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On a reconnu depuis de nombreuses années qu'i est désirable d'établir des bobines ou enroulements élec- tromagnétiques en 'feuilles minces et en tôle d'aluminium pour les transformateurs et autres dispositifs électroma- gnétiques mais'l'on a rencontré de grandes difficultés pour réaliser les.revêtements diélectriques qui non seulement assurent de manière satisfaisante l'isolement des surfaces des bandes, mais encore procurent un bon isolement des bords des bandes de métal mince.
Dans le
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découpage des bandes à partir des tôles de largeur cou- rante, il se forme sur leurs bords des saillies aiguës ou des bavures de dimensions.microposcopiques. Des essais ont été faits pour éviter les effets de l'état grossier des bords des bandes'et pour obtenir des bobinages à partir'de ces bandes enles enroulant avec du papier intercalé entre les spires pour produire un isolement du- rable, après on découpe le métal de la bande sur ses bords, en traitant le bobinage avec des produits chimiques neutres vis-à-vis de l'isolement du papier, de manière à laisser entre les-bords extérieurs des spires des saillies d'isolement.
D'autres essais ont été faits pour revêtir les bandes d'un enduit d'émail et pour appliquer un revête- ment d'oxyde aux bandes d'aluminium, en faisant passer celles-ci à travers un bain, par exemple un bain élec- trolytique. Toutes ces tentatives ont échoué en raison du défaut d'isolement convenable sur les bords ou de l'accumulation sur les bords des bandes de matière d'iso- lement appliquée, quand on utilise une matière telle que des résinas, ces bords en surépaisseur empêchant les bandes d'être mises sous forme de bobinage dans. lesquels les spires .sont symétriquement planes et le bobinage final suffisamment compact.
On a constaté aussi qutune pellicule traitée ou oxydée anodiquement sur les bandes d'un bobinage en aluminium procure de nombreux avantages par rapport à d'autres matières d'isolement appliquées. Un tel revêtement anodique inor- ganique constitue un isolement plus permanent et permet aussi le fonctionnement de l'appareillage à des tempéra- -tures plus élevées que les isolements organiques ; de
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plus, il rivalise avec les verres plus coûteux, le mica et d'autres isolements inorganiques. Les pellicules ano cliques, donnent aussi un isolement convenable avec un mini- mum d'épaisseur d'isolement.
Pour aboutir au produit et au procédé faisant l'objet de la présente invention, on a d'abord essayé de traiter les bords, présentant d'inévitables bavures de feuilles d'aluminium de 0, 2 mm d'épaisseur par exemple par une-pellicule d'oxyde au moyen, à la fois, de procé- dés chimiques et électrochimiques, et aussi de revêtir d'émail. les bobines de feuilles d'aluminium.
Ces essais n'ont pas eu de succès par suite du défaut d'isolement approprié sur les saillies aiguës de la feuille. On a tenté d'enlever les bavures des bords en les faisant fondre, mais un arc électrique produisait un cordon même lorsqu'on avait recours à des contrôles très précis. Une telle formation-de cordon est indésirable par suite de l'épais- seur accrue des bords qui en résulte et des problèmes d'espace et d'isolement. On est finalement parvenu à un succès avec le procédé objet de la présente invention.
La présente invention est fondée sur l'inaptitude du procédé d'oxydation appliqué aux bandes minces d'alu- minium découpées vendues pour botinages électromagnétiques telles que celles'qui sont utilisées dans les transfor- mateurs, à donner des revêtements d'oxydes diélectriques convenables sur des bandes minces d'aluminium, même lors- qu'elles sont découpées à partir de bandes plus larges avec un très grand soin, étant donné que des bavures microscopiques sont inévitablement produites et la solu- tion du problème, après des expériences très étendues utilisant divers procédés, à conduit à découvrir que
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des bandes d'aluminium découpées minces, même de 0,2 mm et moins, quand elles sont obtenues avec un bord arrondi lisse,
visible après agrandissement, permettent l'oxyda- tion uniforme sur les bords de la tôle ainsi que sur ses surfaces principales, et que lesdits bords arrondis de la tôle.peuvent être obtenus mécaniquement ou, de préférence, par un traitement combiné mécanique et chimique de ces bords.
On va décrire maintenant l'invention en se réfé- rant au dessin annexé sur lequel : la Fig 1 est une microphotographie de la partie marginale, dedroite d'une section transversale d'un bord découpé dans un premier échantillon d'une bande mince d'aluminium de 0,2 mm d'épaisseur, cette vue montrant le bord avec bavure obtenu même après un découpage très soigneux de la bande; 'la fig 2 est une microphotographie de l'échantil- lon de la fig 1 après un traitement anodique, qui montre que, bien que les bavures soient quelque peu moins aiguës, elles subsistent cependant, ce qui fait que le traitement anodique n'isole pas le bord d'une façon convenable, comme on.l'a établi au cours d'essais infructueux pour produire des bobinages magnétiques à partir d'une bande ;
la fig 3 est une vue semblable à la fig 1 mon- trant une coupetransversale du bord de droite d'un se- cond échantillon de bande découpée de 0,2 mm d'épaisseur, même après'que l'on a apporté une attention particulière lors du découpage à l'effet de réduire les bavures à un minimum; la fig 4 est une vue de l'échantillon du bord de bande représenté sur la fig 3, après arrondissement mécanique du,= bord conformément au procédé faisant l'objet
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de la présente invention; la fig 5 est une vue du même échantillon de bord représenté sur les fig 3 et 4 après polissage chimique;
la fig 6 est une vue beaucoup plus agrandie de la partie d'angle de droite de l'échantillon représenté sur la fig.4 un degré moindre d'arrondissement du bord ayant été exécuté (par rapport à la fig 5) et après re- vêtement anodique; la fig 7 est une vue en perpsective d'un trans- formateur comprenant des bobines formées de bandes d'alu- minium produites conformément à l'invention; la fig 8 est une coupe en élévation faite par 8-8 de la fig 7; la fig 9 est un schéma de circuits montrant les liaisons électriques aboutissant aux bobinages du trans- formàteur des fig 7 et 8 la'fig 10 est un diagramme montrant les propriétés diélectriques du revêtement isolant applqué à des bandes à partir desquelles on a formé les bobinages du transfor- mateur ;
la fig 11 est une vue en perspective d'un appa- reil à brosses servant à traiter mécaniquement les bords des bandes; la fig 12 enfin, est une vue schématique illus- trant l'opération de brossage en ce qui concerne l'action exercée sur les bords à la partie supérieure de la bande.
On-voit sur la fig 1 un fragment fortement agran- di d'une microphotographie du bord de droite d'une bande 20 d'aluminium soigneusement découpée dans une bande ou tôle relativement large par des procédés habituels de découpage, le fragment étant désigné d'une manière géné- rale par 21. Dans le cours normal de l'opération de
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découpage, on constate la présence de saillies microsco- piques très pointues telles que celles qui sont représen- tées .en 22, d'un coin 24 à angle vif et de poches ou evi- déments 25 fortement convergents.
@ Conformément aux procédés utilisés jusqu'ici pour isoler la bande découpée, le fragment 21 de la fig 1 est représenté sur la fig 2 après avoir subi un traitement anodique, qui forme un revêtement isolé 26 formé de façon intégrante. Sur la fig 2, le revêtement 26 est représenté de manière fortement exagérée, dans un but d'accentuation et d'illustration schématique. Toutefois, dans les mi- . crophotographies réelles, le revêtement lui-même ne peut pas être clairement discerné.
Il y a lieu de noter qu'à l'endroit des poches ou évidements 25 fortement conver- gents après traitement anodique, comme on le voit sur la fig 2, dt à l'endroit des saillies 22 très pointues res- tantes, ainsi qu'aux coins 24, la répartition du champ électrostatique pendant le procédé de traitement anodique est telle qu'elle empêche la formation d'un revêtement isolant appréciable quelconque.
Comme résultat de cette distribution irrégulière du revêtement isolant 26, une tentative quelconque pour. enrouler'des bobinages électromagnétiques en utilisant des bandes d'aluminium anodisées ou oxydées anodiquement ayant la configuration des bords latéraux représentée sur. les fig 1 et 2, donne lieu à une structure dans laquelle les bords latéraux extrêmes de la bande sont effectivement, sinon réellement, dépourvus de tout isolement. Ceci a bien entendu pour conséquence la mise en court-circuit de spires, même si la tension par spire peut être relativement basse.
Les fig 1 et 2 illustrent clairementles problèmes inhé-
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rents qui se posent lorsqu'on essaie de former un bobi- nage électromagnétique en utilisant cette bande d'alumi- nium mince anodisée qu'on a découpée par les procédés et appareils habituels de découpage.
La fig 3, qui est semblable à la fig 1, illustre un fragment du bord extrême de droite d'un échantillon différent de bande telle qu'on l'obtient à l'aide de l'appareil de découpage. Comme dans le cas de la fig 1 le fragment de bande est désigné d'une manière générale par 27 sur la fig 3 et comprend les coins habituels 28 et 29 à angle vif, des irrégularités très pointues 30 et des poches ou évidements 31 fortement convergents. Au lieu d'opérer directement pour appliquer un revêtement électriquement isolant à l'échantillon représenté sur la fig 3, on soumet d'abord les bords de la bande 20 dont. on a représenté un fragment 27, à un procédé spécial de brossage mécanique tel qu'il sera décrit avec plus de détails ci-après.
Ce procédé de brossage produit un bord de coin vertical relativement rectiligne 32 contigu à des bords supérieur et inférieur 33 et 34 doucement arron- dis. Le bord vertical 32 est raccordé aux bords arrondis supérieur et inférieur 33 et 34 aux coins 37 et 38 res- pectivement. On soumet ensuite la* bande à un procédé de polissage chimique qui émousse les coins 37 et 38 Dans l'état représenté sur la fig 5, le bprd de la bande est idéal pour le traitement anodique comme on le décrira avec plus de détails ci-après.
Sur la fig 6, on voit que le procédé d'arrondis- sèment du bord a été appliqué dans une mesure moins pro- noncée que dans le cas de la fig 5. Seule partie inférieure de droite de la coupe est visible sur la fig
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qui est plus fortement agrandie que la fig 4. sur la fig 6, le fragment 27 est représenté après anodisation et il porte un revêtement continu mince 40 de matière isolante de l'électricité recouvrant complètement les surfaces de la bande.
En raison du fait que les surfaces unies 32 et 33 et que le coin arrondi 3$ sont effectivement exempts d'irrégularités très pointues ou de poches ou évidements fortement convergents, comme on le voit en'30 et 31 sur la fig-3, on obtient une épaisseur assez uniforme de revêtement. Les propriétés diélectriques de ce revête- ment sont suffisantes aux points d'épaisseur minimum pour donner le degré désiré d'isolement électrique. Ceci peut se voir sur la fig 10, comme on l'explique avec plus de détails ci-après.
Comme exemple d'une application pratique pour ' des bandes-isolées de feuille mince d'aluminium traitées de cette manière, on a représenté sur les figs 7 et 8 un transformateur de distribution à quatre enroulements re- froidis par de l'air de 440-220-110 volts et 10 KVA. Le transformateur de distribution est désigné d'une manière générale par 45 et comprend une armature constituée par des tôles 'feuilletées 46 superposées alternativement et ayant les formes habituelles en E et en I, assemblées de manière à constituer un noyau de transformateur habi- tuel à deux,évidements comportant une branche magnétique centrale 47- qui passe à travers les centres évidés des bobinages du transformateur, à la manière habituelle.
Les extrémités supérieure et inférieure de la branche centrale 47 sont reliées l'une à l'autre par l'intermé- diaire des parties supérieure, inférieure et latérale de noyau de tôles 46 en formant un trajet de retour magné- tique 48 à faible reluctance, à la manière connue. Le @
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noyau 46 est supporté sur des barres 51 s'étendant trans- versalement en forme d'U inversé en section transver- sale, et qui servent de semelle de montage pour le trans- formateur 45. Les barres 51 sont percées de trous de montage 52 à leurs extrémités pour recevoir des disposi- tifs de fixation tels que des boulons ou des vis, à l'effet de fixer le transformateur 45 sur une surface de montage.
Le transformateur 45 comprend encore des cornières inférieures parallèles espacées 53 réunies les unes aux autres par des boulons 54 qui maintiennent les tôles du noyau 46 à leurs extrémités inférieures. Des vis 55 fixent les cornières inférieures 53 à la semelle de mon- tage 51.
A leurs extrémités supérieures,les tôles du noyau 46 sont fixées entre des cornières supérieures 57 au moyen de boulons 58 et 59. Les boulons 59 passent . dans des trous alignés (non figurés) formés dans les tôles du noyau 46. '
Sur la surface supérieure des cornières supérieu- res 57 se trouvent des blocs à bornes 60 et 61 avant et arrière, respectivement, formés d'une matière isolante de l'électricité et fixés à ces cornières par des vis 53 qui y sont vissées etpar des écrous coopérants 64 qui pressent vers le bas sur les surfaces supérieures des blocs' à bornes 60 et 61.
Le transformateur 45 est représenté à titre d'illustration avec quatre enroulements individuels mon- tés sur la branche centrale 47 du noyau. Ces enroulements comprennent des enroulements secondaires supérieur et inférieur 65 et 66 de forme cylindrique creuse, disposés
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concentriquement dans les enroulements primaires cylin- driques creux supérieur et inférieur 67 et 68 respec- tivement.
Les enroulements supérieurs 65 et 67 sont sépa- rés des enroulements inférieurs 66 et 68 par une pièce d'espacement isolante centrale 69 s'étendant horizonta- lement. Les enroulements supérieurs 65 et 67 sont ¯séparés des surfaces internes supérieures du noyau 46 par une pièce d'espacement supérieure 70. Les enroule- ments' inférieurs 66 et 68 sont séparés de la même manière des surfaces internes inférieures du noyau 46 par une pièce d'espacement inférieure 71. Chacun des enroulements primaires 67 et 68 est isolé des surfaces latérales in- ternes du noyau 46 par une couche externe individuelle 73 de matière isolante appropriée, telle que de la batiste vernie, de la toile de verre filée, etc..
Les diamètres externes des enroulements secon- daires'internes 65 et 66 sont plus petits que les diamè- tres internes des enroulements primaires 67 et 68 Les enroulements primaires 67 et 68 sont maintenus concen- triquement par rapport aux enroulements secondaires 65 et 66 au moyen d'une série de coins ou d'organes d'espa- cement 74 circonférentiellement espacés, faits en une matière isolante de l'électricité et interposés'entre les enroulements primaires et secondaires. Les enroule-- ments.secondaires 65 et 66 sont isolés chacun de la branche centrale.47 du noyau par un,tube 75 de matière isolante sur lequel est bobiné chaque enroulement se- condaire.
Les espaces courbes entre les coins ou organes d'espacement. 74 qui séparent les enroulements primaires
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67 et 68 des enroulements secondaires 65 et 66 délimi- tent des conduits ou passages 75 pour la circulation d'un fluide de refroidissement autour des enroulements. Dans le transformateur 45 représenté à titre d'illustration sur les figs 7 à 9,.le fluide de refroidissement est de l'air. Dans une variante, on peut utiliser de l'huile si on le désire et le transformateur 45 est, dans ce cas, . enfermé dans un réservoir approprié étanche à l'huile.
La fig 9 montré un schéma du circuit électrique du transformateur 45. L'extrémité interne de l'enrou- lement secondaire supérieur 65 est reliée par un conduc- teur 77 à,une borne x1 montée sur le bloc arrière 61.
L'extrémité externe de l'enroulement supérieur secondaire
65 est reliée par un conducteur 78 à une borne X2 montée aussi sur le bloc arrière 61.
L'extrémité interne de l'enroulement secondaire inférieur 66 est reliée par un conducteur 79 à une borne
X3 montée sur le bloc avant 60 et son extrémité externe est reliée par un conducteur 80 à une borne X4 montée aussi sur le bloc avant 60.
L'extrémité interne de l'enroulement primaire supérieur ¯67 est reliée par un conducteur 81 à une borne
Hl montée sur le bloc avant 60 son extrémité externe étant reliée par un conducteur 82 à une borne H2 montée aussi sur ce bloc 60. @
L'extrémité interne de l'enroulement primaire in férieur 68 est reliée par un conducteur 83 à une borne
H3 du bloc arrière 61, son extrémité externe étant reliée par un conducteur 84 à une borne H4 montée aussi sur ce bloc 61.
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Chacun des enroulements 65 à 68 est constitué par au moins une longue bande de largeur uniforme enrou- lée sous forme de rouleau suivant une configuration cy- lindrique creuse, les bords latéraux de la bande étant en alignement. Là où on désire une section transversale plus grande pour le conducteur, et un nombre plus petit de spires pour l'enroulement, on peut utiliser de la ma- tière en bande ayant une jauge plus grande, ou bien on peut enrouler simultanément deux ou plusieurs bandes, en parallèle, l'une étant superposée à l'autre pour for- mer un enroulement double ou parallèle.
Dans le cas d'un enroulement double ou parallèle, les extrémités internes de toutes les bandes sont reliées à une borne terminale commune formant une ferrure ou à un conducteur et leurs extrémités externes sont toutes reliées de la même manière à une borne terminale extérieure commune ou à un fil conducteur.
Dans l'exemple représenté,'les enroulements pri maires 67 et 68 et le noyau de tôles 46 ont des dimensions convenables pour l'alimentation à partir d'un secteur à 220 volts-et 60 cycles, les enroulements 67 et 68 étant reliés en parallèle ou bien de manière à être excités à partir d'une alimentation à 440 volts, les enroulements 67 et 68 étant reliés en série. Les enroulements secon daires 65 et 66 peuvent être couplés en parallèle ..pour débiter 110 volts ou en série pour débiter 220 volts.
A titre d'exemple, les bobinages des enroulements primaires 67 et 68 peuvent être formés chacun par une double bande d'aluminium anodisé de 85,7 mm de large et 0,2 mm environ d'épaisseur, pour constituer 84 spires composées 'chacune de deux couches superposées. Lex en-
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roulements secondaires 65 et 66 peuvent être formés de manière analogue pour donner 42 spires si l'on utilise de la matière de 0,2 mm d'épaisseur, mais il est préfé- rable d'utiliser de la matière de 0,375 mm d'épaisseur pour égaliser les pertes par effet Joule dans les enrou.. lements primaire et secondaire et pour distribuer de manière plus uniforme les effets d'échauffement.
L'alu- minium-est de préférence d'une qualité sensiblement pure, connue dans le commerce sous la désignation 2S dont la dureté est comprise entre 25 et 100 pour cent.
Sur les figs 11 et 12, la bande 20 d'aluminium est représentée après découpage enroulée sous forme de rouleaux 88 montés sur un arbre 89 formant mandrin qui est convenablement freiné ou retenu de quelque autre ma- nière à partir duquel le rouleau est dévidé par des disposi- tifs de traction et de réenroulement habituels (non figurés), de manière.à maintenir la bande 20 en mouvementlongitu- dinal continu sous une tension appropriée.
Deux brosses circulaires 90 et 91 tournant en sens inverse et montées respectivement sur des arbres 92 et 93 parallèles et espacés, qui sont actionnés méca- niquement portent contre les parties marginales laté- rales de la bande.20.sur ses surfaces supérieures. L'ac- tion des brosses 90 et 91 est de préférence symétrique, du fait que les'arbres 92 et 93 sont commandés individuel- lement à des vitesses égales à partir d'une source com- mune d'énergie et d'une transmission par engrenages ou autre dispositif analogue qui a,été omis sur le dessin pour la simplicité de l'illustration.
Un bloc rentangulaire fixe d'appui 95 est dis- posé sous la bande 20 en mouvement et en contact avec
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celle-ci à l'endroit où ses bords sont en contact avec les brosses 90 et 91. La surface supérieure du bloc d'appui 95 supporte symétriquement la bande 20 pour limi- ter la courbure transversale sur .ses parties marginales qui sont en contact avec les brosses 90 et 91, en permet- tant ainsi d'appliquer un degré appréciable de pression . de brossage aux bords de la bande relativement mince 20, -sans qu'il soit nécessaire de donner un degré excessif de tension à ladite bande.
Après traitement de ces surfaces marginales supérieures par des brosses 90 et 91, la bande 20 avance vers une seconde paire de brosses 96 et 97 tournant en sens inverse qui brossent les surfaces inférieures des parties marginales de ladite bande 20. Les brosses 96 et 97 sont disposées de la même manière que les brosses .
90 et 91, sauf que le bloc d'appui 98 qui y est associé est disposé au-dessus de la bande 20 au lieu d'être disposé au-dessous de celle-ci, comme dans le cas du bloc d'appui 95 associé aux brosses 90 et 91.
On n'a représenté que deux paires de brosses 90-91 et 96-97. Il est bien entendu toutefois que l'on pour- rait disposer si on le désirait un ou plusieurs jeux de brosses de plus. Habituellement, deux jeux complets de brosses comme ceux qui sont représentés sur la fig 11 conviennent pour enlever les irrégularités des bords de la bande dans une mesure suffisante pour la préparer en vue du polissage-chimique ultérieur de ces bords,' comme on l'a décrit ci-après.
Dans la pratique, on a obtenu des résultats sa- tisfaisants en.utilisant des brosses de 305 mm de dia- mètre environ avec des filaments étroitement massés,
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dans le cas des filaments de bronze de 0,125 mm environ d'épaisseur et avec une longueur utile de 85,7 mm. Dans le cas de brosses ayant des filaments de fibres, on a reconnu qu'il était satisfaisant d'utiliser une grosseur de filament de 0,25 à.0,63 mm avec la même longueur utile de filament que dans le cas des filaments en bronze.
On fait fonctionner les brosses à filaments de bronze à des vitesses de 400 à 600 tours par minute et on fait fonctionner à 1500 à 1800 tours parminute les brosses à filaments de fibres, en utilisant un abrasif approprié quelconque, de préférence passant au tamis de-200 mailles.
Le sens de rotation de chaque brosse est tel qu'elle exerce une force tendant à faire dévier la bande trans- versalement, comme on l'a indiqué sur la fig 12, les forces de brossage exercées par les deux brosses de chaque paire étant sensiblement,égales et dirigées en sens inverse, de telle manière que la bande n'est tirée latéralement dans aucun sens. De préférence, la force de brossage est exercée sur les bords de la bande sous un angle de 45 environ par rapport au point horizontal de contact avec le bord de la bande 20 comme on le voit sur la fig 12.
Après le brossage, on-nettoie chimiquement et mécaniquement la bande 20, puis on la rince dans l'eau, le rinçage à l'eau étant' suivi d'un polissage chimique dans une solution aqueuse d'un acide à une température de 76 à 93 C. A titre d'exemple,, la solution peut être constituée par un'mélange d'acide phosphorique et 'd'acide nitrique comprenant 95% de H3PO4 à une concentration de 85% et 5% d'HNO3 à une concentration de 65% La durée du traitement de polissage chimique est de l'ordre de 1 à
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2 minutes et il suffit d'appliquer le traitement aux par- ties marginales de la bande.
Après le polissage chimique, on rince la bande dans l'eau et on la sèche à l'air.
Après séchage à l'air, on soumet la bande à un traitement d'anodisation, par exemple à l'acide sulfurique en utilisant un courant continu d'une intensité de 2,7 à 3,2 amp/dm2 de surface totale de bande à enduire, la borne positive étant reliée à la bande. Le bain peut être une solution aqueuse diacide sulfurique à une concentration de 15 à 18% et à une température d'environ 21 C. la durée du traitement peut être d'environ 6 à 13 minutes, ce qui provoque la formation d'un revêtement d'oxyde fai- sant corps avec la bande, et qui est d'épaisseur suffi- sante pour s ervir d'isolant approprié quand la bande est enroulée sous forme d'un rouleau pour servir d'enroulement de transformateur.
Après achèvement du traitement d'anodisation, on peut, si on le désire, sceller la bande isolée par immer- sion dans l'eau chaude à 93 C et on peut utiliser un scellement ultérieur à la vapeur. On sèche alors la bande à l'air. A ce moment, la bande peut être revêtue de silicium.
La fig 10'est un diagramme montrant la résistance mécanique du diélectrique constitué par un revêtement produit par le procédé ci-dessus à la fois à la surface de la bande et sur ses bords. Ccmme on le voit sur le diagramme, la résistance mécanique du diélectrique aug- mente avec l'accroissement de la durée du traitement d'anodisation (en abscisses). Un essai de la résistance mécanique du diélectrique sur les bords de la bande en utilisant une électrode constituée par une masse de mer-
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cure montre nettement la présence d'un revêtement isolant appréciable et efficace, comme cela est indiqué par la courbe' inférieure. Le diagramme montre l'effet de l'é- paisseur du revêtement sur la tension de claquage (en or- données).
Les conditions de l'essai sont les suivantes : attaque 30 secondes ; (acide nitrique et acide phos- phorique, 2 minutes) 2,7 ampères par décimètre carré; 21 C ; 15-18% de H2SO4 Sur le diagramme, la courbe A correspond aux bords de la-bande (avec masse de mercure)-; la courbe B correspond à la surface. Après séchage, on peut enrouler la bande au moyen d'une machine à bobiner habituelle pour constituer un enroulement de transfor- mateur sous forme d'un rouleau de forme cylindrique creux, une huile au silicium appropriée étant appliquée comme lubrifiant pendant l'opération de bobinage.
Les connexions sont faites ensuite sur les extré- mités de l'enroulement puis le transformateur est assemblé et essayé à la manière habituelle.
REVENDICATIONS
1 - Transformateur électrique comprenant un inducteur électrique constitué par une bande allongée d'aluminium mince conducteur de l'électricité, caractérisé en ce que la bande est disposée' sous la forme d'un rouleau cylindrique creux, les surfaces marginales latérales de bande étant à l'alignement et étant unies, et un revêtement continu mince de matière isolante de l'électricité recouvrant complète- ment les faces de la bande et ses bord latéraux.
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