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La présente invention est relative à une ossature, en forme de ¯, de bogie pour véhicule do chemins de fer, comprenant deux longerons de section transversale ouverte réunis entre eux par une traverse, lesdits longerons reposant sur les boites d'essieux sans interposition d'organes élas- tiques.
Dans les ossatures de ce genre connues, les longe- rons sont rigides et leurs milieux sont réunis entre eux par une traverse rigide, s'étendant généralement à peu près sur toute leur hauteur. L'ensemble de cette ossature est donc rela- tivement rigide et ne permet pas un mouvement de galon de l'un des longerons indépendamment de l'autre quand une des roues subit une dénivellation par rapport au plan de contact des trois autres avec les rails. Il en résulte un mauvais guidage du bogie en cas de dénivellation brusque d'un des rails.
La présente invention a comme objet une ossature de bogie grâce à laquelle les quatre roues peuvent plus facile ment rester en contact avec les rails malgré des dénivella- tions locales de ceux-ci.
Dans l'ossature suivant l'invention, les deux lon- gerons sont réunis l'un à l'autre par une traverse constituée essentiellement par une tôle horizontale disposée au-dessus d'eux.
La disposition horizontale de la tôle constituant la traverse de liaison entre les longerons permet d'obtenir facilement une rigidité suffisante pour maintenir les deux longerons parallèles entre eux tandis que sa résistance à la torsion autour d'un axe parallèle à l'axe de la traverse est, relativement faible et permet à un des-longerons d'os-
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ciller autour de cet axe par suite d'une dénivellation locale du rail sur lequel il repose, sans entraîner l'autre longe- ron dans le même mouvement.
Lorsque les longerons se présentent, de manière connue* en soi, sous la forme d'un double T, il est avantageux de les renforcer dans leur partie supérieure qui subit des tensions plus grandes que leur partie inférieure. Ce renfor- cement peut être obtenu en recouvrant les ailes supérieures des! constituant les longerons d'une semelle horizontale s'étendant jusqu'au voisinage des boîtes d'essieux.
Toutefois, il est plus avantageux d'utiliser dans ce but un fer b dont l'âme constitue ladite semelle et dont les deux ailes sont dirigées vers le bas.
Dans le but d'éviter l'application aux longerons de couples de torsion autour d'un axe parallèle aux rails sous l'effet d'un effort parallèle à l'axe de la traverse, on prévoit en outre de faire reposer les longerons sur les boîtes d'essieux à un niveau tel que la face inférieure de la tôle horizontale constituant la traverse soit sensiblement au . niveau du plan horizontal passant par les axes des deux es- sieux.
Enfin, dans le but d'aider les longerons à se tenir verticaux lorsque lesdits essieux sont d'un type qui peut os- ciller par rapport à la fusée de l'essieu, on prévoit de rai- dir la tôle horizontale constituant, la traverse à l'aide de rebords verticaux s'étendant transversalement par rapport au bogie, ces rebords étant avantageusement constitués par les âmes de fers U fixés au-dessus de ladite tôle et ouverts l'un vers l'autre.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaît au cours de la description lies dessins annexés au présent mémoire., qui représentent schématiquement, et ;
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titre d'exemple seulement, une forme d'exécution de l'ossatu- re de bogie suivant l'invention.
La figure 1 est une vue en perspective de cette ossature, après brisures partielles.
La figure.2 est, à plus grande échelle, une vue la- térale d'une des extrémités d'un des longerons de cette ossa- ture.
@ La figure 3 est une vue en plan après coupe hori- zontale suivant la ligne III-III de la figure 2.
Les figures 4 et 5 sont des coupes verticales sui- vant .les lignes désignées respectivement par IV-IV et V-V à la figure 2.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
A la figure 1, on a représenté l'ossature 2 d'un bogie pour véhicule de chemins de fer dont la forme générale est celle d'un H. Cette ossature comprend deux longerons 3 et 4 de section transversale ouverte réunis entre eux par une traverse 5 constituée essentiellement par une tôle hori- . zontale disposée au-dessus de ces deux longerons.
Dans le présent mémoire, il faut comprendre par l'expression "section transversale ouverte", une section qui n'a pas la forme d'un caisson. Une telle section peut, par exemple, être formée par un double T.
Chacun des longerons représentés comprend un dou- ble T 6 dont l'âme est verticale et dont les deux ailes supé- rieures 7 sont recouvertes d'une semelle 8 qui en est rendue solidaire, par exemple, par soudage. Cette semelle constitue l'âme d'un fer U dont les deux ailes 9 sont dirigées vers le bas. L'âme de l'U est sensiblement plus large que la somme des deux ailes supérieures 7 qu'elle recouvre.
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Cet U s'étend jusqu'au voi:.in- @ de cages 10 dans lesquelles sont logées des boîtes d'essieu 11. A une; certaine distance de ces cages, l'âme du longeron 8 est de hauteur variable.
A cet effet, on a coupé Les ailes supérieures 7 des Ioniserons à partir d'un point tel que 13 (figure 2) et on a surmonta la partie restante de l'âme du double T par une tôle verticale 13 soudée a cette êmepar un cordon de soudure 14. Cet tôle 15 s'étend de part, et d'autre de l'âme
8 du fer U susdit. Ceti.e âme présente une ouverture 15 (fi- gures 3 et 4) dans laouelle passe une tablette lu soudée en 12 à l'extrémité des ailes 7 du longeron.
La boîte d'essieu 11 représentée aux figures 2,
3 et 5 sert d'aopui à une nièce 17 sur laquelle repose la ca- ge 10. Cette boîte d'essieu présente latéralement des nervu- res 18 disposées de part et d'autre @ places 19 rendues soli- daires du longeron, par exemple, par soudage.
.Le niveau inférieur de la nièce 17 est tel oue l'axe 20 des essieux se trouve sensiblement au niveau du plan horizontal de la face inférieure de la tôle 5 constituant la traverse . On peut voir à la figure 2 Que l'axe 20 représenté est un peu en dessous de ce niveau puisqu'il est dans le plan de la face supérieure des ailes 7 du longeron.
La tôle horizontale j constituant la traverse doit, pour assurer une rigidité suffisante dans le plan horizontal, ' présenter une largeur relativement importante. De préférence, cette largeur est, comme représenté à la figure 1, au nains égale à environ le tiers de la distance entre les axes des essieux.
On voit également à la figure 1 que la tôle horizon. tale 5 est pourvue de rebords verticaux s'étendant transversa- lement par rapport aux bogies. Ces rebords, qui peuvent être constitués par des parties repliées de la tôle,sont, dans
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la forme d'exécution représentée, constitués par les âmes de fers U 21 fixés au-dessus de ladite tôle et ouverts l'un vers l'autre.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusive- ment limitée à la forme d'exécution représentée et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme,, la disposition et la constitution de certains des éléments inter., venant dans sa réalisation, sans .sortir du cadre de la présen- te invention, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
REVENDICATIONS. -
1.- Ossature, en forme de H, de bogie pour. véhicu- le de chemins de fer, comprenant deux longerons de section transversale ouverte réunis entre eux par une traverse, les dits longerons reposant sur les boîtes d'essieux sans inter- position d'organes élastiques, caractérisée en ce que les deux longerons sont réunis l'un à l'autre par une traverse constituée essentiellement par une tôle horizontale disposée au-dessus d'eux.