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Les traverses mobiles horizontales utilisées à ce jour dans les raboteuses présentent des surfaces de guidage destinées aux chariots porte- outil montés à coulissèrent sur ces traverses.et orientées d'une manière sensiblement verticale. Cette disposition a été adoptée afin de réaliser une saillie aussi réduite que possible des outils en avant des montants.
Or, dans une telle disposition,on ne peut pas empêcher que le profil appelé à absorber les efforts de coupe principaux agissant sur la traverse ne soit dfavorable, du point de vue statique, en ce qui concerne sa résistance au fléchissement, à savoir, un profil rectangulaire orienté essentiellement de champ, ce profil étant préjudiciable en ce sens que la pression de cou pe résultante s'exerce sur l'outil sous un angle de 20 - 45 environ par rapport à l'horizontale et, par conséquent ,est transmise obliquement à la traverse qui, en présence, de ce mode de sollicitation, offre une résistance réduite à la torsion.
Or, vu les engonces accrues en ce qui concerne une rigidité parfaite de l'ensemble de la disposition, ces solliciatatins défa- vorables peuvent, en particulier dans le cas de raboteuses à deux montants et à grande largeur de portique, mais aussi dans d'autres applications,abou- tir à une situation ou l'on ne peut plus tirer complètement parti de la ca- pacité maximum des outils à coupe rapide et où le méoanisage ne peut plus être effectué qu'avec des vitesses de coupe réduites par rapport aux vites- ses maxima possibles, étant donné la rigidité insuffisante de l'ensemble de la construction, particulièrement de la traverse.
Selon l'invention, cet inconvénient est éliminé par le fait que le plan de guidage médian pour le ou les chariots est incliné par rapport à la direction de travail, de telle sorte que la force résultante moyenne, engendrée par le travail, rencontre le plan de guidage aussi perpendiculai- rement que possible.
Par "plan de guidage médian" on entend - là où il existe deux glissières élémentaires - le plan réunissant les axes des surfaces de gui- dage élémentaires. D'ailleurs, les surfaces de guidage élémentaires peuvent soit être situées toutes les deux dans ce plan incliné, soit être parallèles l'une à l'autre, dans lequel cas ces surfaces élémentaires se placent obli quement en gradins disposés l'un derrière l'autre ou l'un au-dessous de l'autre. Il en est de même lorsque le nombre des surfaces de guidage élémentaires est supérieur à deux.
Il va de soir que, compte tenu des conditions de sollioitations et de couDe, cette résultante peut former avec l'horizontale un angle qui varie -dans les limites de 20 - 45 indiquées plus haut ; de plus il est bien entendu que, lors d'une coupe latérale, il peut exister, à coté de cet angle, un angle latéral par rapport au plan médian vertical de la machine Toutefois, le point essentiel consiste à éviter une sollicitation oblique des surfaces de guidage dans un plan transversal de la traverse et à faire en sorte que, du moins dans cette direction, la résultante tombe sur les surfaces de guidage aussi perpendiculairement que possible.
On a déjà exprimé,à propos deemachines-outils l'opinion générale, à savoir que les surfaces de guidage doivemtêtre disposées perpendiculaire- ment par rapport à la direction moyenne de la force résultante. Toutefois, on s'est contenté, dans le cas de tours par exemple, d'une glissière étroi- te oblique, qui était insignifiante à côté des glissières droites propre- ment dites.
Cette idée n'a pas été appliquée dane des machines à portique étant donné que, d'une - part, le principe général ci-dessus n'as pas été posé en tant que condition fondamentale qui devait être remplie par toutes les surfaces de guidage ou par la plupart de celles-ci et que, d'autre part, on ne s'était pas encore rendu à l'évidence que la réalisation de cette condition essentielle permet d'augmenter la rigidité des fraiseuses
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à portique dans une mesure si élevée qu'il en résulte une élévation corres- pondante des vitesses de coupe et de-la longévité des outils, et parce que, finalement,les hommes de métier hésitaient à prévoir des surfaces de gui- dage obliques à l'endroit en question par crainte de difficultés sur le plan del'exécution, difficultés qui, comme on a pu le constater,
ne sont pas en rapport avec les avantages obtenus.
La disposition selon l'invention n'a pas uniquement pour résul- tat d'augmenter notablement la rigidité du serrage entre le chariot porte- outil et là traverse mobile horizontale, cela grâce au fait que la résul- tante ne tend plus, comme jusqu'à présent, à déplacer la traverse latérale- ment, c'est-à-dire dans le sens de la hauteur , mais au contraire,Dresse la traverse à contact serré contre les surfaces de guidage.
Une autre con- séquence de cette disposition réside dans la modification du profil de la traverse en général, lequel passe dela forme rectangulaire posée de champ à la forme trapézoïdale, à celle d'un pentagone ou du moins à celle d'un triangle posé sur la pointe, de sorte que ce profil devient indéformable comparativement aux réalisations connues à ce jour, cela sans qu'il soit nécessaire d'adopter d'autres mesures particulières, et par la seule vertu de la disposition, conforme à l'invention, de la surface de guidage.
La théorie relative à la réalisation technique, exposée ci-dessus, offre diverses possibilités d'exécution du chariot porte-outil. Première- ment ,on peut laisser le chariot sans modifications, de façon qu'il forme également un angle avec la verticale et que le coulisseau rencontre lutil si vant une direction oblique. Cette disposition peut être appliquée telle quelle et être compensée par une conformation appropriée du fût de l'outil ou des tranchants de celui-ci. Dans ce cas, la force résultante serait, il est vrai, orientée à angle droit par rapport aux surfaces de guidage.Toute- fois, comme l'axe d'attaque de la force résultante se manifeste dans le tranchant de l'outil, c'est--dire en dehors de ces surfaces de guidage. le coulisseau serait soumis à un moment de renversement relativement impor- tant.
Afin de modifier ces conditions dans un sens favorable, l'inven- tion propose en outre de faire en sorte que les'surfaces de guidage pour . l'organe monté sur le chariot à coulissement par rapport à la pièce en travail, c'est-à-dire pour le coulisseau, soient orientées verticalement. comme il est connu en soi. Il en résulte un mode de réalisation nouveau et avantageux par lui-même, du chariot porte-outil, lequel est désormais ren- forcé dans sa partie la plus sollicitée, tandis que la partie de ce chariot qui est en prise avec la surface de guidage supérieure de la traverse et qui est sollicitée à la traction par le moment de renversement, qui subsis- te toujours,peut être d'une exécution plus légère en conséquence.
A titre de variante, et pour autant que cette mesure soit néces- saire et opportune, on peut donner au chariot porte-outil une autre posi- tion angulaire par rapport à l'obliquité conforme à l'invention, de la sur- face de guidage de ce chariot sur la traverse, cela par exemple en donnant au coulisseau une position plus fortement inclinée - si l'on part de la position angulaire d'un chariot de conformation normale, adapté à un gui- dage oblique sur la traverse - par rapport aux surfaces de guidage de la traverse que la position selon l'invention , c'est-à-dire que celle où il est perpendiculaire à la table, en d'autres termes, en rapprochant davan- tage l'orientation du coulisseau de celle de la résultante.
Ceci est vrai parce que le principe de l'invention, tel qu'appliqué à la position des surfaces de guidage du coulisseau par rapport à cèles du porte-outil, consiste en ce que ces deux surfaces sont appelées à ne pas être parallè- les l'une à l'autre, mais à former entre elles un angle, lequel doit être
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choisi de telle façon que les moments de renversement agissant sur le coulisseau et les sollicitations à la flexion auxquelles celui-ci est sou- mis, se trouvent réduits.
Le dessin annexé représente un exemple de réalisation de l'inven- tion, où l'on voit une coupe transversale schématique d'une traverse mobi- le horizontale selon l'invention.
Le bâti 1 et le montant 2 de la raboteuse sont établis de la ma- nière habituelle, tandis que la traverse 3 présente, conformément à l'in- vention, un profil essentiellement pentagonal délimité par la paroi infé- rieure horizontale 4, la paroi postérieure 5 de la traverse, perpendicu- laire à la paroi 4, la paroi de guidage 7 qui, conformément à l'invention, forme un angle droit avec la résultante 6 et un angle obtus avec la paroi inférieure 4 et à laquelle se raccorde à un angle sensiblement droit une paroi supérieure 8 qui rejoint à son tour la paroi postérieure 5 en pas- sant par une paroi de raccordement 9.
Les cloisons 10 et 11 servent au renforcement.
Le chariot porte-outil 12 est sensiblement triangulaire en vue latérale, c'est-à-dire est conforme de façon que sa surface de guidage 13, destinée au coulisseau 14, est orientée verticalement.
Le chariot porte-outil 12 est suspendu par sa glissière supérieu- re 15, à profil sensiblement en forme de crochet, à la traverse mobile horizontale, dont la glissière est encaissée par la partie inférieure du chariot à la manière d'une queue d'aronde. La liaison de serrage entre le porte-outil et la traverse peut être assurée de la manière connue en soi, soit à l'extrémité supérieure du chariot, soit, et de préférence, à l'extrémité supérieure de celui-ci, en 16.
REVENDICATIONS
1 - Traverse mobile horizontale pour raboteuses, fraiseuses,à portique: tours verticaux, et analogues, caractérisée en ce que le plan de guidage médian pour le ou les chariots est incliné par rapport au plan horizontal, dans la direction de travail ,de telle sorte que la force ré- sultante moyenne, engendrée par la coupe, suit une direction aussi perpen- diculaire que possible par rapport au: plan de guidage (n).