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La présente invention se rapporte au laminage à froid continu de feuillard en métal ferreux.. Elle se rapporte par- ticulièrement à un perfectionnement dans le procédé de lami- nage à froid permettant une production plus aisée de feuillard laminé à froid d'une planéité, d'une régularité et d'un fini superficiels supérieurs comparativement aux feuillards laminés à froid obtenus jusqu'ici. Le présent perfectionnement com- prend un traitement spécial du feuillard après décapage acide et avant laminage à froid pour faciliter cette dernière opé- ration.
On a antérieurement proposé dans le brevet êtes Etats- Unis ? 2.105.015 déposé le 14 Mai 1936 de faciliter'la déformation du métal en réalisant un revêtement de phosphate sur la surface métallique avant d'effectuer l'opération de déformation. On a également proposé de faciliter l'étirage de
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fils, de barres, de tubes etc. en revêtant de phosphate les pièces à étirer. Pour autant qu'on le sache on n'a proposé aucun procédé convenant au laminage continu à froid de feuillard d'acier.
Actuellement le traitement du métal pour feuillard en vue du laminage à froid comprend la préparation de la sur- face du feuillard en vue du laminage puis le laminage à froid .. l'aide d'un laminoir réversible ou à plusieurs cages.
L'acier doux, l'acier au silicium ou autre sortant en feuil- lard d'un laminoir à chaud continu usuel présente habituelle- ment des écailles résiduelles de laminage et des produits de corrosion en surface. La préparation en vue du laminage à froid comprend normalement le traitement du feuillard laminé à chaud pour en nettoyer la surface par passage dans une chaîne de décapage de forme habituelle qui peut, par exemple, comporter successivement un ou plusieurs postes d'immersion dans un acide minéral,un ou plusieurs postes de rinçage à l'eau et un poste d'huilage. Dans certains cas, quand il y a beaucoup d'écailles de laminage, la chaîne de décapage peut comprendre des postes d'abrasion mécanique ou des postes de traitement basique avant les postes d'immersion dans l'acide.
Le feuillard d'acier passe de manière continue dans postes successifs et est ré-enroulé après huilage en attendant l'opé- ration du laminage à froid. Le laminoir, réversible ou à cages multiples, fonctionne à des vitesses et dans des conditions telles qu'il est impossible d'y envoyer directement le feuil* lard de la ohaîne de décapage. Zn raison du délai nécessaire, mais variable, entre le décapage du feuillard et son laminage, la corrosion du' feuillard décapé devient un problème important.
C'est pour cette raison que la plupart des chaînes de décapage comprennent un poste final d'huilage. Cette opération d'hui- lage est tout à fait indésirable d'un double point de vue,
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d'abord parce que l'huile dégoutte des rouleaux et rend le lieu de travail glissant, sale et dangereux pour les ouvriers, ensuite parce qutaprès laminage à froid, quand on recuit le feuillard laminé à froid, le résidu huileux produit un enduit superficiel foncé indésirable. La présente invention se pro- pose de fournir un procédé supprimant la nécessité de l'huilage
Pour faciliter le laminage à froid du feuillard d'acier, les modifications de traitement introduites doivent être adaptées aux procédés courants et bien entendu doivent éviter l'introduction de complications.
Il est désirable d'améliorer la planéité du feuillard laminé à froid pour obtenir des surfaces laminées à froid plus lisses et plus propres mais sans augmentation appréciable du prix de revient ou ralentissement de la production. Le feuillard laminé à froid, pour âtre vendable et économique,. doit être d'épais- seur ou calibre uniforme,, posséder un bon fini, superficiel et doit être produit à'des vitesses do laminage supérieures à environ 180 mètres par minute et de préférence supérieures à 300 mètres par minute.
A mesure que le feuillard passe
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entre les cylindres/ l!opérateur s'efforce de régler de manière continue 1' espacement entre les cylindres, dé manière à produire un feuillard laminé d'un calibre uniforme mais on se rend compte quà de telles vitesses la précision du cali- brage est exposée à 1 erreur humaine provenant du temps qu'il faut pour se rendre compte de la nécessité de régler l'espace intervallaire et d'effectuer opération. La présente inven- tion fournit un revêtement de phosphate sur le feuillard ferreux avant laminage à froid,11 a été constaté que quand il existe des différences de poids ou d'épaisseur du revête- ment de phosphate à la surface du feuillard, l'opérateur éprouve plus de difficultés à maintenir le calibre.
Si le poids du revêtement de phosphate varie fortement d'un point à un autre du feuillard, quand l'opérateur tente de corriger
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ces variations, il se produit parfois un glissement latéral et môme un fendillement et un déchirage du feuillard. Soit une portion de feuillard de par exemple 15 mètres de long revêtue d'un enduit de phosphate plus dense et plus épais que le revêtement des portions contiguës et soumise au laminage à froid dans un laminoir réversible ordinaire, quand la par- tie épaisse commence à passer entre les cylindres, l'opérateur se rend compte de la difficulté à maintenir le calibrage et il exerce une pression pour rapprocher les cylindres et obte- nir le même calibre, mais quand la portion épaisse du feuil- lard passe entre les cylindres,
le supplément de pression appliqué provoque l'accrochage de la portion qui suit du feuillard et ainsi en cause le fendillement ou le déchirage.
Ainsi le but le plus important de l'invention est de fournir un moyen d'appliquer de manière continue un revêtement de phosphate sensiblement uniforme sur les surfaces de feuillards en métaux ferreux de manière à en permettre le laminage conti- nu à froid.
On se rendra compte que pour produire du feuillard d'acier décapé en quantité suffisante pour soutenir la pro- duction continue au laminage à froid, la chaîne de dêcapoge doit nécessairement fonctionner de manière continue et à des vitesses assez grandes pour être économiques. Bien que les vitesses réelles varient nécessairement suivant les installa- tions, la vitesse de la chaîne de décapage généralement est de l'ordre do 45 à 135 métros par minute.
Une des 'difficultés que l'on éprouve à mettra au point un procède assurant une formation continue d'un revêtement de phosphate sur le feuil- lard se déplaçant dans une chaîne de décapage est de fournir une solution qui forme le revêtement nécessaire dans le temps limité dont on dispose pour la mise en contact de la surface du feuillard avec la solution phosphatée de revêtement Si par exemple la -haine de décapage se déplace à 37,5 mètres
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par minute,un réservoir de revêt.enent de phosphate de 7,5 mètres de long Réassure qu'une durée de contact de dix secondes au feuillard.
Si la vitesse du décapage augmente, le réservoir de revêtement de phosphate doit être allonge ou le solution de revêtement doit être propre à agir en un temps inférieur à dix secondes,par exemple en trois à huit secondes..
Ainsi, l'invention se propose également de fournir des solu- tions de traitement assurant le revêtement nécessaire en un temps extrêmement courte
11 a en outre été découvert que dans le fonctionnement ordinaire d'une chaîne de décapage de feuillard d'acier, il
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se produit; des retards au traitement en raison do la nécessi- té d" arrêter le fonctionnement pendant que les extrémités des rouleaux sont attachées ensemble 'ou coupées et d'acci- dents mécaniques imprévus qui se produisent parfois.
Au cours de ces arrêts - habituellement de deux à dix minutes, mais parfois d'une demi¯heure - une portion du feuillard est en contact avec la solution de phosphate beaucoup plus longtemps ql..-.3 le temps normal de trois à vingt secondes et on constate qu'-'au cours de ces arrêts la portion exposée du feuillard reçoit un revêtement plus dense et plus épais que les portions continues Ce revêtement dense provoque les difficultés q"i2on a signalées dans le laminage qui suit. La présente invention se propose encore de fournir des solutions phosphatées de revêtement pouvant produire un revêtement de phosphate sur un r ^¯;z? Gd ferreux en mouvement dun poids minimum de 54G mg :¯-r-¯¯:'C:.1 par :v'1' c±>rré su dix secondes ou moins et d'un poids :.¯ .¯'. ¯ sur-trieur de 2ol60 ms par mètre carré au poids moyen c':.c.:". ':"1 dix secondes sur ce 2 suillard.
Bile ne propose de- fournir le moyçij de faire un revêtement do phosphate sur un feuillard en mouvement d'un poids minimum de 540 m:3 par mètre carré et. d'un poids maximum de 10" 800 mg par motre carré n2a::, variant I..".ll maximum de 3.160 ra;/i. relativement au poids moyen
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'existant à la surface du feuillard.
L'invention se propose encore de fournir un revête-
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ment de phosphate permettant de supprimer l'usage de cyliïi" dros à surface rugueuse tels que3 le cylindre de Penghorn dans un laminoir réversible ou dans la dernière cage d'un laminoir à plusieurs cages tout en produisant une fouiller,
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laminée à froid 'un état superficiel propre'à éviter le* collage au recuit.-
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L'invention se propose encore de foi=îr un revête*- ment de phosphate :
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- tel quf3. soit possible de recuire- les feuilles sans collage de pites de pes feutllards lampes plus hautes' que dans la pratique courante et à des températures allant'
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jusqu'à 955 C, - permettant l'estampage à l'état laminé à froid' et durci en pièces diverses telles que des tôles de moteur électrique, pouvant être recuites après assemblage sans
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collage à dos températures atteignant 955 r
Un des aspects de l'invention consiste à fournir certaines solutions phosphatées de revêtement et certaines conditions déterminées d'application. Un autre aspect con- siste à fournir des opérations de traitement dans des temps et des conditions déterminées de contact du feuillard avec la solution phosphatée de revêtement.
L'invention se propose également d'introduire une opération supplémentaire de-trai- tement préliminaire après décapage acide et avant revêtement de phosphate pour permettre la formation du revêtement désiré.
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D'une manière générale,,le procédé selon l'invention consiste en la réalisation de solutions aqueuses phosphatées acides de revêtement susceptibles de produire sur la surface d'un feuillard ferreux, normalement décapés, un revêtement
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d'un poids minimum de 540 mg/m en dix secondes au maximum, ce poids ne variant pas plus de ,16t mg/MP4 par rapport au
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poids moyen du revêtement déposé en dix secondes, ledit revê- tement ayant un poids maximum de 10,800 mg/m2 et de préférence de 5.400 mg/m2.
Un revêtement de phosphate qui ne varie pas. de plus de 2.160 mg/m3 relativement au poids moyen du revête- ment déposé à la surface du feuillard ferreux est considéré ici comme "sensiblement uniforme". Quand le feuillard est revêtu de ce revêtement sensiblement uniforme" de phosphate, il peut être laminé à froid.
d'une manière continue de façon satisfaisante*
La demanderesse a découvert que l'on peut produire ces revêtements à l'aide de solutions acides de phosphate de zinc d'une certaine composition et utilisées dans certaines conditions déterminées, @@ vaison de la durée de contact extrêmement courte dont on dispose,on a constaté que les solutions aqueuses acides de phosphate de manganèse ne convenaient pas.
Il a été également découvert que les solu- tions de phosphates alcalins telles que de phosphate mono- sodique ou monoammonique contenant un chlorate à titre d'accélérateur, bien que donnant à peu près le même poids minimum désirable de revêtement en dix secondes, ne produi- sent pas de revêtement qui améliore de manière appréciable le laminage à froid.
Il a été découvert que les solutions aqueuses acides de phosphate de zinc contenant du zinc dans une gamme de 0,05 à 1,5 % et 0,4 à 2,5 % environ de PO4, et l'un quelconque des agents oxydants ordinaires connus pour être utilisables avec ces solutions, sauf le chlorate, conviennent à cette fin quand la durée do contact entre le feuillard ferreux et la solution ne dépasse pas vingt secon- des. La proportion d'agent oxydant qui doit être présente pour obtenir le poids minimum de revêtement de 540 mg/m2 en dix secondes doit se trouver entre les limites qu'on va étudier en détail.
Ces solutions, quand on les utilise aux concentrations habituelles de 10 à 70 points et aun tempéra-
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tures usuelles de revêtement d'environ 38 à 90 C. selon la' concentration particulière en zinc et en agent oxydant utili- sée, produisent le revêtement sensiblement uniforme désiré. les points d'acide total désignent le nombre de centimètres cubes d'hydroxyde de sodium N/10 nécessaires pour neutraliser un échantillon de 10 ce de la solution à virage de la phénol- phtaléine. Les solutions peuvent facultativement contenir l'ion calcium dans une proportion d'environ 0,012 % à envi- ron 7,5 % en poids.
La présence de calcium dans la solution de revêtement provoque apparemment la production de revête- ments à grains un peu plus fins, ces revêtements s'étant avérés faciliter au maximum l'opération de laminage, c'est- à-dire réduire la pression nécessaire exercée sur les cylin- dres, la force nécessaire et produire un feuillard plus lisse et plus plan, à meilleur fini superficiel. Pour une concentration particulière de calcium et de zinc le rapport du calcium au zinc doit être de 1/4 à 5/1, soit un rapport calcium/zinc de 0,35 à 5 et de préférence de l'ordre de 0,6 à 4.
Comme on l'a dit, les solutions peuvent contenir des agents oxydants ordinaires tels que des nitrates, nitrites, du peroxyde d'hydrogène et des composés organiques nitrés comme. l'acide picrique, le m-nitrobenzène-sulfonate ou un dinitrobenzène-sulfonate, des bromates, iodates, hydro- peroxyde de tertio.butyle, des quinones, etc. Les nitrates et les nitrites sont les agents oxydants les plus intéres- sants pour ce qui concerne l'invention. Quand on utilise un nitrate, le rapport du nitrate au phosphate NO3/PO4 peut atteindre de manière satisfaisante 0,5 à 5.
Quand on utilise un nitrite, le. rapport NO3/PO4 peut être porté de manière satisfaisante de 0,001 à 0,05 environ ; pourle m-nitrobenzène- sulfonate, le rapport peut être de 0,15 à 3 environ ; pour le peroxyde d'hydrogène, d'environ 0,003 à 0,01 et pour le
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dinitrobenzène-sulfonate le rapport peuf être de 0,1 à 1,5 environ.
Quand on utilise les autres agents oxydants moins fréquemment utilisés comme les bromates, le bleu de méthylène, les iodates, l'acide picrique,l'hydro-peroxyde de tertio. butyle. les sulfites, les hypochlorites, les periodates, la nitroguanidine, le nitrométhane, le nitro-uréthane, la nitra- niline, le nitrophénol, les quinones, etc., leur quantité doit âtre telle qu'elle produise sur la vitesse de formation du revêtement un effet équivalent celui produit par la gamme spécifiée ci-dessus pour le nitrate.
On peut également utili- ser do manière satisfaisante un mélange d'agents oxydants, si on le veut avec la quantité appropriée de mélange produisant sur la vitesse de formation du revêtement un effet égal à celui obtenu à l'aide du nitrate dans les proportions indiquées.
Le revêtement 'de phosphate selon l'invention, après rinçage ordinaire à l'eau froide, est favorable en ce qu'il permet d'éviter la corrosion du feuillard pendant la période séparant le décapage du laminage et supprime complètement 1* opération d'huilage. Toutefois, dans certains cas, quand les conditions provoquant la corrosion sont plus sévères que d'ordinaire, il peut être désirable de rincer la surface revêtue do phosphate à l'aide dune solution telle qu'une solution étendue d'acide chromique, de borax, de nitrite de sodium, de carbonate de sodium, etc., do la manière habituelle, et cette opération est également visée par l'invention.
Enfin, il a été découvert que l'on peut satisfaire aux buts de l'invention en introduisant dans le procédé un traitement supplémentaire après le décapage acide et avant l'introduction du feuillard dans la solution phosphatée de revêtement. Il a été découvert qu'en mettant en contact le feuillard décapé avec certaines solutions de pré-traitement susceptibles d'activer la surface en la rendant plus sensible à l'attaque des solutions acides phosphatés, il était possible
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d'augmenter considérablement la capacité initiale de produe, tion de revêtement des solutions de phosphate de zinc sur ces surfaces, de sorte que l'on peut obtenir le poids de revête- ment le plus favorable dans le temps extrêmement réduit dont on dispose, soit trois à huit secondes.
On peut utiliser de manière satisfaisante, à titre de solution de pré-traitement, une solution aqueuse d'acide oxalique, 'une solution aqueuse de phosphate disodique ou de pyrophosphate tétrasodique contenant une petite quantité de titane (par exemple jusque 0,05 % de Ti) ou de zirconium à l'état de composé, une solu- tion acide de pyrophosphate tétrasodique, un mélange de pyrophosphate tétrasodique et de métaphosphates en solution aqueuse, un diphosphate alcalin contenant jusqu'à. 0,05 % de plomb,
d'étain ou d'arsenic ou un mélange do pyrophosphate tétrasodique et de phosphate disodique contenant unepetite quantité d'un composé du titane ou du zirconium. Des exemples de composés appropriés du titane sont le chlorure de titane, l'hydroxyde de titane, le nitrure de titane et l'oxalate de potassium et de titane,
On peut également obtenir le poids désiré sensible...
ment uniformo de revêtement en réglant le temps do contact entre le feuillard ferreux et la solution de revêtement, quels que soient les arrêts ou interruptions imprévisibles qui peu- vent survenir dans le fonctionnement normal de la chaîne de décapage. Ltinvention envisage également un moyen mécanique permettant d'enlever le feuillard de la solution phosphatée de revêtement sensiblement en même temps' qu'il se produit un arrêt quelconque du feuillard et de le rincer immédiatement l'eau pour en débarrasser sa surface de la solution active compte phosphatée de revêtement. Les spécialistes se rendront des divers moyens mécaniques- propres à effectuer ces opérations.
Un de ces moyens peut par exemple comprendre un cylindre à l'extrémité d'entrée du réservoir de revêtement de phosphate
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et un oylindre à l'extrémité de sortie réglés de manière à effectuer l'immersion du feuillard dans la solution de revê- tement au cours du parcours normal du feuillard. Les cylin- dres peuvent être montés de manière appropriée sur des élé- ments mobiles dans le sens vertical actionnés de manière à soulever ces cylindres sensiblement en même temps que le déplacement horizontal du feuillard est interrompu et l'en- lever ainsi de la solution.
Des pulvérisateurs d'eau montés au dessus et au dessous du feuillard viennent en position après que le feuillard a été enlevé de la solution et en assurent le rinçage par aspersion pour on enlever la solution phosphatée de revêtement., La présente invention envisage l'application de la solution phosphatée de revêtement aussi bien par aspersion que par immersion. Quand on doit appliquer la solution de revêtement par aspersion on peut insérer un dispositif de verrouillage qui interrompt automatiquement la pulvérisation en cas d'arrêt et met en route une aspersion d'eau de rinçage à l'aide des mêmes busos ou do buses séparées
Le laminage à froid peut être effectué à l'aide d'un laminoir réversible ou à plusieurs cages, en utilisant les lubrifiants usuels dans cette opération.
Comme lubrifiants satisfaisants on peut citer les huile.s minérales, l'huile de palme, l'huile de colza, etc. Il est préférable que ces lu- brifiants soient sous forme aqueuse soit en solution, soit, en émulsion. On a utilisé avec succès des solutions aqueuses étendues contenant par exemple 1 à 3 % d'huile et 99 et 97 % d'eau, l'huile étant une huile minérale soluble¯dans l'eau ou une huile de saindoux comportant un agent émulsionnant.
Un lubrifiant aqueux approprié qu'on a utilisé avec un succès exceptionnel est un mélange d'huile de saindoux et d'un acide gras et possède la composition suivante :acide gras (en acide oléique) 12,9 % en poids; indice d'iode 36,9; indice de saponification 34,4. On ajoute à la solution une petite
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quantité d'un agent émulsionnant de manière à rendre le mélange huileux soluble, celui-ci figurant pour 1 à 2 % et le reste étant de l'eau.
Les exemples ci-dessous illustrent d'une manière plus détaillée le procédé selon l'invention mais il doit être entendu que les proportions particulières d'ingrédients indiquées ou les conditions opératoires particulières préci- sées sont purement illustratives et non pas limitatives de l'invention.
Exemple I
On dispose un réservoir de solution aqueuse phospha- tée acide' au dernier poste d'une chaîne de décapage à l'acide sulfurique de feuillard d'acier avec poste de décapage,poste de rinçage à l'eau et poste de revêtement par la solution phosphatée. On prépare une solution aqueuse acide de phos. phate de zinc contenant en pourcentages en poids/volume 0,73 % do zinc, 2,07 % de nitrate, 1,26 % de PO, 29,8 points d'acide total et 4,2 points d'acide libre. Le nombre de points d'acide libre désigne le nombre de centimètres cubes d'hydroxyde de sodium N/10 nécessaire pour neutraliser un échantillon de 10 ce de la solution à virage bleu du bromo- phénol.
La solution contient 0,008 % de NOg, concentration qu'on maintient approximativement en cours d'usage. La solu- tion ne contient pas d'ion ferreux. Elle est maintenue à une température de 77 à 88 C. Le feuillard d'acier doux laminé à chaud est envoyé dans la solution de décapage à l'acide sul- furique, rincé à l'eau puis introduit dans la solution ci- dessus et maintenue en contact avec elle pendant des temps mesurés de dix, vingt et trente secondes. On évalue sur des échantillons de feuillard traité le poids du revêtement formé superficiellement en ces temps.
On constate qu'au bout de dix secondes le poids du revêtement est de 1.510 mg/m2, au bout de vingt secondes de 2.970 mg/m et att bout de
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trente secondes de 4.-160 mg/m2. Le feuillard sortant¯de la solution phosphatée de revêtement -est enroulé comme à l'habitude. Dans certains cas, il est immédiatement lamina au laminoir réversible et dans d'autres oas, il s'écoule en- tre temps un certain nombre de jours. Le feuillard passe dans le laminoir Bliss un certain nombre de fois et dans la plupart des cas est réduit de 2,5 mm environ à 1,7 mm on une passe, à 1,27 mm en .deux passes à, 0,96 mm en trois passes, à 0,73 mm en quatre passes et à 0,63 mm en cinq passes.
Au cours du laminage le feuillard et les cylindres sont noyés de manière continue au moyen-de¯lubrifiant aqueux du type décrit ci-dessus en détail.,Au cours du laminage de ces rouleaux' on ne rencontre aucune difficulté avec les por-' tiens ayant regu un revêtement continu inférieur à 2,970 mg/m2, ce' qui correspond au poids reçu au bout de vingt secondes de traitementOn rencontre toutefois certaines difficultés quand on fait passer entre les cylindres dés portions do fouillard correspondant à un revêtement de phos- phate formé on plus do vingt secondes.
Cette difficulté est relative au maintien du calibre désiré et quand on fait passer entre les cylindres un revêtement très donse oorros- pondant à pou près à une duréo de contact do dix minutes avec la solution phosphatée de revêtement,(environ 10,80 g/m2), lo feuillard se trouve littéralement coupé en raison do l'accrochage do la portion de bando qui suit.1 la portion à revêtement très épais. Un examen du produit laminé à froid en montre la planéité, l'absence relative de défauts super- ficiels et un aspect généralement propre.
Il semble qu'il reste toutefois une certaine quantité du revêtement suporfi- . ciel, co que démontre le fait que les fuuillards empilés sont recuits en piles de 125 cm en atmosphère oxydante à 690 C sans, coller-. Normalement , le collage so produit à cette tempéra-
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ture qund l'empilage est supérieur à 90 cm. On point des portions do ce feuillard lamine et on examine sa résistance aux pulvérisations salées et à la corrosion.
Les résultats montrent une certaine amélioration do cette résistance com- parativement au métal nu, mais- lebénéfice n'est,;.pas aussi grand que celui tiré des traitements phosphatés appliqués spécifiquement on vue de la peinture.
D'autres compositions de solutions qui, appliquées après le décapage dans des conditions sensiblement similai- res à celles décrites dans l'exemple I, donnent un revête- ment uniforme ' propre aux buts de l'invention sont indiquées dans les exemples qui suivent. ' @ @
ExempleII
On prépare une solution aqueuse acide dont la com- position en poids/volume est de 0,29 % de zinc, 1,21 % de nitrate, 0,92 % de PO4' 0,20 % do fer ,21,1 points d'acide total et 3,2 points d'acide libre.
Exemple III On prépare une solution acide dont la composition on poids/volume est de 1,05 % do zinc, 1,86 % de nitrate, 1,07 % de PO4' 0 % de fer, 0,004 % do nitrite, 31,4. points d'acide total et 5,6 points d'acide libre.
Exemple IV
On prépare une solution aqueuse dont la composition en poids/volume est de 0,19 % de zinc, 0,30 % de nitrate, 1,30 % do P04 , 0 % de fer, 0,006 de nitrate ,0,14 de calcium, 1,5 point d'acide libre et 15,6 points d'acide total.
Exemple
On prépare une solution aqueuse acide dont la com- position en poids/volume est de 0,35 do zinc, 1,55 % de nitrate, 0,006 % de nitrite, 0,84 la de PO4 ,0 % de fer, 0,34 % de -calcium, 20,2 pointa d'acide total et 2,7 points
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d'acide libre.
Exemple VI
On prépare une solution aqueuse acide dont la com- position en poids/ volume est de 0,17% do zinc, 1,18 % de
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nitrate ? Os93 55 do P04' 0,10 bzz de for, 0,38 % de calcium 208 points d'acide total et 3 points d'acide libre.
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Jf.2r1j2le, m
On prépare une solution aqueuse acide dont la composition en poids/volume est do 0,21 % de zinc, 2,17 %
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de nitrates 0s64 % de P04 , 0 % de fer, 0,55 % de calcium, 0,004 C% de nitrites 15x points diacide total et 18 points d'acide libre.
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cmp1e TIll
Une solution aqueuse acide propre aux opérations effectuées à dos températures comprises entre environ 43
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et 57 Ca par aspersion contient en poids/volume 0,11 /*0' de sine, 064 % de nitrate, 0,76 olo de Pou, 0 % de fer, 0,006 % do nitrite, 10,6 points'décide total et 0,3'points d'acide libre.
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lJ11I:.±11l].19...1.! On prépare une solution aqueuse acide contenant en
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poids/volume 0,12 da zinc, 0,46 % do Po ,0 % do fore 01012 % de poroxydo d'hydrogêno, 6,9 points diacide total et 0,4 point d'acide libre.
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On introduit, dans un réservoir une solution aqueuse à 2 % d'acide oxalique.-On fait passer du feuillard d'acier
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doux .m3.né à chaud dans l'installation de décapage éioido selon l'exemple I, on rince à l'eau puis on charge dans la solution d'acide oxalique maintenue à la température am- biante de manière que sa surface soit en contact avec la solution, pendant trente secondes. On rince alors le feuil. lard pendant une minute dans l'eau, chaude puis on traite
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directement à l'aide de la solution phosphatée de revgtement de l'exemple I.
On prélève des portions de feuillard corres- pondant à des temps de contact avec la solution phosphatée de revêtement de dix, vingt et trente seoondes et on évalue poids du revêtement* Ce poids est au bout de dix secondes de 5.080 mg/m2, de 3570 mg/m2 au bout de vingt secondes et @@@@ mg/m au bout de trente secondes.
On notera que ce traitement supplémentaire double approximativement le poids du revêtement obtenu en dix secondes avec la solution de l'exemple 1 mais que l'augmentation du poids du revêtement est par la suite relativement plus faible qu'en 1* absence de traitement supplémentaire. On obtient des caractéristi- ques de laminage satisfaisantes quand on lamine les rou- leaux ayant subi ce traitement,dans des conditions sensi- blement identiques à celles décrites dans l'exemple I.
Exemple XI On prépare d'une manière comparable à c@@la indiquée dans l'exemple X une autre solution de traiteront consistant en une solution à 1 % de phosphate disodique dans do l'eau, contenant une petite quantité (0,005 à 0,05 % de fi) d'un composé du titane qu'on pense être du chlorure de titane.
@@@@ plonge dans cotte solution du feuillard d'acier doux à laminé/chaud et préalablement décnpé à l'acide sulfurique; cotte solution est maintenue à 88 et 1'immersion dure trente secondes. On enlève le feuillard de la solution et on la place directement dans la solution phosphatée de revêtement de 1' exemple I. On prélève dos échantillons do fouillard après dos durées de contact dens la solution phosphatée do revêtement do dix, vingt et trente secondes et on évalue le poids du revêtement.
Le poids de l'enduit est de 3240 mg/m2 u bout de dix secondes, 5.400 mg/m2 au bout de vingt secon- des et 6.700 mg/m au bout de trente secondes.
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Exemple XII
On prépare une autre solution de traitement interné diaire qu'on applique d'une manière analogue à celle décrite dans l'exemple X.. La solution ost préparée -de manière à contenir en poids/volume 0,87 % de pyrophosphato tétrasodique et 0,13 % de phosphate disodique et un composé de titano comme dans l'exemple XI.Le feuillard reste en contact avec cotte solution maintenue à 71 C. pendant una minute puis est rincé à l'eau chaude pendant une minute et envoyé ensuite dans la solution phosphatée de revêtement comme il est dit
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dans 1exemp1e I. On prélève de manière similaire des àohin- tillons et on évalue le poids des revêtements.
Ceux-ci sont au bout de dix secondes de 3.890 mg/m2 , au bout de vingt, secondes de. 4450 mg/m ot au bout de trente secondes de 4750 mg/m2.
Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux mo- dos de mise en oeuvre décrits qui n'ont été donnés qu'à
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titre d fiexemp1es iE VTTi(DI Al'I O1T
1.- Procédé de traitement d'un feuillard ferreux en vue de faciliter son laminage à froid, caractérisé on
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ce quon procède au décapage du fouîll-,,rd, on mot en cor,- tact le fouillard décapé avec une solution aqueuse acide de revêtement à base . de -phosphate de zinc comprenant comme ingrédients essentiels produisant le revêtement une propor- tion de sine de l'ordre de 0,05 à 1,5 % on poids, uno pro-
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portion de Pi dé 094 à 2p5 fi environ,
oh un a sent oxydant autre que le chlorate en quantité suffisante pour obtenir un poids do revêtement d'au moins 540 mg/m2 on dix secondes au Maximum,, lodit revêtement étant sensiblement uniforme.
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3O- Procédé suivant la revendication ls caractérisé