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"Fabrication de fourrage."
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On sait que l'on peut améliorer la valeur alimentaire de la paille en traitant celle-ci, pendant a à 24 heures are4 .-y-' , une solution de soude caustique d.ans la proportion d'environ zizi kg de lessive par kg de paille, après quoi on lave a paille l'eau courante. Dans ce procédé, dit procédé de Hao3mnn, i.a : paille ooneonme xi à 8% de Nacus par rapport à la paille sèche, a eot- d3.re environ 5kg de BaCS par 100 kg de paille seohee & l'aire Lors du lavage, environ 85% de la ratière sèche présente à l'origine dans la paille ne trouve nt perdus, ainsi que la majeure
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partie de la soude consommée, sous la forme d'acétate de sodium et
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de composés sodiques de lignine et dlh6mi-celluloses.
Le fourrage
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résultant est donné à l'état humide aux ruminants ou aux chevaux. '
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3itànt donné qûe le'coefficient de digestion peut, grâce à ce traitement, s'élever d"*une valeur d'environ 40 jusqu'à une valeur de 70 à 80,, la paille traitée à la.soude, même si.l'on fait entrer
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la perte de matière sèche en ligne de compte, présente une va- leur alimentaire nettement supérieure à celle de la matière de départ, par unité de celle-ci.
L'explication probable de cette grande amélioration
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dans la digestibilité de la paille par suite du traitement à la soude est la suivante : s 1elpha-ee7.tuloie de la paille semble unie 8k étroitement à la lignine et peut être à 1'hémi-cellulose qu'elle n'est pM susceptible de subir la fermentation que pro.. vaque la flore microbienne de la panse des ruminants et qui transt. forme la cellulose en acides gras inférieurs (en ce à 0*) et en méthane. =.1. T a analogie AVOO les phénomènes relatifs à la digee- tibilité du bois, le bois'brut 8terit pratiquement indigeste, .tandis que la cellulose prodUitO*à pertir du bois est digérée assez facilement par les ruminants et que la lignine pure ce mon- tre inerte.
Il semble que le 3:ien entre la lignine et la aeilu love se troute pratiquement rompu 'sous l'influence des aloalie forte, arrea libération simltanée d'eaide acétique. Pour oe qui est de le peiele, l'amélioration de la digestibilité parait .re liée étroitement à la libération décide eoétique et à ia bzz sommation d'aloall jusqu'à concurrence de 5% (comptés en nu
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par, rapport à la paille.
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Ce procédé connu de Réparation d'un fourrage emélieré partir de paille par traitement alcalin oMre cependant de se. rieur inocnvénients. Ainsi, oonneion 1'. exposé plus haut, le tourrage est produit à l'état humide (teneur *eu matières sèches dtan. ron &0%) Ots&*Oêt égar4, i. n' est' pas appétissant pour leaéni-
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maux et il est sujet à segâter facilement. Les frais entraînas par la dépense d'alcali et par la main-d'oeuvre sont élevés et le transport dû-produit humide est relativement onéreux, ce qui limite la grandeur de l'installation. Le lavage exige de grandes quantités d'eau courante qu'il peut être difficile de se procu- rer, l'évacuation de l'eau de lavage pouvant aussi poser un pro- blème.
La matière qui, à raison d'environ 20% par rapport à la paille, disparaît lors du lavage se compose principalement de protéines de d'hydrates de carbone brute, ainsi que de substan- ces minérales, de sorte qu'elle comprend p robablement les cons- tituants les plus précieux et les plus digestes de la matière sèche primitive.
Le lavage élimine non seulement des matières
Nutritives digestes mais en outre des substances qui auraient été importantes pour,la fertilité du sol si elles avaient été consommées.par l'animal et transformées en fumier; cela est vrai à la fois pour les constituants minéraux de la paille (en parti- culier la potasse) et pour la partie de la lignine qui est éli- minée par le lavage et qui est,.probablement, d'une importance spéciale pour la production d'huma dans le sol.
Finalement, le fourrage à base de paille traitée par voie alcaline est un fourra- ge cellulosique très particulier, qui est physiologiquement al- . câlin, possède un indice de protéines négatif et est inapproprié au mélange avec une matière supplémentaire.
Pour toutes ces rai- sons, la production de fourrage amélioré par traitement alcalin n'a pas pris d'importance,en presque, sauf dans les périodes de pénurie, par exemple en Allemagne, pendant les deux guerres mon- diales, et en Norvège ainsi qu'en Grande-Bretagne, pendant la der- nière. Néanmoins, elle a été poursuivie, à un degré limité, en Norvège depuis la dernière guerre.
La présente invention a pour objet un procédé de fabri- ati n à'Ui amélioré paiiioe d'ag%res,a,iérea ici¯ cation d'un fourrage/ à partie de paille ou d'autres matières li- guo-cellulosiques brutes, avec augmentation du pouvoir nutritif
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" - ..;;..'a.::":d:-cl6:1 alcalin mais avec suppression, dans U.::,.6; l!I:...;,:..
- - 0 ou zains grande, des inconvénients relatés ei-dessus.
Selon la présente invention, on traite la satièrs y.
-.. ¯ suivant sa nature, soit s>us un état correspondant : 0haZG à l'air, o'est-à-dire avec 75% ou plus de substances 3501;/;:;s, soit à l'état demi-secs 0' est-à-dire avec 50) ou. ç?>"- : r.â .cea sèches, donc avec 50% au maximum d'h- sci- fin séofiée jusqu'à contenir environ 50 ou plus de substance saches, et l'on effectue ce traitement avec de 19a1li 8E.- - t:.':..n d'eau et sans lavage ultérieur.
On ne savait pas jusqu'ici que des alcalin 8G.:::::; z pbles de réagir avec la ligno-oellulose des m#.t1.G:n:'cCJ è, - en présence de quantités d'eau aussi faibles q9i 8C itù#;#- tr9 dans ces matières séchées à l'air ou semi-seehocs et ;?-- peint d'assurer une meilleure digestibilité aommz d8 1.13 c..:.i.
Inapplication du procédé de Beckmann. Néanmoins;) dett8 Gw à#1.-:- (;'::'3il est possible d'atteindre une absorption 0.al:';3:':: 33..
2.):),-Ó.ant à environ 5% de NaOH mais, même lorsque 801l1e: 1..:';:''2 .?, ." absorption d'alcali, par exemple environ la moitié as ;3Ei"t':;.3 --:;,." tité, est possible, le présent procédé est intéess8tG o*i= dâ au fait que L'on évite l'importante addition d'aa-a que .'2'-:L" la procédé Beckmann, lors du traitement par les alcalis 0.¯
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que le lavage et l'élimination d'une partie importante des -
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-bières sèches d'origine qui s'ensuit. En- outre, par le r"à==-- procédé, on peut obtenir l'absorption d'alcali pE.r la *a.iii= ...brute sans qu'il soit nécessaire que l'aloali soit) t a..:G;r 1--¯2r é± appréciable. Ainsi, non seulemènt on ±:;'':;Ol' '1,; :., ?-'1, 4i-EiS on évite encore la nécessite d'élim:L-2t...::? lé,:¯-::,:. alcali peut rester dans le fourrage avec ou ECLE.L, Lt±G¯.
".-. encore, comme dans le cas de l'ammoniaqua1 1?, pe2 1.- -?r-fô et, au besoin, récupéré.
Cor-ne exemple de matières brutes que 1 e.x:. peu':.
..::::::'6 générale, traiter à. l'état séché à 1 t air;) on =oi,,,, '< '0 .::':" 1 paille, les roseaux ou des cosses (par f: :¯a¯ ¯
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nes de ooton) . Comme exemples de matières que l'on traite générale ment à l'état demi-sec.- c'est-à-dire avec une teneur en matières sèches d'environ-75 à 50%, on peut mentionner les bois durs et les déchets de bois'durs et tendres (par exemple la sciure de bois et l'éoorce), ainsi que la bagasse.
Comme alcali, on peut utiliser l'hydroxyde de sodium,par exemple'sous forme calcinée mais, étant donné son coût élevé et les difficultés que l'on éouve à utiliser cette matière à l'état sec et à la conserver sèche durant l'addition, ainsi que les Inconvénients que le four- rage résultant présente pour les animaux lorsqu'on l'utilise en grande quantité car il peut produire de l'alcalose, on préfère généralement la chaux ou l'ammoniac.
Le présent@ procédé ne donne pas d'avantages sensibles si la quantité d'alcali utilisée descend au-dessous de 1 %, cal- culé en NaOH et l'invention n'envisage pas l'utilisation de quan- tit@és d'alcali moindres que ce chiffre. Par ailleurs, on peut avantageusement augmenter la quantité d'alcali sec bien au-dessus de ce marne chiffre, à peu près jusqu' au chiffre de Beokmann men- tienne ci-dessus. Dans,le cas de l'ammoniac, des quantités allant de 1 à 2,5 en NH3, oorrespondant à 2, 25- 6% de NaOH, conviennent généralement.
On peut augmenter la consommation dialcali et accélérer le procédé en chauffant la matière ligno-cellulosique à une tem- pérature de 70 à 130 , de préférence de 70 à 100 , avant, pen- dant ou après le mélange avec l'alcali sec, chauffage que l'on peut faire en traitant la matière à la vapeur dans un récipient ouvert, ou encore à l'autoclave si l'on désire des températures de 100 et au-dessus, cela, de préférence, après avoir chauffé par avance les parois du récipient ou en utilisant des parois partiuclièrement bien isolées.
Ainsi, on évite la condensation de grandes quantités d'eau sur lés parois du récipients et, donc, la matière n'absorbe qu'une quantité d'humidité condensée corres- pondant à la quantité de chaleur nécessaire pour la porter à la
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température de réaction voulue.
Si, après la réaction, on aère la matière avec de l'air sec ou si, dans le cas d'un récipient clos, on évacue les vapeurs au moyen du vide, la même quantité d'eau à peu près s'évapore durant le refroidissement qui ramène la matière à la température de départ, car ce refroidissement s'effectue surtout par é@aporation de l'eau et la matière ainsi traitée se retrouve finalement à l'état séché à l'air.
L'augmenta- tion de température causée par le traitement à la vapeur a ainsi facilité la réaction de l'aoali sec avec la matière brute, en augmentant à 'la fois la vitesse de réaction avec l'accroissement de température et en permettant simultanément une augmentation temporaire de la teneur en eau de la matière, brute, par exemple de la teneur normale de 15% à l'état séché à l'air jusqu'à par exemple 25%, par étuvage à la? .
En conséquence, le fourrage; traité comme on vient de le décrire, se trouve dans un étatde siooité similaire à celui où il était avant le traitement et, comme il n'a pas été soumis à un lavage, il est mieux apprécie par les animaux que les pro- duits obtenus par le procédé Beokmann.Si une matière séchée à l'air, par exemple de la paille ou des cosses contenant 15% d'eau, est utilisée comme matière première, cette matière est suscepti- ble d'être emmagasinée pendant un tempe illimité.
Par ailleurs,, si l'on utilise des matières de teneur en eau supérieure., par.. frais exemple du bois/ou de la bagasse, matières qui toutes deux ont une teneur en eau d'environ 40 à 50%, le produit traité doit subi@ un séchage complémentaire si l'on .désire le rendre non périssa- ble.
Comme la proportion d'humidité à évaporer est moindre que la proportion de matières sèches, ce séchage est pratiquable du point de vue économique, ce qui ne aérait pas le-cas pour de lq paille traitée par le procédé Beckmann, qui exigerait l'évaporation d'environ quatre fois plus d'eau.
d'air Le séchage peut être exécuté à la manière usuelle au move@ chaud* Si, touteois, on a utilisé de l'ammoniac comme alcali, on
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procède de préférence au séchage à l'abri de l'air, par exemple dans un récipient clos où l'on a fait le vide, ou par circula- tion de vapeur surchauffée car, autrement, l'acétate d'ammonium formé dans la matière se trouverait perdu dans une certaine me- sure par sublimation, tandis s'il restait dans la matière, il exercerait une influence sensible sur la valeur nutritive de celle-ci.
Des matières ayant des teneurs en eau de 50 à 60%, après traitement par l'alcali ( et éventuellement étuvage), peu- vent être emmagasinées sans séchage dans des récipients étanches à l'air ou peuvent être ensilées avec ou sans broyage ou addi- tion d'une faible quantité de mélasses (2 à 4%).
Si le, matière est sèche, il est aisé de la mélanger avec d'autres matières ou produits d'addition alimentaires, par exemple du sel commun, du phosphate d'ammonium, des mélasses, des sels de métaux lourds, des vitamines A et B et autres pro- dultn.
Etant donné= la forme sèche selon laquelle on peut l'ob- tenir' .la manière ligno-cellulosique, traitée aux alcalis secs, peut également être utilisée pour augmenter la teneur en matière sèche d'un mélange d'ensilage. A cet effet, on peut ajouter une certaine quantité d'un fourrage'produit selon l'invention à des matières ensilables ayant une teneur en matière, sèche, trop faible (par exemple inférieure à. 28%) pour amener à la valeur voulue cette teneur en matière sèche;,ensuite, on peut procéder l'ensilage'de la matière usuelle avec un résultat nettement meil- leur que si l'on n'avait pas ajouté le fourrage fabriqué selon la présenteinvention.
L'addition depaille non traitée, par exemple hachée, n'est pas aussi intéressante car la digestibilité moyenne du produit ensilé se trouverait notablement réduite.
Bien qu'un surplus substantiel.d'alcali ne soit pas nécessaire selon le présent procédé, il peut subsister un excès -indésirable en ce qui concerne les fins alimentaires du produit.
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Selon un mode d'exécution de l'invention, on peut éliminer cet ex- ses en traitant la matière qui a subi l'action de l'alcali, avec un agent neutralisant tel qu'un acide organique ou minéral, par
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emenple un acide phosphorique, qui ;peut étre ajouté avec d'autrcs agents d'addition ou.aliments de complément,tels que des 3.aa:.
Selon un mode de réalisation particulier de l'inven- tion, on peut utiliser un agent de neutralisation gazeux, par exemple l'acide chlorhydrique ou l'anhydride sulfureux. Ce dernier
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un effet bactéricide et se trouve lié graduellement à la l16nincw Comme autre agent de neutralisation que l'on peut utiliser con- formément à l'invention, on peut citer le gaz carbonique qui peut être le gaz carbonique de.l'air. Cet agent de neutralisation est particulièrement approprié lorsque.'on utilise de la chaux
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vive ou de la chaux éteinte copte alcali sec.
On obtient de nht8bles avantages par le mode dtex6,àum tion de l'invention dans lequel l'ammoniac est utilisé oomae alcali. C'est ainsi que l'ammoniac <!8t.meilleur marché que l'hydro- ilde de sodium et, donc, le cotit àë,,.XÙà1oaii se trouve réduit. En outre, l'ammoniac utilité conserva'sa pleine valeur dans le fourrage et, par conséquent, il ne représente pas une dépense
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nette conne dans le cas de lthràsroegd,e de sodium, Alors qu'un fourrage traité à ;
1' a.aalï, obtenu avcio de 1'hYdroxyde de sodium sans lavage, ne peut être utilisé qu'en quantités limitées sans provoquer de l'aloelose chez les. ruminante!, on ne rencontre pas d'inconvénients de ce genre avec un fourrage correspondant obtenu au moyen d'ammoniac et même, à un moindre
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degré, lorsqu'on a utilisé la ohaum.'La 'chaux et tout spécialo- melit l'ammoniac sont donc des bases qui conviennent par3.ulira.- ment au traitement de matières ligno.ae7,lulosiquas par des alcalis seoa, sus lavage ultérieur.
Dans le cas- de-1'aonlao, la tempé- rature doit, de préférence, ne pas dépasser 130 au cours du trai- tement car, dans certains cas, il peut se former des produits
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tOziq'uo,2 pour des raison, que l'on no ornait Pa:; encore ul 1.1cii utilise lus t±.Tndratur6s plus élevas et, de prlt6r±ncà
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température est maintenue plus basse à au plus 100 .
Comme on le sait, l'ammoniac peut tre utilisé comme source d'azote dans la synthèse des protéines, par la flore mi- crobienne de la panse des ruminants .Dans certaines conditions, les protéines ainsi produites peuvent être utilisées par les ru- minants à des stades ultérieurs de leur digestion.
Toutefois, la possibilité qu'ont les ruminants d'utiliser ainsi l'ammonite de leur nourriture dans leur métabolisme, dépend de la composition de la totalité de leur nourriture et de la flore et de la faune de la panâe de l'animal particulier, celles-ci dépendant également de la composition de la nourriture dans la période immédiatement antérieure et ,aussi, des antécédents de l'animal. Cependant, dans la mesure, où l'ammoniac de la nourriture ne .peut pa être utilisé par l'animal, il passe dans le fumier, dans doute large- ment sous forme organique, ou dans l'urine, en grande partie sous forme d'urée.
Ainsi, l'ammoniac utilisé comme alcali pour amélio- rer la digestibilité de la matière .,première,, et non éliminé par . lavage avant d'avoir été administré à l'animal, peut tout au moins être considéré comme ayant gardé sa pleine valeur; comme s'il avait été utilisé oomme fertilisant.
Dàns les essais d'alimentation qui ont été effectués en divers endroits pour essayer la capacité qu'ont les ruminant d'utiliser l'azote de l'ammoniaque au moyen de la flore microbien- ne de leur panse, les meilleurs résultats semblent avoir été obtenus aveo l'acétate d'ammonium. En conséquence, l'ammoniac qui est utilisé dans les matières ligno-cellulosiques pour amé- liorer le coefficient de di@gestibilité par dégagement d'acide acétique, a donc particulièrement des chances, dans des @ondi- tiens favorables, de donner une-certaine valeur protéique au fourrage lorsque.'on peut éviter le lavage de la matière avant que celle-ci soit distribuée aux animaux.
On peut utiliser l'ammoniac sec et gazeux oomme alcali en ne prévoyant aucun aent de neutralisation et en éliminant le
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surplus d'ammoniac par aération ou, mieux, par étuvage ou trai- tement suivi d'aspiration avec exclusion de l'air (vide) car l'aération entraînerait une perte d'acétate d'ammonium qui se sublime lentement'dans l'atmosphère.
Aux Etats-Unis d'Amérique, on mélange environ 3% d'urée à de nombreux concentrés alimentaires pour améliorer la valeur alimentaire de ce produit pour les ruminants, au moyen de pro- téines bactériennes formées dans la panse à partir de l'ammoia- que de l'urée. Si, toutefois, on utilise des proportions plus grandes d'urée ou si le mélange est insuffisant, cette substance peut causer des empoisonnements, tandis que ces derniers ne sont pas d'ordinaire provoqués par des composés d'ammonium neutres ou faiblement acides.
Etant donné que l'ammoniaque liquide est la matière première usuelle de production d'urée et que, par consé- quent, elle est moins chère par unité d'azote, il s'ensuit qu'une addition de 1,5 à 2% d'ammoniac à des matières alimentaires est plus appropriée qu'une addition de 3% d'urée, si l'addition d'am- moniao peut être effectuée dans trop augmenter le pH du fourrage.
En rendant possible cette addition, le procédé objet de l'invention peut être intéressant indépendamment.de la valeur qu'il présente comme moyen d'améliorer la digestibilité, ou en plus de cette valeur.
Lorsqu'on utilise de l'ammoniac gazeux, on peut effec- tuer le traitement alcalin avec ou sans l'aide d'un appareil étanche. Dans le dernier cas, cependant, on n'obtient souvent que 50 à 60% de la consommation d'alcali voulue et de l'accroisse- ment correspondant de digestibilité.
Si l'on considère toutefois que l'on évite les pertes par lavage, l'accroissement de valeur alimentaire d'une proportion donnée de paille est pratiquement égal à celui.que l'on obtient par le procédé Beokmann. Si l'on ajoute sous pression de l'ammoniac anhydre, on peut obtenir une consommation d'ammoniac d'environ 2% du poids de paille, qui peu± être comparée à une consommation de près de 5% de NaOH dans le
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procédé Beckmann, c'est-à-dire qui entraîne la digestion chi- mique pratiquement totale de la paille.
Afin de comparer la valeur de la digestion totale ainsj obtenue à celle de la digestion incomplète que l'on obtient en utilisant l'aumoniac à la pression atmosphérique et à froid, on peut mentionner ce qui suit : Si, par exemple, on ajoute 10% de mélasse, 1 % de phosphate d'ammonium, 0,5% de NaCl, un peu'.
de sulfate de ouivre et un peu de vitamines A et D à la matière traitée sous pression, on obtient un produit stable et donc ven- dable qui, obtenu à partir de paille, a une valeur nutritive pour le bétail ou les moutons d'environ 0,7 unité scandinave d'alimentation par kg et un indice de protéines qui, selon les circonstances, peut varier de 0 à 80 g de protéine brute diges- tible (calculée avec un maximum de digestibilité de 67 ) ou, calculé par unité Scandinave, correspond à 0 à 115 g de protéine digestible brute selon la possibilité qu'ont les ruminants d'uti- liser l'ammoniac fourni au moyen de la flore microbienne de leur panse.
Si la matière est traitée à froid aveo de l'ammoniac an- hydre sans pression et si la consommation est par exemple de 1% d'ammoniac, les substances déjà mentionnées étant ajoutées, on obtient un fourrage dont 1 kg est présumé égaler 0,5 unité soandi- nave et dans lequel l'indice de protéines, en se plaçant dans des conditions biologiques idéales en ce qui concerne la panse, peut " aller jusqu'à 40 g par kg ou 80 g par unité d'alimentation.
Une partie de l'ammoniac est utilisé pour remédier à ce qu'on appelle l'indice de protéine.-, négatif, que l'on connaît par les fourrages Beckmann et que l'on croit dû à ce que les élé- ments de lignine libérés par le processus de digestion; peuvent se condenser en substances analogues à l'humus, en se combinant avec l'azote et; lorsque cela est possible, avec l'oxygène.
Lorsqu,¯¯'on ajoute des mélasses aux matières produites Jalon la présente invention, le fait que les mêlais soient capa- bles de lier l'ammonac, comme on le sait, constitue probablement
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une particularité intéressante.
Non seulement l'invention permet d'obtenir une meilleure utilisation de la paille ou autres déchets végétaux comme four- rage, mais, ainsi qu'on l'a dit ci-dessus, il est également pos- sible, en ensilant les matières traitées par les alcalis secs awee des matières alimentaires d'un tout autre genre d'obtenir une meil- leure utilisation de ces dernières. Cela est particulièrement vrai pour les matières végétales à basse teneur en matières sèches, par exemple les betteraves et le trèfle ou l'herbe fraîchement réool- tés. Lorsqu'on met ces matières en silos, il se produit souvent des pertes appréciables du fait d'un échappement de jus, ce qui se produit normalement lorsque le pourcentage de matières sèches du produit est inférieur à environ'28%.
Selon l'invention, on . élève commodément le pouroentage de matières sèches à 30-35% en ajoutant de la paillé ou autre matière ligno-cellulosique traitée par des alcalis secs.
Le procédé objet de.l'invention peut également être utilisé avec avantage pour améliorer la digestibilité de paille, d'herbe et de foins pauvres sans pertes de substances par lavage.
Les exemples suivants feront mieux comprendre l'inven- tion.
EXEMPLE 1
WOEZ On mélange soigneusement de la paille finement hachée avec de la chaux éteinte ou mieux avec de la chaux vive fraîche- ment brûlée, en quantité de 5,5 ou 4%, respectivement, calculés sur la matière sèche de la paille. Au bout de 30 jours de réaction, on aère abondamment la paille, en y insufflant de l'air si on le désire, le surplus d'hydroxyde de calcium'étant ainsi neutralisé par le gaz carbonique de l'air.'=
Il est également possible, après avoir soigneusement mélangé la paille et la chaux, de la traiter pendant 6 heures avec de la vapeur à environ 100 puis de la sécher et de la refroidir
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par aération.
L'étuvage peut être exécuté. dans un récipient à chemise de chauffage ou à parois bine isolées, la condensation sur les parois--devenant alors négligeable. La paille est aisé- ment ramenée au même deré de siccité qu'avant le traitement, par, une sération suffisante.
EXEMPLE 2
Dans une tour de 10 mètres de haut et de section rec- tangulaire (par exemple de 2 x 6 mètres), des tuyères à infection pour ammoniac anhydre sont placées à 3 mètres au-dessus de fond, par exemple 5 sur chacun des longs cotés de la tour. Au bas de la tour, on prévoit des moyens pour décharger la matière traitée sous contrôle ou pour la distribuer directement au bétail, de sorte que la matière descend automatiquement dans la tour au fur et à mesure que la paille est mangée par le bétail ou évacuée du bas de la tour.
Au soumet, la tour est fermée par un couvercle s'adaptant hermétiquement sur les parois, couvercle que l'on peut des ouvrir pour mettre de la paille nouvelle, Dans une/parois latéra- les de la tour, au voisinage du sommet, est prévu un tuyau de succion relié à un ventilateur grâce auquel une portion modérée frais de l'air peut être évacuée, l'air/pouvant ainsi pénétrer par le bas de la tour et traverser la matière sur toute la hauteur de cette tour. Ce tuyau de succion peut avoir de 5 à 7 cm de diamètr, On remplit la tour de paille hachée et l'on envoie l'ammoniac par les tuyères. Après environ 6 heures, on met le ventilateur en route. Lorsque l'épuisement du surplus d'ammoniac . a été pratiqué pendant quelques heures, on peut commencer à uti- liser le fourrage.
On continue alors le traitement en arrêtant le ventilateur et en remplissant la tour avec de la paille.. hachée une fois par jour,.par exemple sur une hauteur d'environ 3 mètres, .. après quoi on admet, par exemple, environ 2,5 kg d'ammoniac anhydi par 100 kg de paille, à travers les tuyères; environ 6 heures après, on remet le ventilateur en marche et l'on oontinue l'aspi- ' ration jusqu'à ce que l'on rajoute de la paille le lendemain.
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.Si l'aspiration est correctement réglée, la paille quitte le bas de la tour avec de 1 à 2% d'ammoniac consommé et un pH de 6 à 7 mesuré après humidification.
EXEMPLE 3 :
On utilisé 2 récipients sous pression A et B (autocla- ves, digesteurs rotatifs ou appareils analogues) que l'on peut aisément remplir de paille hachée et vider. On remplit le réci- pient A de paille, on le ferme et on y envoie de la vapeur, la vanne étant ouverte, jusqu'à ce que tout l'air ait été chassa à 100 . On ferme alors la vanne et on évacue la vapeur par le vide (refroidissement) jusqu'à ce que la température de la paille soit tombée à 70 . On admet alors de l'ammoniac anhydre en quanti- té égale à 2 à 3% du poids à sec de la matière à traiter. Après u- ne période de réaction convenable, tout excès de pression est transmis au récipient B dans lequel on a introduit de la paille, dans l'intervalle, et que l'on a traité à la vapeur et vidé.
Au moyen d'une pompe à vide, on fait passer les derniers surplus d'am- moniac libre du récipient A au récipient B après que ce dernier a, @ été traité avec de l'ammoniac comme décrit ci-dessus. Ensuite, on vide le récipient A, on le remplit de paille fraîche et le cycle continue. Si les parois des récipients A et Bssont mainte- à nues chauffées/à peu près 1@0 , on peut enlever la paille traitée des récipients dans le même état de siccité que lorsqu'on l'a introduite, mais avec une consommation d'ammoniac d'environ 2%.
EXEMPLE 4
On traite à la vapeur de la sciure de bois dur ou de la bagasse hachée contenant par exemple 50 de matière sèche, dans un récipient fermé dont la vanne est ouverte, le traitement s'effec- tuant à 100' jusqu' à ce que l'air ait été'chassé. On ferme alors la vanne et l'on ajoute de l'ammoniac anhydre provenant d'un ré- ' cipient sous pression, en quantité égale à 2% de la matière sèche.
,. Après une période de réaction de 3 heures, on relâche la pression
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du récipient et on met le contenu en silos en lui ajoutant 3 à
4% de mélasse et, si on le désire, 0,5 à 1% calculé d'après la matière sèche, d'acide phosphorique ou autre acide minéral.
EXEMPLE 5
Trois tubes verticaux I, II et III, représentés sohé- matiquement sur le dessin annexé et munis, à leur partie basse,de ' transporteurs à vis 1,2 et 3 respectivement, sont reliés par des élévateurs 4 et 5 partant de l'extrémité du transporteur à vis d'un tube jusqu'au sommet du tube suivant. L'extrémité du dernier transporteur à vis 3 est reliée à une chambre 6 dont la base est munie d'un-transporteur à vis 7 servant à l'évacuation de la matière traitée. Chacun des tubes I, II et III est isolé thermi-' ,quement ou muni d'une chemise dans laquelle on peut introduire de la vapeur pour maintenir une température appropriée, qui ser indiquée plus bas.
Les élévateurs 4 et 5 sont munis de carters étanohes au gaz pouvant.résister à une pression légèrement supé- rieure à celle de l'atmosphère ou au'vide. Chaoun des transpor- teurs à vis se termine par un tube de diamètre tel que la matière y soit comprimée lors de son passage pour former joint d'étanohê'- ité.
La matière à traiter est fournie continuellement au sommet du tube n I et-l'ammoniac est continuellement fourni au tube n II. Au bas du tube n III, de la vapeur est introduite et.
,de plus, le sommet du tube n III communique avec la base du tube n I par un tuyau de vapeur. La chambre 6 est connectée à une pompe à vide par un condenseur,,: de manière à maintenir cette cham- bre sous un vide aussi élevé que possible.
La matière amenée au commet'du tube n I est constituée par de la paille hachée ou grossièrement broyée, des cosses, des copeaux de bois durs et toute autre matière ligno-cellulosique sèche de ce genre. La vapeur introduite au bas du tube I porte cette matière aux environs de 100 dans la moitié inférieure du tu- be, tandis que la température décroît jusqu'à la valeur environnan-
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te dans la partie supérieure du tube. Ainsi, on peut laisser le t@ be n I ouvert à sa partie supérieure sans perdre de quantité sensible de vapeur.*
La matière ainsi étuvée dans le tube n 1 et qui, si à l'origine elle contenait 15% d'humidité, en contient alors envi- ron 25%, est amenée par le transporteur à vis 1 et l'élévateur 4 au sommet. du tube n II.
Là, de l'ammoniac est continuellement ajouté, en quantité égale par exemple à 2,5% de la matière trai- tée. L'ammoniac est presque immédiat@ment absorbé. par la matière avec dégagement modéré de chaleur de sorte que la pression n'excèt tube de que de peu la pression atmosphérique dans le/n II.
Du bas du tube n II, la matière est .amenée par le transporteur 2 et l'élévateur 5 au sommet du tube n III. Cette matière a alors réagi avec la majeure,partie de l'ammoniac et ne contient qu'un léger excès d'ammoniac libre. La plupart de cet excès d'ammoniac est chassé par la vapeur introduite au bas du tube n III et passant du sommet ,de ce tube au bas du tube n 1 en entraînant avec elle l'ammoniac chassé de la matière lors du passage de celle-ci à travers le tube. La quantité de vapeur in- troduite au bas du tube n III est réglée de manière à suffire à chauffer la matière, continuellement amenée au tube n I, jusqu'à environ 100 .
On doit tenir compte à cet effet que la température de la matière descend quelque peu au-dessous de 100 lors dupas- sage à travers le tube n II, en fonction du rapport entre l'am- libre moniac/et la vapeur d'eau de l'atmosphère de ce tube. La matière est amenée du tube n III à la-chambre 6,, à laquelle elle arrive un? température d'à peu près 100 , par le transporteur 3. Dans cette chambre, la matière est brusquement refroidie par évapora- tion de l'humidité dans le vide jusqu'à une tempe-rature de 30 à 40 .
La matière ainsi refroidie est évacuée au moyen du trans- porteur 7 dens un récipient de mélange non représenté où diverses additions peuvent être faites, par exemple 10% de mélasses et 1% d'acide phosphorique blanc.
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Il va de soi que des modifications peuvent être app or- tées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notam- ment par substitution de moyens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour' cela du cadre de la présente invention.