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" Société Technique de Recherches Industrielles et Mécaniques "
La sensibilité constitue l'une des principales qualités d'une fusée d'amorçage, cependant, cette caractéristique n'est pas précisément facile à réaliser pour les fusées de culot.
Si, pour ce type de fusée, l'on réalise encore assez facilement la sensibilité pour un impact sur objectif dur (blindage, béton, par exemple) il en est tout autrement dans le cas d'un objectif peu résistant (terrain boueux, eau, etc...). D'où, les reproches généralement adressés aux fusées de culot armant les projectiles explosifs, grenades, etc..., pour le tir courbe sur de tels objec- tifs.
La présente invention a pour objet des perfectionnements aux; fusées d'amorçage et tout particulièrement aux fusées de culot en vue d'accroître leur sensibilité.
Les diverses caractéristiques et avantages de l'invention
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ressortiront de la description qui va suivre. Il est bien préci- sé cependant, qu'il s'agit uniquement d'exemples et que 'tout autres formes, proportions, dispositions, modes de construction etc... peuvent également être utilisés sans sortir du cadre de l'invention.
Les exemples et figures ci-après se rapportent à des per- cuteurs cylindriques disposés dans une chemise porte-percuteur.
Il est bien précisé, cependant, que l'invention s'applique égale- ment à des percuteurs de toutes autres formes (sphériques, carres, à gorge, etc..), montés de diverses façons dans la fusée (dispo- sitifs autres que chemise porte-percuteur par exemple). En outre et dans un but de simplification, on n'a pas précisé dans les figures et exemples ci-après les modes d'armement de la fusée, les verrous de percuteur, etc;. Il est évident que l'invention s'applique sans sortir de son cadre à tous types d'organisation et de mécanisme de fusée.
La fig. 1 représente, à titre d'exemple, une vue en coup longitudinale des éléments essentiels'd'une fusée de culot : percuteur 1 dans un porte-percuteur 2, guide 3 et détonateur 4.
Après armement (dispositif non représenté) le percuteur 1 est libéré ; il est plaqué dans le sens S pendant la phase d'accélé- ration positive et dispose alors d'une course de percussion X pour toucher le détonateur. pour un impact proche de la bouche (dans le sens S') et pour une accélération de choc # le percuteur touche le détona- teur avec une vitesse 7 =Ú2# x,
La sensibilité de la fusée est proportionnelle à la masse m du percuteur et à sa vitesse v. celle-ci, fonction elle-même de la course X.
Pour la réalisation de fusées de culot très sensibles on recherche donc des percuteurs de masses importan- tes et de courses X aussi grandes que possible (cette dernière caractéristique étant cependant limitée pour des raisons d'ins- tantanéit).
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Dès la cessation de l'accélération positive, la résistance de l'air exerce un retard dans le sens S et le percuteur avance,, sur trajectoire, vers le détonateur avec une accélération C.F(V) (C- coefficient balistique du projectile et F(V) - fonc- tion de la résistance de l'air).
Cette accélération négative C.F.(V) bien que faible prati- -quement, n'est cependant pas négligeable et, pour une trajectoire. suffisamment longue et une durée de trajet importante, le percu- teur parcourt ainsi tout ou partie de la course x et vient s'arrê- ter contre le paillet du détonateur.
Dans le cas d'un tir courbe et pendant la partie descen- dante de la trajectoire, l'action de la pesanteur accélère également le mouvement du percuteur vers le détonateur.
Dans ces conditions, pour un impact à une certaine distance de la bouche (ou de la fin de combustion d'un projectile auto- propulsé) ou loin de ce point, le percuteur ne dispose que d'une vitesse v'=Ú2# X'avec X'< X d'où une diminution de la sensibilité de la fusée. A la limite X'= 0, le percuteur est au. contact du détonateur (pour une trajectoire suffisamment longue) et l'on peut manquer alors de sensibilité (tout en disposant de l'intensité maximum) si l'impact ne se produit pas avec violence sur un objectif dur, résistant, mais s'il se produit sur un ob- jectif mou (boue, eau, etc...).
C'est pourquoi, sur certaines fusées classiques de culot, on a interposé un ressort 5 entre le percuteur 1 et le guide 3, ainsi que le montre la fig, 1.'le percuteur est ainsi maintenu jusqu'à l'impact avec une course de choc de pointe x.
Cette solution (réalisée aussi pour des raisons de sécurité au départ du coup) présente, cependant, l'inconvénient de procu- rer, au moment de l'impact, un freinage, croissant du percuteur, due à la compression du ressort, d'où une diminution inévitable de sensibilité, malgré le bénéfice de la conservation de la courso x.
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La présente invention offre le moyen de conserver, en
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1);:;::::::±"llenCe pour le choc d'impact, une course de p6::,cv.t::mr, bzz de toucher le détonateur, sans-cependant opposer le ir-e :cz> . croissant d'un ressort. Elle consiste dans l'interposition, entre la pointe du percuteur et le détonateur, d'un paillet de rupture suffisamment résistant pour empêcher le mouvement du percuteur vers le détonateur qui est causé par la décélération due à la résistance de l'air, mais de résistance négligeable eu égard à la décélération du choc d'impact (même sur objectif mou, tel que boue, eau, etc..).
A cet égard, l'invention utilise la différence considérable entre les deux décélérations dont il s'agit : - décélération due à la résistance de l'air correspondant pratiquement à une fraction de g, quelque s g, ou quelques dizai- nes de ± tout au plus, selon les types, les calibres, les poids et les vitesses des projectiles : - décélération de quelques centaines de g au moins, bien
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souvent de milliers ou de dizaines de milliers de a, ou pltm-e selon l'objectif et le projectile (blindage, béton, boue, eau, etc..) pour le choc à l'impact.
L'exemple non limitatif, objet de la figure 2, représente la partie essentielle d'une fusée selon l'invention. celle-ci se compose d'un percuteur 6 de masse m' logé dans une chemise de percuteur 7, d'un guide composite de percuteur 8 et d'un détona- teur 9. Un paillet 10, selon l'invention, est porté par le guide 8 et est immobilisé par une rondelle Il. Le dit paillet est donc @ @ intercalé, selon l'invention, entre la pointe du percuteur 6 et le détonateur 9. La partie de la fusée précédant le détonateur composée de trois pièces :percuteur, paillet et rondelle, forme
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un e-fl8enble indépendant.
U.,Iu -,r4c ou éc.-..te :nt 1 est #n:é entre le paillet la t la pointe percuteur 6. Cette BurJ.e tiaut cù r1pte de toutoa 1 . c, i :.' 1..:::; ex ::o.:1t..;ge et d'usine pour rue le percuteur,
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verrouillé au repos, ne touche jamais le paillet 10. Le peillet est de préférence en aluminium ou en cuivre, alliage d'aluminium, étain, celluloïd ou papier (papier glacé, papier calque).
Côté détonateur, le paillet présente une garde ou écar-
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tement T'..après l'armement, la décélération de sens Stit due la résistance de l'air, provoque le mouvement du percuteur 6
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dans le sens S", Celui-ci vient reposer sur le paillet 10 mais ne le traverse pas,car le dit paillet est dimensionné et calcu- lé, selon l'invention, pour ne pas se rompre sous l'effort
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m'.C.F(7) (ml masse du percuteur 6).
Dans ces conditions, et selon l'invention, le percuteur 6 de masse m' conserve en perma- nance et jusqu'à l'impact, la faculté de percuter le'détonateur avec une course non nulle Y' donc avec'une vitesse
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vit =v2 y y 0 à l'impact, le percuteur 6 exerce, sur le paillet, un effort 'MI > m'.C.F(7) et, en raison due l'acari considérable (comme rappelé ci-dessus) ) erl xi ml et m'.c.F(v), il est pos- Bible et aisé, selon l'invention, de dimensionner le p,-dliet po de manière qu'il se rompe facilement et quasi instantanément sous l'effort Mt le rapport m' 8Î peut atteinre, en m'C.F (V) effet, selon le projectile et l'objectif, la valeur de plusieurs centaines,. plusieurs milliers ou plusieurs dizaines de milliers.
.Aucun obstacle ne s'oppose plus alors au mouvement du per- cuteur vers le détonateur, l'énergie absorbée par la rupture du paillet 10 étant d'ailleurs faible ou négligeable et repré-
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sentant en tous cas une fraction infime de m' , Ainaîs lei percuteur séparé du détonateur par un paillet de rupture, selon l'invention, percute le détonateur avec une vitesse pratiquement
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égale à Y't 2 Y y' sans perte ou presque sans perte.
Comme la percussion avec vitesse forme la caractéristique dominante de la sensibilité d'une fusée, le paillet de rupture, selon l'invention, procure un relèvement très appréciable de
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la sensibilité d'une fusée. On voit d'ailleurs clairement que le dispositif à paillet de rupture, selon l'invention, est très supérieur aux dispositifs classiques à ressort : - pas de freinage croissant d'un ressort (tel que 5) à l'impact ; - énergie absorbée par la rupture du paillet à l'impact, négligeable.
Pour fixer les idées sur les dimensions des pillets, mais sans que l'on puisse attacher à ces chiffres aucun caractère li- mitatif, on peut citer, à titre d'exemple, l'emploi de paillet de rupture, selon l'invention, en aluminium pur, de quelques microns, de quelques centièmes de mm. ou de quelques dizièmes de mm. d'épaisseur.
Pour fixer aussi les idées sur les décélérations pouvant être rencontrées dans la pratique, mais également sans y atta-. cher aucun caractère limitatif on peut citer le cas d'un pro- jectile : -a) retardé dans l'air avec une décélération maximum de 2 à 3 g (ce qui fixe la résistance du paillet sur trajectoire) ; -b) tombant au sol avec une décélération de 200 à 300 (ce qui fixe l'effort de rupture du paillet, avec un rapport de 100 à 1 par rapport à l'effort a) ci-dessus : -c arrêté par un blindage avec une décélération de plu- sieurs dizaines de milliers de g.
REVENDICATIONS. perfectionnements aux fusées d'amorçage caractérisés par les points suivants pouvant être pris séparément ou en diverses combinaisons :
1 ) Un paillet est interposa entre la pointe du percuteur et le détonateur.
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