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La présente invention se-.rapporte à un dispositif destiné à assurer, successivement et dans l'ordre voulu, les différentes phases de fonctionnement d'un démarreur, ou plus généralement d'un dispositif de lancement, du type dont la liaison temporaire avec l'organe à lancer, est assurée par enclabotage de deux organes à dents de loup, constitués par exemple par des couronnes, et qu'on désignera ci-après par simplification, respectivement, sous les noms de "couronne entraîneuse" et "couronne entraînée".
Le fonctionnement d'un démarreur de ce type comporte
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deux opérations essentielles, à savoir, l'enclabotage des couronnes et le lancement proprement dit.
La présente invention vise, plus particulièrement les démarreurs du genre en question, dans lesquels la seconde phase est assurée par un vérin hydraulique et l'on considérera ci-après, toujours par simplification, le cas particulier où la liaison entre le piston de ce vérin et la couronne entraîneuse est assurée par une crémaillère? solidaire du piston, qui est constamment en prise avec un pignon porté par le même arbre que la couronne entraîneuse, l'ensemble pignon-couronne étant susceptible d'un certain débattement axial, sans que le pignon et la crémaillère cessent d'être en prise, pour permettre l'enclabotage et
1 désenclabotage entre la couronne entraîneuse et la couronne entraînée.
Dans les dispositifs connus, la phase d'enclabotage s'effectue par un mouvement hélicoïdal continu, généralement à pas constant entre la position de repos de l'ensemble pignon-couronne et la position de cet ensemble qui corres- pond à l'enclabotage à fond des dentures.
Or, ce mouvement hélicoïdal doit avoir une composan- te axiale égale à la hauteur de denture augmentée de la distance entre les sommets des dents des deux dentures en position de repos, distance qui doit être suffisante pour éviter des contacts intempestifs entre les dentures.
D'autre part, le déplacement angulaire de la couronne en- traîneuse, nécessaire pour assurer, dans tous les cas pos-
Bibles, l'enclabotage à fond des dentures, est nécessaire- ment au moins égal à l'intervalle angulaire entre deux dents, puisque-la couronne entraînée se présente absolument
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au hasard et qu'il faut bien tenir compte du cas le plus défavorable.
En définitve, du fait que le mouvement hélicoïdal qui, pendant la partie active de la phase d'enclabotage, offre ainsi nécessairement une composante de déplacement angulaire d'une valeur minimum prédéterminée, est continu, ladite phase active est nécessairement précédée, lors de la phase d'approche, d'un important déplacement angulaire de la couronne entraîneuse, déplacement qui, lui, ne présente aucune utilité.
Suivant une caractéristique essentielle de l'invention, la phase d'enclabotage s'effectue en deux opérations successives distinctes, à savoir: une opération d'approche consistant en une translation axiale qui n'est pratiquement accompagnée d'aucun déplacement augulaire et une opération d'enclabotage proprement dit qui, seule, s'effec- tue par un mouvement hélicoïdal, comme dans les dispositifs classiques.
Cette disposition a l'avantage essentiel de permettre de limiter pratiquement le déplacement angulaire de la couronne entraîneuse au cours de la phase d'enclabotage à l'intervalle angulaire entre deux dents consécutives de cette couronne.
-Suivant une autre caractéristique de l'invention, le déplacement en translation axiale-de l'ensemble pignoncouronne entraîneuse est assuré par un poussoir actionné, par l'intermédiaire d'un dispositif élastique limiteur d'effort qui, après avoir assuré l'opération d'approche, continue à exercer sur la couronne entraîneuse une poussée prédéterminée et ceci, quelle que soit la configuration
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relative au moment de l'entrée en contact des deux dentures.
Cette disposition a l'avantage que le mouvement hélicoïdal d'enclabotage proprement dit peut alors être assuré par un simple entraînement en rotation de la couronne entraîneuse, combiné avec la poussée du poussoir, telle que définie ci-dessus. Etant donné qu'il n'y a aucune liaison desmodromique entre la commande en rotation de la couronne entraîneuse et son mouvement d'avance sous l'action élastique du poussoir, il n'y a aucun risque d'effort anormal par suite d'incompatibilité de mouvements.
Par ailleurs, dans les dispositifs connus, l'angle de rotation nécessaire pour assurer l'enclabotage est mal déterminé, de sorte qu'il peut s'avérer insuffisant, le lancement commençant alors avant que l'enclabotage soit terminé, ce qui provoque entre les dentures un choc préjudiciable à la conservation du matériel.
En effet, cet angle de rotation est proportionnel au déplacement axial qui, lui-même dépend du jeu existant entre les sommets des dents à la position de repos. Ce jeu dépend par exemple, dans le cas d'un démarreur de moteur thermique, de la position relative du démarreur par rapport au moteur. En effet, le démarreur étant généralement un organe amovible adapté sur le moteur et de plus, le vilebrequin lui-même étant susceptible de subir des déplacements axiaux importants pendant la marche du moteur, l'expérience a prouvé la nécessité de prévoir un jeu très important entre ces deux dentures pour la position de'repos du démarreur.
Dans le cas du dispositif suivant l'inven- tion, le déplacement angulaire maximum nécessaire correspond
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rigoureusement à l'écart angulaire existant entre deux sommets de dents successifs sur l'une des deux dentures antagonistes.
Suivant un mode de réalisation de l'invention, le déplacement axial du poussoir à limitation d'effort est assuré par un vérin hydraulique, dit ci-après " vérin d'approche ", indépendant du vérin principal de lance- ment, mais alimenté à partir de la même source que celui- ci.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, le poussoir précité est, d'une part, constamment soumis à l'action d'un ressort de rappel et, d'autre part,com-' mandé par un dispositif approprié quelconque, par l'in- termédiaire d'un ressort limiteur d'effort, l'agencement étant tel que ce dernier puisse vaincre l'action du res- sort de rappel, au moins après une certaine course préa- lable dudit dispositif.
De préférence, le ressort limiteur d'effort est associé avec un dispositif lui assurant une tension préa- lable de façon qu'il puisse agir sur le poussoir dès qu'on actionne le dispositif de commande.
Dans ce dernier cas, il est encore prévu, de préférence, une butée limitant la course autive du dis- positif de commande et, par conséquent, celle du poussoir.
Enfin, il est avantageux que les dentures puissent être désenclabotées immédiatement après la phase de lan- cement proprement dite, pour éviter un effet de roue li- bre, pouvant donner lieu à un bruit désagréable et' à une usure préjudiciable.
Suivant une autre caractéristique de l'invention,
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on parvient à ce résultat, d'une manière simple, en supprimant toute possibilité d'action du poussoir après un déplacement angulaire prédéterminé de la couronne entraineuse, au moins égal à la course angulaire d'enclabetage, et en tous cas inférieur à la course de lancement minimum prévue.
Suivant un mode de réalisation on réalise cette caractéristique en faisant agir le poussoir précité sur un profil de la couronne entraîneuse formant came, et ne permettant l'action du poussoir sur ladite couronne que pendant la course angulaire prédéterminée, ci-dessus définie.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la commande du poussoir précité, et l'alimentation du vérin hydraulique de lancement sont réalisées de telle manière que l'actionnement du poussoir soit assuré avant le commencement de l'admission du fluide dans le vérin de lancement.
Il est particulièrement prévu d'assurer l'actionnement du poussoir au moyen d'un vérin auxiliaire, des moyens étant en outre prévus pour que l'alimentation du vérin principal de lancement ne puisse commencer qu'après l'alimentation complète dudit vérin auxiliaire.
Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, la composante de déplacement angulaire du mouvement hélicoïdal assurant l'enclabotage proprement dit, est assurée par le vérin de lancement, alimenté à cet effet avec un régime beaucoup plus faible que le régime de lancement, de façon que l'enclabotage se produise à faible vitesse en réduisant au minimum le choc qui termine cette opération
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Il est particulièrement prévu de déterminer les deux régimes d'alimentation du vérin de lancement, au moyen d'une valve deux-temps, du type décrit dans la demande de brevet déposée par le demandeur pour "Valve hydraulique deux temps" en France le 18 Janvier 1956. le premier temps de fonctionnement de ladite valve corres- pondant à l'opération d'enclabotage.
En effet, on a vu plus haut que cette opération correspond à un déplacement angulaire parfaitement déterminé de la couronne entraîneuse, ce déplacement étant égal à l'intervalle entre deux dents consécutives et L'utilisation de la valve en question permet précisément d'envoyer dans le vérin de lancement une quantité,de liquide prédéterminée, ce qui permet de limiter le déplacement angulaire d'enclabotage strictement à ladite valeur et, par conséquent, d'éviter tout déplacement supplémentaire inutile qui réduirait d'autant la course angulaire disponible pour le lancement.
Il est en outre également prévu d'utiliser pour l'alimentation successive du vérin auxiliaire, puis du vérin de lancement, les dispositions également prévues dans la demande de brevet ci-dessus mentionnée, prévoyant deux départs d'alimentation différents mis en service successivement.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention.
Sur ces dessins:
La Fig. l est une vue en coupe partielle, suivant l'axe de sa crémaillère (ligne 1-1 de la Fig. 2), d'un
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démarreur suivant l'invention, avec certaines parties arrachées.
La Fig. 2 est une vue en coupe partielle suivant la ligne brisée II-II de la Fig. 1.
La Fig. 2a est une vue agrandie en coupe suivant l'axe du poussoir à limitation d'efforts.
La Fig. 3 représente le. profil développé des deux couronnes dans trois phases différentes du fonctionnement .avec indication corrélative des positions correspondantes du poussoir.
La Fig. 4 représente le principe de l'enclabotage sous l'action combinée du poussoir élastique et du vérin de lancement.
La Fig. 5 est un schéma d'alimentation des vérins du dispositif suivant l'invention, et
La Fig. 6 est un schéma symbolique d'un exemple de réalisation du contrôle hydraulique d'un dispositif de lancement, suivant l'invention.
La Fig. 1 montre la structure générale du dispositif de lancement suivant'l'invention, qui comporte essentielle- ment dans un corps comprenant deux éléments perpendiculaires
1 et 2, d'une part, un vérin principal de lancement 3 monté sur la partie 2 du corps, et un poussoir à limitation d'ef- forts 4. monté sur la partie 1 dudit corps.
Le piston 5 du vérin 3 est solidaire d'une crémail- lère 6 en prise avec un pignon 7 calé en rotation (d'une seule pièce dans l'exemple représenté) avec la couronne en- traîneuse 8. L'ensemble pignon 7 - couronne 8 peut coulis- ser dans des alésages 9 et 10, entre la position de désen- clabotage représentée sur la Fig. 2 et la position d'encla-
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botage à fond, dans laquelle.les dents de loup 11 de la couronne entraîneuse 8 sont engagées au fond des dents de loup 12 de la couronne entraînée 13.
Dans l'exemple représenté,' l'ensemble pignon 7 - couronne entraîneuse 8 est constamment sollicité vers la position de désenclabotage par'un faible ressort de rappel 14. Cette disposition n'est toutefois pas essentielle. En effet, la couronne entraîneuse 8 a tendance à se désencla- boter naturellement dès qu'elle n'est plus entraînée du fait du profil des dents ,de loup..
Par ailleurs, on peut, comme représenté sur la Fig.
1, prévoir une légère obliquité des dentures du pignon 7 et de la crémaillère 6 de façon que 1.' entraînement en rota- tion du pignon 7 par la crémaillère. -6 donne lieu à une faible composante axiale tendant à parfaire et maintenir l'enclabotage. -
On voit en 15 -l'orifice d'alimentation et de purge . du vérin de lancement 3.
Dans l'exemple représenté sur les Figs. 2 et 2a, le poussoir 4 est soumis à l'action de deux ressorts tra- vaillant à la' compression et pré-comprimés. Le premier de ces ressorts, 16, a son allongement -limité par deux butées, respectivement 19 et 20, coopérant avec-des cordes à piano, respectivement 21, 22, logées dans- dès gorges périphériques, respectivement 23, 24 du poussoir 4.
Le second ressort 25, plus faible, est interposé entre la'butée 20 et une butée fixe 26 prévue sur la partie
1 du corps. On voit que, si la butée 19 est déplacée vers la butée 20, par' coulissement sur le poussoir 4, celui-ci est sollicité, dans le même sens, sous une action élastique
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égale à la différence des forces des ressorts 16 et 25; par contre, lorsque les deux butées 19'et 20 reposent sur les cordes à piano 21 et 22, l'ensemble peut être rappelé en jens inverse sous la seule action du ressort 25.
Dans l'exemple représenté, ce poussoir à limita- tion d'efforts est commandé par le piston 27 d'un vérin auxiliaire 28, dit d'approche, qui agit; en poussée sur la butée coulissante 19 ; piston 27 est creux, comme . indiqué en 29, afin que puisse y pénétrer l'extrémité ad- jacente du poussoir 4, tandis que l'extrémité annulaire du piston 27 peut ainsi venir agir sur la butée coulissante
19. La course active du piston 27 est limitée par une butée 37 coopérant avec une corde à pian. 36 logée dans une gorge de la paroi du cylindre du vérin 28. Cette limita- tion assure celle de la course du poussoir 4. On voit en
30, l'orifice d'alimentation et de purge du vérin d'appro- che 28.
L'extrémité du poussoir 4, opposée au vérin 28, comporte une partie active 31 de plus faible diamètre qui coopère avec le profil de la couronne entraîneuse 8 pour assurer, successivement, la mise en contact sous pression prédéterminée des dentures 11 et 12 des deux couronnes, l'enclabotage à fond par simple entraînement en rotation de la couronne entraîneuse 8 et, enfin, le désenclabotage avant que le poussoir 4 ne soit rappelé vers sa position de repos.
A cet effet, ledit profil comporte une partie éle- vée 32 s'étendant sur une course angulaire au plus égale à la course minimum de lancement, à partir de la position de repos indiquée par la mention 0 (sur la Fig. 3) suivie d'une partie en-retrait 33 s'étendant sur le reste de la
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périphérie de la couronne et raccordée avec la partie 32, à son extrémité avant par une rampe oblique 34 et, à son extrémité arrière, de préférence par un gradin 35,pour ne pas,réduire inutilement la course angulaire utilisable.
Sur la Fig. 3, l'extrémité active du poussoir 31 et le profil de came de la couronne entraîneuse 8 sont représentés, en trait plein dans la position de repos, en trait mixte dans la position fin d'approche correspondant . à l'entrée en contact des dentures 11 et 12 des couronnes (en l'occurrence, on a représenté sur la Fig. 3, le cas particulier où les dentures se présenteraient en concordance angulaire, de sorte que ladite position fin d'approche coïncide sur cette figure avec la position d'enclabotage à fond), et en trait interrompu au moment où le poussoir 31 après avoir descendu la rampe oblique 34, a atteint sa position la plus avancée, comme schématisé sur la Fig. 3 en 38, c'est-à-dire au moment où la couronne va atteindre la position angulaire à partir de laquelle elle est libérée sous l'action du poussoir.
Enfin,'la position en trait mixte à double point montre la position extrême de la couronne en fin de course d'entraînement après son désenclabotage.
La limitation de course du poussoir 31 est schématisée sur la Fig. 3 par une butée fictive 39 représentée en trait interrompu en 40, dans sa position la plus avancée.
La Fig. 5 représente très schématiquement un système d'alimentation du dispositif de lancement suivant l'invention, dans lequel les orifices d'alimentation et de purge 30 et 15'des vérins d'approche et de lancement, res-
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pectivement sont reliés aux sorties SI et S2 d'une valve de contrôle d'alimentation et de purge V interposée entre une .-source S et une bâche B.
Dans le mode de réalisation représenté sur la Fig.
6 l'ensemble des valves de commande V (voir aussi Fig. 5) comporte une valve pilote 48 pouvant être actionnée manuellement, un vérin de commande 49, muni de moyens élastiques de rappel et une valve deux-temps 50 du type-décrit dans la demande de brevet antérieure déjà citée. La valve pilote 48 est reliée à la conduite d'alimentation principale 51 provenant de la source S (fig. 5), à la conduite de purge 52 'qui aboutit à la bâche B (Fig. 5), au vérin au- . xiliaire 27 du dispositif de lancement et au vérin de commande 49, cette dernière connection comportant un orifice calibré 42.
La valve deux-temps 50 est actionnée par le vérin de commande 49; elle comporte une connection S2 avec le vérin principal 3 du dispositif de lancement M ainsi que des liaisons avec la conduite de purge 52 et la conduite d'alimentation principale 51, cette dernière liaison comprenant deux dérivations: l'une 43, directe et de grande section et l'autre, 44 comportant un orifice calibré 45 qui joue le rôle de limiteur de débit.
Dans la position de repos, représentée sur la Fig.
6, la valve pilote 48 connecte le vérin auxiliaire 28 et le vérin de commande 49 à la conduite de purge 52 tandis que la valve deux-temps 50 connecte le vérin principal 3 à ladite conduite de purge 52. Lorsque la valve pilote 48 est actionnée (ce qui correspond à un déplacement de,son piston vers la droite sur la figure), elle obture la conduite de purge et établit une communication entre la
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conduite d'alimentation principale 51 et le vérin auxiliai- re 28, ce qui détermine la mise sous pression de celui-ci; par ailleurs, la valve pilote 48 connecte la conduite d'a- limentation 51, à travers l'orifice calibré 42, avec le vérin de commande 49. Celui-ci est alors actionné et dé- place le piston de la valve deux-temps 5Q vers la droite..
Dès le début de cette course,la purge du vérin principal 3 est.interrompue, puis, en découvrant un orifice 46, la 'valve deux-temps 50 met en communication le vérin princi- pal 3 avec la conduite d'alimentation principale 51 à travers la dérivation 44 qui contient l'orifice calibré 45.
Lorsque le piston du vérin de commande s'est déplacé d'une distance,déterminée, le piston de la valve deux-temps 50 découvre un deuxième orifice 47 qui contrôle la deuxième dérivation 43, de grande section, de la ligne d'alimentation. Du fait qu'au cours du premier temps de fonctionnement, lé vérin de commande 49 et le vérin principal 3 sont alimentés simultanément sous la même pression et à travers des orifices calibrés, les'quantités de liquide admises respectivement dans ces deux vérins sont toujours dans le même rapport, quelles que soient les pressions d'alimentation et de purge et la vitesse de réponse du vérin de commande 49 (vitesse qui dépend elle-même desdites pressions).
De plus, étant donné que la quantité de liquide admise dans le vérin de commande 49, au cours de ce premier temps, est constante du fait qu'elle est déterminée par la course correspondante effectuée par le piston du
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vérin de commande,.c'est-à-dire par la distance séparant les orifices d'admission 46 et 47 de la valve deux-temps 50, il en résulte que la quantité de liquide admise dans le
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vérin principal 3 pendant le même temps, et par conséquent la course du piston dudit vérin, sont constantes quelles que soient les conditions de fonctionnement.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant:
A l'origine, le vérin principal 3 et le vérin auxi- liaire 28 sont à la purge et leurs pistons respectifs 5 et 27 sont maintenus contre le fond de leurs cylindres 3 - 28 par leurs ressorts de rappel 25 et 41 (voir Figs.l, 2,2a).
L'actionnement manuel de la valve pilote 48 (vers la droite sur la Fig. 6) déclenche, comme déjà indiqué, la première phase du fonctionnement du dispositif au cours de laquelle le vérin auxiliaire 28 (Figs. 2,2a) est mis sous pression et déplace le poussoir 4, ce qui applique l'élément d'entraînement 8 en contact sous pression contre l'élément entraîné 9 (Figs. 1, 2, 3).
Concurremment, l'action de la valve pilote 48, qui interrompt la communication entre le vérin de commande 49 (Fig. 6) et la conduite de purge 52 tout en établissant une communication propre à admettre du liquide sous pression dans ledit vérin de commande à travers l'orifice calibré 42,.. déclenche la seconde phase du fonctionnement du dispositif, qui commence dès que la valve deux-temps 50 actionnée par le vérin de commande 49, après avoir obturé.'la conduite de purge duvérin principal 3, a ouvert l'orifice 46 contrôlant la branche d'alimentation 44 qui contient l'orifice calibré 45 (Fig. 6). La seconde phase se termine et la troisième phase commence au moment où la valve deux-temps 50 découvre l'orifice 47 et permet au vérin principal 3 d'être alimenté avec un débit plus grand à travers la dérivation 43.
Au .-tours de la seconde phase une quantité bien définie de liquida
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est admise à débit réduit dans le vérin principal 3 ce qui détermine un déplacement prédéterminé du piston 5 de ce vérin, et par conséquent de la crémaillère 6 (Fig. l). Ce déplacement de la crémaillère 6 entraîne à son tour une rotation d'un angle prédéterminé du pignon 7 et de l'élément d'entraînement 8 (Fige. 1 et 2).. Le volume de liquide admis dans;le vérin principal 3 au cours de la seconde phase du fonctionnement est proportionnel au volume déplacé par le vérin de commande 49, tandis que celui-ci amène la valve deux-temps 50 de l'orifice 46 à l'orifice 47.
La constante de proportionalité est déterminée par les valeurs'relatives des sections des orifices 42-45 lesquelles sont choisies de telle manière que l'angle dont tourne l'élément d'entraînement 8 pendant la seconde phase de fonctionnement soit au moins égal à l'écart angulaire entre deux dents consécutives des dentures 11 - 12 de l'élément d'entraînement 8 et de l'élément entraîné 13. De tette manière, les deux éléments d'accouplement sont toujours mis en prise à fond sans choc appréciable (en raison du débit réduit dans le vérin principal 3 pendant cette phase), et ceci avant que la troisième phase du fonctionnement ne commence. En effet, l'indétermination maxima des positions relatives des dentures 11 et 12 lorsqu'elles entrent en contact est égale à l'écart angulaire entre les dents.
Sur la Fig. 4,on a représenté en trait plein en 11 l'une des innombrables positions relatiTes possibles de la denture entraîneuse au repos. On voit en t rait interrompu en 11a la position correspondante de ladite denture lorsqu'elle entre en contact avec la denture entraînée 12 (trait plein). Enfin, la position d'interpénétration
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totale est représentée en trait mixte en 11b, le sens de rotation étant indiqué par le flèche R et les efforts initial et final appliqués par le poussoir 4 à l'élément d'entrainement étant indiqués par f, f respectivement.
Lors de la troisième phase du fonctionnement qui, comme exposé ci-dessus, ne peut commencer avant que les éléments 8 - 13 ne soient en prise à fond, le vérin principal 3 est alimenté à travers la dérivation 43 et l'orifice 47 avec le débit maximum dont sont capables les conduites d'alimentation et la valve deux-temps 50, ce qui assure une rotation rapide de l'élément entraîné 13.
Au, cours des seconde et troisième phases de fonctionnement, le piston 27 du vérin auxiliaire continue à appliquer un effort limité par les ressorts 16-25 (Figs* 2, 2a) au poussoir 4 ce qui tend à maintenir l'élément entraîneur 8 en prise avec l'élément entraîné 13 jusqu'à ce que l'extrémité 31 du poussoir quitte la partie élevée 32 du profil de came de l'élément 8 pour descendre la rampe 34, après quoi aucun effort n'est plus exercé sur l'élément 8 par le poussoir, étant donné que l'extrémité 31 ne peut pas atteindre la partie basse 33 dudit profil.
Toutefois, cette cessation de l'effort précédemment exercé par le poussoir 4 ne provoque pas un désaccouplement des éléments 8 et 13 avant que- l'élément entraîné 13 ne tourne plus vite que l'élément entraîneur 8, c'est-à-dire avant que l'opération de lancement ne soit achevée ; maintien en prise des dentures est dû à la friction entre les faces entraîneuses des dents 11 et les faces entraînées des dents 12.
Après une opération de lancement (ou bien si le lancement n'a lieu qu'un court instant avant l'achèvement
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de la course du vérin principal 3) c'est-à-dire après une rotation dessalements entraînés d'un peu moins de 3602 (voir Fig. 3), la valve pilote 48 est ramenée à sa position initiale ce qui met à la purge les trois vérins en permet- tant à leur piston de reprendre sa position initiale sous l'action des moyens de rappel associés.
Il est à noter que le vérin de commande 49 (Fig. 6) est purgé à travers l'orifice calibré 42, nais cette posi- .tion ne' présenté- aucun inconvénient et elle est nécessaire dans le dispositif représenté pour éviter un passage de fluide dans une conduite non contrôlée par l'orifice 42 lors de l'alimentation dudit vérin.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée- au mode de'réalisation représenté et décrit. Elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications envisagées sans que pour cela l'on s'écarte de l'esprit de l'invention.
En particulier, l'ensemble de commande hydraulique par valves est de préférence réalisé conformément à la description relative'à la Fig.- 2 de la'demande de brevet antérieure, citée ci-dessus, le schéma de la Fig. 6 ne représentant qu'une version très simplifiée destinée à mettre en évidence le principe de fonctionnement de cette commande de façon à donner à l'ensemble du dispositif une structure pouvant réellement fonctionner.
Par ailleurs, il va de soi que cet ensemble pourrait comprendre des val- ves distinctes affectées au déclenchement et à l'interrup- ' tion des différentes phases du fonctionnement, interconnec- tées par des moyens mécaniques assurant un ordre de fonc- tionnement convenable et comprenant tout dispositif approprié
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pour déterminer l'amplitude ou la durée des différentes phases et en particulier de la seconde. De même les or- ganec différents de ceux qui ont été décrits peuvent être uti@@sés dans le cadre de l'invention pour limiter l'effort appliqué entre l'élément 'entraîneur et l'élément entraîné en vue d'assurer leur mise en prise à fond*