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L'invention est relative aux moulinets dits à tambour fixa, c'est à dire appartenant au genre dans lequel, pendant la.phase du lancer, la bobine, dont l'axe est parallèle à la canne à pêche, est en principe immobile, tandis que le fil se déroule librer:lent.
Il est connu que ce mode de déroulement présente l'inconvénient de tordre le fil une fois sur lui -urne pour chaque spire déroulée.
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Cet inconvénient peut être compensé pendant la phase d'enroulement du fil, si 13 fil est enroulé en produisant une torsion en sens inverse, ce qui est usuellement obtenu par l'enroulement au moyen du dispositif connu sous le nom du pick-up qui provoque l'enroulement par une rotation relative de la bobine et du pick-up, l'axe de la bobine restant parallèle à la direction de la canne à pêche.
Cependant le frottement du fil sur le pick-up entraine divers inconvénients, nota-ment la fatigue et l'usure du fil .
Le présente invention a pour objet de supprimer le pick-up tout en mettant en oeuvre un mode d'enroulement qui assure une torsion du fil égale et en sens inverse par rapport à la torsion subie par le fil pendant le déroulement.
Le moulinet du genre dit à tambour fixe selon l'invention appartient à l'espèce en soi connue dans laquelle la bobine est montée de manière à ce que l'axe, parallèle à la canne à pêche pendant le déroulement, comme dans les moulinets à tambour fixe puisse être rendu perpendiculaire à la direction de la canne à pêche pendant l'enroulement, comme dans les moulinets à bobine dite tournante.
De mode, de réalisation spécifique des moulinets à tambour fixe ne s'est pas développé dans la pratique, pré cisément par ce que le fil est enroulé sans être dévrillé.
La présente invention a pour objet un perfectionnement à cette espèce, perfectionnement grâce auquel le fil
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est dévrillé pendant le phase d'enroulement en l'absence de tout pick-up.
Selon l'invention, la bobine est montée sur un support tel que, pendant l'enroulement, la bobine soit soumise non seulement au mouvement usuel de rotation autour de son axe, mouvement qui assure l'enroulement, mais encore à un mouvement de rotation autour d'un axe parallèle à la direction de la canne à pêche, mouvement de rotation dont le sens est choisi pour provoquer le dévrillage, c'est-à-dire une torsion en sens inverse de celle qui a été subie par le fil pendant le déroulement.
On donnera ci-après un exemple de mise en oeuvre de l'idée inventive sans que le demandeur entende limiter la portée générique de son invention aux particularités ou par les particularités spécifiques à l'exemple choisi pour 1.'illustration.
Dans les dessins joints
La figure 1 représente un moulinet selon l'invention en position d'enroulement.
La figure 2 représente le même moulinet en position de dévidage.
La figure 3 est une coupe d'une variante correspondant à la position d'envidage.
La figure 4 est un détail de figure 3.
La figure 5 représente le moulinet de figure 3 vu en élévation et en position dévidage.
La figure 6 est une vue analogue à figure 3 pour une autre variante.
La figure 7 est un détail de figure 6.
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Pour la commodité de la représentation, on a laissé en figure 2 le moulinet dans la même position qu'en figure 1 et on a fait tourner le support de 90 , nais il faut bien comprendre que, dans la pratique, c'est au contraire le moulinet qui tourne de 90 par rapport au support.
Dans ces figures, on a désigné -par 1 la monture générale du moulinet qui est prévue pour pouvoir recevoir et supporter d'une part l'arbre 2, fixe par rapport à la monture, d'autre part 13 pied c'est-à-dire la dispositif 3¯ de fixation du moulinet à la canne à pêche, d'autre part enfin l'arbre 4 de la manivelle 5, cet arbre 4 étant supporté par la monture 1 de manière à pouvoir tourner.
Le dispositif de fixation est constitué par un fût auquel s'applique plus particulièrement la référence 3; ce fût porte un berceau usuel 6 dans lequel, se loge à la manière usuelle la canne à pèche, que l'on fixe au berceau par tout moyen usuel. Le fût est pivoté sur la monture 1 de manière à pouvoir tourner autour de son axe géométrique OZ.
Les axes géométriques du fût 3, de l'arbre 2 et de l'arbre 4 sont disposés selon 3 directions parallèles à celles d'un trièdre orthogonal OKYZ.
D'autre part, il est avantageux de prévoir un moyen pour déterminer et fixer l'orientation du fût 3 par rapport à la monture1. On a choisi ici, à titre d'exemple, le moyen de détermination et de fixation bien connu qui est constitué par deux crans 7 et 8 ménagés dans la non-
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ture à 90 l'un de l'autre dans un plan perpendiculaire à l'axe géométrique OZ du fût, auxquels crans correspondent deux encoches, ménagées dans le fût 3. D'autre part, un ressort logé dans la partie inférieure 9 du fût 3 rappelle les crans dans les encoches. Ce ressort n'a pas été repré- senté, mais il est précisé que ce dispositif de détermina- tion de position et de fixation est bien connu, né fait pas partie de l'invention et peut être remplacé par tout dispositif équivalent.
On peut aussi par exemple supprimer les encoches, la partie désignée par 9 étant alors la tête d'une vis de bloquage, qui à la manière usuelle, solidarise par blo- quage les deux pièces 3 et 1. Dans ce cas, le pécheur détermine au jugé les positions relatives du fût et de la monture.
Quoiqu'il en soit, il faut et il suffit, pour appli- quer l'invention, que le fût puisse occuper deux positions à 90 ,'ou à environ 90 l'une de l'autre, et pour les- quelles l'axe 3 sera, dans une des positions, parallèles à OY c'est-à-dire parallèle au plan déterminé par les axes géométriques du fût et de la canne à pèche, et, dans l'autre position, parallèle à OZ c'est à dire perpendi- culaire ai dit plan.
Sur l'arbre 3 peut tourner librement le manchon à pas hélicoïdal 10 qui engrène avec le pignon hélicoïdal 11 solidaire en rotation de l'arbre 4 de la manivelle. Un bras 12 coudé'deux fois à angle droit, est solidaire en rotation du manchon hélicoïda: 10 ou ne fait avec lui @
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qu'une seul pièce. Ce bras 12 porte un axe 13, qui lui est perpendiculaire, et sur lequel tourne la bobine 14 par l'intermédiaire d'un tambour 15 sur lequel la bobine est fi:ée, à la manière usuelle, d'une manière amovible et généralement par friction, a l'aide de moyens usuels non représentés comme .bien connus et en dehors de lu présente invention.
Un pignon 16 est solidaire en rotation du tambour, et engrène avec le pignon 17, pivoté sur le bras 12 par son axe 18. Le pignon 17 engrène à son tour avec le pignon fixe 19 de diamètre égal' à celui du pignon 16 et calé sur l'arbre . Les pignons -17, 19 constituant un engrenage d'angle, ont leurs dents taillées en oblique. Il en est de marne des dents du pignon 16.
Le fonctionnement est le suivant :
Dans la position de figure 1, qui est la position d'enroulement,on voit que la rotation de la manivelle entraîne la rotation du manchon 10 et par conséquent la rotation de la bobine autour de l'axe géométrique de l'arbre 2, l'arbre 13 de la bobine tournant dans un plan perpendiculaire à cet axe géométrique.
Simultanément, ce mouvement du bras 12 provoque la rotation du pignon 17 autour du pignon 19, et, comme conséquence de l'engrènement, la rotation du. pignon 16 et donc la rotation de la bobine sur elle-même.
A chaque tour de la bobine sur elle-même, correspond un tour de la bobine par rapport à l'axe géométrique de l'arbre 2.
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On voit donc que le fil de ligne désigne sur figure 1 par R, s'enroule sur la bobine qui est supposée tourner au- tour de son axe selon la flèche F' et autour de l'axe géomé- trique de l'arbre 3 selon la flèche F, cette dernière rota- tion assurant le dévrillage.
On remarquera , que cette double rotation permet, en choisissant l'angle sous lequel a lieu l'enroulement, d'as- surer la répartition régulière du fil sur toute la longueur du tambour, résultat d'autant plus remarquable qu'il s'ob- tient, avec un pick-up,à l'aide d'un mécanisme à mouvement oscillatoire, dont la réalisation est toujours compliquée et donc coûteuse. A ce point de vue, il sera donc indiqué que l'axe de la bobine ne fasse pas exactement un angle de 90 avec la direction de la canne à pèche pendant la phuse d'enroulement.
Dans la figure 2, on a représenté en L -la ligne se dé- roulant librement, avec l'inévitable vrillage qui résulte de ce mode de déroulement.
On voit directement que les vrillages respectifs ont lieu en sens inverse dans las deux figures.
Il est à remarquer : - que l'axe géométrique du fût 3 ne doit pas nécessaire- ment rencontrer des axes géométriques des arbres 2 et 4.
- que le mode de transmission choisi pour-effectuer les deux rotati@ons est certainement l'un Ces plus simples et des plus commodes à réaliser, mais peut être remplacé par tout moyen équivalent de transmission, soit que les transmissions de deux mouvements soient conjuguées comme dans l'exemple, soit qu'elles restent distinctes.
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Un autre mode de réalisation que l'on comprendra en se référant à figure 1, consiste à prévoir la possibilité de débrocher l'axe 2, et de le réembrocher dans un logement correspondant, ménagé dans l'axe de la mani- velle à l'extrémité de cet axe opposé à la dite manivelle. Dans une telle réalisation l'axe 3 pourrait être à bout carré, et un moyen de verrouillage pourra être prévu pour empêcher de tourner pendant la phase du lancer,. les parties tournantes montées sur l'axe 2.
Avec une tells construction simplifiée, on voit que l'ensemble du moulinet n'a plus besoin d'être prévu de manière à pouvoir tourner et prendre différentes positions autour de l'xe OZ.
Selon un autre mode de réalisation, représenté aux figures 3,4 et 5, on passe de la position d'envidage (figure 3) la position de dévidage (figure 5) par la composition de deux rotations, l'une autour de 1' axe OZ l'autre autour de l'axe perpendiculaire OY, l'un et l'autre dans le plan de figure 3. L'axe de rotation de la bobine qui est dans le plan de la figure 3 est perpendiculaire au plan de la figure 5.
Dans cette réalisation la partie du support désignée par 101, peut tourner autour de l'axe 102, lequel est fixe par rapport à la monture 103. On 'détermine deux positions. d'arrêt à 90 l'une de l'autre à l'aide de la butée 105 solidaire de la monture 103 et la contre butée 106 solidaire du support 101. Le ressort 10é disposé dans
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un logement autour de l'axe 102 tend en permanence à faire tourner le support 101 dans le sens trigonométrique c'est-à-dire à amener la butée 106 à venir appyer contre la butée 105 .
Le verrou 107 pivotant autour de l'axe
111 solidaire de la monture 103 est soumis à l'action du ressort 108 et il est disposé de manière à pouvoir immobiliser la butée 106 dans une position à 90 par rapport à la butée 105.
La came 109 solidaire de l'axe 102 est disposée pour agir sur le talon de relevage 130 du verrou 110, lequel, sollicité par le ressort 125, peut pivoter autour de l'axe 126, solidaire du support 101. Le ressort 125 tend à faire pénétrer le verrou dans une encoche 131 sur laquelle on reviendra ultérieurement.
La manivelle 114 tourillonne dans le support 101 et fait tourner le pignon 112 qui engrène avec la vis sans fin 113. La vis 113 tourne autour de l'axe 115 qui est fixé sur le support 101 et immobilisé par l'écrou
116. La vis 113 est solidaire du support rotatif 132, sur la face extérieure duquel est pratiquée l'encoche
131 ci-dessus mentionnée. Le pignon 117, calé sur l'axe
115, engrène avec le pignon lift qui tourne autour d'un axe 133, solidaire du support 133.
Le pignon 119 soli- daire du pignon 118, engrené avec le pignon 120 sur l'axe 123 duquel la bobine 121 peut être montée. L'&xe
123 est solidaire du support 132. L'écrou 122, se vis- sant sur l'extrémité filetée de l'axe 123, comprime à volonté le ressort 124 pour réaliser le frein de bobine
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.usuel, et dont la réalisation est en dehors de la. pré- sents invention.
Le fonctionnement est le suivant : Dans la position de récupération représentée en figure 3 la manivelle 114 provoque par l'intermédiaire du pignon 112 et de la vis 113 la rotation du support 132 autour de l'axe 115. Etant donné que la rapport de transmission des pignons 117, 118, 119, 120 a été choisi pour être égal à l'unité, on voit qu'à une rotation complète du support 132 autour de l'axe 115 correspond uns rotation complète de la bobine 121 autour de l'axe 123.
Dans la position de récupération qui vient d'être décrite, la butée 106 est au contact de la butée 105.
Pour passer à la position de lancer représentée en figure 5 le pêcheur fait tourner le support 101 autour de l'axe 102 jusqu'à ce que le verrou 107 sous l'action du ressort 108 chute derrière la butée 106.
La came 109 qui dans la position précédente agissait sur le talon 130 du verrou 110, cesse d'appuyer sur ce talon. Le pêcheur peut faire tourner le support 132 jusqu'à ce que le verrou 110 puisse s'engager sous l'action du ressort 125 dans l'encoche 131 du support 132, iuriobilisant alors ce support dans la position représentée en figure 5.
Four revenir à la position de figure 3, le pécheur agira sur le verrou 107 pour dégager la butée 106 et permettre ainsi au support 101 de pivoter de 90 sous l'action du ressort 104.
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Dans ce mouvement de rotation le talon 130 vient heurter la came 109, ce qui déverrouille le support 132 en faisant sortir le verrou 110 hors de l'encoche 151.
Dans le mode de réalisation représenté aux figures 6 et 7 il n'y a plus de rotation autour de l'axe OZ mais une rotation autour de l'axe OY pendant l'enroulement et un pivotement autour d'un axe parallèle à Ox pour passer à la position de lancer.
Dans cette réalisation le carter 220 est fixe par rapport à la monture 221. La manivelle 206 qui tourillonne dans le carter 220 commande par le pignon 204 la rotation de la vis 205 laquelle tourne autour de l'axe 202 solidaire comme précédemment du carter 220. La vis sans fin 205 est solidaire du support rotatif 201. Le pignon 203 est calé sur l'axe 202 et engrène avec le pignon 208 tournant autour de l'axe 207 solidaire du support 201.
Le pignon 209 solidaire du pignon 208 engrène avec le pignon 210, qui tourne autour de l'axe 222 solidaire du support 201 et sur lequel se trouve calé le moyeu 223 qui présente deux tourillons 224, 225 dans lesquels pénètrent respectivement les vis pivot 2236, 227 qui traversent la partie cylindrique de la bobine 315.
Cette bobine peut donc pivoter autour des axes des tourillons 224, 225 et prendre la'position reprrésent@e en traits, pleins figure 6 (position de résupération) ou la pocition représentée en traits poin- tillés (position de lancer). Un ressort 214 fi::
é sur
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la bobina pur le rivet 216, presse le pointeau 2125 en l'engageant dans dus encoches convenables pratiquées .dans le moyeu 2±3 et correspondent aux deux positions que peut occuper la bobine. L'= pécheur peut donc faire basculor à volonté la bobine dans l'une ou l'autre des deux positions.
Dans la position de récupération, la transmission du mouvement de la manivelle 206 à la bobine 213 est la même que celle qui a été décrite dans l'exemple précédent.