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Le problème qui est à la base de la présente invention est posé par la constatation qu'il est impossible de tirer complétement parti des vitesses de coupe maxima autorisées théoriquement par les outils en métaux rapides, cela pour la raison que la rigidit de la construction des machi- nes laisse souvent à désirer.
En appliquant ce fait reconnu d'ordre général aux raboteuses, en particulier aux raboteuses à deux montants, surtout à cel- les qui présentent une grande largeur, on arrive à cette nouvelle constata- tion que les constructions connues à ce jour de la traverse mobile horizon- tale ne pouvaient pas donner satisfaction pour la raison qu'aux puissances les plus élevées appliquées au taillant de l'outil , et vu la position habi- tuelle de l'outil au milieu de la longueur de la traverse, cette dernière subit une flexion qui se traduit par des vibrations de l'outil, lesquelles risquent @ de détériorer ce dernier em un temps minimum.
Le problème particulier qui est à la base del'invention consiste donc à communiquer 1 à la traverse la rigidité requise vis-à-vis de ces sol- licitations.
Partant de ce qui précède, l'invention est caractérisée en ce que la traverse présente la forme d'une poutre de moindre flexion, dnnt les points d'appui se situent sur les faces extérieures des montants.
La constatation théorique, à savoir, que la traverse doit être établie comme une poutre indéformable au maximum a déjà été exprimée; tou- tefois, elle a été en premier lieu dépréciée par la considération émise si- multanément, à savoir, que l'on avait déjà réalisé, vis-à-vis des montants, un encastrement favorable à l'absorption des solicitations A cela s'ajou- te le fait que l'on avait l'habitude de disposer la traverse à la manière d'un caisson entre les montants et de la pourvoir d'un système de serrage supplémentaire à l'arrière de ceux-ci.
On aboutit ainsi à des traverses dont les parties principales - aux dimensions exagérées du point de vue dela présente invention - se situent entre les montants, alors que les par- ties de la traverse situées en avant des montants, parties sur lesquelles peuvent en outre se trouver des chariots porte-outil retirés latéralement et ne participant pas au travail, sont par contre très peu robustes et ont tendance au -.-,fléchissement et aux vibrations.
En réalisant la traverse, conformément à l'invention, sous la forme d'une poutre de plus grande résistance, de façon que les points d'ap- pui se situent sur les faces extérieures des montants, on obtient en premier lieu des traverses particulièrement rigides tout en étant d'un poids peu élevé. De plus, et sans faire appel aux caissons de raidissage et d'entre- toisement connus, situés entre les montants, on peut réaliser un serrage complémentaire de la traverse en deux points supplémentaires situés à l'ar- rière des montants et au voisinage des faces intérieures de ceux-ci. De plus, et conformément au-système selon l'invention, les chariots retirés latérale- ment se situent encore toujours dans la partie rigide de la traverse.
Selon l'invention, les montants peuvent présenter sur leurs faces extérieures des glissières de guidage étroites qui peuvent éventuellement se situer dans le plan du portique, comme il est connu en soi. En tout cas, la section transversale de ces glissières doit être adaptée à la forme modi- fiée de la traverse. D'autre part, les surfaces de guidage antérieures des montants peuvent également être orientées obliquement par rapport au plan du portique, eu égard à la forme de la traverse.
IL va de soi, que les chariots porte-outil appelés à être montés directement sur les montants (chariots latéraux) doivent être conformés en conséquence, de telle sorte que les glissières pour le coulisseau faisant partie du chariot ne soient désormais plus parallèles aux glissières pour
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le chariot prévues sur le montant, faute de quoi le coulisseau occuperait une position oblique par rapport au plan du portique, ce qui ne parait pas opportun d'une manière générale.
Afin que les chariots latéraux puissent être utilisés sur la tra- verse, et inversement, comme il est connu en soi, il est recommandé de donner à la section de cette dernière un profil modifié en fonction de ce- lui du montant. De cette façon, on obtient que la surface de guidage pour le chariot, prévue sur la traverse, présente une obliquité telle que la résultante des efforts de coupe est transmise à cette surface suivant une direction sensiblement perpendiculaire , ce qui représente un des avantages principaux de l'invention.
Comme indiqué plus haut, le serrage de la traverse vis-à-vis des montants s'opère en utilisant les surfaces de guidage extérieures des mon- tants, ainsi que les faces intérieures de ceux-ci. Ce serrage est effectué de préférence par un système de serrage agissant à la manière d'une lenail le , de sorte que les montants et la traverse ne risquent pas d'être soumis à des tensions internes.
La construction d'un portique et d'une traverse selon l'invention révèle le fait que la profondeur des montants ne doit pas être à peu près complètement occupée, pour des raisons de rigidité, par la traverse établie comme poutre de plus grande rigidité. Au contraire, la traverse selon l'in- vention ne pénètre que jusqu'à la moitié environ de la profondeur des mon- tants, en partant du plan antérieur du portique.
Ce nouvel avantage peut être mis à profit d'une façon inconnue à ce jour, à savoir; l'entretoise qui réunit les extrémités supérieures des montants et qui constitue un tout avec ceux-ci, peut présenter une profon- deur moindre que jusqu'à présent et être limitée à la partie postérieure de l'espace compris entre les montants et située en dehors de l'aplomb de la traverse.
De cette façon , la traverse peut être élevée le long des montants jusqu'à une hauteur telle que son bord inférieur parvienne au niveau du bord inférieur de l'entretoise. Comme cette dernière se situe en dehors du trajet de la traverse, cette disposition ne donne pas lieu de à la moindre objection, vu que l'entretoise peut être abaissée sans inconvénient, entre les montants, de toute la distance requise pour des raisons de rigidité.
Toutefois, dans la pratique, la hauteur d'une telle entretoise selon l'in- vention n'est pas supérieure à la hauteur de la traverse, de sorte que l'in- vention peut être mise à profit dans une mesure complète.
Finalement, il convient de noter que, dans les traverses connues à ce jour, le serrage s'opérait en deux points ou moins) mais avantageuse- ment en quatre points, à savoir , sur la face avant des montants, ainsi que sur la face arrière . Il ressort de ce qui précède que le serrage s'opère dé- sormais uniquement sur les bords extérieurs de la face antérieure des mon- tants.
Cependant, l'invention offre la possibilité de prévoir un serrage complémentaire sur les faces intérieures des montants, ce qui - à la suite d'une étude de tous les organes, tant a sur le plan du calcul que sur celui de la construction - aboutit au fait que la largeur des montants, compte tenu de la largeur habituelle, doit être dimensionnées de telle façon que ces points de serrage, supplémentaire, prévus sur la face postérieure de la traverse, se trouvent, par suite de l'obliquité des faces antérieures des montants, à une distance notable des faces extérieures, de sorte que les quatre points de serrage se trouvent répartis sur l'ensemble de la section de la traverse d'une manière tout aussi favorable que dans les réalisations connuesà ce jour.
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Afin d'éviter une mise sous tension interne de la traverse, on utilisera pour les dispositifs de serrage, autant que possible des systèmes qui provoquent un blocage par un mouvement en tenaille, car de cette manière le trajet des forces qu'engendre le serrage se referme sur lui-même en un circuit à rayon réduit au minimum, rendant ainsi impossible une flexion des montants et de la traverse.
L'invention sera exposée ci-après en se référant à un exemple de réalisation.
Dans les dessins annexés : la figure 1 est une vue en plan d'une raboteuse selon l'invention, les montants, étant coupés au-dessus de la traverse; la figure 2 est une coupe dans le plan perpendiculaire de la ma- chine, dans la moitié inférieure de celle-ci.
Les montants 5, le bâti 6 et la table 7 de la machine sont dispo- sés de la manière habituelle. La traverse 8 est montée à coulissement verti- cal dans les deux sens sur les montants. Toutefois, ici, la traverse présen- te une forme qui aboutit à une flexion minimum, comme indiqué dans la figure 1 par la ligne 9. Les surfaces obliques 10 de la traverse, vues en plan, suivant dans une grande mesure cette ligne des moments de flexion. La sur- face antérieure habituelle des montants, munie de glissières pour la traver- se, s'adapte sur la plus grande partie à la nouvelle forme de cette traverse, comme indiqué en 11, tandis qu'une faible partie de cette surface sert de surface de guidage proprement dite 12 et se situe dans le plan du portique.
Ces surfaces de guidage 12 de la traverse sont relativement longues et rela- tivement étroites et présentent des saillies latérales 13 en forme de ner- vures, connues en soi, encaissées par les lardons de serrage 14 ou organes analogues. La pression de serrage est orientée dans le sens de la flèche 15, de sorte que ni la traverse, ni les montants , ne risquent de fléchir ni de se gauchir sous l'effet du serrage.
Comme montré dans la figure 2, la section de la traverse présente une forme particulière, sensiblement pentagonale, définie par la paroi infé- rieure 16 qui s'élève obliquement vers la face oblique du portique, la paroi postérieure verticale 17 et la paroi de guidage antérieure 18, dont l'obli- quité, conformément à l'invention, correspond à celle des surfaces de guida- ge obliques 11 des montants, ces parois étant complétées, par les autres parois, 19 et 20 de la traverse , de manière à constituer un caisson fermé.
A l'intérieur de ce dernier sont,prévues des parois de raidissage 21 et 22.
Comme montré dans cette figure, la plus grande section de la traverse se situe à peu près dans le plan de la résultante R de la pression de coupe.
La position oblique, conforme à l'invention,de la surface de gui- dage 18 sur le chariot porte-outil 23, a été choisie afin que ce dernier puisse également servir de chariot latéral pour les montants 5, de sorte que, même dans ce dernier cas, les résultantes soient essentiellement perpen- diculaires par rapport aux surfaces de guidage. Le chariot 23 est muni dans sa partie supérieure d'un dispositif de serrage 24 en forme de crochet, qui correspond tout à fait au dispositif de serrage 14 de la figure 1, prévu pour le serrage de la traverse par rapport aux montants.
De plus, le chariot porte-outil doit être retenu au niveau de son guidage intérieur, en 25, par une glissière en queue d'aronde qui, lorsque ce coulisseau est adapté directement au montant, s'engage dans une rainure de guidage en queue d'a- ronde correspondant 26 (Fig.l). En outre, et comme montré dans la figure 1, les montants 5 sont munis , sur la face intérieure du portique, de rails ver- ticaux en queue d'aronde 27, qui permettent d'opérer un serrage complémen- taire de la traverse à l'aide de dispositifs de serrage 28 agissant à la ma-
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nière de tenailles, non représentés en détail. Ainsi, et comme il ressort des dessins, les points de serrage 13 et 27 sont répartis en substance ré- gulièrement sur la face postérieure de la traverse.
Finalement, dans la figure 1, on a représenté en pointillé l'en- tretoise 29, dont la profondeur égale sensiblement la moitié de la profon- deur des montants, de sorte que la traverse peut se déplacer aisément devant l'entretoise et être amenée à la position la plus élevée, de telle façon que le bord inférieur de la traverse coïncide avec le bord inférieur de l'entre- toise.
REVENDICATIONS 1. - Raboteuse , fraiseuse ou tour vertical, ou machines analogues, à portique, caractérisés par une conformation de la traverse telle que dé- terminée par les calculs relatifs à une poutre de plus grande rigidité, les points d'appui (surfaces de guidage principales) étant cependant situés sur les faces extérieures des montants, tandis que la sedion de ces derniers montre des parois latérales tournées vers la traverse et qui, en déviant du¯ plan du portique, forment avec ce plan un angle qui correspond- à la forme de la traverse à cet endroit.