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La présente invention est relative à un procédé amélioré de production d'huiles de chauffage de qualité élevée. L'invention est plus spécialement relative à un procédé grâce auquel des hui- les de chauffage.craquées peuvent être efficacement mélangées avec
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des huiles de chauffage vierges ou non traitées, adoucies pour produire une huile de chauffage de haute qualité résultant d'un tel mélange. Suivant la présente invention, une huile de chauffage vierge ou non traitée est mélangée avec une huile de chauffage cra- quée qui a été soumise à une phase d'hydrofining réglée et modérée.
La présente invention est relative d'une façon générale à la production de mélanges hydrocarbonés améliorés connus sous le nom d'huiles de chauffage ou huiles combustibles, du type employé dans divers systèmes de brûleurs, comme combustibles Diesel ou com- me huiles combustibles domestiques et industrielles. Des huiles combustibles peuvent dériver du pétrole par une série de procédés, notamment une distillation directe à partir d'une huile de pétrole brute, et le cracking thermique ou catalytique de diverses frac- tions d'huiles de pétrole. En pratique, jusqu'à présent, des mélan- ges constituant une huile de chauffage comprenaient une proportion relativement grande d'huile de chauffage vierge par rapport à des huiles de chauffage craquées.
Cependant, du fait du besoin en hui- les de chauffage viergeomme charges d'alimentation pour diverses de cracking, telles que, par exemple, une opération opérations/de cracking catalytique fluidifié, les mélanges compren- nent une proportion croissante de fractions d'huiles de chauffage craquées comparativement aux charges vierges. Les fractions d'hui- les de chauffage vierges sont également très avantageuses comme huilesDiesel, ce qui diminue encore leur disponibilité pour des mélanges d'huiles lubrifiantes.
Il est connu en pratique que des huiles de chauffage consti- tuées totalement ou en partie par des charges issues de cracking catalytique sont caractérisées par une instabilité désavantageuse donnant lieu à la formation de dépôts. Il est également connu que, - lorsque des huiles de chauffage craquées sont mélangées avec des huiles de chauffage vierges adoucies, certaines caractéristiques désavantageuses sont accrues du fait de leur incompatibilité. Il en résulte que de telles huiles combustibles formées par mélange tendent à boucher les filtres, orifices ou conduits associés aux
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systèmes brûleurs dans les.quels on les utilise.
Il est également connu en pratique que, lorsqu'une huile de chauffage vierge est mélangée avec une huile de chauffage cra- quée, le résidu carboné du mélange excède, dans beaucoup de cas, le résidu carboné de l'une ou l'autre des huiles de base. Ce rési- du carboné est une indication du degré auquel l'huile de chauffage résultant du mélange encrassera les brûleurs, notamment les brû- leurs rotatifs actuel?'?Ment en usage, et détermine jusqu'à un cer- tain point les caractéristiques de combustion et le caractère dési- rable du combustible.
En vue d'améliorer la qualité des huiles de chauffage mixtes on a mis en pratique divers procédés. Il est connu de traiter une huile de chauffage vierge par un lavage caustique si l'huile est relativement douce.D'autre part,si l'huile de chauffage vierge a une teneur relativement élevée en mercaptans au point de la ren- dre aigre ou acide, l'huile est traitée par un traitement au plombite ( doctor treat) ou une opération d'adoucissement équivalente.
Par contre, les huiles de chauffage craquées légères exigent sim- plement, dans beaucoup de cas, un lavage caustique. Cependant, le processus courant consiste à procurer l'h@ - de chauffage craquée à partir d'une opération de cracking relativement rigoureuse, auquel cas il est nécessaire de traiter à l'acide l'huile de chauffage craquée avec ensuite un lavage caustique en vue de régler le résidu carboné. Cette dernière opération n'est pas avantageuse car un traitement à l'acide polymérise beaucoup de constituants avanta- geux, ce qui a pour résultat une perte de rendement. De plus, la boue est coûteuse et difficile à manipuler.
Suivant la présente invention, l'instabilité d'huiles de chauffage craquées catalytiquement peut être pratiquement surmon- tée, et sa compatibilité pour son mélange avec des huiles de chauf- fage vierges peut être améliorée en soumettant la fraction d'huile de chauffage craquée à une opération d'hydrofining. Des mélanges d'huiles de chauffage qui peuvent être traités par l'opération
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d'hydrofining de la présente invention sont spécialement des mélan- ges hydrocarbonés dont plus de 10% environ, de préférence dtenvi- ron 15 à 60% en volumes, consistent en charges dérivant d'opérations de cracking.
De façon plus précise encore, les mélanges finis peu- vent être caractérisés comme étant des fractions de pétrole conte- nant une proportion de charges craquées supérieure à 10%, de préfé rence d'environ 15 à 60% en volumes, et tombant, dans le cadre,.de la spécification A.S.T.M. D-396-48T pour les huiles combustibles d'huile , e (qualités n 1 ou 2). Des inspections d'un type/de chauffage mixte donnent par exemple: Gravité, API 34,5 Distillation A.S.T.M.
Point d'ébullition initial, F 363
10% enlevés à, F 438
50% enlevés à, F 504
90% enlevés à, F 583
Point d'ébullition final, F 640 Point d'éclair, F 158 Couleur, Tag Robinson 15 Viscosité, S.S.U./100 F 34,7 Point de solidifcation, F 0 Soufre,% en poids 0,37 Sédiment en suspens, mgr/100 ml 1 Résidu carboné sur résidu 100%,% 0,08 Corrosion, 1 heure à 212 F test satisfait Indice Diesel 48,2 Point d'aniline, F 140
Le procédé de la présente invention peut être mieux .compris en se référant au dessin illustrant une forme d'application de l'in- vention. Une charge d'alimentation constituée par une huile brute est introduite dans la zone de distillation 1 par la conduite 2.
Les conditions du température et de pression dans la zone 1 sont prévues pour qu'on puisse enlever au sommet par la conduite 3 des
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hydrocarbures normalement gazeux et enlever par la conduite 4 des constituants hydi. carbonés bouillant dans les gammes d' ébullitions du naphte et des carburants de moteurs.Une fraction d'huile de chauffage vierge est enlevée de la zone 1 par la conduite 5, tandis qu'une fraction de gasoil est enlevée par la conduite 6. Une frac- tion de résidu comprenant les constituants à point d'éoullition plus élevé est enlevé, on tant que dépôts par la conduite 7. La frac. tion d'huile de chauffée vierge enlevée par la conduite 5 peut être traitée par divers procédés en vue de la raffiner.
Normale- ment, cette fraction est traitée par un lavage caustique doux ou modéré,par- exemple par de la soude caustique dans une zone de trai- tement 8. La matière caustique fraîche est introduite par la con- duite 9, tandis que la matière caustique épuisée est enlevée par la conduite 10.
L'huile de chauffage vierge traitée par la matière causti- que est enlevée par la conduite Il et est adoucie, si nécessaire, par enlèvement des mercaptans dans la, zone d'adoucissement 12. L'a- gent d'adoucissement est introduit par la conduite 13, tandis que l'agent d'adoucissement épuisé est enlevé par la conduite 14. Tout agent et tout procédé d'adoucissement convenablespeuvent être utili- sés, tels que, par exemple, un traitement au plombite (doctor treat) , un traitement à la bauxite ou un procédé Unisol. L'huile de chauf- fage vierge traitée est enlevée par la conduite 15 et mélangée avec une huile de chauffage craquée produite comme décrit ci-après.
Il doit être entendu que la zone de distillation 1, la zone de traitement 8 et la zone d'adoucissement 12 peuvent comprendre tout nombre convenable et tout agencement approprié d'étages. La fraction de gasoil enlevée par la conduite 6 est envoyée à une zone de cracking 16 où peut s'effectuer toute opération de cracking con- venable, telle que, par exemple, un procédé de cracking thermique ou catalytique. Cependant, la présente invention est orientée spé- cialement vers la production d'un mélange d'huile de chauffage cra- quée et d'huile de chauffage vierge, de qualité élevée, dans lequel le procédé de cracking consiste en une opération de cracking cata-
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lytique, par exemple, une opération de cracking catalytique fluidi- fié.
Une installation de cracking catalytique fluidifié comprend trois sections : cracking,régénération et fractionnement. La réac- tion de cracking s'effectue de façon continue dans un réacteur à une t-empérature de l'ordre d'environ 8000 à 1050 F. Le catalyseur épuisé est enlevé de façon continue en vue de sa régénération dans un récipient séparé, d'où il est renvoyé au récipient de cracking catalytique, qui est à une pression inférieure à environ 200 li- vres par pouce carré, habituellement en dessous de 50 livres envi- ron. La continuité de la circulation du catalyseur ainsi que de l'huile est ainsi atteinte, et les particularités caractéristiques des systèmes à lit fixe supposant le passage intermittent des réac- teurs par les cycles de cracking, de nettoyage et de régénération sont éliminées.
Le catalyseur régénéré est enlevé du régénérateur et circu- le par gravité dans une conduite de descente, dans laquelle une pression suffisamment élevée est établie sur le catalyseur pour permettre son injection dans le courant liquide d'huile fraîche.
Le mélange résultant d'huile et de catalyseur pénètre dans le réci- pient de réaction, dans lequel la vitesse des gaz est intentionnel- lement faible, de sorte qu'il en résulte une concentration élevée de catalyseur. Le cracking qui s'effectue a pour résultat un dépôt carboné sur le catalyseur, ce qui exige une régénération de celui- ci.Les vapeurs d'huiles craquées produites sont enlevées du sommet du réacteur après passage à travers des séparateurs à cyclone pour les libérer des particules de catalyseur entraînées, tandis que le catalyseur épuisé est enlevé du bas du réacteur et est injecté dans un courant d'air non dilué qui l'emporte dans le récipient de régé- nération.
Les produits de combustion résultant de la régénération du catalyseur quittent le sommet de ce récipient et passent par une série de cyclones où la masse du catalyseur entraîné est récupérée.
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Le catalyseur régénéré est enlevé du bas du récipient pour terminer son cycle.
Les produits craqués sont enlevés de la zone de cracking 16 (au sommet du réacteur) par la conduite 28 et introduits dans une zone de distillation 29. Les conditions de température et de pres- sion dans la zone 29 sont réglées pour permettre l'enlèvement au sommet, par la conduitu 30, des constituants normalement gazeux et pour enlever, par la c@@@uite 31, des constituants hydrocarbonés bouillant dans la gamme d'ébullitions des carburants de moteurs.
Une fraction bouillant au-dessus de la gamme d'ébullitionsdes hui- les de chauffage est enlevée comme fraction de dépôts par la condui- te 32. Une fraction bouillant dans la gamme d'ébullitions des huiles de chauffage estenlevée par la conduite 33 et, suivant l'inven- tion, elle peut être lavée par une matière c.austique d ans la zone 21.La matière caustique fraîche ou autre agent de traitement sont introduits par la conduite 24, tandis que l'agent de traitement épuisé est enlevé par la conduite 23. Suivant la présente invention, la fraction d'huile de chauffage craquée, lavée par une matière caustique, est soumise à hydrofining dans la zone 24.
L'huile cra- quée traitée est enlevée de la zone d'hydrofining 24 par la condui- te 27 et est mélangée comme décrit ci-avant avec une huile de chauf- fage vierge, dans la conduite 15.
Il est essentiel dans la mise en oeuvre de la présente in- vention que l'opération d'hydrofining effectuée sur l'huile de chauf -fage craquée soit une opération d'hydrofining "douce" ou "modérée".
Celle-ci est différente des opérations d'hydrofining habituelles mises en pratique précédemment, De telles opérations d'hydrofining courantes ont été utilisées des pressions de 200 à 500 livres par pouce carré, et à des taux d'alimentation de u,5 à 2 volumes d'alimentation par volume de catalyseur par heure. On a utilisé des taux relativement élevés de recyclage d'hydrogène, tels que, par exemple, 2000 à 4000 pied.? aubes standards par baril, en vue d'em-
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pêcher une carbonisation du catalyseur. De même, on a employé des catalyseurs très actifs qui sont efficaces pour la réalisation d'u- ne désulfuration.
Sous ces conditions, la consommation d'hydrogène était gén. lement de l'ordre de 150 à 600 pieds cubes standards par baril d'alimentation. Cette consommation, relativement élevée d'hydrogène rendait dans le passé le procédé coûteux, de sorte que son application était limitée au traitement de charges ayant une teneur relativement élevée de soufre et qui ne pouvaient pas être désulfurées par une autre opération de traitement courante. Le ca- talyseur employé jusqu'à présent était un molybdate de cobalt pré- vu sur un support, tel que de l'alumine par exemple.
Du fait que la teneur en soufre des huiles de chauffage est relativement basse, puisque l'opération de cracking opère une dé- sulfuration jusqu'à un degré élevé, des opérations d'hydrofining habituelles ne sont pas nécessaires dans le traitement d'huiles de chauffage craques. D'autre part, lorsque des opérations d'hydrofi- ning habituelles, telles que décrites ci-avant, étaient utilisées dans le traitement d'huiles de chauffage craquées pour améliorer le résidu carboné., ces opérations habituelles n'étaient pas trou- vées satisfaisantes, car elles augmentaient en fait le résidu car- boné et diminuaient en outre la qualité du combustible. Par contre, lorsqu'on emploie le procédé d'hydrofining modéré de la présente invention, des résultats avantageux inattendus sont atteints avec une qualité plus élevée de l'huile combustible mixte produite.
Les conditions d'"hydrofining modéré" de la présente inven- tion peuvent être assurées en abaissant la température, en augmen- tant le taux d'alimentation par volume de catalyseur ou en utili- sant un catalyseur moins actif. Suivant la présente invention, les températures utilisées sont de l'ordre d'environ 400 à 700 F, de préférence de ldre d'environ 500 à 650 F. Les pressions employées sont de l'ordre de 50 à 250 livres par pouce carré, de préférence d'environ 100 à 200 livres. Les taux d'alimentation, suivant le pré-
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sent procédé, sont de l'ordre d 'environ 1 à 16 volumes de liquide par volume de catalyseur par heure. Des taux d'alimentation préfé- rés s'élèvent à 4 à 12 volumes/volume/heure.
L'hydrogène dans le l'unité gaz admis à d'hydrofining peut varier de 50 à 100%. Cela signifie que par exemple de l'hydrogène dilué provenant d'un appareil d'hydro- forming peut être utilisé dans le procédé d'hydrofining. Une métho- de spécialement avantageuse d'hydrofining suivant le présent procé- dé consiste à recycler des quantités appréciables d'hydrogène à l'unité d'hydrofining afin d'empêcher totalement une carbonisation du catalyseur.
Le catalyseur utilisé dans la présente opération peut con- sister en un catalyseur d'hydrofining connu, tel que par exemple du molybdate de cobalt prévu sur un support tel que, par exemple, de l'alumine, pourvu que les autres conditions opératoires soient ré- glées pour assurer un procédé d'"hydrofining modéré". Le catalyseur préféré, cependant, de la présente invention consiste en de l'oxyde de molybdène prévu sur un support, de préférence de l'alumine. La quantité d'oxyde de molybdène utilisé est d'environ à 13% en poids par rapport au poids de l'alumine.
Le catalyseur est préparé par des méthodes connues, telles que par imprégnation de l'alumine avec un sel de molybdène soluble dans l'eau, suivie d'un chauffage pour convertir ce sel en G5;.yde de Molybdène, ou par coprécipitation d'hydrates d'aluminium et. de molybdène par addition d'une solution ammoniacale de molybdate d'ammonium à une solution acide d'un sel d'aluminium, avec ensuite un lavage à l'eau et un chauffage pour la conversion en oxydes.
On comprendra que les conditions d'hydrofining modéré de la présente invention sont assurées par le réglage des conditions opé- ratoires mentionnées ci-avant. Par 'exemple, si on utilise un taux d'alimentation relativement; élevé de liquide comparativement à la quantité de catalyseur présent, on peut employer la gamme de tempé- ratures la plus élevée. D'autre part, si on utilise un catalyseur très actif,il est désirable d'utiliser un taux d'alimentation relati- vement élevé ou d'utiliser une température relativement basse. Les
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conditions d'hydrofining modéré de la présente invention sont mesu- rées par la quantité de consommation d'hydrogène par baril d'alimen- tation d'huile.
Comme signalé ci-avant, jusqu'à présent en pratique, les opérations d'hydrofining habituelles utilisées pour la désulfu- ration de certaines charges sont menées sous des conditions du fait desquelles la consommation d'hydrogène s'élève de 150 à 600 pieds cubes standards d'hydrogène par baril d'huile. Ces opérations uti- lisées jusqu'à présent assuraient une réduction importante du sou- fre (50 à 90%). Suivant le présent procédé, les conditions opéra- toires sont réglées douanière que la consommation d'hydrogène en pieds cubes standards par baril n'excède pas[60 et soit de préférence moindre que 40. De plus, le degré de réduction du soufre, lorsqu'on utilise les conditions d'hydrofining modéré de la présente invention, n'excède pas environ 35%, de préférence environ 20%.
Le procédé de la présente invention peut être mieux compris grâce aux exemples suivants.
EXEMPLE I.
Une huile de chauffage craquée contenant environ 87% de constituants craqués catalytiquement et bouillant dans la gamme d'environ 354 à 653 F était mélangée avec un volume égal d'huile de chauffage vierge adoucie bouillant dans la gamme d'environ 330 à 658 F. Les résultats étaient les suivants:
EMI10.1
<tb> Huile <SEP> de <SEP> Huile <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> chauffage <SEP> chauffage <SEP> Mélange
<tb>
<tb>
<tb> craquée <SEP> vierge
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Soufre <SEP> 1,17
<tb>
EMI10.2
Résidu carboné (1),# en
EMI10.3
<tb> poids <SEP> (résidu <SEP> 10%) <SEP> 0,09 <SEP> 0,05 <SEP> 0,25
<tb>
(1) Ce résidu carboné (résidu 10%) est'obtenu en soumettant l'échantillon à une distillation A.S.T.M., en prenant la fraction de dépôts à 10% venant de distillation et en le soumettant à un test pour déterminer son carbone Conradson.
De ce qui précède, il apparaît que l'huile de chauffage vier.
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ge et l'huile de chauffage craquée août incompatibles puisque le ré- sidu carboné du mélange est égal à environ 3 fois le résidu carboné de l'huile de chauffage craquée.
EXEMPLE II.
Une huile de chauffage vierge aigre bouillant dans la gamme; d'environ 395 à 540 F et. ayant un indice de cuivre d'environ 85 était adoucie en utilisart du sulfure de plomb et du soufre dans une solution caustique. L'huile de chauffage vierge adoucie a un in- dice de cuivre inférieur à 1.
Les résidus carbonés de l'huile avant et après adoucissement étaient:
EMI11.1
<tb> Résidu <SEP> carboné <SEP> Indiee <SEP> de <SEP> cuivre
<tb>
<tb> Avant <SEP> adoucissement <SEP> oeo5 <SEP> &1
<tb>
<tb> Après <SEP> adoucissement <SEP> 0,13 <SEP> < <SEP> 1
<tb>
De ce qui précède,il apparaît que certaines huiles de chaui fage vierges sont dégradées pour ce qui concerne la qualité de leur résidu carboné,du fait d'opérations d'adoucissement.
EXEMPLE III.
L'huile de chauffage vierge traitée de l'exemple II était mélangée avec une huile de chauffage craquée bouillant dans la gam- me d'environ 354 à 653 F. L'huile de chauffage craquée n'était pas soumise à hydrofining. Le mélange comprenait environ 60% d'huile de chauffage vierge et 40% d'huile de chauffage craquée.
Un autre mélange était préf ré, similaire à celui décrit ci-avant, sauf que l'huile de chauffage craquée était soumise à hy- drofining suivant la présence invention. Les résidus carbonés de ces mélanges étaient les suivants:
EMI11.2
<tb> Huile <SEP> de <SEP> chauf- <SEP> Huile <SEP> de <SEP> chauf- <SEP> Huile <SEP> de <SEP> Mélange
<tb>
<tb>
<tb> fage <SEP> craquée <SEP> fage <SEP> craquée <SEP> chauffage
<tb>
<tb>
<tb> sans <SEP> hydrofi- <SEP> avec <SEP> hydrofi- <SEP> vierge
<tb>
<tb> ning <SEP> ning <SEP> adoucie
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Résidu <SEP> carboné <SEP> 0,09 <SEP> ---- <SEP> 0,13 <SEP> 0,31
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Résidu <SEP> carboné <SEP> ---- <SEP> 0,05 <SEP> 0,13 <SEP> 0,07
<tb>
De ce qui précède, il apparaît donc que,
bien que l'adoucis-
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sement d'une charge vierge aigre dégrade le produit traité, par mé- lange de ce produit avec une huile de chauffage craquée soumise à hydrofining, on obtient un produit mixte de qualité élevée inatten- due. D'autre part, si l'huile de chauffage vierge traitée est mélan- gée avec une huile de chauffage craquée n'ayant pas subi un hydro- fining, le résidu carboné du produit de mélange est mauvais.
En diverses opérations, l'huile de chauffage craquée était soumise à un hydrofining, en utilisant un catalyseur constitué par du molybdate de cobalt sur de l'alumine, dans lequel la concentra- tion du molybdate de cobalt était d'environ 10 à 15% en poids par rapport à l'alumine. Dans d'autres opérations, le catalyseur consis- tait en oxyde de molybdène sur de l'alumine, la concentration de l'oxyde de molybdène en poids par rapport à l'alumine étant de l'or- dre de 6 à 10%. Les résultats des ces opérations sont donnés au ta- bleau suivant.
EMI12.1
<tb>
Hydrofining <SEP> d'une <SEP> huile <SEP> de <SEP> chauffage <SEP> craquée
<tb>
<tb> Colonne <SEP> A <SEP> B <SEP> C <SEP> D
<tb>
EMI12.2
Catalyseur Co1.;:oOl Col,1,004 CoMoO. CoMoO, sur sur sur sur A.103 A1203 11.12 3 .±.12 3
EMI12.3
<tb> Alimentation <SEP> (1) <SEP> A <SEP> A <SEP> B <SEP> A
<tb>
EMI12.4
2empérature, F 600 600 600 500
EMI12.5
<tb> Taux <SEP> d'alimentation.
<SEP> 1 <SEP> 7 <SEP> 16 <SEP> 1
<tb> V/V/hre
<tb>
<tb> Pression <SEP> effective.,!!- <SEP> 200 <SEP> 200 <SEP> 200 <SEP> 200
<tb> vres <SEP> par <SEP> pouce <SEP> carré
<tb>
EMI12.6
H dans alimentation 6o-?0% 60-70 bO-70/11 6U-707
EMI12.7
<tb> fraîche <SEP> '
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Excès <SEP> de <SEP> H,pieds <SEP> cubes <SEP> 1.000 <SEP> 1.000 <SEP> 1.000 <SEP> 1.000
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> standards <SEP> par <SEP> baril
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Consommation <SEP> de <SEP> H2, <SEP> pieds <SEP> 160 <SEP> 10 <SEP> 50 <SEP> 20
<tb>
<tb>
<tb> cubes <SEP> standards <SEP> par <SEP> baril
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Inspections <SEP> du <SEP> produit:
<tb>
EMI12.8
Soufre, )o poids U,44 U, 95 1,22 0,0
EMI12.9
<tb> Réduction <SEP> de <SEP> S,% <SEP> 62 <SEP> 19 <SEP> 21 <SEP> 32
<tb>
<tb> Résidu <SEP> carboné(résidu <SEP> 0,12 <SEP> 0,05 <SEP> 0,08 <SEP> 0,05
<tb>
<tb> 10%) <SEP> % <SEP> poids <SEP> '
<tb>
EMI12.10
Résidu carboné de mélan- 0,08 U,05 o,u6 0,05
EMI12.11
<tb> ge(résidu <SEP> 10%)% <SEP> poids(2) <SEP> '
<tb>
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EMI13.1
1) s!J'2f.1- ç!.zzxc km., iFW âkuf'f,.rrF oru;-.- uolonne lE ....L-.....-##-..#####--# Catalyseur 7ïo7 ur¯¯7îo03 sur 1.0 sur Ho03 sur E1l.,d Ils 203 Ill 203 Al;
3
EMI13.2
<tb> Alimentation <SEP> (1) <SEP> A <SEP> B <SEP> B <SEP> A
<tb>
<tb> Température, <SEP> F <SEP> 600 <SEP> 600 <SEP> 600 <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb> Taux <SEP> d <SEP> 'alimentation,, <SEP> 4 <SEP> 16
<tb>
<tb> V/V/hre
<tb>
EMI13.3
Pression :'fPCtS.vs3..-y OO 200 200 200 vres par pouce carré 2 dans alimentation 60-70 6U-?0/ 60-?0;u 60-70G
EMI13.4
<tb> @
<tb>
<tb> fraîche
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Excès <SEP> de <SEP> H2, <SEP> pieds <SEP> cubes <SEP> 1.000 <SEP> 1.000 <SEP> 1.000 <SEP> 1.000
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> standards <SEP> par <SEP> baril
<tb>
EMI13.5
Consommation de h , pieds 25 #-'' 50 < 50 ,50
EMI13.6
<tb> cubes <SEP> standards <SEP> par <SEP> baril
<tb>
<tb> Inspections <SEP> du <SEP> produit <SEP> :
<tb>
EMI13.7
Soufre,,, poids .., Lf 1,40 1,45 1,17 Réduction de 5,;
1 4 6 0 Résidu car oonê (résidu. 0,03 0,02 (),ruz 0,03 1ü/,,) ' ' poids Résidu carboné de mél.qn- \)/.111' 0,02 0,03 Ce03 ge (rWla..S.ntA...6ia)J" poids (2) (1) Li..:-..itl\-.'Yitsle.rl..fz1
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<tb> Alimentation <SEP> alimentation
<tb> B
<tb>
EMI13.9
Soufre 1,17 1,54 Résidu cé1ri)oné(r(;$jdu 10), 0,09 0,13
EMI13.10
<tb> % <SEP> en <SEP> poids
<tb>
<tb> Résidu <SEP> carboné <SEP> de <SEP> mélange <SEP> 0,25 <SEP> 0,21
<tb> (résidu <SEP> 10%), <SEP> % <SEP> en <SEP> poids <SEP> (2)
<tb>
(2) mélange en 50% en volumes de concentration dans une huile de chauffage vierge adoucie au plombite (doctor treat) ayant un point d'ébullition de 658 F et ayant un résidu carboné de 0,05% en poids.
La promit, e colonne du tableau montre les résultat;:; de l'hy-
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drofining avec un catalyseur de raolybdate de cobalt à ta7t)uF et un taux d'alimentation de 1 v/v/heure. Ce sont les conditions pour un
EMI13.12
hydrof:ixd:i:1g' relativement pousse ou sévère. Sous ces conditions, le- soufre était réduit de :1. yi, j à 0,/t4 '. en poids, z.1. doit Ctro note CIl,? la consommation d'hydrogène taàt de 160 3 t,e3ta el'!: ## ##< i fi-<u- ";ib par baril. D'aut,J:3 part, le rJi J1t c # :"nof
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ce qui montre que ces onditions ne convenaient pas pour l'hydrofi- ning d'une huile de chauffage craquée.
Lorsque les conditions étaient rendues plus modérées en aug- mentant le taux d'alimentation de 1 à 7 volumes/volume/heure, la te- neur en soufre n'était récuite que de 0,9%, mais le résidu carboné était diminué de 0,09 à 0;05.
Des résultats similaires étaient obtenus lorsque la tempéra- ture était diminuée de 600 à 500 F, tout en maintenant un taux d'a- limentation de 1 volume/volume/heure.
Le catalyseur constitué par de l'oxyde de molybdène sur un moins support d'alumine est un catalyseur d'hydrogénation/actif que le mo- lybdate de cobalt. A 600 F et à 4 volumes/volume/heure, ce cataly- -réduction seur donnait très peu de de soufre mais une bonne améliora- tion du résidu carboné. Une bonne réduction de celui-ci pourrait également être obtenue avec ce catalyseur en opérant à 500 F et à un taux d'alimentation de lv/v/heure.
Aux conditions sévères,lorsqu'il y avait une bonne réduction de la teneur en soufre, la consommation d'hydrogène était relative- ment élevée, par exemple d'environ 150 à 200 pieds cubes par baril.
Par contre, lorsqu'on utilisait des conditions d'hydrofining relati- vement modérées avec une faible réduction de soufre mais avec une bonne réduction du résidu carboné, la consommation d'hydrogène était inférieure à 50 pieds cubes par baril.
Les résultats donnés montrent qu'une bonne amélioration du résidu carboné et une bonne compatibilité du résidu carboné peuvent être obtenues sous des conditions donnant très peu si pas du tout de réduction de la teneur en soufre. Bien qu'on puisse obtenir des résultats satisfaisants avec un catalyseur de molybdate de cobalt, en opérant à 600 F et à un taux d'alimentation de 8 à 16 volumes par volume par heure, les conditions opératoires préférées suppo- sent l'usage du catalyseur de Mo03 sur de Illumine, à 60u F et avec un taux d'alimentation de 4 à 16 volumes/volume/heure. Une opé- ration satisfaisante peut également être réalisée à 500 F avec l'un
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ou l'autre catalyseur à des taux d'alimentation inférieurs.
Comme signalé, un hydrofining sévère ou poussé pour la désul- furation d'huiles est connu en pratique. Ce procédé a généralement été utilisé sur des charges à haute teneur en soufre.On a donc main- tenant trouvé qu'un hydrofining modéré est incessant pour le trai- tement de produits qui n'exigent pas de réduction de soufre. La pré- sente invention concerne une application de l'hydrofining à ce type d'opération.
Suivant le 'présent procédé, l'hydrofining peut être utilisé à la place d'un traitement à l'acide, pour améliorer le résidu car- boné et la compatibilité du résidu carboné d'huiles de chauffage craquées. De plus, on a trouvé que l'amélioration obtenue par hydro- fining est de loin supérieure à 'celle qu'on peut obtenir par le traitement à l'acide. Cependant, comme signalé, on a trouvé que des conditions sévères d'hydrofining ne sont pas efficaces dans la ré- duction du résidu carboné. En effet, des conditions sévères d'hy- drofining augmentent en réalité le résidu carboné de l'alimentation.
Par contre, en utilisant des conditions relativement modérées d'hy- drofining, on obtient une amélioration remarquable du résidu carbo- né et de la compatibilité de celui-ci.
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