<Desc/Clms Page number 1>
Dans le cardage des fibres textiles, il est connu depuis longtemps d'utiliser des garnitures rigides en remplacement des garnitures flexibles de carde d'usage plus général.
Ces dernières années, ce problème a fait l'objet d'études ration- nelles en Italie, en particulier dans l'industrie du coton et des fibres artificielles, ce qui a conduit à l'introduction d'une carde plus petite que les cardes normales, la nouvelle formé de carde étant par là plus appro- priée que les cardes normales à l'emploi de garnitures rigides et garantis- sant, par son mode de construction, un réglage plus précis.
Par ailleurs, les cardes habituelles comprennent un grand nombre de chapeaux dont 30 à 35 sont continuellement en contact avec la garniture de carde du grand tambour, et l'on constate qu'un nombre limité seulement de ces chapeaux travaillent régulièrement (les 10 à15 premiers chapeaux).
Après un certain temps de travail, on trouve que les garnitures des autres chapeaux sont remplies de fibres et si on les laisse encore un certain temps en contact avec le grand tambour, elles provoquent divers inconvénients et retiennent une grande-proportion de fibres de bonne qualité avec les fibres de déchet.
Cependant, l'emploi de garnitures rigides de carde se limite actuel- lement au grand tambour et aux peigneurs de carde, les chapeaux étant d'une façon générale encore dotés de garnitures flexibles. On préfère ce mode de construction parce que le poids sensiblement plus élevé de la garniture ri- gide en sollicitant le chapeau plat risque de déformer ce dernier et de 1' amener à frotter sur la surface du grand tambour.
Un autre inconvénient des chapeaux connus consiste en ce que les chapeaux ne travaillent effectivement que le long de la ligne de contact tangentiel avec le grand tambour; or, le long de cette ligne,les dents su- bissent une usure relativement forte et il M'est pas possible de réaiguiser les dents plus d'une à deux fois, étant donné que ces dents, à l'état neuf des garnitures, présentent la forme d'un'Sangle pointu qui est transfor- mé par l'aiguisage en un profil trapézoïdal qui est moins favorable que le profil initial pour ouvrir et nettoyer les fibres.
Pour toutes ces raisons, il serait extrêmement intéressant de dis- poser d'un débourreur ou d'un travailleur qui pourrait être doté d'une gar- niture rigide sans risque de déformationsimportantes et dont toutes les dents de la garniture participent successivement au travail effectif, ce dernier n'étant pas limité à une bande étroite de dents.
Suivant l'invention, on atteint ce but grâce un dispositif com- portant les débourreurs de carde en nombre adapté aux circonstances, ces dé- bourreurs étant constitués par des cylindres dotés de garnitures rigides et disposés au-dessus du grand tambour, les axes de rotation de ces débous- reurs s'étendant parallèlement à l'axe du grand tambour, ces débourreurs occupant au-dessus du grand tambour les places normalement réservées aux chapeaux.
Le dispositif selon l'invention est décrit en détail dans ce qui suit avec référence au dessin annexé représentant à titre d'exemple et d'une façon non-limitative une forme de réalisation de l'invention. Il est bien entendu que cette forme de réalisation peut subir des modifications sans pour autant sortir du cadre de-l'invention.
Sur ce dessin;
La figure 1 est une élévation schématique, partiellement en cou- pe d'une carde suivant l'invention.
<Desc/Clms Page number 2>
La figure 2 est une représentation schématique, à plus grande é- chelle, d'un débourreur.
La figure 3 est une coupe longitudinale de l'agencement de la fi- gure 2.
La figure 4 est un détail de la garniture de carde à échelle enco- re plus agrandie.
A la figure 1, la référence A désigne le cylindre alimentaire, B le grand tambour et C le peigneur. Le grand tambour tourne dans le sens de la flèche, et au-dessus de ce tambour se trouve les débourreurs D qui sont constitués par des corps cylindriques montés dans des paliers ordinaires E et dotés à une extrémité de couronnes dentées F engrènant avec une chaîne G pouvant imposer aux cylindres un lent mouvement de rotation dans un sens ou dans l'autre. Cette rotation a uniquement pour but de maintenir constam- ment la totalité de la surface des débourreurs D en contact avec le grand tambour B, de sorte que les débourreurs D s'usent uniformément sur toute leur surface.
La garniture de carde des débourreurs est constituée par une bande métallique H munie de dents I (voir notamment figure 4) comme on les utilise normalement pour les grands tambours les peigneurs des cardes connues.Les dents I sont inclinés de façon à exercer une action de cardage au point le plus rapproché entre les cylindres D et le grand tambour B muni d'une garniture de carde semblable.
Selon l'invention, les chapeaux normaux plats reliés par chapelets et se déplaçant parallèlement à la surface du grand tambour sous l'impulsion d'un dispositif de commande très compliqué ont été remplacés par un nombre beaucoup moins élevé d'organes cylindriques couverts de garnitures rigides et présentant un diamètre suffisamment grand pour éviter une déformation par la sollicitation du poids propre pouvant avoir un effet sensible sur la précision du réglage. De ce fait, le coût de fabrication est largement diminué et le réglage est plus sûr et plus simple.
Ainsi, la carde connue avec chapeaux mobiles en translation a été transformée en une carde qu'on pourrait appeler "carde à chapeaux tournants".