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La présente invention a pour objet une électrode de précipitation pour le dépoussiérage électrique des gaz, ondulée et pourvue de cannelures, sensiblement en forme de bourrelets dont un exemple est donné par les électrodes collectrices cylindriques décrites dans le brevet allemand n 348.207.
Suivant la présente invention et en partant de cette électrode connue comportant des ouvertures vers le bas dans les cannelures, on obtient une électrode à poches de captation pour électrofiltres horizontaux comportant des électrodes formant des conduits pour les gaz, en rapprochant les flancs des ondulations, dans la nouvelle électrode, pour former des nervures parallèles, donnant en plan une série de profilés en U rigides, attenant
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les uns aux autres.
La surface des électrodes dirigée vers les fils d'ionisation est ainsi, de façon nouvelle, divisée en deux plans de précipitation à écartements différents, dont celui se trouvant le plus près des nervures et des fils d'ionisation, forme la plus petite surface de précipitation et celui reliant les nervures, la plus grande surface de précipitation, écartée des fils d'ionisation.
Au point de vue électrostatique, on obtient ainsi, plus simplement et de façon plus avantageuse pour le secouage des électrodes de précipitation, le même effet que si devant les électrodes de précipitation connues en forme de plaques, on plaçait une électrode en forme de filet ou de tamis, pour obtenir des poches de captation peu exposées au courant du gaz mais pourtant encore accessibles aux lignes des champs électrostatiques. La chambre de captation intérieure connue en soi, est obtenue en montant de façon énanthiomorphe deux de ces électrodes avec les poches de captation en U du côté extérieur.
Le rapport entre la hauteur des nervures et leur écartement mutuel, est choisi plus petit que 1 ou égal à 1, c'est-à-dire qu'en plan la partie comprimée en U des électrodes à nervures suivant l'invention, forme un carré, ou un rectangle s'étendant dans le sens du plan des électrodes. Le rayon de la crête des nervures, dont la largeur est par exemple d'environ 30 à 50 millimètres, est d'environ 2 à 5 millimètres suivant l'épaisseur de la tôle utilisée et l'écartement mutuel des nervures est de 30 à 50 millimètres, c'est-à-dire environ un cinquième à environ un tiers de l'écartement. des électrodes d'ionisation.
Dans une forme de réalisation plus poussée des électrodes de précipitation suivant l'invention, on prévoit dans la cloison reliant les nervures, des ouvertures pour le passage de la poussière, obtenues par exemple en découpant de trois côtés et en repoussant vers l'avant, c'est-à-dire vers les crêtes des nervures, une partie de la cloison entre les nervures, de sorte qu'on obtient des parties de cloison en forme de languettes, planes ou concaves, formant entre les nervures des passages pour la poussière qui, lors du secouage,
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est ainsi évacuée dans la chambre de captation intérieure obtenue par le montage énanthiomorphe de deux de ces électrodes à nervures*
L'invention sera décrite plus en détail ci-après avec référence au dessin annexé montrant à titre d'exemple 'une forme de réalisation préférée de l'invention, pour électrofiltres horizontaux.
La fig. 1 montre de face l'électrode à nervures et à poches de captation, suivant l'invention, la fig. 2 est une vue en plan d'une coupe par a ligne 11-Il de la fig. 2, et la fig. 3 est une coupe transversalepar la ligne III-III de la fig. 1.
La lettre R désigne les ondulations écrasées formant des nervures (si l'on part d'une électrode en tôle ondulée comme base de l'invention), et entre ces nervures les parties plates P des cloisons sont situées à une plus grande distance des électrodes d'ionisation (non représentées) . Des languettes'Z sont estampées dans les parties P en les découpant sur trois côtés et les relevant autour du quatrième côté, entre les nervures R, les extrémités libres en saillie S de ces languettes Z formant des branches, ou surfaces de précipitation, éventuellement situées dans le plan E des crêtes des nervures, ce qui a pour effet d'agrandir les surfaces de précipitation se trouvant dans ce plan.
En estampant des languettes Z sur toute la largeur de la cloison P, ou une partie de celle-ci seulement, on forme des ouvertures de captation 0 pour la poussière, qui, dans la vue de face de la fig.l, apparaissent étroites ou à peine visibles, mais en plan peuvent occuper toute la largeur des nervures R.
Comme montré en pointillé sur la fig. 3, la position des languettes Z par rapport au plan de limitation E formé par les extrémités des nervures, peut être modifiée par exemple en procédant de façon que les languettes paires soient en retrait par rapport aux impaires. D'autre part, comme montré sur la fig. 3. les languettes Z avec les ouvertures 0 de deux électrodes de précipitation constituant une chambre de captation, peuvent être décalées entre
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elles verticalement. Elles peuvent aussi être décalées dans le sens horizontal, comme c'est montré sur la fig. 1.
Comparativement aux électrodes de précipitation ondulées connues à fentes de cap-tation de poussière, décrites plus haut, la nouvelle forme de réalisation suivant l'invention, offre l'avantage d'une plus grande stabilité, d'une fabrication moins coûteuse et d'un secouage plus aisé. Les nervures E très proches l'une de l'autre procurent, pour les grandes surfaces de précipitation exigées actuellement pour les électrodes, une rigidité particuliè- rement grande ce qui assure sur toute la surface une répartition uniformément forte des vibrations pour le nettoyage des électrodes.
De ce fait, les languettes Z attenant aux parois des nervures, soit libres sur trois côtés, soit fixés de deux côtés (par exemple par soudure par points), peuvent en raison de leur épaisseur différente de celle des nervures, avoir d'autres vibrations propres que les nervures vibrant avec les parties P fixes des cloisons, ce qui lors du secouage des électrodes a pour effet que pour une excitation déterminée les languettes commencent déjà à vibrer alors que les nervures n'ont pas encore été excitées au point de vibrer.
REVENDICATIONS.
1.- Electrode de précipitation pour électrofiltres, à cannelures formées par des ondulations ou des bourrelets, avec poches et fentes de captation, caractérisée en ce que les flancs des ondulations sont écrasés l'un vers l'autre pour former des nervures rapprochées donnant, en plan, des profilés en U attenant les uns aux autres.