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La présente invention a pour objet un dispositif électrique de dégivrage destiné à être utilisé avec les appareils frigorifiques.
Le but principal visé par l'invention est de permettre d'établir un dispositif de dégivrage pour appareils frigorifiques ne comportant aucun risque de danger par suite de défauts électriques, tels que des défauts d' isolement.
Le dispositif de dégivrage suivant l'invention consiste dans la combinaison d'un transformateur dévolteur dont l'enroulement secondaire est relié à un conducteur chauffant isolé destiné à être appliqué sur l'évapo- rateur de l'appareil frigorifique. Le conducteur chauffant peut être en l'un quelconque des métaux ou alliages métalliques généralement connus comme mé- taux ou alliages résistants. Il peut être également fait d'un métal ou al- liage métallique présentant une résistivité plus faible que celle des mé- taux ou alliages dit résistants. Par exemple les métaux tels que le cuivre n'ont jusqu'ici été considérés que comme des conducteurs, en raison de leur faible résistivité électrique, et lorsqu'on a envisagé des fils résistants, les métaux du genre en question ont été tacitement exclus par habitude.
Toutefois il est bien connu que tous les métaux et leurs alliages présentent de la résistance au passage d'un courant électrique. Avec la présente in- vention, comme on utilise de basses tensions, une résistance élevée est sans importance car la résistance relativement basse présentée par un métal tel que le cuivre est compensée par la tension relativement faible qu'il suffit d'appliquer en vue de donner naissance au courant nécessaire pour l'obtention du même dégagement de chaleur que celui obtenu avec un fil de résistance normale.
Ceci a pour résultat une économie sur le prix de re- vient du conducteur chauffant comparé aux cas de conducteurs résistants au sens généralement accepté de ce terme, car le cuivre est notablement moins cher que les alliages résistants et avec la basse tension envisagée par la présente invention comparée avec la tension du secteur, la section du con- ducteur peut avoir toute valeur désirée pour aboutir à la résistance exacte exigée en fonction de la tension appliquée. Par conséquent le conducteur chauffant est préférablement fait en cuivre.
Pour le montage du conducteur sur les évaporateurs du type à plaques, on peut souder des pinces métalliques sur ces plaques et fixer en- suite dans celles-ci le fil résistant isolé.
Pour monter les conducteurs sur un évaporateur du type à circula- tion d'air forcée, dans lequel les ailettes sont très voisines les unes des autres et ne peuvent par conséquent être utilisées qu'à des températures supérieures à 0 C (ceci pour que l'évaporateur soit auto-dégivrant lorsque le compresseur n'est pas en marche; autrement le givre se formerait sur les ailettes et obturerait le passage du courant d'air à travers celles-ci en arrêtant l'échange de chaleur et en mettant l'évaporateur hors de service), les ailettes peuvent être percées avec les axes de trous parallèles aux tu- bes de l'évaporateur et le conducteur peut être passé dans les trous ainsi percés. Le conducteur peut être relié électriquement à un conducteur sembla- ble disposé sur une cuvette de dégivrage.
Grâce à ce moyen on peut faire fonctionner l'évaporateur à n'importe quelle température et le dégivrer par les dispositifs de commande habituels.
Il est possible de réduire la tension par rapport à la terre à environ la moitié de la tension aux bornes du secondaire en mettant à la masse le point milieu de celui-ci.
Avec une telle disposition le transformateur peut être prévu pour abaisser la tension du réseau à une valeur par rapport à la terre de 30 volts ou moins,valeur pour laquelle il n'y a pas de danger d'électrocu- tion. Le conducteur chauffant peut avoir une section susceptible de lais-
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ser passer toute intensité désirée eu égard à la température et à la dissi- pation d'énergie désirées, l'isolant pouvant être d'une épaisseur minimum, de telle sorte que la chaleur peut être transférée efficacement du conduc- teur à l'organe à chauffer.
Cet isolant peut être de la fibre de verre, de la matière plastique, par exemple du tétraflucréthylène, du caoutchouc de silicone, un émail ou autre diélectrique susceptible d'être appliqué sous la forme d'une couche mince qui, tout en assurant un isolement suffisant pour arrêter le passage du courant électrique, ne gêne pas indûment l'é- conlement de la chaleur. Dans une variante le câble peut comporter un iso- lement mineral combiné avec un conducteur de cuivre ou autre métal. Le conducteur chauffant peut être revêtu d'un métal résistant à la corrosion, tel que zinc, plomb ou étain, puis recouvert d'isolant, par exemple de caoutchouc de silicone.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avan- tages qu'elle est susceptible de procurer.
Fig. 1 est un schéma d'une disposition dans laquelle le courant qui passe dans le conducteur chauffant est commandé par la pression dans l'évaporateur et par un interrupteur à temps.
Fig. 2 est un schéma semblable à celui de fig. 1, mais qui montre une disposition dans laquelle le courant dans le conducteur est commandé par un thermostat de contrôle de la pression.
Fig. 3 est une coupe à grande échelle d'un tube de l'évaporateur montrant une forme d'exécution préférée de pinces pour fixer le câble au tube.
Fig. 4 est une coupe longitudinale d'une forme préférée de con- ducteur chauffant.
Sur ce dessin on a représenté en 1 l'évaporateur et en 2 le com- presseur et le condenseur. 3 désigne le conducteur chauffant isolé, fait en cuivre, qui est fixé au serpentin de l'évaporateur de manière à être en contact intime avec celui-ci, cette fixation étant réalisée par le moyen de pinces élastiques 4 du type représenté en fig. 3 ; le conducteur 3 est ainsi en contact avec le point le plus bas du tube de manière à assurer l'utili- sation du courant montant d'air chaud. Le conducteur 3 est relié aux bornes du secondaire 5a d'un transformateur dévolteur 5 dont le primaire 5b est destiné à être branché sur le réseau.
Le courant qui passe dans le conduc- teur chauffant 3 est commandé par un interrupteur à temps 6 et par un in- terrupteur manostatique 7 actionné par la pression à l'intérieur de l'éva- porateur 1; dans la variante de fig. 2 ce courant est commandé par le ther- mostat 8 de contrôle de la pression.
En reliant à la terre le point milieu du secondaire, comme montré en 9, la tension maximum par rapport à la terre est réduite à la moitié de la tension aux bornes du secondaire 5a.
Avec une telle disposition lorsque le conducteur 3 s'échauffe, sa dilatation l'oblige à se déplacer par rapport à l'évaporateur 1, d'oÙ il résulte qu'outre l'effet de la chaleur qui fond la glace au voisinage de l'évaporateur, il se produit un effet physique de pression sur la glace par le fil résistant en cours de dilatation. L'élimination de cette glace se trouve ainsi accélérée.
Fig. 4 montre la forme d'exécution préférée du conducteur iso- lant. Dans cette forme d'exécution 10 désigne un conducteur de cuivre, 11 une couche mince d'un métal résistant à la corrosion, tel que du zinc, du
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plomb ou de l'étain, et 12 un recouvrement relativement peu épais d'une matière isolante, telle qu'un caoutchouc de silicone.
On comprend qu'avec l'appareil suivant l'invention la chaleur exigée pour éliminer la glace n'est rise en jeu qu'au point où elle est nécessaire, de telle sorte qu'elle n'influence pratiquement pas le reste de l'espace frigorifique. En outre comme la température ne varie pratique- ment pas dans cet espace frigorifique relativement vaste, le dégivrage est plus efficace qu'avec les dispositions connues jusqu'ici. Enfin comme la tension du conducteur chauffant est relativement basse, le danger dû à des défauts électriques est éliminé, de telle sorte que le dégivrage peut être effectué en toute sécurité.