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L'invention concerne.un régulateur magnétique de marche pour l'horlogerie comprenant un équipage oscillant formé par un aimant permanent et un ressort et coopérant avec une roue dtéchappement magnétique. Les bre-
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vets allemandsw s09.20, 812.6152 914.837 et 916.160 dé- crivent par exemple des régulateurs de ce type. La présente invention propose des perfectionnements à la constitution de l'aimant, à l'agencement général du régulateur, et à l'agencement particulier des dispositifs de mise au point ,et de réglage. Le but de l'invention est notamment de créer un régulateur d'horlogerie sous la forme d'un bloc d'échappement indépendant.
La fabrication des aimants permanents d'une forme préférée en U, avec des extrémités de branches coudées vers l'intérieur pour la formation de pièces polaires en regard l'une de l'autre, se heurte à des difficultés résultant du fait que la tôle d'acier magnétique à haute teneur en cobalt, utilisée à cet effet et présentant l'épaisseur nécessaire, ne se prête guère au.découpage à l'emporte-pièce, ou alors seulement avec une usure excessive des outils. Or on a trouvé qu'on peut parfaitement éviter cet inconvénient en formant l'aimant par au moins deux lames superposées au moins partiellement similaires. L'usure des outils s maintient dans des limites parfaitement économiques pendant le découpage à l'emporte-pièce de tôles minces.
Dans les régulateurs magnétiques du type en question, on a déjà proposé d'empêcher le dérangement du ryhhme, le remontage excessif du ressort, etc... par un doigt de sûreté disposé à proximité des pôles de l'aimant pénétrant pendant la marche normale entre les pôles de la roue d'échappement sans la toucher, et dont le but est d'intercepter la roue d'échappement par les dents polai-
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res lorsqu'elle s'écarte du rythme. La fabrication de l'aimant permanent en lames minces selon l'invention permet de découper dans les pièces polaires des encoches en queue d'aronde destinées à recevoir un pont non magnétique muni de pattes de fixation appropriées, et dont la partie médiane, de préférence en arc de cercle, forme l'organe de sûreté empêchant l'emballement de la roue d'échappement.
Malgré la dureté de la tôle d'acier de l'aimant, on obtient de cette manière un assemblage facilement réalisable industriellement entre l'aimant et l'or gane de sûreté.
L'équipage oscillant formé par l'aimant permanent.et le ressort est fixé par un support au chevalet du régulateur ou du mouvement d'horlogerie correspondant et, selon les indications du brevet allemand n 809.420 précité, le support est placé à peu près au centre de gravité de l'équipage oscillant, ou à peu près sur son axe passant par le centre de gravité. Pour la fabrication en série, on a trouvé selon la présente invention qu'il convient de monter le support sur le chevalet du régulateur de façon qu'il puisse pivoter autour d'un axe parallèle à l'axe de la roue d'échappement. Par un déplacement angulaire de l'équipage oscillant autour de l'axe de son support il est possible de régler facilement la profondeur de pénétration des pôles magnétiques dans les dents de la roue d'échappement.
Pour les régulateurs du type en question, il est connu de prévoir sur le chevalet une vis micrométri- que en matière se prêtant à l'aimantation,.et destinée au réglage de précision du fonctionnement, l'extrémité libre' de cette vis pouvant se rapprocher ou s'écarter de l'un des pôles magnétiques. Il en résulte que le rapprochement produit le même effet qu'une augmentation de la ré-
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sistance du ressort de l'équopage oscillant. Comme la vis trop avancée peut endommager l'équipahe oscillant ou la roue d'échappement, l'invention propose également de remplacer la vis micrométrique par un doigt décentré monté à rotation dans l'une des platines du chevalet.
Cet agencement offre l'avantage qu'il permet d'obtenir un réglage de très grande finesse, tandis que le doigt convenablement monté peut se rapprocher de l'aimant sans jamais le toucher.
Pour simplifier l'assemblage et le montage de mouvements d'horlogerie dotés d'un régulateur selon l'invention, une autre particularité de celle-ci consiste à monter l'équipage oscillant avec la roue d'échappement et au moins un pignon du train de transmission de préférence avec deux de ces pignons dans un chevalet auxiliaire distinct, comprenant des platines et des colonettes, muni de moyens de raccordement pour l'assemblage avec un chevalet principal contenant le ressort du mouvement, les autres éléments du train aboutissant au régulateur, le mécanisme des aiguilles, et éventuellement d'autres mécanismes, par exemple une sonnerie des heures et une sonnerie de réveil, l'agencement étant alors tel que les platines correspondantes des chevalets soient disposées dans le même' plan.
Les régulateurs magnétiques du type en question sont quelque peu sensibles aux variations de la force motrice, notamment dans les mouvements d'horlogerie dont la durée de marche s'étend sur huit jours. Dans un mode de misé en oeuvre préféré de l'invention, on peut donc intercaler un dispositif compensateur de force motrice dans le train de transmission entre le ressort du mouvement et le régulateur. Le brevet allemand 885.592
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décrit par exemple un dispositif convenant à cet effet.
Dtautres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description ci-après d'un mode de mise en oeuvre en regard des dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective de l'aimant permanent ; - la figure 2 montre par une vue en perspective analogue à celle de la figure 1, l'organe de sûreté en forme'de pont destiné à empêcher l'emballement; - la figure 3 est une vue en élévation latérale d'un dispositif régulateur, la platine antérieure du chevalet étant supposée enlevée; - la figure 4 est une vue en plan correspondant à la figure 3; - la figure 5 est une vue en élévation latérale d'un deuxième mode de réalisation du dispositif régulateur sous la forme d'un bloc indépendant se prêtant au montage dans un mouvement d'horlogerie; - la figure 6 est une vue en plan correspondant à la figure 5;
- la figure 7 est une vue partielle en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 6, et montre un détail de l'aimant permanent ; - la figure 8 est une vue en élévation latérale d'un dispositif régulateur en-bloc indépendant pour l'incorporation à un mouvement d'horlogerie, et doté d'un dispositif compensateur de force motrice; - la figure 9 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 8.
On voit sur la figure 1 que l'aimant permanent) dont l'ensemble est désigné par le chiffre de référence
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10, est formé par deux lames semblables 11 et 12 superposées. Le corps 10 de l'aimant se présente sous une forme sensiblement en U, et les extrémités des branches 10a et lOb sont coudées vers l'intérieur pour former des pièces polaires 10c et lOd placées en regard l'une de l'autre. Pour permettre la liaison de l'aimant avec le ressort 13 de l'équipage oscillant (figures $. et 4),les lames présentent deux trous poinçonnés 10e.
Aux extrémi tés des branches 10a et lOb de l'aiment sont prévues des encoches 10f et 10g en queue d'aronde, qui sont destinées à recevoir des pattes de rivetage 15a et 15b d'une pièce 15 en forme de'pont et en métal non ferreux, assemblée par rivetage avec les lames superposées de l'aimant, et dont le but est d'intercepter les dents polaires 16a de la roue d'échappement 16 par son arc central 15c lorsque cette roue a tendance à s'écarter du rythme de l'équi' page oscillant formé par l'aimant 10 et le ressort 13, par exemple en cas de choc.
Le ressort 13 de l'équipagscillant est fixé par une languette 13a à son support 17, qui peut être un élément profilé en laiton muni d'un tourillon 17e par lequel ce support est monté dans la platine 19 avec inter-, position d'une rondelle de friction 18. Dans le support est pratiqué un alésage transversal 17b, dans lequel il est possible d'insérer latéralement une longue broche permettant'le réglage à grande précision de la profondeur de pénétration des pièces polaires 10c et lOd par rapport aux dents de la roue d'échappement 16.
Pour ie réglage à grande finesse du régula leur, .un doigt décentré 20 en fer, solidaire d'un pivot 20a, est monté à rotation dans la platine 19 du chevalet, L'extrémité libte du pivot porte sur le côté extérieur
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de la platine un bouton 21 à fente en matière quelconque, par exemple en matière plastique, et entre le bouton et la platine est intercalée une rondelle de friction 22.
Le doigt décentré 20 est disposé par rapport à l'aimant 10 de façon qu'il puisse s'en rapprocher autant que possible pendant sa rotation autour de l'axe du pivot, sans cependant le toucher dans sa position extrême.
Pour faciliter l'assemblage et la réparation de mouvements d'horlogerie dotés d'un dispositif régulateur magnétique, le mode de réalisation que montrent les figures 5 et 6 comprend un chevalet auxiliaire distinct, indiqué en 32, dans lequel est monté l'équipage oscillant (aimant 10, ressort oscillant 13) avec la roue d'échappement 16 et deux pignons 30 et 31 à fine denture et à rotation rapide. Les platines de ce chevalet auxiliaire sont indiquées en 33 etx 34. La platine antérieure (sur le dessin) 33 est munie de pattes 33a, 33b découpées en U. Ces pattes sont engagées en cavalier sur les embouts filetés des colonettes P du mouvement d'horlogerie L, et serrés par les écrous A vissés sur ces embouts.
La platine postérieure 34 présente à une extrémité une encoche demi-circulaire 34a chevauchant la partie épaisse de la colonnette P correspondante, tandis que l'extrémité opposée de cette platine 34 est munie d'une arête rectiligne d'appui 34b. En 33c et 33d sont indiqués des tenons fixés à la platine 33 et destinés à venir en prise avec des trous pratiqués dans les platines du mouvement d'horlogerie L.
Le. dessin ne le montre pas, mais il est évident que le pignon 31 engrène avec la roue des secondes dont le pivot est indiqué en L1. Le train de transmission comprend également la roue intermédiaire dont le pivot est
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indiqué en L2' la roue des minutes montée en L2' et enfin la roue du ressort solidaire du pivot L4.
Le bloc représenté sur les figures 5 et 6 n'est pas seulement destiné aux réveils, mais également à d'autres mouvements d'horlogerie à ressort construits pour une durée de marche de un à huit jours.
Le curseur 40 que montrent les figures à 7 est fait en métal non ferro-magnétique, et sert au réglage d'approche de l'équipage oscillant. A cet effet il est déplacé longitudinalement sur l'aimant permanent 10.
Les dispositifs régulateurs magnétiques du type en question sont,quelque peu sensibles aux variations de la force motrice, qui peuvent se manifester notamment dans les mouvements d'horlogerie construits pour une durée de marche de huit jours. Le mode de réalisation que montrent les figures 8 et 9 comprend donc une roue dentée complémentaire 50 qui est montée sur le pivot 51.
La roue dentée 50 n'est pas solidaire du pivot 51, mais accouplée à celui-ci par l'intermédiaire d'un dispositif compensateur de force motrice 52. On connaît un grand nombre de ces dispositifs compensateurs dans la technique de l'horlogerie. On peut par exemple utiliser un dispositif compensateur du type décrit par le brevet allemand 875.592, le brevet américain n 2.731.790, le brevet suisse 295.134 ou le brevet français 1.045.708. On peut également monter ce dispositif compensateur sur le pivot du pignon 30 ou 31 lorsqu'il est constitué pour¯coopérer avec un pignon tournant rapidement.
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