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La présente invention se rapporte à un procédé de préparation de pièces complémentaires du corps humain, en particulier à ce qu'il est convenu d'appeler épithèses et pro- thèses, en particulier pour la partie extérieure du corps humain, notamment les oreilles, le nez et les joues.
En vue de la préparation de telles pièces complémentaires, on se servait jusqu'à ce jour de matières demeu- rant souples commes les gélatines, le chlorure de polyvinyle et les copolymères souples à base d'esters acryliques, d'esters méta- cryliques et d'acrylontrile, que l'on obtenait en la forme voulue par coulée ou compression dans un moule. Les matières de départ
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dans ces circonstances sont ou bien des solutions gélifiantes ou encore des polymérisats plastiquement déformables à tempéra- ture élevée.
Les matières de cette nature, utilisées jusqu'ici ne satisfont nullement, ou ne le font que de manièretrès imparfaite aux exigences formulés pour une matière servant à la préparation d'éléments complémentaires. 'En particulier, les gélatines s'altèremtn très rapidement sous l'influence des sécré- tions du corps qui déterminent une modification rapide de la matière et, la plupart du temps, rendent nécessaire après quelques jours le renouvellement de l'élément de complément. Le chlorure de polyvinyle subit une forte variation de couleur déjà au bout d'un temps court de portée; en outre, les plastifiants émigrant à l'extérieur, provoquant le durcissement et rendent les pièces de complément propres à leur portée ultérieure.
Les copolymères souples de la série acry- lique et métacrylique donnent de meilleurs résultats, particuliè- rement lorsqu'on leur adjoint du polyacrylonitrile pour éviter la coulée à froid. Mais, l'emploi ce ces matières, par suite des températures élevées nécessaires pour la mise en forme et en raison des moules qui doivent présenter une résistance en rapport) est rendu difficile.
On a trouvé présentement que les éléments complémentaires du corps humain en silicones vulcanisées à froid satisfont tont particulièrement aux exigences à formuler en ce qui concerne le façonnage et la durabilité,la résistance même vis-à-vis des conditions atmosphériques et surtout du point de vue esthétique et physiologique. Les silicones servant à cette application existent dans le commerce sous la forme de matières coulables, étendables ou pétrissables. Par addition de systèmes fe durcissement, qui le plus souvent se composent de sux compo- sants, elles durcissent à des températures basses par vulcanisa- tion dite à froid.
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Comme système de durcissement, la combi- naison d'esters siliciques avec des bases organiques a fait ses preuves. Comme esterssiliciques on peut utiliser par exemple du silicate de tétrallyle, du silicate de tétraéthyle, l'ester hexally- lique d'acide disilicique ou l'ester octaéthylique diacide trisi- licique, comme bases organiques des aminés, en particulier des aminés secondaires aliphatiques, aromatiques ou aliphatico-aroma- tiques comme la dibutylamine, la di-n-hexy lamine, la di-n-propy- lamine, la pipéridine ou la tétraéthylène pentamine.
Conviennent cependant aussi les amines primaires arylaliphatiques, par exem- ple la benzylamine ou la bèta-phényléthylame,
Les silicones sont déjà employées depuis quelques années dans le secteur médical comme bases d'onguents ou par vulcanisation à chaud pour des implantations telles que les veines artificielles, trachées morceaux d'intestins* Leur aptitude particulière à servir comme éléments complémentaires du corps humain par vulcanisation à froid surprend.
Les silicones peuvent, sans influencer défavorablement leurs propriétés avantageuses., être additionnées de matières de charge, par exemple d'oxydes, en particulier de SiO , TiO , ZrO, de silicates pulvérulents, de fibres de verre
2 2 2 ou de poudre de verre, de poudre d'ivoire, d'os et de matière artificielle, qui fréquemment produisent un supplément de solidi- té et de résistance au déchirement des épithèses et prothèses obtenues. Les silicones se laissent teinter avec facilité., si bien que l'on peut adjoindre des matières colorantes de tout gen- re aux silicones en vue d'adapter déjà la matière première au but d'application envisagé . En particulier, par l'addition de fibres artificielles de diverses colorations, la matière peut prendre un aspect très naturel.
Les silicones peuvent aussi être moulées sur des pièces renforactirces genre squelette, par exem- ple en métal, verre, corne, matières artificielles durcies et os.
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Lea silicones du genre précisé. plus haut permettent une préparation rapide, simple et de forme particuliè- rement correcte des éléments complémentaires avec peu d'accessores auxiliaires. Par exemple on introduit dans le moule, lequel con- siste en le négatif usuel en plâtre ou directement en la matière de copie, par exemple de l'alginagte, des fractions d'éléments de coloration adéquate de nuance diverse, et l'on peut en l'occurenca utiliser de la matière partiellement opaque et partiellement trans- lucide. La surface est ensuite traitée avec des solutions de ma- tières colorantes et de silicones dans des solvants organiques, par exemple de l'éther de pétrole ou du benzène, en veillant à ce que les pores, veines, etc, soient appliquées en rapport avec les conditions naturelles.
Si une partie de la substance de base pre- nait une coloration qui s'éteigne trop de l'aspect naturel, on peut l'enlever par découpage et la remplacer par une autre quantité de matière adéquatement colorée. Après la vulcanisation à froid, l'élé- ment complémentaire constitue un élément en une seule pièce. Le toucher est celui de la chair naturelle recouverte de la peau. Le façonnage ultérieur se fait par traitement avec des couteaux, des pierres à aiguiser, des fraises, du papier émeri, des agents ou disques de polissage. En cas de procédé exact de copie, la piè- ce est toutefois ajustée sans autre façonnage et la surface corres- pond aux moules du corps.
On a e outre la possibilité de pouvoir amé- liorer rapidement et de manière durable au moyen de silicones vul- canisables à froid les dommages ultérieurs occasionnés à un élément complémentaire préparé confermément à l'invention. Lors de l'ajus- tage, on peut également porter rapidement remède à de petits défauts de forma et de coloration en les améliorant de manière adéquate à l'aide de silicones vulcanisables à froid. Dans le cas des matières utilisées jusqu'ici, déformables uniquement à chaud garnissage et l'amélioration des pièces complémentaires se lamentaient à des
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difficultés importantes.
Par l'emploi des silicones décrites, ces réparations peuvent s'exécuter en un temps très court en présence du patient. Il est évident que par le nouveau procédé on peut aussi préparer des pièces complémentaires en dehors de la région du visage, par exemple des organes artificiels pour les doigts, les mains, les motets, ou des parties du pied.
Le nouveau procédé offre de l'intérêt en outre pour la confection de moulages, de modèles anatomiques res- semblants, que l'on fabriquait en général jusqu'ici en cire colo- rée.
Les éléments complémentaires obtenus suivant le nouveau procédé se distinguent par une transparence exceptionnel le, une résistance à l'eau extraordinaire et par de la résistance envers les sécrétions du corps; ils sont de couleur stable et pos- sèdent un aspect très naturel, semblable à celui de la- peau*
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1,- Procédé de préparation d'éléments com- plémentaires du corps humain, en particulier pour sa partie exté- rieure, caractérisé en ce que l'on utilise une silicone rapidement vulcanisable aux températures basses et qui peut aussi le cas éché0 ant contenir des matières de charge de toute nature, tels que par exemple des oxydes, des fibres de verre ou de la poudre de verre, de la poudrè d'ivoire, de la poudre d'os, des matières artificielles et des colorants et qui peut être moulée également surun squelette en métal, verre, corne, matières artificielles dures ou os.