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La présente invention se rapporte aux emballages, notamment à ceux dans lesquels le produit se trouve directement et intimement en contact avec l'enveloppe, de sorte que celle-ci y adhère ou risque d'y adhérer. Tel est le cas, plus particulière ment, pour les emballages de matières alimentaires molles dans des feuilles minces de métal ou autre matière.
Pour prendre un exemple, chacun sait la difficulté qu'éprouve le consommateur à débarrasser complètement de son
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enveloppe en feuille d'aluminium une portion de fromage fondu.
Il est obligé pour cela d'enlever cette enveloppe, en plusieurs lambeaux successifs, par une sorte d'épluchage où l'intervention des doigts au contact du fromage est inévitable.
On a déjà proposé diverses solutions à ce problème, mais elles sont imparfaites et incomplètes. L'une de ces solutions consiste en un fil ou ruban découpeur inséré dans l'emballage-, une autre réside dans le renforcement d'une partie de l'enveloppe pour permettre l'enlèvement de l'ensemble de cette partie par arrachage sur la ligne de jonction avec la partie faible. Dans l'un et l'autre cas, la nécessité d'un "épluchage" à la main n'est pas éliminée .
Selon la présente invention, on renforce une partie de l'enveloppe comme indiqué ci-dessus et on munit l'emballage d'un moyen de préhension permettant à l'usager d'enlever facilement, par simple traction et d'un seul coup, ladite partie renforcée.
Lorsque cette dernière est une pièce distincte de la partie de l'enveloppe non renforcée, il y a intérêt, selon une forme d'exécution de l'invention, à rabattre le bord de la partie non renforcée sur la partie renforcée, de telle façon que l'enlèvement de la partie renforcée provoque le soulèvement dudit bord. De la sorte, l'usager peut alors enlever sans difficulté la partie non renforcée en saisissant ce bord.
Le renforcement partiel de l'enveloppe peut être réalisé par divers moyens, notamment par surépaisseur de la feuille, par traitement physique ou chimique de celle-ci, par doublage au moyen d'une pellicule supplémentaire ou d'une étiquette.
Le moyen de préhension peut être constitué par une patte prolongeant la partie renforcée ou fixée à celle-ci par collage, soudage ou de toute autre façon. Il peut aussi être
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f@r@é @ ar un ruban inséré dans l'emballage et dontune extrémité dépasse pour être saisie. En particulier, ce ruban peut être placé entre l'enveloppe proprement dite et une étiquette résistante et adhérant fortement à l'enveloppe.
Lorsque le produit emballé présente des angles, il y a avantage à disposer l'organe de préhension à l'un de ces angles et, de préférence, à l'angle le plus aigu de la partie renforcée de l'enveloppe.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. Elle se rapporte à l'emballage d'une portion de fromage fondu en forme de secteur de cylindre.
La fig. 1 montre en perspective une portion emballée telle qu'elle est livrée au consommateur.
Les fig. 2 et 3 représentent de la même façor phases successives de l'enlèvement de l'enveloppe par le mateur.
La fig. 4 est un schéma de découpe des parties renforcées de l'enveloppe, montrant 'la position correspondante des pattes de préhension.
La fig. 5 est une coupe par V-V de la fig. 4.
La fig. 6 représente en perspective le dispositif de fixation des pattes de préhension adapté à une machine automa- tique de type connu.
La fig. 7 montre en coupe verticale longitudina le dispositif de pliage desdites pattes.
Comme le montre la figure 1, la portion de fromage est emballée dans une enveloppe en deux parties : une partie 1 en feuille métallique mince, dénommée ci-après "coquille", qui entoure l'un des fonds tringulaires et les côtés de la portion, et une partie 2 en feuille métallique plus épaisse, dénommée
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ci-après "couvercle", qui recouvre le second fond '; .;>iangulairo et sur laquelle est rabattu le bord 3 de la coquille 1. Ce. bord peut être collé sur le couvercle 2 si la feuille métallique dont est constitué celui-ci est revêtue du côté extérieur de laque thermocollante et/ou si la feuille métallique dans laquelle est découpée la coquille est revêtue d'une telle laque du côté intérieur.
Pour une raison qui apparaîtra plus loin, il y a Intérêt, dans ce cas, à ce que le collage ainsi réalisé ne soit pas trop énergique, ce qu'on peut obtenir,par exemple, en réalisant le collage par la seule chaleur du fromage coulé, sans soudage au fer chaud.
Une languette coupée dans un étroit ruban métallique mince est soudée fortement par l'une de ses extrémités 4 sur le' couvercle 2, dans son angle aigu, pliée sur elle-même à la point, du couvercle, sous le rebord 3, et rabattue de façon à laisser libre l'extrémité 5 qui formé patte de préhension.
Pour enlever l'enveloppe, le consommateur commence par soulever la patte 5 vers la pointe du couvercle (figure 2), ce qui redresse la partie correspondante du bord 3 de la coquil? en dégageant de celui-ci la pointe du couvercle 2. Il exerce ensuite une traction sur la patte 5 vers le,partie arquée du couvercle 2 (figure 3), ce qui provoque le dégagement progress dudit couvercle en redressant tout le bord 3 de la coquille 1.
Il est nécessaire pour cela que le collage de. ce bord présente une résistance moindre que sa résistance au déchirement, sans quoi le bord 3 serait arraché ave@ le couvercle 2 et non'pas redressé.
Pour terminer, le consommateur saisit entre les doigts le bord dressé 3 et enlève la coquille 1 sans avoir à toucher le fromage lui-même.
Le perfectionnement qui vient d'être décrit peut être mis en oeuvre d'une façon très simple avec utilisation des Machines automatiques dites "couleuses à fromage".
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Aucune modification n'est à apporter ni au dispo- sitif de découpage et de conformation des coquilles' 1, ni au @ , @ dispositif de coulée du fromage; il suffit de compléter le dispositif de découpage des couvercles 2, de façon à souder une languette 4-5 sur chacun des couvercles successivement découpés dans une bande métallique 6.
Ladite bande 6, qui se déroule d'une bobine, avance dans le sens de la flèche f (figure 6) sur une table 7 pour se rendre sous un outil de découpe non représenté, porté par un coulisseau 8 qui est animé d'un mouvement alternatif vertical
Cet outil découpe des couvercles 2 alternativement orientés à gauche et à droite, pour éviter les chutes (figure 4), de sorte qu'il est nécessaire de prévoir un dispositif d'alimentation en languettes 4-5 de chaque côté de la table 7, avec un décalage approprié. Par raison de simplicité, un seul de ces dispositifs est représenté sur la figure 6 et va être décrit ci-après.
D'une bobine non figurée se déroule un étroit ruban 9 de feuille métallique revêtue sur sa face inférieure de laque thermocollante. Ce déroulement s'effectue dans le sens de la flèche f1, perpendiculairement à la direction f. Au coulisseau 8 est fixé un support 10 portante d'une part, un couteau 11 et, d'autre part, un fer à souder 12 chauffé élec- triquement et enduit d'une matière plastique qui, comme le "téflon", transmet la chaleur sans adhérer aux laques thermocol- lantes.
Le couteau 11 coopère avec une contre-lame 13 pour couper la longueur voulue du ruban 9, tandis que le for 12 soude l'extrémité 4 du tronçon de ruban sur la bande 6.
Il ne reste plus qu'à plier ce tronçon sur lui-même. A cet effet, une plaque de tôle 14, fixée latéralement à la table 7, maintient le ruban 9 qui passe entre elle et la bande 6; un doigt 15, animé d'un mouvement alternatif par une came montée sur l'un des arbres à came de la machine, coulisse verticalement dans un
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alésage de la table 7 et soulève la patta 5 par rapport a le. partie soudée 4 de la languette (figure 7). Un second (2Ji: -. animé d'un mouvement alternatif analogue mais po..l"'al131cr,::;'; ¯: ruban 9 intervient alors pour achever le rabattement de le patte 5 sur la tôle ils.
L'avance de la bande 6 produit e:ns: ,¯.. le dégagement de la languette repliée li-¯5 par rapport è. ce: ::,) tôle 14. la bande 6 est ensuite découpée de la manière usuelle par la machine automatique qui achève l'emballage de façon connue.
Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'inven- tion, on pourra apporter des modifications aux formes d'exé- cution qui viennent d'être décrites, tant en ce qui concerna l'emballage que la machine.
- R é s u m é -
La présente invention comprend notamment :
1 ) Un perfectionnement apporté aux emballages, et plus particulièrement à ceux qui comprennent une 'ou plusieurs* feuilles minces susceptibles d'adhérer au produit enveloppé, ce perfectionnement consistant à munir l'emballage d'un moyen de préhension permettant d'enlever facilement et d'une seule pièce une partie de ltenveloppe renforcée par rapport au reste de celle-ci.
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