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La présente invention se rapporte à un disposi- tif pour conserver ou stocker, au-dessus d'une nappe' d'eau, de l'huile ou d'autres liquides plus légers que l'eau et non-miscibles dans cette dernière.
On sait qu'il est possible de conserver des huiles et des liquides analogues dans des réservoirs flot- tant sur l'eau. Dans les dispositifs connus, un tuyau flexible en caoutchouc ou en matière plastique, destiné à introduire l'huile dans le réservoir ou à l'en extrai- re; est raccordé à la partie centrale ou supérieure du réservoir. Cette disposition a pour inconvénient, en cas de fuite ou de rupture de ce tuyau, de laisser l'huile s'échapper du réservoir. La quantité d'huile pouvant ainsi séchapper dépend de la hauteur à laquelle le tuyau est raccordé au réservoir.
La présente invention a pour but de réaliser un réservoir ou une cuve dont l'huile ne puisse s'échap- per en cas de fuite ou de rupture du tuyau d'alimentation.
Cet avantage est très important notamment lorsque l'eau est susceptible de geler en hiver, car le gel est souvent à l'origine de la destruction des tuyaux d'alimentation.
A cette fin, le dispositif de l'invention, qui comprend un réservoir ou cuve flottant sur l'eau dont l'intérieur peut communiquer avec l'eau par une ouverture ménagée à sa partie inférieure et un conduit pour intro- duire l'huile dans la cuve et l'en extraire, est remarqua ble notamment en ce que ce conduit comporte une première partie située à l'extérieur du réservoir et qui pénètre dans celui-ci par sa partie inférieure et une seconde par- tie, s'étendant à l'intérieur du réservoir, de la partie inférieure de ce dernier à sa partie supérieure.
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D'autres caractéristiques de l'invention ressor- tiront de la'description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, dont les figures 1,2 et 3 représentent schématiquement trois modes de réalisation différents d'un dispositif conforme à celle-ci.
Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, une,cuve 1 ayant la forme d'une cloche cylindri-
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que ouverte,àqsa,partie'inférieure ou toute autre forme .'appropriée est raite, .par exemple, en tôles de fer ayant
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subi un trai'Semêt anti-rouille convenable. La ouvia ï$lot- te sur l'eau-d'un lac naturel ou artificiel, par exemple, et est ancrée 'au fond du lac au moyen de chaînes 2', qui, " de préférence,mais non obligatoirement, sont fixées'à la partie inférieure de la cloche et ancrées en 14. ''Ces chaînes sont suffisamment longues pour que la cuve puisse s'élever verticalement autant qu'il le faut; elles con- tribuent en même temps à la stabilisation de la cuve en l'empêchant'de se retourner.
L'huile est introduite dans la cuve ou en est retirée par un tuyau 3 posé au fond du lac, une liaison articulée formée de courts tronçons de tube 5 et de joints mobiles 4 étant établie entre le tuyau 3 et un tube 6 disposé à l'intérieur de la cuve qui débouche à la partie supérieure de cette dernière afin qu'il soit possible de vider la cuve pour ainsi dire complètement.
Quand on soutire de l'huile, par pompage, le plan de séparation 20 entre l'huile et l'eau s'élève en même temps que la cuve s'enfonce dans l'eau du fait que l'huile se trouve remplacée par de l'eau qui est plus dense qu'el. le.
En vue de stabiliser la cuve et de la faire flotter même quand elle ne contient pas ou presque pas d'huile, une chambre à air 7 est fixée autour de sa par-
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tie supérieure. On pourrait remplacer cette chambre à air par un certain nombre de corps flottants séparés, par exemple par des bouées.
La cuve renferme, pour mesurer la quantité d'huile qu'elle contient, un flotteur 11 taré de façon à flotter dans le plan de séparation 20 entre l'eau et l'huile. A ce flotteur est fixé un fil métallique 9 qui sort de la cuve par un tube vertical 12 et s'enroule sur un cylindre 13. On détermine le niveau d'huile, en en- roulant le fil 9 jusqu'à ce qutil soit tendu au moyen d'une marque faite sur le fil ou sur le cylindre 13 qui indique le niveau. Le cylindre 13 peut être pourvu d'un ressort de rappel maintenant le fil 9 tendu en permanence,
En vue de guider le flotteur 11 de façon que le fil 9 se tende toujours perpendiculairement à la sur. face 20, un fil métallique 8 est fixé au dame de la cuve à proximité du tube vertical 20.
Le fil 6 traverse un trou percé dans le flotteur et est chargé par un poids 10 à son extrémité inférieure.
Autour de la cuve 1 est fixé un tube 22 dont la paroi est percée d'un certain nombre de minuscules ouver- tures d'évacuation. Le tube 22 communique avec un tuyau 21 d'alimentation en air comprimé flexible. L'air qui se dégage en bouillonnant par les ouvertures du tube 22 em- pêche l'eau qui entoure la cuve de geler en hiver.
La figure 1 représente également un écran de protection au moyen duquel l'étendue d'eau où la cuve 1 ou bien un certain nombre de cuves analogues sont instal- léespeut être circonscrite pour retenir dans une zone limitée l'huile ayant pu s'échapper accidentellement.
Cet écran de protection comprend une paroi 17 qui, au moyen de supports 16, est suspendue à des corps flottants 15 qui, au moyen. de câbles 18, sont ancrés en 19 au fond
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du lac, La paroi 17 peut être constituée, par exemple, par une ceinture ininterrompue de plaques de fer ayant ' subi un traitement anti-rouille ou de plaques d'aluminium, ou encore par du bois revêtu de caoutchouc synthétique.
La-figure 2 représente une cuve 25 dont l'inté- rieur communique avec l'eau environnante par une ouverture 34 de son fond. Cette cuve est entourée d'un ponton an- nulaire 26 qui -est :au contact de rails de guidage 29 fixés aux parois de la cuve. Ce ponton permet à la cuve de monter et de descendre et la stabilise de façon qu'elle ne puisse se retourner. En fait, la cuve est si bien sta- bilisée qu'on peut la remplir d'air, de façon qu'elle s'élève au maximum, par exemple, pour la réparer ou la repeindre. Les supports 28 déterminent la position la plus basse de la cuve pour laquelle, ils viennent reposer sur le ponton.
Le ponton est attaché à des câbles 27 pouvant être ancrés au fond ln lac, ou fixés de toute autre ma- nière appropriée.
Le ponton est, de préférence, fabriqué en plu- sieurs parties qui peuvent être transportées au lieu d'uti. lisation par camions ou par chemin de fer. Ces parties sont réunies pendant qu'elles flottent sur l'eau de ma- nière à former le ponton annulaire et ce dernier sert de base pendant l'installation de la cuve.
L'huile est amenée dans la cuve à travers un tuyau 32 qui est raccordé, eu moyen d'un tube flexible 35, à un tuyau 33 fixé à la paroi intérieure de la cuve. Le tuyau 33 s'élève jusqu'à la partie supérieure de la cuve.
La cuve 23 est pourvue, à son sommet, d'un tuyau d'échappement 30, dont le faîte est couvert d'un ca- puchon 31. Le tuyau permet l'échappement des gaz pouvant
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le cas échéant, se dégager de l'huile. Le tuyau 30 a une longueur telle qu'il soit inaccessible à l'huile. Une telle évacuation automatique des gaz est extrêmement im- portante lors du stockage d'huiles qui dégagent de grandes quantités de gaz.
Il est également possible de disposer le ponton à l'intérieur de la cuve, de façon qu'il s'applique à coulissement contre les parois intérieures de celle-ci.
La figure 3 représente une cuve 42 qui est gui- dée par un poteau ou un pilier 43 autour duquel coulisse une glissière 40 disposée suivant l'axe de la cuve et fixée solidement aux parois de cette dernière par des sup- ports 41. Le pilier 43 est monté sur un socle 44 en béton par exemple, fixé sur le fond du lac. Une cloison 39 étanche à l'air délimite, à la partie supérieure de la cuve, un espace 38 qui fait fonction de flotteur.
La figure 3 montre deux modes de réalisation différents du tube destiné à amener l'huile dans la cuve.
L'un de ces modes de réalisation consiste en un tube 45 longeant le fond du lac et qui a été coudé de façon à for- mer une partie verticale 51 s'élevant à l'intérieur de la cuve. Au moyen d'un soufflet 47, fait d'une'matière ré- sistant à l'eau et à l'huile, la partie 51 du tube 45 com- munique avec un tube 46 qui se termine tout en haut de la cuve et qui est monté fixement dans celle-ci. Dans le second mode de réalisation, le tube d'alimentation com- prend un tube 48 longeant également le fond du lac qui s'élève dans la cuve où il se raccorde à un tuyau flexi- ble 49 formant un coude pendant assez grand pour permettre à la cuve de se déplacer verticalement. L'extrémité oppo- sée du tuyau souple 49 est fixée, au moyen d'un support 50, directement sous la cloison de séparation 39.
La cuve.selon l'invention se déplace ainsi libre.
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ment dans la direction verticale et occupe automatiquement une position correspondant à son poids réel. Etant donné que l'huile ou les produits analogues susceptibles d'être emmagasinés dans la cuve, ont généralement un poids spéci- fique voisin de celui de l'eau, la majeure partie de la ,cuve reste immergée et une petite partie seulement de sa surface émerge hors de l'eau. Les deux faces intérieure et extérieure de la paroi de la cuve qui sont immergées sont soumises à des pressions sensiblement du même ordre de grandeur.
Il en résulte que les parois de la cuve peuvent être relativement minces et réalisées en matières bon marché, contrairement aux cuves classiques reposant sur le sol où les pressions s'exerçant sur leur partie inférieure peuvent être considérables et qui doivent obli- gatoirement être réalisées en tôles épaisses.
Selon la présente invention, on a trouvé que la partie inférieure de la cuve peut être réalisée en une matière souple et flexible, par exemple, en une matière plastique ou un caoutchouc. résistant aux huiles, éven- tuellement renforcée par des câbles ou-des produits ana- logues. Cette partie inférieure est avantageusement fa- briquée en forme de cylindre droit et raccordée de façon étanche à la partie supérieure de la cuve qui est réali- sée de façon classique, en tôles par exemple. Des con- tre-poids sont accrochés au bord inférieur du cylindre en caoutchouc ou en matière plastique en vue de le maintenir vertical. Le cas échéant, le bord inférieur de celui-ci "pourrait être maintenu en forme au moyen d'un anneau ri- gide.
La cuve de l'invention peut être installée dans un lac naturel,ou dans une autre étendue d'eau. Il va de soi qu'on peut également préparer une nappe d'eau artifi-
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cielle, par exemple en creusant une excavation qu'on rem- plit ou laisse se remplir d'eau. Lorsque le sol est im- perméable aux huiles, il n'est plus nécessaire de prévoir le dispositif de protection représenté sur la figure 1, en cas de fuites éventuelles d'huile.
Les conduits qui ont été décrits, à travers les- quels l'huile est pompée dans les cuves et en est souti- rée, sont tous fixés à la cuve par leur extrémité de sorte que celle-ci accompagne la cuve dans ses mouvements d'as- cension et de descente. Plus spécialement dans le cas d uves disposées dans une nappe d'eau dont la surface est invariable, le conduit d'alimentation peut être rendu complètement indépendant de la cuve. La figure 2 illus- tre un tel mode' de réalisation. Un tuyau d'alimentation 36 comporte une partie sensiblement verticale 36 qui tra- verse une ouverture percée dans le fond de la cuve et s'élève jusqu'au sommet de celle-ci. La ligne en traits mixtes 37a indique la position la plus haute que la cuve peut occuper, c'est-à-dire, quand elle est remplie d'hui- le.
La ligne mixte 37b indique sa position la plus basse, c'est-à-dire, quand elle est pleine d'eau. On doit veil- ler à ce que l'extrémité supérieure de la partie 36 du tuyau soit placée immédiatement sous le dôme de la cuve quand celle-ci occupe sa position la plus basse. Dans un tel dispositif, on peut même tolérer certaines variations du niveau de la nappe d'eau en question à condition que l'extrémité supérieure de la partie 36 du tuyau soit rendue élastique, par exemple, au mpyen d'un soufflet tel que celui représenté sur la figure 3, ou grâce à un tron- çon de tuyau flexible fixé à l'orifice du tuyau qui puisst buter librement contre le dôme de la cuve.