<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention concerne une chaîne articulée à file ou brin unique entièrement métallique, des- tinée à servir d'organe de transmission pour mécanismes chan- geurs de vitesse progressifs à plateaux de friction coniques, et comportant des éléments annulaires d'appui (bagues d'appui) montés à rotation sur les chaînons autour d'un axe orienté dans le sens longitudinal de la chaîne. Dans les chaînes ar- ticulées connues de ce genre, chaque chaînon est formé par un certain nombre de plaquettes séparées, assemblées par un tourillon. La portée recevant la bague d'appui est donc
<Desc/Clms Page number 2>
formée par les tranches extérieures des plaquettes, de sorte qu'elle présente des intervalles.
Il en résulte que la pelli- =cule de lubrifiant se forme et se maintient mal sur la surface périphérique intérieure de la bague d'appui. De plus, la rigi- dité latérale des chaînons formés'par des plaquettes séparées n'est pas suffisante pour assurer la résistance aux poussées latérales transmises aux chaînons, de sorte que ces poussées latérales doivent être exclusivement absorbées par les bagues d'appui, qui doivent par conséquent recevoir une épaisseur de paroi relativement importante, Il en résulte que la chaîne devient trop lourde par rapport à l'effort de traction que peuvent transmettre les plaquettes, et qu'elle impose un minimum excessif pour le rayon de courbure sur les poulies.
De plus, le poids relativement important des bagues d'appui à paroi épaisse d'une chaîne de ce genre engendre une force centrifuge inutilement élevée, qui absorbe inutilement une partie de la résistance à la traction de la chaîne et réduit ainsi proportionnellement la résistance à la traction réelle de la chaîne.
Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients. Selon l'invention, on atteint ce but par le fait que les chaînons portant les bagues d'appui sont des éléments d'une seule pièce, à portée cylindrique sans solution de continuité s'étendant sur toute la largeur des bagues d'ap- pui, et sur laquelle sont montées ces bagues. La portée rece- vant la bague d'appui n'est donc plus formée par plusieurs éléments séparés, mais se présente sous la forme d'une sur- face cylindrique continue qu'on peut façonner avec la plus grande précision, et qui ne subit aucune modification sous l'action dés contraintes.
La haute résistance à la déforma- tion et à la compression de chaque chaînon peut servir à l'absorption des poussées radiales résultant du coincement
<Desc/Clms Page number 3>
des bagues d'appui entre les plateaux coniques. Il n'est donc plus nécessaire que les bagues d'appui: résistent elles-mêmes à la déformation. Au contraire, elles peuvent être très élas- tiques, c'est-à-dire que l'épaisseur radiale de leur paroi peut être réduite. Il est même nécessaire de ne pas dépasser un rapport déterminé entre l'épaisseur de la paroi et le diamètre des bagues, pour éviter les tensions excessives résultant de la déformation élastique à cause du jeu ménagé entre les bagues et la portée des chaînons.
La réduction de l'épaisseur de paroi des bagues d'appui entraîne également une réduction du poids de la chaîne et donne à celle-ci une plus grande souplesse dans le sens de la flexion, cette cou- plesse permettant, à son tour, de réduire l'encombrement de l'ensemble du mécanisme. La portée cylindrique continue des chaînons offre cet autre avantage que la pellicule de lubri- fiant peut parfaitement se former et se maintenir entre la bague d'appui et le chaînon. Pour faciliter la liaison entre les chaînons consécutifs, chaque chaînon présente,de préfé- rence sur les deux côtés,des nervures formées par des fentes fraisées, qui engrènent avec les nervures des chaînons adja- cents et sont articulées entre elles par des tourillons trans- versaux.
L'agencement selon l'invention permet également de maintenir les bagues d'appui par des moyens particulièrement simples dans le sens axial sur les chaînons. Sur les chaînes connues de ce genre, on utilise., à cet effet, des joncs encas- trés (joncs de Seeger) de part et d'autre des bagues d'appui, ou des talons faisant corps avec les plaquettes des chaînons.
Selon l'invention, la bague d'appui est maintenue axialement sur le chaînon correspondant par au moins un segment annulai- re extensible encastré dans des rainures périphériques pra- tiquées respe ctivement dans le pourtour cylindrique intérieur de la bague et extérieur du chaînon. Il en résulte un certain
<Desc/Clms Page number 4>
nombre d'avantages. Les chaînons reçoivent une forme simple et unie, qu'on peut façonner économiquement en maintenant de faibles tolérances d'usinage.
Grâce à la suppression des ta- lons ou des joncs latéraux, qui limitent, dans les chaînes connues, l'angle de pivotement entre les chaînons consécutifs, la chaîne reçoit une plus grande faculté de flexion, c'est-à- dire qu'il est possible de réduire davantage le minimum du rayon de ccurbure sur les poulies pour un même diamètre inté- rieur des bagues d'appui, par rapport aux chaînes connues.
De plus, les chaînons deviennent plus courts, ce qui permet de distribuer un plus grand nombre de bagues d'appui sur une même;unité de longueur. Même le mode d'assemblage de la chaî- ne est considérablement simplifié.. Pour le blocage axial de la bague d'appui sur son chaînon, il suffit généralement d'u- tiliser un segment extensible. Pour obtenir des bagues d'appui facilement démontables, on peut cependant prévoir un segment extensible en prise avec une feuillure périphérique à chaque extrémité des bagues, et facilement accessible de l'extérieur.
L'utilisation de'segments extensibles pour le blocage axial des bagues d'appui offre également la possibilité d'un verrouillage extrêmement simple des tourillons pour empêcher leur chute sans éléments, ni opérations complémentaires, et d'une réduction complémentaire de la longueur dos chaînons.
A cet effet et selon l'invention, les alésages des nervures destinés à recevoir les tourillons sont disposés de façon (ou séparés par une distance telle) qu'une partie de leur section chevauche la largeur des bagues d'appui et des segments extensibles destinés à leur blocage axial. Jusqu'ici il n'était pas possible de prévoir un agencement de ce genre sur les chaînes connues. Pour permettre l'ouverture et la @ 'fermeture faciles de la chaîne, l'une au moins des bagues d'appui peut présenter, sur une face latérale, une encoche
<Desc/Clms Page number 5>
permettant l'introduction et l'extraction du tourillon corres- pondant.
Une autre particularité de l'invention consiste à relier les chaînons entre eux par des articulations à roule- ment, dans lesquelles chacune des clavettes de roulement pré- sente une nervure en prise avec une encoche de son alésage., qui la rend solidaire en rotation de l'un des deux chaînons consécutifs , Ce mode de réalisation se distingue dos dispo- sitifs connus à cet effet par le fait que, dans les articula- tions à roulement connues, la nervure est prévue dans les alésages, tandis que la clavette de roulement présente la rainure.
Or, les alésages conformés selon l'invention assu- rent une simplification importante de la fabrication, parce que la principale opération pour le façonnage des alésages de chaque chaînon est une simple opération de perçage qu!'on peut exécuter avec un foret robuste, tandis que la fraise fragile peut également recevoir une âme robuste tout en ne présentant qu'une petite surface de coupe pour la taille de la rainure. Des essais très poussés ont montré que la résis- tance mécanique des chaînons n'est nullement réduite par le fait que les encoches sont pratiquées dans les nervures.
La description qui va suivre en regard du des- sin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti- cularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig.l est une vue en coupe longitudinale de deux chaînons selon l'invention reliés entre eux par un tourillon.
La fig.2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fig.l.
La fig. 3 est une vue en bout d'un chaînon.
La fig.4 reproduit à plus grande échelle
<Desc/Clms Page number 6>
une partie de la fig.2.
La fi g, 5 est une vue en coupe longitudinale -
EMI6.1
.similaire à celle de la fig.2, d'un autre mode de ::"8.lisatl-'::: d'un chaînon.
La fig,6 est une vue en élévation latérale d'une bague d'appui.
La fig.7 est une vue en élévation de face.
La fig.8 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la fig.7.
La fig.9 est une vue en coupe longitudinale, similaire à celle de la fig.2, d'un autre mode da réalisation d'un chaînon.
La fig.10 est une vue en coupe longitudinale à plus grande échelle d'une articulation entre deux chaînons consécutifs.
La chaîne articulée selon l'invention, repré- sentée sur le dessin, comporte des chaînons d'une seule pièce désignés, d'une façon générale, par le chiffre do référence 1, formés par un corps cylindrique 2 prolongé aux extrémités par des nervures 3 résultant de fentes étroites taillées à la fraise. Dans les nervures 3 sont pratiqués des alésages pour le passage du tourillon 5 de l'articulation reliant entre eux deux chaînons consécutifs de la manière indiquée- sur les fig.l et 2. De deux chaînons consécutifs, celui du. côté droit, indiqué en 6, présente aux deux extrémités quatre nervures 3, tandis que celui du côté gauche, indiqué en 7, ne présente que trois nervures en prise avec les fentes fraisées entre les quatre nervures 3 du chaînon 6. Sur la portée cylindrique 8 du corps 2 est montée une bague d'appui 9.
Elle est bloquée longitudinalement par un segment exten- sible 10, encastré, d'une part, dans une rainure périphérique 11 pratiquée dans l'alésage de la bague 9, d'autre part, dans
<Desc/Clms Page number 7>
.une rainure périphérique 12 pratiquée dans la portée cylin- 'drique 8 du corps 2. Les deux rainures sont proportionnées de façon que le segment extensible 10, de préférence de section rectangulaire, soit engagé avec un faible jeu entre les flancs latéraux de ces rainures. L'exemple représenté comprend un segment élastique (fig,4) ayant tendance à se dilater. La profondeur de la rainure 12 est choisie telle que le segment extensible puisse être complètement escamoté pour nermettr le passage de la bague d'appui 9.
Après la mise en place de la bague d'appui 9 sur le corps du chaînon 1, le segment extensible s'engage par encliquetage dans la rainure 11 de la bague d'appui 9 et bloque celle-ci contre tout coulissement longitudinal sur le chaînon 1. Lorsque la bague d'appui est sollicitée par une force dans le sens longitudinal de la chaîne, cette force est/transmise par la bague d'appui au chaînon par les flancs latéraux des rainures 11 et 12 et du segment extensible 10. Chaque fois que la bague d'appui 9 se coince entre deux plateaux coniques ou se dégage de ces plateaux, elle tourne un peu en charge sur le chaînon. Si le segment extensible s'applique élastiquement contre le fond de la rainure de la bague d'appui, de la manière indi- quée dans cet exemple, il tourne de préférence avec cette bague par rapport au chaînon.
On peut également utiliser un segment ayant tendance à se contracter élastiquement, qu'on introduit pour le montage dans la rainure sur le pourtour intérieur de la bague d'appui qui reçoit alors une profondeur plus grande,
Dans le mode de réalisation que montre la fig.5, la bague d'appui 9 est bloquée longitudinalement sur le chaînon 1 par deux segments 13 et 14, qui sont agencés sur les deux faces de la bague de façon qu'elles soient enga- gées dans des feuillures périphériques 15 et 16 après la
<Desc/Clms Page number 8>
mise en place de la bague. Un outil approprié permet d'escamo- ter les deux segments 13 et 14 dans les rainures périphériques 17 et 18 pratiquées dans le corps 2 du chaînon 1. Il est ensui- te possible de faire coulisser la bague d'appui pour la retirer.
Ce mode de réalisation offre également les avantages indiqués précédemment pour l'utilisation du segment 10 encastré au milice de la portée de la bague d'appui.
Les fig. 6, 7 et 8 montrent une bague d'appui 9 dans une face de laquelle est pratiquée une encoche radiale 19, d'une section correspondant à celle de la partie du tourillon chevauchant la largeur de la bague 9. Cette encoche 19 permet de faire glisser le tourillon pour l'insérer dans le chaînon et pour le retirer. Etant donné que les bagues d'appui tournent un peu pendant le fonctionnement de la chaîne, chaque fcis qu'el- les s'engagent entre les plateaux coniques et qu'elles se déga- gent de ceux-ci,' le tourillon du chaînon;, dont la bague 9 pré- sente l'encoche 19, ne peut pas toujours être placé en regard de cette encoche, ce qui l'empêche de glisser et de sortir pro- agressivement.
Le verrouillage du tourillon de chaîne est possibJc même lorsque les bagues d'appui'ont une largeur inférieure à l'intervalle entre les deux tourillons 5 consécutifs, et lors- que ces bagues sont bloquées axialement par des segments élas- tiques (joncs de Seeger) disposés de part et d'autre de ces bagues et en saillie par rapport à celles-ci. La fig.9 montre un mode de réalisation de ce genre dans lequel les deux segments sont indiqués en 20. Il suffit alors que les segments 2C chevau- chent les faces en bout des tourillons 5.
La fig. 10 montre un mode de réalisation d'une chaîne dans lequel les articulations entre les chaînons sont formées par des clavettes de roulement. Le tourillon unique assurant la liaison entre les deux chaînons consécutifs 21 et 22 est remplacé dans ce cas par deux clavettes de roulement 23
<Desc/Clms Page number 9>
et 24, roulant l'une sur l'autre par leurs faces extérieures cylindriques. Chacune des clavettes présente sur la face oppo- sée une languette 25. Dans les alésages 4 des nervures de chaque chaînon est pratiquée sur le côté opposé au corps du chaînon une encoche 25 chevauchant exactement la languette 26:, tandis que le côté de chaque alésage tourné vers le corps présente une encoche 27 plus large,permettant des déplacements de la lan- guette 25 de l'autre clavette de roulement.
Dans les chaînes connues de ce genre, l'alésage présente une dent correspondant à la languette 25 d'orientée vers l'intérieur, tandis que les clavettes de roulement présentent une rainure destinée à venir en prise avec cette dent. L'agencement selon l'invention simpli- fie le façonnage de l'alésage,parce qu'il suffit de pratiquer les encoches 26 et 27 dans un alésage circulaire 4 percé de la manière usuelle. Dans ce mode de réalisation, la clavette de roulement 23 est bloquée en rotation dans les alésages 4 par rapport au chaînon 22, mais peut tourner par rapport au chaînon 21 parce que la languette 25 est engagée dans les encoches plus larges 27 de ce chaînon 21.
Inversement, la clavette de roule- ment 24 est bloquée en rotation dans le chaînon 21, parce que sa languette 25 est en prise avec les encoches 26, tandis qu'el- le peut tourner par rapport au chaînon 22.