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La présente invention a trait à un dispositif et à un procédé d'emmagasinage de liquides en-dessous de la surface de l'eau d'un lac ou d'un autre corps d'eau. Les liquides que l'invention concerne spéciale- ment sont principalement caux qui ont un poids spécifique inférieur à celui de l'eau.Parmi ces liquides figurent particulièrement le pétrole, le kérosène, les huiles combustibles, etç,., qu'il est généralement diffi- cile de manipuler du fait du risque d'incendie et qui, dès lors, requièrent des installations d'emmagasinage coûteuses.Lorsqu'on emmagasine des huiles volatiles, telles que le pétrole, dans des citernes, il est toutefois im- possible d'éviter des pertes considérables par évaporation.
On connait le procédé qui consiste à emmagasiner des liquides inflammables sous la surface de l'eau.Ainsi,des 'glanas récipients de béton reliés à des conduites d'air et de liquide, ont été construits sur le fond d'un lac ou analogue, bien que ces installations donnassent des ennuis et fussent coûteuses.
Selon l'invention, ces difficultés sont écartées par un disposi tif comprenant un récipient fermé, fait 4'un matériau souple et imperméable et pourvu d'un dispositif destiné à lmaintenir au moins partiellement immergé sous la surface d'un corps d'eau, ce récipient comportant en outre une conduite d'entrée et de sottie, normalement fermée, saillissant au- dessus de la surface de l'eau.
Pour immerger le récipient, il est possible d'utiliser tout corps d'eau ayant une profondeur suffisante, tel qu'un lac ou un rivière, une miné remplie d'eau, un étang artificiel ou toute autre cavité remplied'eau.
De préférence, le récipient est ancré près du fond du corps d'Eau au moyen d'une ou de plusieurs *ores ou d'un ou plusieurs poids de grandeur suffi- sante mais il peut aussi être maintenu de manière à flotter, immergé en grande partie sous la surface de l'eau, si le liquide enfermé est plus léger que l'eau.Dans ce dernier cas,, lorsque le récipient est rempli, il peut être remorqué derrière un navire, au moins sur des courtes distances.
Pour remplir le récipient, il convient d'abord de l'immerger, vi- de, sous la surface de l'eau.a conduite de sortie est maintenue ouverte au-dessus de la surface pour laisser échapper l'air enfermé et le récipient est ainsi comprimé par la pression de l'eau.Le liquide à emmagasiner est alors introduit sous pression'par une pompe, jusqu'à ce.que le récipient soit entièrement rempli et alors la conduite est fermée, par exemple par une vanne.L'extrémité extérieure de la conduite peut être ancrée sur la rive, par exemple à une station de pompage fixe, ou à une bouée, si le récipient est immergé loin des rives.Si l'on désire maintenir le récipient entièrement caché, il est toutefois possible de laisser aussi couler la conduite et, dans ce cas,
cette dernière peut être attachée à un poids.Lorsqu'il est nécessai- re, la conduite peut alors être evée au moyen d'un drague ou analogue
Pour retirer le liquide plus léger que ;L'eau, il est seulement né cessaire d'ouvrir la vanne de la conduite, sur quoi le liquide est soulevé et refoulé vers l'extérieur par la pression dell'eau du fait de son poids spécifique plus petit.Au plus grande est la profondeur; d'immersion du ré- cipient, au plus rapide est l'écoulement de sortie, mais déjà une pression. modérée, telle que celle qui existe immédiatement endessous de la surface, est tout à fait suffisante pour vider entièrement le récipient.Si le liquide a un pids spécifique plus grand que celui de l'eau, il doit évidemment être pompé du récipient.
Une réalisation convenable du dispositif selon l'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant au dessin annexé,bien que l'invention ne doive nullement être considérée comme s'y limitant
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Dans le dessin, 1 désigne une vessie d'une matière souple, com- ativement mince, telle que le plastic ou le caoutchouc ou la toile im- prégnée de plastic ou de caoutchouc.La vessie est enfermée dans une enve- loppe 2 d'une matière plus forte, mais de préférence souple aussi, telle qu'une toile caoutchoutée -épaisse, renforcée d'une ou de plusieurs couches de corde.L'enveloppe extérieure sert seulement de protection contre les dommages mécaniques et ne doit pas être imperméable.Si l'eau peut passer à travers elle,
de manière que la vessie puisse être comprimée dans 1' enveloppe, cette dernière ne doit pas être nécessairement souple,comme dans le cas contraire.Dans la réalisation représentée, on suppose que l'enveloppe est faite d'un certain nombre de toiles caoutchoutées cousues entre elles par des fils de nylon,ce qui permet à l'eau de passer facile- ment par les coutures ou lesjoints.A titre d'exemple, on peut mentionner le fait que le matériau de la vessie peut avoir une épaisseur d'environ 0,6 à 1,2 mm tandis que l'enveloppe peut avoir une épaisseur de 4 à 8 mm.
Une bague 3, faite de préférence en métal, est fixée à l'extré- mité supérieure de l'enveloppe 2.De la même manière qu'une roue,la bague comporte des rayons radiaux 4 et un moyeu central. Le moyeu consiste en un raccord de tuyau 5, disposé en face d'un trou correspondant 6 de l'enve- loppe.La vessie enfermée comporte une ouverture d'entrée et de sortie, ayant la forme d'un court tuyau 7 qui s'étend 'vers''.!'extérieur à-travers le trou 6 et le raccord de tuyau 5 et qui est retourné et rabattu par- dessus l'extrémité extérieure de ce dernier.Un tuyau plus long 8, d'un ma- tériau plus épais, est alors relié au tuyau 7 et au raccord de tuyau 5 et est fixé par un dispositif de bridage convenable.Lorsque le récipient est immergé à sa place en-dessous de la surface de l'eau,
le tuyau 8 saillit au-dessus de la sufface A son extrémité extérieure, le tuyau 8 comporte un robinet 9 ou quelque autre vanne obturante.
Un certain nombre de fils métalliques forts 10 sont fixés aux extrémités des rayons 4, saillissant à l'extérieur de la bague 3 et s' étendent vers le bas, le long de l'enveloppe à laquelle ils sont fixés en un ou plusieurs points, en tout cas près du fond de l'enveloppe.Les extré- mités inférieures des fils sont fixés à un poids,par exemple à un bloc de béton 11 placé sur le fond du corps d'eau.Le récipient et le poids y attaché peuvent être levés jusqu'à la surface en vidant le récipient de son liquide et en y introduisant de l'air.
Les récipients de l'espèce décrite peuvent être fabriqués sans difficulté avec des dimensions telles qu'ils contiennent des dizaines de milliers de litres.Par comparaison avec les récipients d'emmagasinage anté- rieurement utilisés, ils sont extrêmement bon marché à produire et, de ce fait, ils peuvent être employés par des compagnies pétrolières en vue de l'emmagasinage et, évidemment, ilsrprésentent la grande qualité d'être prêts à l'usage et de convenir aux fins navales.
Un autre avantage essentiel est que les liquides volatils ne s'évaporent pas, ce qui constitue une économie considérable.
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REVENDICATIONS.
1.- Dispositif destiné à l'emmagasinage de liquides, de préférence de liquides ayant un poids spécifique Antérieur à celui de l'eau,caractérisé par un récipient fermé, fait d'une matière souple et imperméable aux liqui- des, et pourvu d'un dispositif destiné à le maintenir au moins partielle- ment immergé sous la surface d'un corps d'eau. et comportant en outre une conduite d'entrée et de sortie normalement fermée, saillissant au-dessus de la surface de l'eau.