Procédé de fabrication de feuilles de mica reconstituées. Cette invention est relative à un procédé de fabrication de feuilles de mica reconsti tuées en partant de déchets, morceaux ou par ticules de cette matière. Son but est la fabri cation de feuilles de mica ayant des propor tions bien déterminées sans l'emploi d'aucun liant, de telle sorte que le produit résultant soit réellement une feuille de mica pur.
De cette manière, la feuille de mica re constituée possède sensiblement toutes les pro priétés désirables du mica employé comme matière première et qui ne se trouve à l'état naturel que sous la forme de cristaux relati vement petits.
Pour l'obtention de feuilles relativement grandes, le mica est généralement clivé en minces lamelles qu'on assemble par la chaleur et la pression à l'aide d'un liant tel que la gomme laque, le vernis-copal, le vernis du Ja pon, etc. Mais la présence de ces liants modi fie désavantageusement de nombreuses pro priétés initiales du mica, telles que la résis tance à la chaleur et les propriétés électriques, par exemple son facteur de puissance, etc.
Dans le procédé suivant l'invention, le mica se présentant, par exemple, sous la forme de petits fragments est divisé en lamel les et ensuite reconstitué sans l'emploi d'un liant, de sorte que l'on obtient une feuille en mica pur.
Des recherches et essais effectués an cours de plusieurs années ont montré que, lorsqu'un bloc de mica est clivé et ensuite rapidement comprimé, les lamelles se réunissent de nou- veau avec une cohésion sensiblement égale à celle qui maintenait ces lamelles assemblées avant le clivage. Il a été trouvé que ceci est particulièrement le cas pour les lamelles très minces. Lorsqu'un bloc de mica est clivé, il présente deux surfaces vierges. Mais si ces surfaces sont, touchées du doigt ou si elles sont attaquées par un objet, par exemple un couteau, ou encore si elles sont exposées pen dant un laps de temps prolongé à l'air libre, il devient impossible de les réunir à nouveau. Aucun nettoyage ne peut rétablir la force de cohésion.
Il en résulte que si le mica peut être clivé sans que les surfaces soient attaquées ou contaminées, les minces lamelles peuvent être de nouveau réunies pour former une feuille de mica parfaite.
Selon l'invention, on clive des morceaux de mica en fines lamelles alors que ces mor ceaux sont immergés dans un milieu propre à empêcher la contamination des surfaces des lamelles et à maintenir sensiblement inaltérées les propriétés naturelles de cohésion de ces lamelles, on façonne, sans l'aide d'un liant, une feuille stratifiée avec ces lamelles, en maintenant les surfaces de celles-ci protégées par ledit milieu jusqu'au moment du façon nage.
Le mica clivé aura de préférence une épaisseur de 0,0025 mm au plus.
L'invention comprend également une ins tallation pour la. mise en ce-Livre de ce pro cédé et une feuille de mica obtenue par ce procédé. L'invention est décrite ci-après en réfé rence aux dessins annexés, dans lesquels La. fig. 1 est un schéma de fabrication montrant divers dispositifs pour la fabrica tion de feuilles de mica conformément à l'in vention.
La fig. 2 est ime vue en plan d'une feuille de mica.
La fig. 3 est une vue en coupe transver sale à grande échelle suivant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue semi-schématique montrant dans l'ordre du schéma de fabrica tion les appareils composant une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'in vention.
La fig. 5 est une vue en coupe transver sale, suivant la ligne 5-5 de la fig. 4, d'un laveur.
La fig. 6 est ime vue en coupe longitudi nale d'un cliveur.
La fig. 7 est une vue en coupe transversale partielle, suivant la ligne 7-7 de la fig.4, de ce cliveur.
La fig. 8 est une vue en coupe verticale suivant la ligne 8-8 de la fig. 4.
En se référant tout d'abord aux fig. 1, 2 et 3, une certaine quantité de morceaux de mica de forme et de grosseur différentes, ou même de déchets de mica, est soumise à une action de nettoyage par l'eau ou d'autres liquides. Le nettoyage peut être effectué en plusieurs phases si on le désire, pour débar rasser le mica de la boue, des pierres et d'au tres impuretés. Le mica nettoyé peut ensuite être séché dans des fours pour débarrasser les morceaux de toute humidité. Le mica ainsi préparé peut alors être introduit dans un cli veur 10 qui peut être constitué par une cuve 11 dans laquelle est pratiquée une cavité de section en forme de 8. La cuve 11 forme ainsi des chambres inférieure et supérieure 12 et 13 reliées entre elles par un étranglement 14 formé par au moins une paroi rentrante 15 de la cuve.
Cette paroi se termine, de préfé rence, par une arête assez aiguë, de telle sorte que, lorsqu'un courant liquide à haute pres sion vient frapper cette arête, ce courant soit divisé en veines dont le sens de déplacement est indiqué par des flèches. De cette manière, le courant du liquide suit plus ou moins le contour du 8. Il en résulte un croisement des veines d'écoulement dans l'orifice étranglé 14, lorsque le liquide venant du côté droit de la chambre supérieure coupe le courant venant de la chambre inférieure. Le liquide à haute pression formant le jet sortant de la tuyère à haute pression 16 provoque, d'autre part, une turbulence continue en ce point.
Le liquide employé de préférence comme milieu de travail dans le clin eur est l'alcool méthylique, quoiqu'on ait trouvé que l'eau distillée et désaérée est. également très effi cace.
Au cours du fonctionnement, le mica est. introduit dans le liquide et reste au fond de la chambre 12. L'action de la tuyère 16 est telle que le courant est divisé sur l'arête 15. Il en résulte que le mica est entraîné en un mouvement circulaire dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre. Le trajet. naturel du mica part du fond de la chambre 12 et suit le côté droit de cette chambre. Le mica a ensuite tendance à suivre le côté gau che de la chambre supérieure 14, mais, lors qu'un morceau de mica s'approche de l'orifice étranglé, il s'engage dans le tourbillon des courants contraires qui font osciller et pivo ter le morceau de mica, et le jet 16 a donc de nombreuses occasions de frapper la tranche du mica en vue de son clivage. Le mica suit alors le contour de l'espace 15.
La vitesse du morceau de mica frappé par le jet de liquide 16 est très élevée, mais la vitesse du liquide dans les chambres 12 et 13 est très inférieure. Il en résulte une autre tendance au clivage du mica. Après avoir suivi le contour de la chambre 13, le morceau de mica revient de nouveau sur le trajet du jet 16 et il subit un nouveau mouvement d'oscillation et de pivo tement sous l'action des courants parasites à l'intérieur de l'orifice étranglé. Il est donc de nouveau clivé et renvoyé dans l'espace 15.
Ce processus se poursuit jusqu'à ce que les particules de mica soient tellement réduites qu'elles puissent flotter et s'échapper par l'orifice 17 en communication avec l'air libre et suivre le conduit 18.
Les minces lamellés de mica sont déposées sur un tapis perméable 20 et forment sur ce lui-ci une couche ayant l'épaisseur désirée. Lorsque la couche 21 de particules de mica est sortie du liquide, elle présente une texture stratifiée, de sorte que les surfaces accolées des lamelles ou pellicules, qui ne sont pas con taminées, adhèrent les unes aux autres et for ment une feuille reconstituée de mica. Il est indiqué d'expulser le liquide d'entre les la melles, et ceci peut être effectué par l'emploi de la chaleur et de la pression. Après filtrage et distillation, le liquide peut être réintroduit dans le circuit.
Les différents appareils nécessaires à la mise en oeuvre des phases du procédé peuvent être facilement construits par le technicien, et le degré de finesse nécessaire des lamelles de mica peut être obtenu dans un cliveur à un seul étale ou, bien entendu, dans un cli- veur à plusieurs étages.
De même, quoique l'alcool méthylique et l'eau distillée soient les liquides actuellement préférés pour constituer le milieu d'immer sion, il est également possible que d'autres liquides soient efficaces à cet effet.
L'appareillage conforme à l'invention, tel. qu'il est représenté par les fig. 4-8, comporte une trémie 10a, de laquelle les morceaux de mica sont transportés, par un transporteur 11a par exemple, vers un tamis 12a pour l'en lèvement des lamelles de mica, détachées et des particules de boue, un épurateur 13a pour ployer les morceaux de mica et les débarras ser de particules adhérentes pierreuses d'au tres matériaux étrangers, un deuxième tamis 14a pour l'extraction des particules détachées par l'épurateur 13a, un laveur 15a pour le lavage des morceaux de mica en vue d'un nettoyage final avant le clivage, un sécheur 16a,
un cliveur 17a pour la division des mor ceaux de mica en éléments plus petits par des opérations progressives jusqu'à obtention de pellicules ou particules de mica ayant la lar geur et l'épaisseur désirées, un dispositif adducteur 18a pour alimenter le cliveur 17a en morceaux de mica fournis par le sécheur 16a, un dispositif 19a pour produire un cou- ;
rant pulsatoire de fluide à travers le cliveur, un appareil de flottation 20a destiné à rece voir les lamelles de mica venant du cliveur 17a et. à en séparer les impuretés qui étaient présentes entre les différentes couches des;
morceaux de mica primitifs, ainsi que les par ticules de mica que le cliveur 17a n'a pas ré duit à des proportions suffisamment petites, un dispositif 21a pour ramener les particules insuffisamment réduites vers le cliveur 17a en vue de leur remise en circuit, un dispositif magnétique 22 pour l'enlèvement des parti- eules ferreuses telles que les taches magné tiques , un dispositif de tamisage qui, dans le présent exemple, se compose de tamis tour nants 23 et 24, associés respectivement à des façonneurs centrifuges 25 et 26 de feuilles de mica, un dispositif aplanisseur ou redresseur 27,
un dispositif extracteur d'humidité 28. A cette installation conforme à l'invention peu vent être adjoints, éventuellement, un dispo sitif 29 pour enduire les feuilles obtenues et un dispositif finisseur 30 pour les surfaces.
En plus des appareils qui viennent d'être indiqués, l'installation peut comporter des évaporateurs ou distillateurs, des filtres, des pompes, des réservoirs, ainsi que les canalisa tions correspondantes pour la. récupération et la réutilisation du liquide non contaminant dans lequel les morceaux de mica sont clivés et dans lequel les lamelles sont transportées vers les façonneurs de feuilles 25 et 26.
La trémie 10a peut être d'une constitution usuelle et agencée pour distribuer et déposer des morceaux de mica sur le transporteur 1.1a à une vitesse en rapport avec. la capacité ou la puissance de traitement de l'installation.
Le tamis 12a peut. être du type à mouve ment de va-et-vient, à secousses ou à rotation. Il peut présenter une ou plusieurs surfaces pour procéder à un ou plusieurs classements. En traversant le tamis, les gros morceaux de mica se débarrassent des impuretés et particules trop fines pour passer ultérieure ment dans l'épurateur 13a. . Sur le dessin, l'épurateur 13a comporte un bâti 31 muni d'un plateau transversal 32 garni d'un certain nombre de broches en saillie 33.
Ces broches sont encastrées dans le plateau et entourées d'un tapis 34 en matière compressible, telle que le caoutchouc naturel ou synthétique, fixé sur le plateau 32, et re couvert à son tour d'une feuille de cuivre 35 de telle manière que les broches 33 puissent faire saillie à travers des ouvertures prati quées dans le revêtement de cuivre. L'épura teur comporte, d'autre part, un bélier 36 qui est animé d'un mouvement de va-et-vient par rapport aii plateau à l'aide d'un arbre de commande 37. Un tapis 38, similaire au tapis 34, est fixé sur la face inférieure du bélier pour exercer une pression intermittente sur le tapis 35 et les broches 33.
L'épurateur est, de préférence, disposé de telle manière que son plateau soit incliné et pour produire -Lui dé placement progressif des morceaux de mica sur le tapis 35. Au cours du fonctionnement, le'bélier 36 est animé d'un rapide mouvement de va-et-vient pour comprimer et libérer alter nativement des morceaux de mica au fur et à mesure qu'ils progressent à travers l'épura teur. La disposition des broches 33 est telle que les morceaux de mica subissent une flexion lorsqu'ils passent sur les broches, cette flexion étant due à la compressibilité du tapis 34, permettant la déformation des portions de mica qui ne sont pas en contact avec les broches 33.
Il résulte de ces flexions rapides des mor ceaux -de mica que les petites pierres, les la melles détachées de mica et. les autres corps étrangers sont arrachés et libérés. Le mica et les particules passent ensuite sur le tamis 14a où les particules sont extraites des mor ceaux qui restent sur le tamis et qui passent ensuite dans le laveur 15a.
Le laveur 15a, qui est également repré senté en coupe transversale sur la fig. 5, com porte un transporteur 40 constitué par une matière perméable (par exemple un tamis) et qui- reçoit les morceaux de mica venant du tamis 14a. Le laveur comporte, d'autre part, une auge 41 dans laquelle se déplace le brin supérieur du transporteur 40 et im certain nombre de tuyères d'arrosage 42 agencées pour diriger des jets de liquide sur l'ensem ble des surfaces des morceaux de mica entraî nés par le transporteur 40. On peut employer des liquides de constitutions différentes pour le lavage du mica, mais ces liquides doivent être tels qu'ils n'attaquent ni -ne contaminent le mica.
Le laveur est destiné à débarrasser les morceaux de mica de toutes les particules adhérentes étrangères et des lamelles de mica adhérentes qui sont partiellement détachées.
A la sortie du laveur, les morceaux de mica sont recueillis dans un sécheur 16a des tiné à les sécher soigneusement. Ce disposi tif comporte essentiellement un transporteur 45 et un four 46, et la disposition est prévue telle que les morceaux de mica traversent le four à une vitesse convenable.
Le cliveur 17a reçoit les morceaux de mica venant du sécheur 16a et qui sont introduits à l'aide d'un conduit de descente 50 dans 1a partie inférieure du cliveur où ils sont repris par le dispositif d'alimentation 18a. Ce der nier est, de préférence, constitué par un piston 51 faisant office d'introducteur à mouvement de va-et-vient qui, sous la com mande d'un dispositif hydraulique ou pneu matique à cylindre et piston 52,
fait passer les morceaux de mica du fond du conduit de descente 50 dans la chambre inférieure 53 du cliveur 17a.
Dans ce mode de réalisation préféré, le cliveur 17a est un appareil à étages multiples comportant plusieurs chambres communican tes superposées verticalement. Ces chambres ont en principe une forme ellipsoïdale et leur largeur varie progressivement, en partant de la chambre inférieure la plus large 53, vers la chambre supérieure la plus étroite 54. La fig. 6 montre un tel cliveur à six étages.
Les parois 55 de chaque chambre sont. conformées pour engendrer un mouvement de turbulence dans le liquide qu'elles contien nent, sous l'action de tuyères d'injection con venablement disposées. La chambre inférieure 53 est munie dans sa partie la plus basse d'une ou plusieurs tuyères 56 qui dirigent les jets de liquide vers l'intérieur de la chambre, < le telle manière que le mouvement de turbu lence résultant entraîne les morceaux de mica pour les obliger à se déplacer en présentant la tranche aux tuyères 57 débouchant à l'in térieur du eliveur au niveau de l'étrangle ment 58 entre la chambre inférieure 53 et la chambre directement superposée.
Pendant que les morceaux de mica tourbillonnent et sui vent en général la paroi incurvée 55, ils se déplacent en direction des tuyères 57 et re çoivent intégralement le choc clé clivage des jets jaillissant des tuyères. Pour éviter l'accro chage d'un morceau de mica sur les bords 59, les tuyères 57 sont, de préférence, orientées tangentiellement par rapport aux paroi incurvées 55, ainsi que le montrent les des sins. Grâce à cette disposition, les forces dé veloppées sont utilisées pour cliver le mica en pellicules ou lamelles, au lieu de brise transversalement les morceaux de mica.
Lorsque le mica a été clivé dans la cham bre inférieure 53, les morceaux plus petits flottent et s'élèvent. vers l'intérieur de la chambre suivante 53a, dans laquelle le mou veinent de tourbillonnement des morceaux est produit par la force des jets jaillissant des tuyères 57a, exactement de la manière précé demment décrite. Etant donné que les mor ceaux de mica sont clivés en morceaux de plus en plus petits composés de couches de moins en moins nombreuses, ces morceaux de viennent de plus en plus légers et s'élèvent successivement dans les différents étages du cliveur.
Pour favoriser l'action qui vient d'être dé crite, les tuyères placées d'un côté du eliveur sont décalées par rapport à celles placées du côté opposé, ce qui réduit- grandement la pos sibilité de passage de morceaux de mica d'une chambre vers la suivante sans qu'ils soient exposés à l'un au moins des jets. Bien en tendu, le nombre des étages ou des chambres peut varier suivant l'épaisseur finale désirée des lamelles ou pellicules de mica.
L'action du cliveur 17a est encore amé liorée si les jets continus jaillissant des tuyères sont remplacés par des jets pulsa- toires. A cet effet, on peut employer le dis positif 19a. qui, comme montré aux dessins, est.
constitué par une pompe à haute pression et à six cylindres, dont le fonctionnement pro duit une circulation spasmodique ou pulsa- toire dans les chambres du eliveur. De cette manière, les morceaux de mica sont soumis < i l'action des jets et tendent ensuite vers un état d'inertie qui est immédiatement vaincu par la force des jets. Le dispositif 19a peut être réglé dans le temps, coordonné ou syn chronisé pour que les différents jets produi sent l'action désirée.
Le milieu liquide, dont l'emploi est envi sagé dans le cliveur, est l'alcool méthylique, quoique l'on puisse également utiliser d'autres liquides tels que l'eau distillée, mais avec des degrés d'efficacité différents. Quel que soit. le milieu liquide employé, il doit être tel bien entendu qu'il ne détruise pas la propriété de cohésion naturelle des lamelles de mica et qu'il maintienne vierges les surfaces de ces lamelles.
Les accumulations de corps étrangers l'intérieur du eliveur peuvent être évacuées par le conduit 47 et, si on le désire, l'intérieur de ce cliveur peut être mis en communication avec l'air libre en 48.
Les lamelles ou pellicules de mica flottent. et s'élèvent en direction de la chambre de cli vage supérieure 54 et sortent par un conduit 60 disposé pour déboucher dans une extrémité de l'appareil de flottation 20a. Cet appareil comporte une cuve 61 à surface assez grande pour que les lamelles de mica s'écoulent assez lentement de l'entrée vers la sortie de la cuve. Si la masse des lamelles de mica contient encore des particules étrangères, l'évacua tion de ces dernières est assurée par un col lecteur 62 destiné à les recevoir, étant donné que ces particules s'enfoncent facilement dans le milieu liquide que contient la cuve 61. La purge du collecteur 62 peut être assurée de temps à autre par un obturateur 63 comman dant le collecteur.
Au fur et à mesure que le liquide s'écoule lentement. dans la cuve 61 vers la sortie, les particules de mica trop lourdes, c'est-à-dire celles qui ne flottent pas suffisamment, descendent lentement au fond 64 de la cuve, et elles sont ensuite ramenées par le dispositif 21a vers l'intérieur du cliveur 17a pour su bir un nouveau traitement de clivage. Ce dis positif 21a peut être simplement constitué par un injecteur 65 intercalé dans une canalisa tion 66 allant du fond 64 de la cuve vers le dispositif d'introduction 18a. Les lamelles de mica restant dans l'appareil de flottation 20 flottent à la surface ou à proximité de la sur face du liquide jusqu'à ce qu'elles atteignent l'appareil 22.
Dans le présent exemple, l'appareil 22 comporte un aimant permanent en forme de rouleau 67 placé en travers de l'orifice de sortie de la cuve 61, de telle sorte que le liquide chargé de lamelles de mica vienne en contact avec ce rouleau lorsqu'il s'écoule ou se déverse en cascade hors de la cuve. ITn dispo sitif tel qu'un moteur électrique 68 est prévu pour faire tourner le rouleau aimanté 67, de telle sorte que les différentes parties de sa surface puissent recueillir par attraction les particules ferreuses, appelées taches magné tiques au sein de la masse des lamelles de mica. Cette dernière séparation constitue la dernière extraction des corps étrangers dans la masse des lamelles de mica.
Une palette de raclage 69 est agencée pour nettoyer la surface du rouleau 67 des accu mulations de taches magnétiques , qui sont évacuées en direction d'un bac par une cana lisation 70 dans laquelle est intercalé un obturateur.
Le liquide chargé de lamelles de mica sortant de l'appareil de flottation 20 tombe sur un tamis cylindrique 23 qui est. lentement entraîné en rotation par un ou plusieurs rouleaux d'entraînement 71. En supposant que le tamis 23 ait un maillage du calibre N 8, le tamis permet le passage des lamelles de mica relativement petites qui tombent à l'intérieur sur un plateau 85, tandis que les lamelles les plus grosses restent sur la sur face extérieure du tamis. Un courant de liquide (de préférence de l'alcool méthyli- que) est déversé sur le plateau $5 par un conduit central perforé 72.
Les lamelles plus grandes restant sur la surface extérieure du tamis tombent ou sont entraînées par lavage vers un collecteur 73 d'où le liquide chargé de lamelles passe vers l'intérieur du faé.on- neur de feuilles de mica 25.
Ce façonneur 25 est en principe constitué par un bâti 74 dans lequel est monté un tamis cylindrique tournant à mailles fines 75, en traîné à grande vitesse par un moteur 76. On comprend que la force centrifuge agit pour presser et refouler les lamelles de mica contre la face intérieure du tamis 75, et pour façon ner une couche agglomérée d'épaisseur uni forme en mica reconstitué.
Le liquide peut être récupéré par passage à travers un filtre 77 et ensuite dans un éva porateur 78, d'où il est aspiré par une pompe 79 pour être refoulé dans un réservoir 80. Ce dernier peut être utilisé pour alimenter la pompe 19a.
Les lamelles de mica plus petites recueil lies à l'intérieur du tamis 23, dans lequel le plateau 85 est placé selon une certaine incli naison, sont entraînées par rinçage vers le bas à l'aide du courant de liquide sortant du conduit 72 et passent par la gouttière inclinée 81 dans le tamis tournant incliné 24. Ce der nier a une constitution similaire à celle du tamis 23, sauf que ses mailles sont plus fines, du calibre N 22 par exemple. Dans ce tamis est également placé un conduit central per foré 82 qui dirige vers l'intérieur un courant de liquide destiné à entraîner à travers les mailles du tamis les particules de mica extrê mement fines, pour les introduire dans un collecteur 83 et, ensuite, dans un réservoir.
Ces pellicules, qui constituent un sous-pro duit du procédé, forment également un pro duit vendable.
Les lamelles de mica restant à l'intérieur du tamis 24 sont entraînées par rinçage vers l'intérieur du façonneur de feuilles 26, dont la constitution est sensiblement similaire à. celle du façonneur 25, sauf que les mailles du tamis 84 sont plus fines que celles du tamis 75. Ce façonneur produit également, par l'effet de la force centrifuge, un tube de mica reconstitué, (le la manière précédemment décrite.
Oit obtient. (le cette manière un tube en mica destiné à être découpé en une ou plu sieurs feuilles clans chacun des fagonneurs 25 et 26, dont l'un fournit des tubes à lamelles plus grandes que l'autre. On voit que cette construction permet des variantes par le fait que l'on peut prévoir des faqonneurs de feuilles aussi nombreux qu'il est nécessaire, combinés avec (les tamis convenables.
Les feuilles de mica reconstituées peuvent être aplaties ott redressées après leur enlève ment des façonneurs, et elles sont à cet effet introduites dans un aplanisseur ou redresseur 27 qui peut comporter une presse convenable.
Il se peut que les feuilles de mica con tiennent encore une certaine quantité d'humi dité qui peut être extraite en plaçant les feuilles dans un extracteur d'humidité 28, qui élimine l'excédent de liquide par l'application d'une dépression. A ce stade du procédé, on emploie de préférence également la chaleur. Un évaporateur 85 peut être prévu pour ré cupérer 1e liquide extrait et. pour l'envoyer au réservoir 80.
Pour certaines applications, il peut être souhaitable d'enduire les feuilles obtenues conformément à l'invention avec des résines ou produits similaires pour l'obtention d'effets spéciaux. Dans ce cas, les feuilles de mica sont placées dans la cuve 29 et, pour complé ter le traitement., les surfaces des feuilles enduites peuvent être sablées ou meulées sur l'appareil (le finissage 30.
L'appareil précédemment décrit est conçu et agencé pour la mise en ceuvre du présent procédé. 11 est bien entendu que, sans s'écar ter du principe de l'invention, ort peut ima giner des variantes de la disposition générale. De même, certaines des opérations décrites peuvent être modifiées ou supprimées. L'agen cement de l'installation peut également être 5 modifié et on peut prévoir des dispositions pour assurer la propreté et éviter les acci dents qui peuvent résulter de l'emploi d'un liquide très volatil.