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On sait que les étançons de mine dans lesquels un étançon intérieur en acier est serré par des surfaces de serrage en acier on l'inconvénient de s'enfoncer par à - coups, en produisant un bruit de claquement plus ou moins intense. Ce phénomène est basé sur la différence des coefficients de frot- tement en mouvement et au repos ; cette manière de se comporter de la part d'un étançon peut éventuellement avoir des inconvénients pour le toit, aussi a-t-on essayé de l'améliorer. Les portées de frottement en alliage léger à base d'aluminium apportent une amélioration sensible, et en général les étançons de ce genre s'enfoncent régulièrement et sans bruit.
Mais de nombreux milieux des mines sont d'avis que les alliages d'aluminium servant de sur- faces de friction sur l'acier peuvent, dans certaines conditions, donner naissance â des étincelles qui peuvent mettre le feu au grisou, et ils rejet- tent par conséquent les surfaces de frottement de ce genre.
Le but de la présente invention est de supprimer tous ces inconvé- nients et cela en faisant agir, il est vrai, des surfaces de serrage en acier sur des étançons intérieurs en acier, mais en interrompant les surfaces d'application en scier par des portées d'application relativement plus petites en une autre matière.
Dans un étançon de mine selon l'invention, l'usure extrêmement faible il est vrai, mais qui existe héanmoins toujours, des sur- faces d'applicationarrache .de petites particules de la matière ajoutée, ce qui pousse ces produits d'usure comme une espèce de lubrifiant entre les surfaces principales de ,serrage et provoque une égalisation mutuelle des coefficients de frottement au repos et en mouvement et de cette façon le bruit semblable à un claquement disparaît et l'absorption des charges devient régulière.
Les surfaces en une autre matière que l'acier qui provoquent ce genre de lubrification sont formées de préférence par des règlettes qui sont encastrée dans les mâchoires de'serrage et qui sont maintenues dans des rai- nures en queue d'aronde ou par des moyens analogues renforçant l'effet d'adhérence, par exemple par la rugosité des parois latérales.
Toutefois, dans le cadre de la présente invention, il est encore possible de réaliser les genres les plus différents d'application et de fi- xation des règlettes ou d'autres éléments rapportés. C'est ainsi par exemple que ces éléments rapportés peuvent être déposés dans des creux'des surfaces de serrage, à la suite de quoi on déforme les bords des creux. Dans ce cas, il est avantageux de munir les creux de rebords plus élevés qu'on déforme après l'introduction des éléments rapportés. Ces éléments peuvent en même temps avoir une section trapézoïdale et les creux être munis de rebords plus élevés dont le volume correspond à peu près à l'espace libre compris entre les surfaces obliques des éléments rapportés trapézoïdaux et les parois la- térales.
Selon une autre forme d'exécution de l'invention, il est possible de déposer sur les surfaces de serrage en acier, par exemple dans des rainu- res ménagées dans ces surfaces et obtenues par un usinage avec ou sans enlè- vement de copeaux, des cordons de soudure de métaux non ferreux, qui inter- rompent les surfaces de serrage en acier et qui possèdent les propriétés dé-
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sirées selon l'invention. Les cordons de soudurep'euventalcrs'êtreappliqué'seur les surfaces correspondantes de serrage lors du soudage comportant l'utilisa- tion d'un gaz protecteur, ce qui permet d'effectuer l'application de ces cor- dons de soudure à l'aide de machines à souder automatiques qui mettent en oeuvre un fil de soudage décapé qui se déroule d'une bobine et qui dirige lors du soudage et à travers une buse un gaz protecteur, directement sur l'em- placement de la soudure.
On peut, à cet égard, choisir le processus de sou- dage de façon que, lors du soudage de surfaces de serrage des mâchoires ou des cordons de soudure, on obtienne dans les zones du bord, par l'effet de
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trempe des surfaces de serrage en acier, une trempe dans les zones des bords, trempe qu'on peut régier à volonté en réchauffant au préalable jusqu'à la température désirée et avant le soudage les surfaces.de serrage.
Dans tous les cas, il peut être avantageux de laisser les réglet- tes ou cordons de soudure, appliqués d'une manière ou d'une autre sur les surfaces de -serrage, dépasser un peu le plan des surfaces de serrage, ce- pendant sont également possibles des formes d'exécution de l'invention dans lesquelles la surface des éléments rapportés ou des cordons de soudure se trouvent dans un même plan que le dessus des surfaces de serrage en acier.
Ce sont des alliages en cuivre et silicium et maganèse qu'il est particulièrement avantageux, du point de vue de la présente'invention, d'u- tiliser pour les éléments introduits dans les surfaces principales de ser- rage, et à cet égard on a observé qu'un alliagedecuivre contenant une ad- dition de silicium de 3,5 % et une teneur en manganèse d'environ 1% s'est révélé particulièrement avantageux.
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Dl autres cU5kteills avantageux de la présente invention¯ressortent du dessin joint dans lequel l'invention est représentée par des exemples.
Les figures 1 et 2 sont deux exemples d'exécution d'un étançon de mine selon l'invention, vus en coupe longitudinale.
La figure 43 représente à une échelle plus grande une façon spéciale d'introduire les éléments dapportés dans les surfaces de serrage.
La figure 4 représente un autre exemple d'exécution d'un étançon de mine selon l'invention, vu en coupe longitudinale.
La figure 5 représente à plus grande échelle une partie d'une sur- face de serrage selon l'invention.
Dans les exemples d'exécution selon les figures 1 et 2, l'étançon intérieur 1, qui est légèrement conique par exemple, est maintenu par rap- port à l'étançon extérieur 2 par serrage dans une serrure fixée par soudure à l'étançon extérieur 2. Le serrage est exercé à l'aide d'un ou de plusieurs coins horizontaux 4 qui peuvent toutefois être remplacés également par d'au- tres organes de serrage tels que des vis, des excentriques ou des organes analogues. Les coins de serrage 4 qui servent à la mise en place et au re- trait de l'étançon agissent, dans les deux formes d'exécution, sur une piè- ce rapportée intérieure 5.
Dans l'exemple d'exécution selon la figur? 1, la pièce intérieure
5 constitue avec la paroi arrière du corps 3 de la se#: re qui s'applique contre l'étançon intérieur l led surfaces de serrage pous cet étançon inté- rieur. Les surfaces de serrage de la pièce 5 et de la paroi arrière de la poche formant serrure dans le haut et presque dans le mi- lieu par des réglettes 6 et 7 conformes à la présente invention, et exécutées en une matière différente 'et plus tendre.
Les réglettes 6 et 7 sont disposées de façon qu', lors de l'enfon- cement de l'étançon intérieur, les particules qui s'en détachent par le frot- tement soient entraînées dans les zones principales de pression des coins de serrage 4 sur les surfaces de serrage des pièces 5 et de la paroi arrière de la serrure. Dans des mécanismes de serrage comprenant un coin et une ser-
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rure 'd.f-nne1il3.:I1<tètIX::il'iJ1:e" une régle.tte sur le bord supérieur des surfaces de serrage suffit. Bien entendu, la pièce 5 peut également être divisée dans le milieu de telle sorte qu'à chaque coin de serrage 4 corresponde une piè- ce rapporté spéciale. Dans ce cas, les deux moitiés de la pièce rapportée intérieure portent chacune au moins une réglette 7.
Dans l'étançon de mine selon la figure 2, on a disposé d'une maniè-
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re connue, entre la pièce intérieure 5 et l'étançon intérieur 1, encore un coin à entraînement 8. Dans ce cas, le coin à entraînement est équipé aveo les réglettes 7 selon l'invention., Dans ce cas, il a été disposé sur chaque surface de serrage trois réglettes pour montrer que, lorsque les surfaces de serrage sont longues, il peut être utile de prévoir un nombre plus grand de réglettes.
Lorsqu'on fixe les réglettes 7, on laisse ces dernières avancer de quelques dixièmes de millimètres par rapport à la matière de base en acier, afin que dès la première marche de l'étançon intérieur s'effectuent automa- tiquement l'humectation des surfaces de serrage par ce métal et l'égalisa- tion.
Au lieu des réglettes 7, on peut également disposer la matière ad- ditionnelle provoquant la lubrification dans des creux semblables à des go- dets suivant une répartition conforme à la présente invention sur les sur- faces de serrage.
Ainsi qu'on le voit dans la figure 3, les réglettes 7 peuvent aus- si avoir avec avantage une section trapézoïdale Elles sont placées dans les surfaces de serrage 3 et 5 à l'intérieur d'une rainure qu'il est avanta- geux, en vue de réaliser des économies sur les frais de fabrication, d'obte- nir par la frappe lors du forgeage des pièces 3 et 5. La rainure a des bords
8 surélevés qui font saillie par rapport à la surface 9 des mâchoires de ser- rage. Après l'introduction des réglettes 7, on déforme les bords saillants
8 par frappe ou à la presse de telle sorte qu'ils remplissent l'espace 10 compris entre la paroi de la rainure et les surfaces obliques des éléments rapportés 7 et que leurs surfaces prennent la position qui est indiquée en traits mixtes.
A cet égard, il est avantageux que le volume des bord relevés
8 soit égal au volume des intervalles 10. Lorsqu'on abaisse par la pression les bords 8, la surface 9 peut avoir une forme spéciale par rapport à la sur- face 11 des réglettes 7, et plus spécialement les surfaces 9 et 11 peuvent faire saillie de la quantité a ou encore se trouver dans un même plan avec la surface 9.
Les figures 4 et 5 représentent un exemple d'exécution de l'inven- tion dans lequel les pièces 1 et 2 de l'étançon ne sont maintenues assemblées que par un unique coin horizontal 6. Dans ce cas, les éléments rapportés selon la présente invention sont disposés d'une part contre la mâchoire de serrage 5 et d'autre part contré une pièce rapportée spéciale 12 logée dans un creux de la serrure 3 de l'étançon. Les réglettes 7 ont toutefois la for- me de cordons de soudure qu'on dépose de préférence sous un gaz de protection sur la mâchoire de serrage 5 ou la pièce rapportée 12.
Ces cordons de soudure peuvent en même temps, ainsi qu'on le voit en particulier dans la figure 5, être logés dans des rainures 13 en forme de cuvettes disposées perpendiculai- rement à la direction du mouvement de l'étançon intérieur 1, et en même temps avancer d'une faible quantité par rapport à la surface des pièces 5 et 12.
Les réglettes 7, qu'elles soient constituées de réglettes encastrées ou de cordons de soudure, se composent dans tous les cas de cuivre ou d'alli- ages de cuivre, et de préiérence d'alliages contenant une addition de silicium et de manganèse, par exemple avec une teneur en silicium de 3,5 % et une teneur en manganèse d'environ 1%.
Ainsi que cela a déjà été dit ci-dessus, on peut, avec avantage,- procéder, lors de l'application des réglettes sous forme de cordons de sou- dure à un réchauffage préalable des pièces 5 et 12, afin de maintenir le durcissement de réglettes par trempe entre certaines limites désirées, au cours de l'opération de soudage.
D'une manière générale, il est également possible d'appliquer par
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la voie du procédé de projection sur les mâchoires de serrage la matière pri- se parmi les alliages ci-dessus indiqués.
Les proportions qui sont à la base de la présente invention peuvent être utilisées non seulement sur des étançons de mine, mais aussi sur d'au- tres pièces de boisage des mines qui sont guidées les unes à l'intérieur des autres suivant un mouvement de glissement.