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L'invention a pour objet un appareil pour le montage d'une roue sur un véhicule automobile et son démontage à partir d'un tel véhicule. On sait que l'enlèvement ou la mise en place d'une roue sur ou à partir d'un véhicule automobile, notamment lorsque la roue est de grandes dimensions et d'un poids relati- vemént élevé, comme c'est le cas par exemple pogr les camions de fort tonnage ou les tracteurs, est une opération à la fois déli- cate et pénible, qui requiert l'intervention d'un ou deux (et quelquefois un plus grand nombre) ouvriers robustes et expéri- mentés. Or, la nécessité d'une telle opération se fait sentir de manière relativement fréquente, à chaque crevaison.
Il en est de même, quoiqu'à un moindre degré, pour les roues de véhicules ,plus légers, comme les véhicules de tourisme, surtout compte tenu de ce fait que les conducteurs de ces véhicules n'ont pas toujours la qualification des conducteurs de véhicules de poids lourds et que, au surplus, leur force musculaire, notamment lorsqu'il s'agit de femmes, est moins grande.
C'est un but de l'invention de fournir un appareil qui permette la mise en place et l'enlèvement d'une roue de véhicule, même de fort tonnage, dans des conditions de facilité inconnues jusqu'ici. C'est en particulier un but de l'invention de fournir un tel appareil grâce auquel l'opération peut être menée à bien par une seule personne, sans que celle-ci ait à déployer d'effort musculaire important, sans qu'elle ait à aucun moment à saisir la roue par une de ,ses parties quelconques et à en supporter le poids, avec comme conséquence de la fatigue et également des maculations de ses vêtements, et cela même pour des roues très volumineuses et pesantes.
C'est encore un but de l'invention de fournir un tel appareil qui soit d'une constitution très simple, qui soit léger
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et d'un faible encombrer et dont la rusticité assure un très long usage malgré les conditions quelquefois pénibles qui accom- pagnent ce genre d'opérations.
L'appareil selon l'invention comporte essentiellement un châssis ou bâti, avantageusement monté sur roulettes, et propre à être amené sous la roue de véhicule à démonter, dans le cas d'un enlèvement, ainsi que éventuellement des moyens pour maintenir ladite roue en position érigée, c'est-à-dire avec son voile sensiblement vertical, des moyens étant'en outre avanta- geusement prévus pour pouvoir faire tourner, tout en continuant d'en assurer le maintien, la roue autour de son propre axe, et cela en vue de sa bonne présentation par rapport aux organes de fixation présents sur le véhicule.
Dans ce qui suit, on va, à titre d'exemples, décrire deux formes de réalisations d'un appareil selon l'invention. Pour cette description, on se réfère au d'ssin annexé, dans lequel : - la figure 1 est une vue par l' avant ; - la figure 2 est une vue en plan - la figure 3 est une vue de côté correspondante ; - la figure 4 est une vue perspective pour une autre forme de réalisation ; - la figure 5 est une vue en élévation latérale de ladite seconde forme de réalisation ; - la figure 6 est une vue dudit' appareil, en élévation par sa face tournée vers le véhicule.
On se réfère d'abord aux figures 1 à 3.L'appareil cois.- porte, dans la forme de réalisation montrée sur lesditee figures. un bâti ou châssis 10, constitué par un tube, ou un fer profilé, conformé suivant un U, avec deux branches 11 et 12 et une barre de liaison 13. Ledit châssis est monté'sur des roues qui sont dispo-
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sées avantageusement d'une part aux extrémités des branches de l'U, comme montré en 14 et 15,et d'autre part au milieu de la barre transversale 13, comme montré en 16 cette dernière roue pouvant toutefois, dans certains cas, être omise.
Ces roues sont avanta- geusement montées sur des fourches, 14' et 15' lesquelles peuvent être montées à pivotement autour d'axes verticaux, et cela afin de faciliter les déplacements du bâti dans diverses directions.
Dans une variante, on prévoit un montage des branches 11 et 12 à articulation sur la barre 13, de manière à pouvoir ra- battre lesdites branches contre ladite barre en vue de réduire l'encombrement de l'appareil pour son transport.
Sur la barre transversale 13, en son milieu, donc sensiblement à l'aplomb de la roulette 16, est fixé un montant ou colonne 17, autour duquel est monté de manière coulissante un manchon 18 sur la figure à section rectangulaire, mais qui pourrait être tubulaire. A la partie supérieure du montant 17 est disposée une poulie 19 dtun treuil 20 dont la manivelle est montrée en 21 et le cliquet d'arrêt en 22, le câble 23 fixé à ladite poulie étant accroché à son extrémité inférieure au man- chon 18, par exemple à une tige 24 transversale à ce dernier et qui traverse le montant 17 par des lumières ad hoc prévues sur celui-ci.
Sur le manchon 18 est fixé un flasque 25, qui peut être sensiblement en forme de segment circulaire, et dont est solidaire un fond cylindrique 26, ou réceptacle, propre à rece- voir la roue. Vers la partie la plus basse du fond 26, on dis- pose avantageusement deux tiges ou galets 27 et 28, montés à " rotation libre autour de leur propre axe. Aux extrémités du fond 26 sont montés, à pivotement autour d'axes, respectivement 29 et 30, deux tabliers ou prolongateurs 31 et 32, dont les surfaces
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internes sont avantageusement dentelées ou cannelées à leurs extrémités externes, comme montré en 33 et 34.
Sur chacun des boucliers 31 et 32 s'accroche un câble, respectivement 35 et 36, dont l'autre extrémité s'enroule sur un dispositif de treuil 37 fixé sur le manchon 18, par exemple latéralement à ce dernier comme montré sur la figure 1, et dont la manoeuvre à l'aide de la manivelle 38 permet de faire pivoter les tabliers
31 et 32 autour de leur charnière respective, 29 et 30.
Le fonctionnement est le suivant :
Lorsqu'on veut, par exemple, enlever la roue d'un véhicule, ce dernier ayant été monté sur cric à la manière habituelle, et. les moyens de fixation de la roue ayant été .ôtés, on présente l'appareil qu'on vient de décrire à l'aplomb de ladite roue, sous celle-ci, la longueur de la barre trans- versale 13 permettant d'engager facilement le châssis 10 sous le véhicule de manière que, en manoeuvrant la manivelle 21 du treuil 20, on fasse monter le manchon 18,-porteur du fond ou réceptacle 26 et des boucliers 31 et 32, jusqu'à ce que ces derniers viennent au contact de la roue. En poursuivant sur une très faible course l'ascension du manchon 18 par actionne- ment du treuil 20, la roue à enlever vient reposer de tout son poids sur le fond 26.
On applique alors, s'il y a lieu, par ac- -tionnement de la manivelle 38 du treuil 37, les boucliers 31 et
32 contre la bande de roulement du pneumatique, sous une pres- sion suffisante pour que, compte tenu des cannelures 33 et 34, la roue soit maintenue fermement par l'appareil. Par simple traction de l'appareil, on éloigne alors la roue du véhicule qu'elle équipait, en la dégageant de ses organes de fixation, qui sont totalement libérés du poids de la roue. On peut en- suite transporter la roue en tout lieu requis en déplaçant
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l'appareil grâce aux roulottes qu'il comporte, et l'amener au niveau du sol par manoeuvre du treuil 20.
Il doit être compris d'ailleurs que les treuils mé- caniques 20 et 37 pourraient être remplacés par d'autres moyens mécaniques ou des moyens hydrauliques équivalents.
Pour mettre en place une roue, par exemple remettre en place, après réparation du pneumatique, la roue qui a été enlevée, ladite roue est d'abord placée sur le fond cylindri- que 26 amené sensiblement au niveau du sol, ce qui ne réclame aucun effort de porter, mais simplement le soulèvement de la partie de la roue opposée à celle qui est en contact avec ledit fond ; la roue étant ainsi érigée, qn la maintient s'il y a lieu, par exemple si elle est de grandes dimensions et si . on doit la transporter sur un trajet notable, à l'aide des bou- cliers 31 et 32 qui sont appliqués sous pression contre la bande de roulement du pneumatique, par manoeuvre du treuil 37, ou ana- logue.
Puis, l'appareil porteur de la roue est amené grâce à ses roulettes en face de l'essieu ou analogue à équiper ; la roue est élevée au niveau convenable par actionnement du treuil 20 ; en rapprochant 11 appareil du véhicule, on met en prise les or- ganes prévus sur le véhicule avec ceux prévus sur la roue pour la fixation de cette dernière, la présence des galets 27 et 28 ayant permis, si besoin est, à cet effet, à la roue de tourner autour de son axe, après relâchement des boucliers 31 et 32, pour faire coïncider les positions angulaires desdits moyens de prise. La roue étant ainsi enfilée sur ses organes de fixation, on fait redescendre 'le réceptacle 26 par manoeuvre du treuil 20, après, si nécessaire éloignement des boucliers 31 et 32 par ac- tionnement du treuil 37 et la roue vient reposer sur lesdits or- ganes de fixation.
On peut alors éloigner l'appareil et la roue
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est fixée à demeure sur le véhicule, par exemple par serrage des écrous sur les vis habituelles.
On se réfère maintenant aux figures 4 à 6 qui sont relatives à une forme de réalisation avantageusement applicable pour la manutention de roues d'un poids relativement faible, comme celles qui équipent les véhicules de tourisme ou les ca- mionettes, la forme de réalisation précédente étant adaptée plus spécialement à la manutention de roues de véhicules de très forts tonnages, et à l'équipement des ateliers de réparations. La for- me de réalisation.qu'on va'maintenant décrire est en outre agenc' pour pouvoir être transportée sur le véhicule même afin de pouvoir faire face à des réparations ou des démontages urgents, .comme nécessités par une crevaison sur la route.
Dans cette forme de réalisation, l'appareil comprend un châssis ou bâti 50, en forme d'U, à disposition générale verticale, les branches 51 et 52 étant reliées par la traverse 53 et se pro- longeant par des barres horizontales, respectivement 54 et 55.
Les éléments 51, 52, 53, 54 et 55 sont avantageusement consti- tués par des tubes rectilignes reliés entre eux par des raccords tubulaires 56-59. Sur la barre transversale 53 se pose une tige ou timon de manoeuvre 60 qu'on introduit dans un oeil correspon- dant 61 solidaire de la barre 53, une cheville 62 fixée sur la -tige 60 à l'aide d'une chaîne 63 permettant un montage amovible dans le but de réduire l'encombrement pour le transport. Dans les éléments tubulaires 54 et 55 sont enfilés des tiges coudées à angle droit, respectivement 64 et 65, des chevilles 66 et 67, réunies par des chaînettes 68 et 69 aux branches 51 et 52 per- mettant une saillie plus ou moins grande des tiges 64 et 65 par rapport aux éléments 54 et 55 comme montré en trait mixte sur la fig. 6.
Sur les branches externes des tiges 64 et 65, paral- lèles à la tige de manoeuvre 60, sont montés à rotation des rou-
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leaux ou galets 70 et 71. A l'aplomb des éléments tubulaires 54 et 55 sont des roulettes 72 et 73, portées par des potences
74 et 75 qui peuvent être pivotantes* 'Le fonctionnement est le suivant :
La roue à enlever ayant été très légèrement soulevée du sol par l'action du cric habituel de voiture, on présente @ l'appareil face à la roue, la tige 60 étant sensiblement dans le plan vertical passant par le centre de cette dernière, et on fait pivoter l'appareil autour des roulettes 72 et 73 s'appuyant sur le sol, de manière que les galets 70 et 71 s'engagent sous la roue
En appuyant ensuite sur la tige 60, on soulève la roue par ¯effet de levier dont les points d'appui sont constitués par les rou- lettes 72 et 73, de sorte que, le poids de la roue s'exerçant maintenant sur les galets 70 et 71, on peut extraire la roue de ses organes de maintien sur le véhicule, la partie supérieure de la roue étant, pendant cette opération,
avantageusement mainte- nue à l'aide de la main ; l'appareil portant la roue est ensuite éloigné du véhicule par traction sur la tige 60 et déplacement sur les roulettes 72 et 73.
La remise en place s'effectue de manière inverse en utilisant la possibilité de basculement de l'appareil autour de la ligne de contact de ses roulettes 72 et 73 avec le sol, afin de présenter la roue à bonne' hauteur, la position angulaire con- venable pour la mise' en prise des moyens de fixation de la roue sur le véhicule étant obtenue par rotation de la roue autour de son propre axe en utilisant son support par lesgalets rotatifs 70 et 71. Les organés de fixation de la roue et du véhicule étant mis en prise, on peut ensuite éloigner l'appareil ainsi déchargé du poids de la roue.