<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention a pour but d'améliorer les électrodes en caisson connues pour électrofiltres, pourvues de poches de captation de poussière, en utilisant des tôles de fer ou de métal léger, les plus minces possibles, pour obtenir une électrode en caisson à chambre de captation étroite, c'est-à-dire par exemple d'une ouverture de 30 à 40 mm, et à meilleur effet séparateur de poussière, cette électrode permettant de pousser le rendement presque jusqu'à la limite de décharge électrique.
Solvant l'invention on atteint ce but en déplaçant vers l'intérieur de l'électrode en caisson les poches de captation de poussière(appliquées ou estampées), dirigées jusqu'ici vers l'extérieur c'est-à-dire vers les conduits des gaz, les ouvertures de ces poches étant alors disposées de façon à se trouver dans le sens de la chute de la poussière, donc avantageusement dirigées vers le bas, la nouvelle électrode en caisson ainsi réalisée pouvant être utilisée tant pour des filtres horizontaux que des filtres verticaux. Dans sa forme la plus générale, le dispositif suivant l'invention s'obtient en montant symétriquement à l'envers et tête en bas deux plaques d'électrode connues, comportant des poches de captation.
Plusieurs formes de réalisation seront décrites plus en détail ciaprès avec référence au dessin annexé.
Les fig. 1, 2 et 3 montrent presqueenigrandeur naturelle et de face, les nouvelles poches de captation de poussière 1 d'une plaque d'électrode, qui comportent un bord rectangulaire, circulaire, éventuellement ovale, hexagonal ou polygonal, obtenu par estampage ou emboutissage de renfoncements (trous) correspondants, d'un côté dans la plaque d'électrode p. cependant que la partie estampée repoussée obliquement vers l'intérieur, reste reliée à la plaque 12. par un côté (éventuellement par deux) et de préférence par celui du haut, de sorte qu'il se forme ainsi une paroi, patte, écaille ou languette analogue 1 repoussée obliquement vers l'intérieur, détachée de deux ou trois côtés de la tôle p. un peu comme les dents d'une rape.
Cette nouvelle forme de réalisation désignée sous le nom "d'électrode à champ profond" réunit les avantages de l'électrode-tamis comme à ceux de ?électrode à poches de captation connue.
Les figs. 1a. 2a, 3a qui sont des coupes transversales, montrent la position des languettes 1 en liaison avec les entourages ou barrettes s et w à petite surface et qui doivent donc être aussi étroits que possible, cette position ayant pour effet de déplacer le champ électrique des passages de gaz jusqu'à l'intérieur de l'électrode en caisson et donc suivant l'invention le plus profondément possible dans la chambre de captation, la poussière étant ainsi enlevée rapidement et sûrement du courant de gaz dans les passages, ce qui ne se produit pas dans la même mesure dans les dispositifs connus à poches de captation placées vers l'extérieur.
Le pli ou coude des languettes 1 montré sur les figs. 1a à 4a, est avantageux en ce qu'il permet de modifier à volonté de fagon progressive cet effet électrique en profondeur et éventuellement sur la hauteur de l'électrode.
Comme on peut le voir sur les figs. la à 3a, les étroites barrettes s et w peuvent être bombées vers l'extérieur lorsqu'on emboutit ou estampe les pattes 1 ce qui avantage sensiblement la protection électrique des bords des trous qui, autrement, sont vifs. Au point de vue électrique, ces barrettes doivent dans la mesure du possible ne pas présenter d'effet séparateur de poussière et elles peuvent donc être constituées par un diélectrique ou un semi-conducteur.
Les figs. 4 et 4a montrent une autre forme de réalisation de l'idée générale de l'Invention. Dans ce cas l'électrode à champ profond suivant l'invention est exécutée en suspendant des tôles v aussi minces que possible et pourvues de découpures u. librement ou rigidement à l'Intérieur d'une électrode en caisson formée par un treillis d. En variant la longueur de ces découpures u et éventuellement en formant en outre dans les tôles un coude k (fig. 4a), on règle la profondeur à laquelle les tôles v font sail-
<Desc/Clms Page number 2>
lie dans l'électrode en treillis d.
En suspendant de façon mobile et éventuellement en prolongeant-les bandes de tôle 2.horizontalement sur toute la longueur de l'électrode en caisson on peut comme dans les électrodes à jalousie connues, régler indépendamment l'angle de travail de chacune de ces tôles v et leur imprimer des secousses pour leur nettoyage sans qu'il soit nécessaire de faire vibrer l'ensemble de l'électrode en caisson. Les languettes 1 des figs. 1 à 3 possèdent ces mêmes avantages du fait que leur propre fréquence est différente de celle de l'ensemble de l'électrode en caisson. La vibration de l'électrode en caisson suivant l'invention peut donc avantageusement se faire en résonance ou presque,de la fréquence propre de ses parties t.
On peut régler très exactement la position des languettes 1 et particulièrement leur écartement mutuel à l'intérieur de l'électrode en caisson suivant le genre de poussière à traiter, tout comme il est avantageux aussi de combiner, notamment d'aligner entre elles, les poches de captation connues placées vers l'extérieur avec celles placées vers l'Intérieur suivant l'invention,ces dernières étant utilisées pour le dépoussiérage final à l'extrémité du courant des gaz, du fait des limites de dé- , charge plus élevées qui s'y rencontrent.
REVENDICATIONS.
1. Electrode en caisson à poches de captation de poussière pour électrofiltre, caractérisée en ce que les poches de captation sont déplacées vers l'intérieur de l'électrode en caisson et leurs ouvertures dirigées dans le sens de la chute de la poussière, par exemple en montant symétriquement à l'envers et tête en bas deux plaques d'électrodes connues à poches de captation.