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La présente invention a pour objet un chariot destiné au transport et à la manutention des bobines, en particulier des ensouples de tissage. On sait, en effet, que, dans ce cas particulier, il est fréquement nécessaire de manutentionner des ensouples non seulement de grandes dimensions, mais aussi
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de poids très important, de l'ordre par exemple de quatre cents kilogs. De telles manutentions sont délicates et néces- sitent obligatoirement plusieurs personnes.
Afin de remédier à cet inconvénient, l'invention a pour objet un chariot permettant de prendre une bobine au sol, de la soulever, de la déplacer dans un atelier ou autre, de l'axe ner à la hauteur désirée, de la déposer sur une machins de travail, telle que par exemple un métier à tisser ou do la déposer au sol. Inversement, ce chariot permet de prendre une bobine à une certaine hauteur,par exemple sur une machine telle qu'un métier à tisser, de la soulever pour la dégager de cette machine, de la transporter, et de la dépessr sur une autre machine ou sur le sol.
A cet effet, ce chariot comporte essentiellement un châssis sur lequel est articulé au moins un bras pertaint un berceau, un vérin porté par ledit châssis permettent de déplacer ce bras dans un plan vertical, de telle sort-3 que le berceau puisse être amené, par basculement, d'une position haute, dans laquelle il est situé au-dessus du châssis, à une position basse, dans laquelle il repose, par l'un de ses bords, sur le sol.
Suivant une forme d'exécution, ce chariot comporte l'en- ploi en combinaison : - d'une tête élévatrice à commande mécanique, hydraulique, électrique ou autre; - d'un plateau supporté par cette tête et portant un axe autour duquel est articulé le berceau qui, destiné à recevoir la bobine est susceptible d'être soulevé, abaissé et basculé, le soulèvement ou abaissement et le basculeront pouvant étre simultanés ou successifs;
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- d'un axe-entretoise qui, reliant deux bras articulés sur le châssis du chariot et soumis à l'action de ressorts tendant à les déplacer soit vers l'avant, so@t vers l'arrière, dès qu'a été dépassée une ligne d'axes ou point mort, s'engage dans deux paliers du berceau et provoque l'oscillation de celui-ci autour de son axe précité d'articulation, lorsque la tête élévatrice monte ou descend ; - de deux systèmes de verrouillages successifs agissant l'un pour immobiliser le berceau sur son plateau support, lors- que le chariot est en période de transport d'une bobine et l'au- tre pour retenir le berceau en période de basculemen t.
Selon une variante d'exécution, le berceau destiné à recevoir la bobine est disposé longitudinalement, c'est-à-dire parallèlement à l'axe du chariot, et est porté par au moins deux bras oscillant autour d'un axe fixe solidaire du chariot et parallèle à l'axe de celui-ci, ces deux bras étant articulés, d'autre part, à l'un des éléments (piston ou cylindre) d'au moins un vérin,. dont l'autre élément est articulé à un axe fixe solidaire du chariot, de telle sorte que le fonctionnement de ce vérin provoque, par pivotement des bras précités autour de leur axe d'oscillation, le basculement de 90 du berceau depuis le sol jusqu'à une position située au-dessus du chariot, ou vice-versa, suivant que le vérin est en phase d'alimentation ou de décompression.
Suivant une autre caractéristique de ce chariot, il comporte deux bras latéraux escamotables qui, lorsque le berceau est on période de basculement, prennent appui sur le sol à l'extérieur du polygone de sustentation du chariot, du coté où s'effectue le basculement, et ce afin d'éviter que, par suite du poids en porte-à-faux du berceau et de la bobine, le chariot ne bascula,,
Suivant encore une autre forme d'exécution, ces bras sont constitués chacun par deux tubes télescopiques, dont celui
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extérieur est solidaire du châssis du chariot et ne déborda pratiquement pas latéralement par rapport à celui-ci et dont celui intérieur porte un galet à son extrémité appelée à venir prendre appui sur le sol, tandis qu'à son autre extrémité,
il porte une chape dans laquelle est articulé un système de bielles qui, asservi au bras correspondant supportant le berceau, permet de rappeler le tube intérieur lorsque le berceau se soulève, le déplacement du tube intérieur vors l'extérieur, en période de basculement, étant dû à des ressorts.
De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aida de la description qui va suivre, en référence au dessin sehé- matique annexé, représentant, à titre d'exemple non linitatif, plusieurs formes d'exécution de ce chariot :
Fig. 1 en est une vue en perspective en position de non utilisation ou de transport d'une bobine;
Fig. 2 en est une vue en position de transport d'une bobine, celle-ci étant disposée non pas transversaloment, mais longitudinalement, et son berceau ayant été soulevé;
Fig. 3 montre le chariot en position levée, avant descen- te, en vue du basculement de la bobine;
Fig. 4 en est une vue en cours de basculement;
Fig. 5 en est une vue en fin de basculement;
Fig. 6 est, à échelle agrandie, une vue de détail en plan par-dessous en coupe suivant 6-6 de figure 7;
Fige. 7, 8 et 9 sont desvues de coté en élévation du support du berceau, respectivement en position de transport d'une bobine, après déplacement de l'axe-entretoise permettant le basculement et immédiatement avant basculement.
Fig. 10 en est une vue en perspective;
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Figs. Il, 12 et 13 en sont des vues de face en élévation respectivement en position de basculement, en position de fin de soulèvement, et en position de transport d'une bobine.
Le chariot élévateur proprement dit, sur lequel est monté le dispositif faisant l'objet de l'invention peut, bien entendu, être de type quelconque . C'est ainsi que,comme dans le cas représenté au dessin, peut être utilisé un chariot à commande hydraulique du genre de ceux employés habituellement pour le soulèvement des véhicules automobiles. Un tel chariot comporte essentiellement un châssis 2 muni de deux roues arrière 2 montées folles sur un axe fixe et de deux roues avant 4 montées folles dans des chapes 5 pouvant osciller autour d'axes verticaux; sur le châssis 2 est articulée en 6 la console, 7 supportant, en combinaison avec une bielle 8, la téte 9 dont la partie supérieure est constituée par un plateau circulaire 10.
Le piston et le cylindre permettant le soulèvement de sont l'ensemble 1, 8,9, 10 contenus à l'intérieur du châssis 2 et ne sont pas représentés au dessin. La commande du système hydraulique est assurée par le levier poignée 12 qui est articulé autour d'un axe horizontal 13, afin de pouvoir être animé d'un mouvement d'oscillation dans un plan vertical.
A son extrémité arrière, le châssis 2 se prolonge au-delà de l'axe des roues arrière 2 par deux pattes 15 destinées à prendre appui sur le sol et ainsi à éviter le renversement du chariot, lorsque le berceau supportant une bobine est en fin de basculement, position dans laquelle le centre de gravité de l'ensemble se trouve, du fait du poids de la bobine reporté en arrière des roues arrière 3.
Le châssis 2 du chariot est enfin équipé, selon l'invention
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de deux bras latéraux 16 articulés @ 17 et reliés entre eux, à leur extrémité supérieure, par un axe entretoise 18. Deux ressorts latéraux 19 amarrés, d'une part, en 21 sur le châssis 2 sont amarrés, d'autre part, à des doigts 22 des bras 16, ces doigts étant positionnés de telle sorte que les ressorts 19 assurent l'application des bras 16, soit sur le châssis, soit sur des butées dont est munie la console 7, dès que les doigts 22 ont dépassé dans un sens ou dans l'autre, le plan contenant les axes 17 et les doigts d'accrochage 21.
La tête 9 du système élévateur présente un alésage cylindrique vertical 23 permettant l'introduction de l'axe 24 d'un plateau 25 de profil rectangulaire appelé à venir reposer sur le plateau circulaire 10. Le plateau 25 comporte un ergot 26 et le plateau 10 comporte deux doigts 27 disposés à 90 l'un de l'autre, de manière à permettre de donner au plateau 25 deux positions orthogonales, suivant que l'ergot 26 bute contre l'un ou l'autre des deux doigts 27. Cet agencement per@et de donner au berceau 28 contenant la bohine"ou l'ensouple, soit la position ,transversale représentée en figures 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, soit la position longitudinale représentée en fige 2.
Cette dernière position permet le transport de bobines ou d'ensouples longues, mente dans le cas où la largeur de l'espace disponible entre deux machines est inférieur à la longueur de la bobine.
Le plateau rectangulaire 25 porte sur sa face supérieure deux paliers 29 permettant le passage et l'oscillation d'un axe 31 passant, à. proximité de ses deux extrémités, au travers de deux paliers 32 solidaires de deux ferrures 33 qui, profilées en arc de cercle, supportent le berceau 28. Il est à remarquer que ce berceau est dissymétrique par rapport à l'axe 31, en et
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sens que, disposé transversalement, il s'étend davantage vers l'extrémité arrière que vers l'extrémité avant du chariot.
L'axe 31 d'oscillation du berceau 28 se trouvant déporté par rapport à l'axe vertical 24, et le berceau 28 étant lui- même dissymétrique par rapport à l'axe 31, il est nécessaire qu'un système de verrouillage immobilise le berceau en période de transport d'une bobine.
Ce verrouillage est obtenu à l'aide de deux becs 34 qui, articulée sur un axe 35 parallèle à celui 31 et logé dans des paliers 36 solidaires du berceau 28, viennent prendre appui par leur extrémité sous le plateau 25, en raison de l'action, soit d'un ressort, cas qui n'est, pas'représenté au dessin, soit d'un contrepoids 37 porté à l'extrémité d'un levier 38 calé sur l'axe 35. Ce levier 38 forme à son extrémité une rampe 39, dont le rôle sera ci-après décrit.
Lorsqu'on effet le berceau 28 a été soulevé afin d'amenter une bobine, telle que par exemple une en souple, à la haut nécessaire pour sa mise en place sur un métier, il est néces- saire que le berceau 28 soit à la fois animé d'un mouvement de descente et d'un mouvement de basculement. A cette fin, est utilisé l'axe entretoise 18 qui est alors amené à la position représentée en figs. 3 et 8 par déplacement des bras latéraux 16 vers l'arrière, jusqu'à ce que, sous l'action des ressorts 18, ils.prennent appui contre le ou les doigts de butée soli- daires de la console 7.
L'ensemble du chariot occupant la position représentée en fige* 3 et 8, la descente de la console 7 et donc du berceau provoque la mise en contact de la rampe 39 et de l'axe entre- toise 18. Il en résulte le soulèvement du levier et donc le pivotement de l'axe 35 ce qui provoque, comme le montre la
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figure 9, le dégagement des extrémités des becs 34 hors du plateau 25. Le berceau 28 ne se trouve donc plus verrouillé et serait susceptible de basculer autour de l'axe 31. Il est donc nécessaire qu'intervienne un second verrouillage se substituant à celui précédemment effectué par les becs 34.
Ce verrouillage est assuré par deux pattes 41 qui, solidaires du berceau 28, sont découpées pour former deux paliers 42 destinés à servir d'appui par leur fond à l'axe entretoise 18. Ces deux paliers sont utilisés en combinaison avec deux leviers 43 qui constituent les verrous proprement dits. Ces leviers articulés autour d'un axe 44 parallèle aux axes 31 et 35 et porté par des paliers solidaires du berceau 28 se terminent, en effet, à leurs extrémités, par des becs 45 dont le rôle est de fermer les paliers 42, lorsque l'axe entretoise 18 y a pénétré. Il est bien entendu nécessaire que ces paliers soient ouverts, lorsque le berceau est retenu par les becs 34, afin de permettre le passage d'un verrouillage à l'autre.
A cet effet, chacun des deux leviers 43 porte, à proximité de son axe d'articulation 44,un doigt 46 qui, prenant appui sur le plateau 25, donne audit levier 43 une position telle que son bec 45 dégage le palier 42.
La position de verrouillage par les pattes 41 et les leviers 43 est représentée en figure 9..
Si le mouvement de descente de la console 7 se poursuit, il se produit le basculement du berceau 28 qui oscille autour de l'axe 31, tout en étant retenu dans les paliers 42 des pattes 41 par les becs 45 des leviers 43. En effet, sous l'ac- tion des ressorts 19 les bras 16 supportant l'axe entretoise 18 se déplacent vers l'arrière du chariot et par ladite entretoise obligent le berceau 28 à osciller autour de l'axe 31. Le
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berceau 28 passe donc par -coûte une suite de positions, dont l'une est représentée en figure 4.
Avant la fin de basculement du berceau 28, la bobine (ensouple par exemple) s'est trouvée déposée sur la machine (métier à tisser par exemple).
S'il s'agit de déposer la bobine sur le sol, on provoque la descente complète de l'ensemble élévateur, ce qui provoque le basculement complet du berceau comme le montre la figure 5.
La même position permet évidemment aussi le chargement d'une bobine ou ensouple sur le chariot.
Dans une variante d'exécution (figs. 10 à 13), 50 désigne le châssis d'un chariot reposant sur le sol par quatre roues 51 montées dans des chapes 52 pouvant osciller autour d'axes verticaux. Ce châssis 50 est, en réalité, constitué par des traverses 53 et par deux paires de flasques latéraux Ces derniers sont reliés entre eux par deux axes fixes, respectivement 55 et 56.
Dans leur portion comprise entre les flasques 54 de chaque paire, ces axes 55 et 56 permettent l'articulati.on, le premier, de deux bras 57 et le second du corps de deux vérins 58; les pistons de ces deux vérins sont articulés, à l'extré- mité, de leur tige, par des axes 59 aux bras précités 57. Il est d'ailleurs à remarquer que ces axes 59 traversent non pas un trou rond, mais une lumière 61 ménagée dans chaque bras 57.
Les deux bras 57 permettent la fixation amovible, par l'intermédiaire de boulons 62, des ferrures 63 solidaires d'un berceau 64 destiné à recevoir la bobine à manutentionner.
On conçoit dès lors aisément que les vérins 58 permettent, par oscillation des bras 57 autour de l'axe 55, de faire passer le berceau 64 d'une position basculée, dans laquelle il se trouve départe latéralement par rapport au chariot et
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repose sur le sol par l'un de ses bords (figure 11), à une position haute dans laquelle l'axe du berceau 64 est disposé dans le même plan vertical que l'axe du chariot (figure 12).
Afin, d'ailleurs, d'éviter qu'en cours de transport de la bobine, celle-ci ne demeure dans ce plan qui correspond à un point mort, on fait passer manuellement l'ensemble bobine- berceau 64 - bras 57, de la position représentée en figure 12 à celle représentée en figure 13. C'est la raison d'être des lumières 61 qui, sans déplacement des vérins 58, permettent ce libre déplacement angulaire des bras 57 et du berceau 64 autour de l'axe 55 jusqu'à butée des axes 59 contre les autres extrémités des lumières 61.
Il est à remarquer que le châssis du chariot sert de sup- port à deux tubes 65 qui,disposés transversalement et oblique- ment, ne débordent pas par rapport à l'empattement du châssis du chariot. A l'intérieur de chacun d'eux est monté coulissant un tube 66 qui, à son extrémité inférieure, porte un galet 67 et qui, à son extrémité supérieure se termine par une chape dans laquelle est articulée, autour d'un axe 68, une bielle 69 reliée à un levier 71 monté oscillant autour d'un axe fixe 72.
Ce levier 71 est, d'autre part, articulé à une autre bielle 73 se terminant par une patte d'accrochage 74; cette bielle 73 repose librement sur un doigt 75 solidaire du bras correspon- dant 57 supportant le berceau 64.
En période de basculement d'une bobine, les tubes intérieurs 66 se trouvent soumis à l'action de ressorts qui, non représentés au dessin, leur font prendre appui sur le sol par leurs galets d'extrémité 67. Cette disposition évite le basculement du chariot en cours de basoulement d'une bobine et ce, malgré la position en porte-à-faux du berceau et de la bobine .
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Ces bras d'appui 66 pouvant constituer une gne en cours de délpacement du chariot, il est nécessaire qu'ils puissent s'escamoter en fin de soulèvement du berceau 64. C'est le rôle du jeu de leviers 69 - 71 - 73 et du doigt 75. En effet, en fin de soulèvement du berceau, le doigt 75 du bras 57 s'engage dans la patte d'accrochage 74 du levier 73 et, du fait du déplacement de ce bras 57 dans le sens de la flèche 76 de figure 12, provoque, par suite de l'oscillation du levier 71 dans le sens de la flèche 77 de la mme figure, une traction par le levier 69 sur le tube 66 dans le sens de la flèche 78 (figure 12).
Comme il va de soi, la présente invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce chariot qui ont été ci-dessus indiquées à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quel que soit, bien entendu, l'agencement du ou des vérins que comporte le chariot.
C'est ainsi notamment que les deux mouvements nécessaires au chargement ou au déchargement d'une bobine peuvent tre successifs et non pas simultanés comme dans le cas décrit et représenté figs. 1 à 9. Le berceau est alors disposé longitudinalement, mais latéralement par rapport à 1'axe du chariot, un vérin disposé longitudinalement assurant le soulèvement et l'abaissement du berceau, tandis que deux vérins disposés transversalement assurent son basculement.
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