<Desc/Clms Page number 1>
L'invention concerne un dispositif pour le séchage de cuir, en particulier du cuir tanné pour empeignes, lequel dispositif comprend au moins une surface de séchage servant à y coller la cuir à sécher, ainsi que des moyens pour amener un agent de chauffe à la surface de séchage et pour l'en évacuer*
Il est connu de sécher.du cuir sur une rame ou un cadre tendeur le cuir étant fixé par son bord audit cadre à l'aide de .pinces qui sont accrochées dans des trous prévus dans le cadre.
Le cuir se contracte pendant le séchage et, de ce fait, le cuir est ondommagé à l'endroit des pinces (le cuir se déchire) ou est étiré au point de le rendre impropre au façonnage ultérieur. La perte atteint en moyenne 8 % de la superficie du cuir.
<Desc/Clms Page number 2>
Il est également connu de sécher du cuir en le collant sur des plaques planes de verre que l'on fait passer par un tunnel de séchages On supprime ainsi les inconvénients inhérente au séchage à l'aide d'un cadre tendeur et l'on peut même réalis un certain gain de superficie. Le séchage sur plaques de verre présente toutefois les inconvénients suivants :
Le prix d'achat d'une installation est élevé, une telle installation n'étant d'un bon rendement au point de vue de la technique de la chaleur que si le nombre de plaques de verra de 1* installation atteint quarante.
La consommation de courant de @ l'installation est;élevée, car l'expérience a prouvé que le cou- rant d'air animé d'un mouvement intense dans le tunnel de séchage exige un apport de chaleur dépassant de 20 à 30 % celui qui est nécessaire à la vaporisation de l'eau, tandis que la construction proprement dite du tunnel de séchage doit également être chauffée et donne à son tour lieu à une perte de 20% de la chaleur par rayonnement.
La durée du séchage est relativement longue et atteint en- viron 4 heures. Les plaques de verre ne supportent pas de grandes différences . de température. L'expérience a prouvé que dans une installation à 40 plaques de verre, la perte par casse est d'envi- ron une plaque par mois, surtout en hiver, si le chauffage de l'atelier est insuffisant. Les plaques de verre des dimensions requises de 1800 à 3300 mmne sont fabriquées que dans quelques pays. L'expérience a prouvé que la perte par casse au cours du transport de ces plaques vers des pays où elles ne sont pas fabri- quées atteint environ 30 %.
En raison des susdits inconvénients, l'amélioration de qualité obtenue à l'aide des plaques de verre est payée d'un prix trop élevé,
Pour ces raisons, diverses industries de la technique de la chaleur ont mis sur le marché, au cours des dernières années, des
<Desc/Clms Page number 3>
séchoirs métalliques qui peuvent être chauffés par remplissage avec du liquide chaud et sur la surface extérieure desquels le cuir à sécher est collé, tout comme dans le cas d'une plaque de verreo Ces séchoirs chauffables présentent les désavantages suivants :
Le prix d'achat est environ le quadruple de celui d'une installation de séchage à plaques de verre si la surface de séchage est la mtme dans les deux cas.
Ces séchoirs doivent être fabriqués en tle d'acier d'une épaisseur de 8 mm ou plus, afin d'éviter le gauchissement de la surface de 3300 x 1800 mm , sur laquelle le cuir est collé. Si les plaques gauchissent, le cuir ne peut pas être étal bien à plat et se détache après collage.
La forte épaisseur des plaques formant les parois du séchoir, qui est nécessaire pour éviter le gauchissement, donne lieu à une forte résistance à la transmission de la chaleur, de sorte que le liquide se trouvant dans le séchoir doit, par exemple, être maintenu à 10000 (donc le point d'ébullition dans le cas de l'eau) si l'on veut atteindre une température de 70 C à la surface ex- térieure.
Le cuir humide contient environ 5 % d'acides non liée et autres composés chimiques caustiques. Afin de protéger le métal de la surface sur laquelle le cuir doit litre collé, il faut pren- dre soin d'appliquer une couche de revêtement qui protège aussi bien le cuir que le métal. Les couches de revêtement en émail, résine synthétique et autres matières' difficilement attaquables, qui ont été employées jusqu'à présent, présentent toutefois une certaine rugosité superficielle, qui se marque si clairement sur le cuir que la qualité de celui-ci en souffre fortement.
En outre, ces couches de revêtement sont en général cuites au four à chauffage intense. Si donc la surface d'un séchoir est endommagée dans une tannerie située à une grande distance d'une émaillerie, le séchoir se trouvera hors service pendant un temps plutôt long.
<Desc/Clms Page number 4>
La température à la surface extérieure du séchoir est encore sensiblement abaissée par la couche d'émail ou de résine synthétique, parce que ces couches ont un effet isolante C'est la raison pour laquelle on a entrepris la fabrication de séchoirs en acier inoxydable. Leur prix est toutefois quintuplé de ce faite De plus, le coefficient de transmission de la. chaleur est environ deux fois plus mauvais pour l'acier inoxydable que pour l'acier ordinaire.
La présente invention a pour but de donner une solution au problème du séchage du cuir, par laquelle on élimine autant que possible tous les résultats défavorables constatés jusqu'à présent au point de vue de la technique de la chaleur et du tannage.
Il a maintenant été constaté que ce but peut être atteint si une installation pour le séchage du cuir, en particulier du cuir tanné pour empeignes, laquelle installation est pourvue, d'une part, d'au moins une surface métallique de séchage servant à y coller le cuir à sécher et, d'autre part, de moyens pour amener un agent de chauffe, telle que la vapeur ou l'eau chaude, à la ou aux surfaces métalliques de séchage, est caractérisée, selon l'invention, par le fait que la surface de séchage affecte la forma d'une partie d'enveloppe cylindrique. Grâce à la surface convexe, il devient possible de mieux étendre le cuir lors du collage, parce que l'ouvrier, en raison de la position du couteau à spatule, peut fortement augmenter la pression de la main dans le sens de la longueur du cuir.
En outre, la surface arquée de collage possède une plus grande stabilité de forme qu'une plaque plane, de sorte qu'il suffit d'utiliser de la tôle d'une épaisseur de 3- à 4 niai* au lieu de 8 mm. Le fait que la plaque arquée en acier a une faible épaisseur de 3 à 4 mm a pour effet que le coefficient de trana
<Desc/Clms Page number 5>
mission de la chaleur est environ 80 % plus grand que dans les séchoirs dont question ci-dessus* Dans le cas d'une température d'environ 100 C. de l'agent de chauffe, la température de la face extérieure de la surface arquée de collage n'est pas d'en- viron 70 C, comme dans lesdits séchoirs, mais environ 90 C.
Bien que les surfaces arquées puissent évidemment être établies en acier inoxydable, cela ne se fait pas dans la pratiqua, en raison du coût élevé et de la mauvaise transmission de la chaleur (tel qu'il ressort de la description donnée ci-dessus des sé- cois :3 connus)* Afin de protéger quand môme les surfaces arquées contre la corrosion, on les établit en tôle d'acier munie d'une couche de revêtement qui est, selon l'invention, une couche d'émail appliquée au pistolet et non soumise à. cuisson, qui résiste à la chaleur et aux acides et qui est polie à l'eau après séchage. Des détériorations éventuelles de l'émail peuvent toujours être réparées sur place, sans grande perte de temps ou interruption du travail. Cette couche d'émail spécial peut avoir toute couleur désirée.
La forme pratique d'exécution du dispositif selon l'in- vention est celle d'un boîtier ferme, auquel sont raccordés les moyens pour l'amenée et l'évacuation de l'agent de ohauffe, et est caractérisée par le fait que deux surfaces de séchage af- fectant la forme d'une partie d'enveloppe cylindrique sont agen- oées en opposition, avec leur face convexe vers l'extérieur, et sont, d'une part, reliées rigidement par leurs bords arqués d'extrémité à deux parois d'extrémité qui forment, ensemble avec les deux surfaces de séchage, ledit boîtier fermé et, d'autre part, reliées entre elles par une ou plusieurs cloisons transversales agencées dans ledit boîtier et soudées à la face concave des surfaces de séchage,
ces cloisons transversales étant pourvues d'ouvertures pour livrer passage au moyens d'amenée
<Desc/Clms Page number 6>
et d'évacuation de l'agent de chauffe. Le boîtier est, de pré- férence, suspendu librement en deux ou plusieurs points à un châssis de support. Il a été constaté que, pour une même surface de séchage, le poids de l'installation selon l'invention n'atteint qu'environ 50 % de celui du séchoir connu.
Grâce à la forme spéciale du dispositif selon l'invention, on peut choisir une surface de collage de dimensions quelconques, sans que la construction perde sa forme correcte sous l'effet du travail de soudure ou de variations de température. Le trans- port se fait sans risque sérieux d'endommagemento L'installation n'implique qu'un investissement que même une très petite tannerie peut supporter pour fabriquer économiquement du bon cuir.
A titre démonstratif, une installation selon l'invention sera décrite ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 montre une vue de face, partiellement en coupe, du dispositif, et la figure 2 montre une vue de côté du dispositif.
Le dispositif comporte les éléments essentiels suivants : un bottier formé en substance par deux surfaces métalliques 1, arquées vers l'extérieur suivant des directions opposées, et par deux parois latérales planes 2, un châssis de support 4 pour ce boîtier, ce châssis affectant la forme d'un U et étant fixé sur une fondation 3, et une hotte d'aspiration 5 agencée à l'extrémité supérieure de ce châssisau-dessus du bottier.
Le séchoir.formé des parois latérales 2, et des surfaces arquées 1 pourvues d'une couche d'émail, est monté librement dans des bras de support 7 du châssis 4, à l'aide de tourillons ou pattes 6 soudées aux parois latérales 2. La position des bras de. support 7 est réglable par rapport au châssis 4.
Le boîtier 1,2 est chauffé par l'intérieur au moyen de vapeur. Celle-ci est amenée par la canalisation 8 qui se divise
<Desc/Clms Page number 7>
EMI7.1
en plusidura buyame 9 trawroant le bottier 1, et fixés dans les parois latérales 2. Los tuyaux 9 sont munis d'ouvertures 10 par lesquelles la vapeur s'écoule des tuyaux 9 dans le bottier 1, et chauffe celui-ci. Les tuyaux 9 traversent également des ouvertures 11 formées dans des cloisons transversales 12 qui sont placées dans le boîtier 1, 2 afin de le renforcer et sont soudées à. la face intérieure des surfaces de séchage 1.
Aux raccordements inférieur et supérieur des surfaces de séchage 1 et des parois latérales 2 sont agencés des tuyaux 14 pourvus de perforations 13, qui servent à l'évacuation de l'eau de condensation se formant dans le bottier*
A la hotte 5 est raccordé un conduit 15 qui amène de l'eau de rinçage dont les surfaces de séchage 1 sont arrosées lorsque la cuir a été enleva de ces surfaces après séchage et que celles- ci doivent être nettoyées pour enlever la matière collante.
Un thermomètre 16 et un thermostat 17 sont montés sur le boîtier* Le thermostat 17 commande automatiquement l'amenée de vapeur au boîtier 1, 2, à l'aide de l'organe de réglage 18 monté dans la canalisation 8. En outre, un robinet 19 est monte dans la canalisation 8 pour pouvoir arrêter l'amenée de vapeur.
REVENDICATIONS.
1- Dispositif pour le séchage de cuir,, en particulier du cuir tanné pour empeignes, lequel dispositif comprend au moins une surface de séchage servant à y coller le cuir à sécher, ainsi que des moyens pour amener un agent de chauffe à la surface de séchage et pour l'en évacuer caractérisé en ce que la surface de séchage affecte la forme d'une partie d'enveloppe cylindrique.