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La présente invention a pour objet une construction perfectionnée de moteurs électriques, d'utilisation très générale, et que l'on peut avan- tageusement employer, en particulier, comme moteurs de tourne-disques.
C'est à propos de cette dernière application que l'invention sera décrite, mais il reste bien entendu que celle-ci n'est nullement limitée à cette application.
Grâce à la construction perfectionnée des moteurs de l'invention, on bénéficie d'avantages importants de fabrication, non seulement dans les qualités du moteur, mais aussi dans la diminution de son prix de revient.
Parmi ces avantages, on peut citer les suivants : - l'injection simultanée en un métal approprié, par exemple un al- liage d'aluminium, d'une structure statorique avec bagues de court-circuit du stator et palier unique pour l'axe du moteur ; - le centrage automatique du rotor dans l'entrefer, d'une façon fixe et indéréglable; - la simplification de l'usinage de l'axe du rotor, qui n'est rec- tifié que d'un seul côté, puisqu'il n'ya qu'un seul palier, d'où économie d'une opération de rectification ; - le graissage est assuré en régime fluide, par circulation d'hui- le, ce qui supprime toute usure et tout entretien ; - la suspension du moteur est réglable, ce qui permet de régler l'a- xe du moteur en hauteur et en verticalité.
L'invention sera d'ailleurs bien comprise en se reportant à la des- cription qui suit ainsi qu'au dessin qui l'accompagne à titre d'exemple non limitatif et dans lequel : - la figure 1 est une coupe axiale d'un moteur conforme à l'inven- tion, - la figure 2 est une coupe suivant A-B de la figure 1, - la figure 3 est une vue en plan du moteur, avec déchirement par- tiel de sa partie supérieure comportant le palier unique, - la figure 4 est une vue développée d'une partie du stator, vue de l'intérieur.
On a choisi, à titre d'exemple, un moteur synchrone à quatre pôles, du type à hystérésis, dont le rotor est constitué par un anneau d'acier à aimant, et dont le stator est du type à pôles shuntés, avec bagues de court- circuit qui assurent le démarrage sur moteur monophasé, comme connu.
En se reportant figure 1, on voit que le stator comporte une struc- ture statorique générale 5,en métal approprié, par exemple en alliage d'alu- minium, sur laquelle sont montées les tôles feuilletées 1 et 2, formant res- pectivement les quatre pôles et l'anneau de fermeture pour le champ magnéti- que.
Ces tôles sont découpées classiquement dans des tôles au silicium, et comportent des ouvertures 3 et 4 (figures 3 et 4) qui sont remplies par injection d'un métal mentionné ci-dessus et destiné à former la structure 5 avec les bagues de court-circuit et le palier unique.
Les quatre bagues sont donc constituées, chacune, par le métal qui traverse les ouvertures 3 et 4 correspondantes, par une partie de la couronne supérieure de la structure 5, en ce même métal et qui réunit la par- tie supérieure 6 des quatre bagues, par un retour 8 en ce même métal, et par une partie inférieure 9 qui se raccorde aux ouvertures 3 et 4.
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Cette partie inférieure 9 comporte en outre des prolongements sé- parés 7, destinés à coopérer à la fixation d'une plaque inférieure 10, figu- re 1, par exemple au moyen de vis, cette plaque servant de butée pour l'axe du rotor, comme décrit ci-dessouso
La couronne supérieure de la structure 5 se prolonge par une partie cylindrique allongée 12, en ce même métal, formant palier unique pour l'axe du rotor
Tout cet ensemble statorique 5, avec les bagues de court-circuit et le palier unique, est ainsi obtenu en une seule opération d'injection du métal en question.
Sur les pôles 1, on dispose des bobines 11, classiquement connec- tées deux à deux, en parallèle ou en série, de manière à correspondre à la tension du secteur, 110 ou 220 volts, par exemple.
On voit figure 1, que la structure 5 comporte un prolongement cy- lindrique 12 formant palier unique pour l'axe 25 du rotorEn se référant également à la figure 2, (coupe suivant A-B), on voit l'arbre 25, le palier 12 et ses arêtes 13, 14, 15, 16, une capsule d'étanchéité 17 qui est rendue solidaire de la partie supérieure de 5, figure 1, et enfin des feutres 18, 19, 20, 21 (18 et 19 étant visibles figure,l) destinés au graissage, comme on le décrira plus loin.
Ces feutres traversent quatre ouvertures 22 ménagées dans la par- tie supérieure de 5, entre les arêtes 13 à 16.
La capsule 17 comporte à sa partie supérieure un rebord intérieu- rement retourné 39 évitant, comme on le verra ci-dessous, tout échappement d'huile de graissage.
A l'intérieur de la structure 5, on dispose une autre capsule d'é- tanchéité 23, contenant une rondelle de feutre 24 en contact avec l'axe 25 du rotor ;le contact se fait à la partie inférieure de la spirale de pompa- ge d'huile 27, ménagée sur l'axe 25. Une bague de feutre 28 repose sur le fond de la capsule 23, et sert à maintenir en place la rondelle 24 à la par- tie supérieure de 23, pour qu'elle soit au niveau de ladite spirale 27. Les feutres 18 à 21 reposent, à leur partie inférieure, contre la rondelle 24.
Le rotor est constitué par un moulage de métal 26, (par exemple en "ZAMAC" ou alliage d'étain) sur lequel est fixé un anneau magnétique 29 en acier à aimant. Ces deux éléments sont bien entendu fixés sur l'arbre 25 par tout moyen approprié.
Le moulage 26 comporte, à sa partie inférieure, des ailettes 30 de refroidissement aspirant de l'air qui entre par des ouvertures 36 de la pla- que inférieure 10. Ce moulage forme en outre, à sa partie supérieure, une cu- vette 37, concentrique à l'arbre 25. Cette cuvette est disposée au sommet d'une partie cylindrique 31 du moulage 26, de manière à se trouver à l'inté- rieur de la capsule 23, qui comporte un rebord 38 intérieurement retourné.
Avant le montage de la capsule 17, on fixe, dans une gorge 33 de l'axe 25, une rondelle 32 en une matière suffisamment élastique et insensible aux hydrocarbures, par exemple en "Néoprène" ou en "Butyl"
L'axe 25 est muni d'une bille, sertie à sa partie inférieure, et destinée à reposer sur une crapaudine 34, ménagée sur la plaque de base-10, et garnie d'une pastille 35, par exemple en "Téflon".
Lors du montage, les divers feutres sont saturés d'huile de grais- sage. Ce dernier se fait de la façon suivante :
Quand l'axe 25 tourne, la spirale 27 pompe l'huile de la rondelle 24 et crée à l'intérieur du palier 12 un film ininterrompu d'huile. Le mouve-
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ment étant continu, ce film' sort par le haut du palier et garnit l'espace compris entre la rondelle 32 et le palier 12. L'huile ainsi accumulée et cel- le qui est projetée par centrifugation par la rondelle 32, sont récupérées par les feutres 18 à 21 qui les ramènent, par capillarité et/ou gravité, à la rondelle 24, et le cycle recommence.
A l'arrêt, l'huile redescend par gravité et est absprbée par la rondelle 24 et peut, en continuant le long de l'axe 25, se rassembler au fond de la cuvette 37' A la remise en marche, cette dernière huile est pro- jetée par la force centrifuge sur la rondelle 24 ou sur l'anneau 28. Il en serait de même pour l'huile qui, pendant la marche, redescendrait le long de l'axe 25.
On remarquera que les parties intérieurement retournées 38 & 39 des capsules 23 et 17 empêchent tout échappement de l'huile, la partie 38 for- mant réservoir d'huile pour celle qui se trouverait en dehors des feutres.
On voit, par ce qui précède, qu'après injection du métal approprié, il suffit d'une seule opération pour rectifier l'alésage du palier unique d'après le diamètre intérieur du stator où se loge le rotor. Ce dernier, con- venablement usiné, se trouvera automatiquement centré dans l'entrefer. Ce mo- de de construction et de montage évite le grave inconvénient de l'alignement de paliers et supprime, de plus, tout risque de déréglage.
En vue de la fixation du moteur, on prévoit des colonnettes, trois par exemple, 40 41, 42, figures 1 et 3, fixées par écrous à la couronne 2.
Des ressorts 43 permettent un serrage variable et le réglage en hauteur des gorges 44 des colonnettes. Ces gorges sont destinées à recevoir des anneaux, non figurés, qui reposent sur des blocs élastiques de fixation, non figurés.
En réglant la hauteur des gorges 44, on détermine, dans une certaine mesure, la verticalité de l'axe 25 et la hauteur du cabestan 45 d'entraînement du plateau tourne-disques, non figuré. Ce cabestan 45 est rendu solidaire de l'axe 25 au moyen d'un ressort 46, bobiné autour de cet axe, dans le sens convenable, et prenant appui sur la rondelle 32.Le cabestan 45 est maintenu en place par le jonc d'arrêt 47.