DISPOSITIF POUR L'ETIRAGE A CHAUD DE FILS SYNTHETIQUES.
On connaît déjà des dispositifs pour l'étirage de fils synthétiques entre deux galets ou dispositifs de serrage prévus de manière convenable, dans lesquels la zone d'étirage est chauffée. Le chauffage de là zo-
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trique. On connaît également le chauffage indirect de la matière'constituée par les fils, aux fins d'allongement, par passage dans une zone de chauffage libre, portée à la température d'étirage par un chauffage par rayonnement infra-rouge ou comme une zone de chauffage à haute fréquence capacitive.
L'étirage des fils par la chaleur de friction, qui se forme aux endroits d'enlacement de.corps fixes, tels que des chevilles de métal, des chevilles d'agate, etc..., et qui porte ainsi la matière constituée par les fils à la température d'étirage, est également connu.
L'objet de là présente invention est un dispositif dans lequel le corps d'étirage, sur lequel glisse le fil, constitue lui-même le conducteur pour le chauffage à résistance électrique. Les dimensions du corps d'étirage sont de préférence choisies de manière telle que l'élévation de température nécessaire pour l'allongement des fils se manifeste aux divers endroits' d'étirage. Le corps d'étirage chauffé ne provoque, du fait de ses petites dimensions et surface, que de minimes pertes par rayonnement.
La figure 1 montre de façon schématique une forme de corps d'étirage conforme à la présente invention. On peut utiliser, par exemple, selon les exigences, une lame de métal d'une longueur de 40 à 100 mm et d'une largeur de 10 à 15 mm, dont l'épaisseur est fixée de manière telle qu'elle oppose une haute résistance au courant électrique qui 'la traverse, pour pro:- :
duire la quantité de chaleur nécessitée, selon la loi de Joule, pour mainte-nir la température d'étirage. De cette manière, l'énergie électrique amenée au conducteur est transformée en chaleur sans aucune perte. Par une modifia cation de la tension mise en oeuvre dans les limites désirées, on peut arriver à tout réglage voulu de la température.
Si le conducteur de chauffage, vu en long, a des sections transversales différentes, il est possible de maintenir la température à des valeurs différentes dans le conducteur lui-même, étant donné que la résistance du conducteur se modifie avec la section transversale (voir figure 1, par exemple au point A). Par conséquent, il est toujours possible de créer directement des points de chauffage particuliers dans les zones d'étirage.
Pour arriver, lors de la disposition de plusieurs points d'étirage, à des valeurs de tension favorables, il est possible de prévoir une série de zones de chauffage successives, comme le montre schématiquement la figure 2; en travaillant ainsi, on peut arrivera une certaine uniformité des zones d'étirage par le montage de résistances additionnelles ou par adaptation des différentes coupes transversales à la chute de tension, selon les exigences.
Pour arriver, suivant les exigences, à des températures superficielles différentes, on a soin de créer, à un tel groupe de conducteurs chauffants (qui peut se composer de 30 points différents ou plus), une tension variable qu'on maintient constante à l'aide d'un régulateur à exploration. Il est préférable d'opérer ce réglage à l'aide d'un organe thermo-électrique en une zone morte, de sorte que l'opération de réglage n'influence pas l'opération d'étirage à l'endroit de contrôle (voir figure 2, point B).
De préférence, on munit le conducteur d'une surface lisse, par exemple par polissage, chromage, nickelage, etc..., pour réduire ses pertes par rayonnement à un minimum et pour garantir en même temps un ménagement
de la matière en fils glissant par-dessus la zone de chauffage.
La mise en oeuvre de l'objet de l'invention n'est pas du tout
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les dispositifs en question à volonté aux exigences de la pratique. La figure 3, par exemple, montre une forme tubulaire de l'organe d'allongement, dans laquelle la chaleur peut agir sur le fil de tous côtés et dans laquelle les pertes par rayonnement sont encore diminuées du fait de la surface réduite. Les figures 4 et 5 montrent des exemples dans lesquels la surface de chauffage n'est pas fixe mais consiste en un dispositif mobile : le dispositif visible à la figure 4 consiste en une bande de métal sans fin, mobile, à laquelle le courant électrique de chauffage est amené de l'intérieur, par les deux galets de métal jouant simultanément le rôle de rouleaux de renvoi.
La figure 5 montre un cylindre creux, en métal, logé isolé, dans lequel le courant électrique de chauffage est également amené de l'intérieur, par des contacts à glissement fixes, de construction voulue.
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à partir d'un non-conducteur, par exemple le quartz, et de couvrir celui-ci, selon des méthodes connues, d'une couche mince de métal, pour conférer ainsi à la surface du dispositif une conductibilité électrique.
- Or, en connectant, de la manière décrite plus haut, les dispositifs d'étirage à chaud l'un après l'autre, en série, et en les chauffant par un courant électrique de tension constante, on mesure avantageusement ce courant, au moyen d'un dispositif de réglage, de telle fagon que, pendant le fonctionnement, la température d'étirage nécessaire s'établisse automatiquement. Dans le cas d'une utilisation relativement élevée de l'énergie électrique amenée, il se fait cependant qu'en cas de défaut éventuel d'un endroit d'étirage, soit par rupture du fil ou par d'autres dérangements, la température de l'organe d'étirage respectif dépasse considérablement la température usuelle de travail. Cette élévation de température est d'autant plus grande que le degré d'action du dispositif en marche est élevé.
(Avec les organes d'étirage chauffés électriquement connus jusqu'à présent, une telle surchauffe d'un endroit d'étirage ne se manifeste pratiquement pas, du fait que l'utilisation de la chaleur produite s'élève,-en règle générale, à quelques pourcents seulement, la différence entre la température d'arrêt et la température d'étirage étant très minime.) On peut cependant, comme on l'a constaté, remédier à cet inconvénient en munissant les corps d'étirage, qui sont en même temps des conducteurs de chauffage à résistance électrique, d'organes supplémentaires destinés à éviter la surchauffe des endroits d'étirage arrêtés, lors d'une interruption de la marche, .
Une telle surchauffe peut être évitée, selon l'invention, par
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le. On peut par exemple installer un étrier tombant léger, qui reste retiré par le fil pendant le fonctionnement mais qui tombe lors d'une rupture du fil, en rétablissant ainsi automatiquement le circuit à l'organe de chauffage. Suivant une mesure plus simple encore, la personne de service, pour la remise en fonctionnement de l'organe d'étirage bloqué, y met un étrier de
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pu soit remonté. Le réglage de la température d'étirage nécessaire pour la remise en marche se fait à peu près sur le coup, par suite de la faible capacité de chauffage des organes d'étirage. Par une compensation des résistances du conducteur de chauffage proprement dit, ainsi que du pont de courant appliqué, on peut aisément arriver, à tout moment, %alune mise au point exacte de la température d'étirage nécessaire.
Un autre moyen pour éviter une surchauffe est l'accroissement' du rayonnement. On peut obtenir une élévation passagère de celui-ci par exemple en dirigeant un courant d'air froid sur le conducteur, à l'aide d'un in-
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ner ainsi la chaleur en excès. On obtient le même effet de manière particulièrement simple en veillant à ce que la personne de surveillance mette, pendant le placement du fil, de manière passagère, une plaque métallique de rayonnement à l'organe de chauffage, opération par laquelle le surcroît de chaleur formé est éliminé. On peut relier cette plaque auxiliaire mobile, de manière
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qu'à ce que le fil soit de nouveau mis en marche. Dans ce cas, le réglage à la température nécessaire d'étirage se fait en quelques secondes seulement.' La température de refroidissement pendant le temps de repos peut être réglée à volonté par la grandeur de la surface de rayonnement auxiliaire.
La supériorité desdits dispositifs sur les dispositifs déjà connus réside notamment dans le fait que les organes d'étirage construits selon le principe de l'invention ne nécessitent qu'une fraction de la consommation de courant des constructions connues, jusqu'à présent. La climatisation des chambres de travail est ainsi essentiellement facilitée et simplifiée, l'élimination d'une très petite quantité de chaleur de rayonnement seulement étant ainsi nécessaire.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif pour l'étirage à chaud de fils synthétiques, caractérisé par le fait que le corps d'étirage sert en même temps de conducteur de la chaleur pour un chauffage à résistance électrique.