisé sur l'arête 15. Il en résulte que le mica est en- traîné en un mouvement circulaire dans le sens contraire à celui des ai- guilles d'une montre. Le trajet naturel du mica part du fond de la chambre 12 et suit le coté droit de cette chambre. Le mica a ensuite tendance à suivre le coté gauche de la chambre supérieure 14. Mais, lorsqu'un morceau de mica s'approche de l'orifice étranglé, il s'engage dans le tourbillon des courants contraires qui font osciller et pivoter le morceau de mica, et le jet 16 a donc de nombreuses occasions de frapper la tranche du mica en vue de son clivage. Le mica suit alors le contour de l'espace 15.
La vi- tesse du morceau de mica frappé par le jet de liquide 16 est trèsélevée, mais la vitesse du liquide dans les chambres 12 et 13 est très inférieure.
Il en résulte une autre tendance au clivage du mica. Après avoir suivi le contour de la chambre 13, le morceau de mica revient de nouveau sur le tra- jet du jet 16 et il subit un nouveau mouvement d'oscillation et de pivote- ment sous l'action des courants parasites à l'intérieur de l'orifice étran- glé. Il est donc de nouveau clivé et renvoyé dans l'espace 15. Ce proces- sus se poursuit jusqu'à ce que les particules de mica soient tellement ré- duites qu'elles puissent éventuellement flotter et s'échapper par l'orifi- ce 17 en communication avec l'air libre, et suivre le conduit 18.
Les minces lamelles de mica sont déposées sur un tapis perméable 20 et forment sur celui-ci une couche ayant l'épaisseur désirée. Lorsque la couche 21 de particules de mica est sortie du liquide, elle présente une texture stratifiée, de sorte que les surfaces accolées des lamelles ou pellicules qui ne sont pas contaminées, adhèrent les unes aux autres et forment une feuille reconstituée de mica. Il est indiqué d'expulser le liquide d'entre les lamelles et ceci peutêtre effectué par l'emploi de la chaleur et de la pression. Après filtrage et distillation, le liquide peut être réintroduit dans le circuit.
Les différents appareils nécessaires à la mise en oeuvre des pha- ses du procédé peuvent être facilement construits par le technicien et le degré de finesse nécessaire des lamelles de mica peut être obtenu dans un cliveur à un seul étage ou, bien entendu, dans un cliveur à plusieurs éta- ges.
De même, quoique l'alcool méthylique et l'eau distillée soient les liquides actuellement préférés pour constituer le milieu d'immersion, il est également possible que d'autres liquides soient efficaces à cet ef- fet.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, le procédé suivant l'invention consiste dans ses détails à nettoyer, laver et sécher des déchets ou mor-
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ceaux de mica, c'est-à-dire à préparer les morceaux de mica pour le clivage, à les cliver alors qu'ils sont immergés dans un milieu non contaminant pour conserver des surfaces vierges sur les fines particules et pellicules, et pour assurer ainsi le maintien des propriétés naturelles de cohésion des particules et pellicules, à séparer les impuretés restantes et les particu- les étrangères par flottation dans un faible courant du milieu non contami- nant et renvoi simultané des particules trop lourdes pour un clivage plus poussé, à enlever-;
les particules ferreuses et les "taches" magnétiques dans la masse des particules clivées de mica, à tamiser ces particules pour les classer, à façonner par centrifugation un tube de mica reconstitué avec les particules ainsi tamisées, à extraire et à découper ce tube de mica suivant la longueur pour l'obtention d'une ou de plusieurs feuilles de mica reconstituées, à aplanir ces feuilles et à en extraire l'humidité résiduel- le . On peut imaginer des variantes de ce procédé. Par exemple l'opéra- tion du tamisage peut se faire en deux ou plusieurs phases pour l'obtention de feuilles de mica reconstituées contenant des particules de mica ayant dimensions différentes. On peut ainsi fabriquer simultanément une feuille composée de grosses particules et une autre feuille composée de particules plus petites.
Le procédé comporte de plus, la filtration, la distillation et la réintroduction dans le circuit du milieu non contaminant employé sui- vant l'invention. Les différentes opérations du procédé peuvent s'étendre à l'imprégnation des feuilles de mica et au finissage par abrasion des sur- faces des feuilles imprégnées.
L'appareillage suivant l'invention, tel qu'il est représenté par les fig. 4-8, peut en général comporter une trémie 10a, de laquelle les morceaux de mica sont transportés, par un transporteur 11a par exemple, vers un tamis 12a pour l'enlèvement des lamelles de mica détachées et des particules de boue, un épurateur 13a pour ployer les morceaux de mica et les débarrasser de particules adhérentes de pierres et d'autres matériaux étrangers, un deu- xième tamis 14a pour l'extraction des particules détachées par l'épurateur 13a, un laveur 15a pour le lavage des morceaux de mica en vue d'un nettoyage final avant le clivage, un sécheur 16a, un cliveur 17a pour la division des moroeaux de mica et éléments plus petits par des opérations progressives jusqu'à obtention de pellicules ou partioules de mica ayant la largeur et l'épaisseur désirée,
un dispositif adducteur 18a pour alimenter le cliveur 17a, un dispositif 19a pour produire un courant pulsatoire de fluide à tra- vers le cliveur, un appareil de flottation 20a destiné à recevoir les lamel- les de mica venant du cliveur 17a et à en séparer les impuretés entre les différentes couches des morceaux de mica primitifs, ainsi que les particules de mica que le cliveur 17a n'a pas réduit à des proportions suffisamment petites, un dispositif 21a pour ramener les particules insuffisamment rédui- tes vers le oliveur 17a en vue de leur remise en circuit, un dispositif ma- gnétique 22 pour l'enlèvement des particules ferreuses telles que les "ta- ches" magnétiques, un dispositif de tamisage qui, dans le présent exemple, se compose de tamis tournants 23 et 24,
associés respectivement à des façon- neurs centrifuges 25 et 26 de feuilles de mica, un dispositif aplanisseur ou redresseur 27, un dispositif extracteur d'humidité 28 et, éventuellement, .un dispositif d'imprégnation 29 des feuilles et un dispositif finisseur 30 pour les surfaces.
En plus des appareils qui viennent d'être indiqués, l'installation peut comporter des évaporateurs ou distillateurs, des filtres,, des pompes, des réservoirs ainsi que les canalisations correspondantes pour la récupé- ration et la réutilisation du liquide non contaminant dans lequel les mor- ceaux de mica sont clivés et dans lequel les lamelles sont transportées vers les façcnneurs de feuilles 25 et 26,
La trémie 10a peut être d'une constitution usuelle et agencée pour
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distribuer et déposer des morceaux de mica sur le transporteur 11a à une vitesse désirée en rapport avec la capacité ou la puissance de traitement de l'installation.
Le tamis 12a peut être du type à mouvement de va-et-vient, à secous- ses ou à rotation. Il peut présenter une ou plusieurs surfaces pour procé- der à un ou plusieurs classements. En traversant le tamis, les gros mor- ceaux de mica se débarrassent des impuretés et particules trop fines pour passer ultérieurement dans l'épurateur 13a.
D'après le dessin, l'épurateur 13a comporte un bâti 31 muni d'un plateau transversal 32 garni d'un certain nombre de broches en saillie 33.
Ces broches sont encastrées dans le plateau et entourées d'un tapis 34 en matière compressible, telle que le caoutchouc naturel ou synthétique, fixé sur le plateau 32, et recouvert à son tour d'une feuille de cuivre 35 de telle manière que les broches 33 puissent faire saillie à travers des ou- vertures pratiquées dans le revêtement de cuivre. L'épurateur comporte, d'autre part, un bélier 36 qui est animé d'un mouvement de va-et-vient par rapport au plateau à l'aide d'un arbre de commande 37. Un tapis 38, simi- laire au tapis 34, est fixé sur la face inférieure du bélier pour exercer une pression intermittente sur le tapis 35 et les broches 33.
L'épurateur est, de préférence, disposé de telle manière que son plateau soit incliné et pour produire un déplacement progressif des morceaux de mica sur le tapis 35. Au cours du fonctionnement, le bélier 36 est ani-. mé d'un rapide mouvement de va-et-vient pour comprimer et libérer alterna- tivement des morceaux de mica au fur et à mesure qu'ils progressent à ' travers l'épurateur. La disposition des broches 33 est telle que les mor- ceaux de mica subissent une flexion lorsqu'ils passent sur les broches, cette flexion étant due à la compressibilité du tapis 34, permettant la dé- formation des portions de mica qui ne sont pas en contact avec les broches 33.
Il résulte de ces flexions rapides des morceaux de mica que les pe- tites pierres, les lamelles détachées de mica et les autres corps étrangers sont arrachés et libérés. Le mica et les particules passent ensuite sur le tamis 14a où les particules sont extraites des morceaux qui restent sur le tamis et qui passent ensuite dans le laveur 15a.
Le laveur 15a, qui est également représenté en coupe transversale sur la fig. 5, comporte de préférence un transporteur 40 constitué par une matière perméable (par exemple un tamis) et qui reçoit les morceaux de mica venant du tamis 14a. Le laveur comporte, d'autre part, une auge 41 dans laquelle se déplace le brin supérieur du transporteur 40, et un certain nom- bre de tuyères d'arrosage 42 agencées pour diriger des jets de liquide sur l'ensemble des surfaces des morceaux de mica entraînés par le transporteur 40. On peut employer des liquides de constitutions différentes pour le la- vage du mica, mais ces liquides doivent être tels qu'ils n'attaquent ni ne contaminent le mica.
Le laveur est destiné à débarrasser les morceaux de mica de toutes les particules adhérentes étrangères, et des lamelles de mica adhérentes qui sont partiellement détachées.
A la sortie du laveur, les morceaux de mica sont recueillis dans un sécheur 16a destiné à les sécher soigneusement. Ce dispositif comporte essentiellement un transporteur 45 et un four 46 et la disposition est pré- vue de telle manière que les morceaux de mica traversent le four à une vi- tesse convenable.
Le cliveur 17a, reçoit les morceaux de mica venant du sécheur 16a et qui sont introduits à l'aide d'un conduit de descente 50 dans la partie
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inférieure du cliveur où ils sont repris par le dispositif d'alimentation 18a. Ce dernier est, de préférence, constitué par un piston 51 faisant of- fice d'introducteur à mouvement de va-et-vient qui, sous la commande d'un dispositif hydraulique ou pneumatique à cylindre et piston 52, fait passer les morceaux de mica du fond du conduit de descente 50 dans la chambre infé- rieure 53 du cliveur 17a.
Dans ce mode de réalisation préféré, le cliveur 17a est un appa- reil à étages multiples comportant plusieurs chambres communicantes super- posées verticalement. Ces chambres ont en principe une forme ellipsoïdale et leur largeur varie progressivement, en partant de la chambre inférieure la plus large 53, vers la chambre supérieure la plus étroite 54. La fig.
6 montre un cliveur à six étages suivant l'invention telle que la montrent les fig. 1 à 4.
Les parois 55 de chaque chambre sont conformées pour engendrer un mouvement de turbulence, dans le liquide qu'elles contiennent, sous l'action de tuyères d'injection convenablement disposées. La chambre inférieure 53 est munie dans sa partie la plus basse d'une ou plusieurs tuyères 56 qui di- rigent les jets de liquide vers l'intérieur de la chambre, de telle maniè- re que le mouvement de turbulence résultant entraîne les morceaux de mica pour les obliger à se déplacer en présentant la tranche aux tuyères 57 dé- bouchant à l'intérieur du cliveur au niveau de l'étranglement 58 entre la chambre inférieure 53 et la chambre directement superposée.
Pendant que les morceaux de mica tourbillonnent et suivant en général la paroi incurvée 55, ils se déplacent en direction des tuyères 57 et reçoivent intégralement le choc de clivage des jets jaillissant des tuyères. Pour éviter l'accro- chage d'un morceau de mica sur les bords 59, les tuyères 57 sont, de pré- férence, orientées tangentiellement par rapport aux parois incurvées 55, ainsi que le montrent les dessins. Grâce à cette disposition, les forces développées sont utilisées pour cliver le mica en pellicules ou lamelles, au lieu de briser transversalement les morceaux de mica.
Lorsque le mica a été clivé dans la chambre inférieure 53, les mor- ceaux plus petits flottent et s'élèvent vers l'intérieur de la chambre sui- vante 53a, dans laquelle le mouvement de tourbillonnement des morceaux est produit par la force des jets jaillissant des tuyères 57a, exactement de la manière précédemment décrite. Etant donné que les morceaux de mica sont clivés en morceaux de plus en plus petits composés de couches de moins en moins nombreuses, ces morceaux deviennent-de plus en plus légers et s'élè- vent successivement dans les différents étages du cliveur.
Pour favoriser l'action qui vient d'être décrite, les tuyères pla- cées d'un côté du cliveur sont décalées par rapport à celles placées du coté opposé, ce qui réduit grandement la possibilité de passage de morceaux de mica d'une chambre vers la suivante sans qu'ils soient exposés à l'un au moins des jets. Bien entendu, le nombre des étages ou des chambres peut varier suivant l'épaisseur finale désirée des lamelles ou pellicules de mica.
L'action du cliveur 17a est davantage améliorée par le fait que les jets continus jaillissant des tuyères sont remplacés par des jets pul- satoires. A cet effet, on peut employer le dispositif 19a qui, d'après les dessins, est constitué par une pompe à haute pression et à six cylin- dres, dont le fonctionnement produit une circulation spasmodique ou pulsa- toire dans les chambres du cliveur. De cette manière, les morceaux de mica sont soumis à l'action des jets et tendent ensuite vers un état d'inertie qui est immédiatement vaincu par la force des jets. Le dispositif 19a peut être réglé dans le temps, coordonné ou synchronisé pour que les différents jets produisent l'action désirée.
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Le milieu liquide, dont l'emploi est envisagé dans le cliveur est l'alcool méthylique quoique l'on puisse également utiliser d'autres liqui- des tels que l'eau distillée mais avec des desgrés d'efficacité différents.
Quel que soit le milieu liquide employé, il doit être tel bien entendu qu'il ne détruise pas la propriété de cohésion naturelle des lamelles de mica et qu'il maintienne vierges les surfaces de ces lamelles pour la mise en oeuvre de l' invention.
Les accumulateurs de corps étrangers à l'intérieur du cliveur peu- vent être évacués par le conduit 47 et, si on le désire, l'intérieur de ce cliveur peut être mis en communication avec l'air libre en 48.
Les lamelles ou pellicules de mica flottent et s'élèvent en direc- tion de la chambre de clivage supérieure 58 et sortent par un conduit 60 disposé pour déboucher dans une extrémité de l'appareil de flottation 20a.
Cet appareil comporte une cuve 61 à surface assez grande pour que les la- melles de mica s'écoulent assez lentement de l'entrée vers la sortie de la cuve. Si la masse des lamelles de mica contient encore des particules étran- gères, l'évacuation de ces dernières est assurée par un collecteur 62 des- tiné à les recevoir, étant donné que ces particules s'enfoncent facilement dans le milieu liquide que contient la cuve 61. Le nettoyage du collecteur
62 peut être assuré de temps à autre par un obturateur 63 commandant le collecteur.
Au fur et à mesure que le liquide s'écoule lentement dans la cu- ve 61 vers la sortie, les particules de mica trop lourdes, c'est-à-dire celles qui ne flottent pas suffisamment, descendent lentement au fond 64 de la cuve, et elles sont ensuite ramenées par le dispositif 21a vers l'intérieur du cliveur 17a pour subir un nouveau traitement de clivage. Ce dispositif 21a peut être simplement constitué par un injecteur 65 interca- lé dans une canalisation 66 allant du fond 64 de la cuve vers le disposi- tif d'introduction 18a. Les lamelles de mica restant dans l'appareil de flottation 20a flottent à la surface ou à proximité de la surface du liqui- de jusqu'à ce qu'elles atteignent l'appareil 22.
Dans le présent exemple, l'appareil 22 comporte un aimant perma- nent en forme de rouleau 67 placé en travers de l'orifice de sortie de la cuve 61, de telle sorte que le liquide chargé de lamelles de mica vienne en contact avec ce rouleau lorsqu'il s'écoule ou se déverse en cascade hors de la cuve. Un dispositif tel qu'un moteur électrique 68 est prévu pour faire tourner le rouleau aimanté 67, de telle sorte que les différentes par- ties de sa surface puissent recueillir par attraction les particules fer- reuses, appelées "taches" magnétiques au sein de la masse des lamelles de mica.
Cette dernière séparation constitue la dernière extraction des corps étrangers dans la masse des lamelles de mica, d'après le procédé suivant l'invention.'
Une palette de raclage 69 est agencée pour nettoyer la surface du rouleau 67 des accumulations de "taches" magnétiques, qui sont évacuées en direction d'un bac par une canalisation 70, dans laquelle est intercalé un obturateur.
Le liquide chargé de lamelles de mica sortant de l'appareil de flottation 20 tombe sur un tamis cylindrique 23 qui est lentement entraîné en rotation par un ou plusieurs rouleaux d'entraînement 71. En supposant que le tamis 23 ait un maillage du calibre ? 8, le tamis permet le passa- ge des lamelles de mica relativement petites qui tombent à l'intérieur sur un plateau 85, tandis que les lamelles les plus grosses restent sur la sur- face extérieure du tamis. Un courant de liquide (de préférence de l'al- cool méthylique) est déversé sur le plateau 85 par un conduit central per- foré 72.
Les lamelles plus grandes restant sur la surface extérieure du
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tamis tombent ou sont entraînées par lavage vers un collecteur 73 d'où le liquide chargé de lamelles passe vers l'intérieur du façonneur de feuilles de mica 25.
Ce façonneur 25 est en principe constitué par un bâti 74 dans le- quel est monté un tamis cylindrique tournant à mailles fines 75, entraîné à grande vitesse par un moteur 76. On comprend que la force centrifuge agit pour presser et refouler les lamelles de mica contre la face intérieu- re du tamis 75, et pour façonner une couche agglomérée d'épaisseur uniforme en mica reconstitué,
Le liquide peut être récupéré par le fait qu'il passe à travers un filtre 77 et ensuite dans un évaporateur 78, d'où il est aspiré par une pom- pe 79 pour être refoulé dans un réservoir 80. Ce dernier peut être utilisé pour alimenter la pompe 19a.
Les lamelles de mica plus petites recueillies à l'intérieur du ta- mis 23, dans laquel le plateau 85 est placé selon une certaine inclinaison sont entraînées par rinçage vers le bas à l'aide du courant de liquide sor- tant du conduit 72, et passent par la gouttière inclinée 81 dans le tamis tournant incliné 24. Ce dernier a une constitution similaire à celle du tamis 23, sauf que ses mailles sont plus fines, du calibre N 22 par exemple.
Dans ce tamis est également placé un conduit central perforé 82 qui dirige vers l'intérieur un courant de liquide destiné à entraîner à travers les mailles du tamis les particules de mica extrêmement fines, pour les intro- duire dans un collecteur 83 et, ensuite, dans un réservoir. Ces pellicules, qui constituent un sous-produit du procédé, forment également un produit vendable.
Les lamelles de mica restant à l'intérieur du tamis 24 sont entraî- nées par rinçage vers l'intérieur du façonneur de feuilles 26, dont la con- stitution est sensiblement similaire à celle du façonneur 25, sauf que les mailles du tamis 84 sont plus fines que celles du tamis 75. Ce façonneur produit également par l'effet de la force centrifuge un tube de mica re- constitué, de la manière précédemment décrite.
On obtient de cette manière un tube en mica destiné à être découpé en une ou plusieurs feuilles dans chacun des façonneurs 25 et 26, dont l'un fournit des tubes à lamelles plus grandes que l'autre. On voit que cette partie de l'invention permet des variantes par le fait que l'on peut pré- voir des façonneurs de feuilles aussi nombreux qu'il est nécessaire, combi- nés avec des tamis convenables.
Les feuilles de mica reconstituées peuvent être aplaties ou redres- sées après leur enlèvement des façonneurs, et elles sont à cet effet intro- duites dans un aplanisseur ou redresseur 27 qui peut comporter une presse convenable.
Il se peut que les feuilles de mica contiennent encore une cer- taine quantité d'humilité qui peut être extraite par le fait qu'on place les feuilles dans un extracteur d'humidité 28, qui élimine de préférence l'ex- cédent de liquide par l'application d'une pression négative ou dépression.
A ce stade du procédé on emploie de préférence également la chaleur. Un évaporateur 85 peut être prévu pour récupérer le liquide extrait et pour l'envoyer au réservoir 80.
Pour l'obtention d'une feuille reconstituée en mica pur, le procé- dé décrit ci-dessus peut être considéré comme étant complet. Mais, pour certaines conditions, il est souhaitable d'imprégner les feuilles avec des résines ou produits similaires pour l'obtention d'effets spéciaux. Dans ce cas, les feuilles de mica sont placées dans l'imprégnateur 29 et, pour com-
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pléter le procédé, les surfaces des feuilles imprégnées peuvent être sablées ou meulées sur l'appareil de finissage 30.
L'appareil précédemment décrit est conçu et agencé pour la mise en oeuvre du présent procédé. Il est bien entendu que, sans s'écarter du principe de l'invention, on peut imaginer des variantes de la disposition générale. De même, certaines opérations du procédé peuvent être modifiées ou supprimées. L'agencement de l'installation peut également être modi- fié et on peut prévoir des dispositions pour assurer la propreté et éviter les accidents qui peuvent résulter de l'emploi d'un liquide très volatil.