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L'objet de la présente invention, due à MM. René D WASSERMAN et G.M.A. BLANC, est un procédé de soudage et brasage, utilisant le flux comme indicateur de la tempéra- ture de liaison, c'est-à-dire de la température à laquelle@ il faut porter le voisinage du joint pour obtenir la liai- son entre le métal d'apport et le métal de base.
On sait que les flux utilisés dans les procédés usuels de¯soudage et de brasage remplissent plusieurs fonctions parmi
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lesquelles les plus importantes sont les suivantes : le flux doit protéger le métal de base de l'oxydation durant la chauffe, ainsi que pendant et après le soudage ou le brasage. Dans certains cas, avec les métaux légers par exemple, il doit également dissoudre ou réduire les oxydes qui peuvent se former spontanémentà l'air,, mêmeà la tempé- rature ambiante. Le flux doit aussi protéger le métal d'ap- port de l'oxydation pendant et après le soudage ou le bra- sage, et, dans certains cas, dissoudre ou réduire aussi les oxydes' superficiels.
Le flux doit faciliter en outre l'éta- lement et le. -coulée du métal d'apport fondu sur le métal de base. pour qu'un flux puisse remplir avec succès ces diverses fonctions, il faut que sa température de fusion soit inférieure à celle du métal d'apport et aussi voisine que possible de la température dite de liaison, c'est-à-dire de la température laquelle il faut porter le voisinage 'du joint pour obtenir une liaison parfaite entre le métal d'apport et le métal de base.
Il faut en outre que le flux reste actif pendant l'intervalle de température d'une part et pendant ;!' intervalle de temps d'autre part, qui interviennent lors de l'opération de soudage pu de brasage.
Le procédé objet de l'inventif est basé sur le fait que l'on a étudié et créé une gamme très complète de flux préaen-- tant ces propriétés de température de fusion, chacun de ces flux étant adapté à un ensemble formé d'un métal d'apport et d'un métal de base ou d'un métal d'apport et d'un groupe de métaux de base déterminés.
Ce procédé est caractérisé par les moyens mis en oeuvre, pris aussi bien dans leur ensemble que Séparément, .et plus
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particulièrement par le fait qu'après avoir enduit le métal de base d'un flux spécialement étudie, on chauffe le métal de base au voisinage du joint à la température de liaison.
Le flux agit comme indicateur de ladite température de liaison, celle-ci étant atteinte précisément au moment de la fusion du flux. Lorsque le flux devient liquide et s'étale sur.la pièce à souder, on procède au soudage ou ai brasage.
Le soudeur ayant à sa disposition pour chaque ensemble métal d'apport - métal de base ou métal d'auport - groupe de métaux de base un flux indicateur de température spécialement étudié pour remplir les conditions sus-mentionnées, peut ré- gler facilement et avec la précision voulue la température de chauffe de la pièce à souder ou à braser, en évitant ainsi Les inconvénients dérivant soit d'une chauffe insuffisante soit d'une surchauffe du. métal de base.
Le flux, qui peut être utilisé soit sous forme d'enro- bage de la baguette, soit séparé/ment sous forme de poudre, de pâte ou de liquide, sert ainsi bien de véritable indica- 'taux de la température de liaison.
Exemple¯1 :
Soit un flux pour le brasage de l'aluminium et des alliages d'aluminium, contenant 20-30 % en poids d'au moins l'un des chlorures de cadmium et chlorure de zinc, mais au moins 20 % de chlorure de cadmium; de 25-30 % en poids de chlorure de lithium, le total des sels précités atteignant au moins 50 % en poids;environ 10 % en poids d'un fluorure de sodium et le reste essentiellement sous forme de chlorures de sodium et de potassium, Par un dosage approprié, on obtient pour un tel flux un intervalle de fusion compris entre o 415-500 C.
Soit également un métal d'apport pour le brasage
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de l'aluminium, contenant des éléments d'alliage tels que le silicium ou autres, choisis de telle manière ':;ne la tempéra- ture de liaison, par rapport au métal de base, soit d'environ
500 C Si l'on élève la température du métal de base au voisinagedu joint à environ 5000 C, après l'avoir enduit préalablement dudit flux, on constate Que ce dernier est mis en fusion, devenant complètement liquide. Ceci indique pré- cisément que la température de liaison a été atteinte.
C'est le moment pour procéder'.!, l'opération de brasage, qui se fait avec la maximum de facilité, dans les meilleures conditions de liaison entre le métal d'apport et le métal de base.
Exemple 2 : Soit.un flux: pour le brasage, à l'aide de soudures-argent, de métaux ferreux, métaux cuivreux, nickel, aciers inoxydables et fortement alliés, métaux duis, etc. contenant des borates et des sels de métaux légers, choisis et deséà de telle manié- re que l'intervalle de fusion soit compris entre 525 et 550 C.
Soit également une soudure-argent, contenant essentiellement , du cuivre.du zinc, de l'argent et du cadmium, ces éléments 'd'alliage étant choisis et dosés de sorte que la température do liaison par rapportau métal de base soit c'environ 5500 C.
Si l'on élève la température du métal de base au voisinage du o joint à environ 550 , 0 après l'avoir enduit préalablement dudit flux, on constate plis ce dernier fond et devient coin- plètement liquide.Comme dans - l'exemple précédent, la fusion du flux indique ici aussi que la température da liaison, c'est- à-dire la tempàrature à laquelle il faut procéder au brasage, vient d'être atteinte.