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Pour la commande hydraulique ou pneumatique de sou- papes, on a généralement recours à une soupape de pression étrangère (batteries à huile ou conduite à air comprimé).
Chaque soupape doit être reliée par des conduites de comman- de à cette source de pression ou au poste de manoeuvre. Avec un tel mécanisme, les soupapes dépendent de l'amenée de l'éner gie et ne peuvent pas être actionnées lorsque celle-ci fait défaut.
On sait également qu'on peut actionner des soupapes à commande hydraulique ou pneumatique au moyen de la pression qui règne dans la conduite à obturer. Dans ces cas, la chute de pression règnant dans la conduite à obturer en amont et en aval de la soupape est utilisée pour la commande. Lorsque la chute de pression change de direction ou qu'elle diminue sensiblement, la soupape ne peut plus être actionnée* -
On peut procéder à un tel changement de la direction de la chute de pression pour des raisons de service, comme cela est.fréquemment le cas par exemple dans les installations à haute pression. Il peut toutefois aussi se produire sans qu'on le veuille, par exemple à la suite d'un manque d'at- tention du personnel. Dans tous ces cas, il n'est plus pos- sible de fermer la soupape au moyen de la pression de la propre conduite.
En outre, la façon connue jusqu'ici de fermer une soupape par la pression de la conduite à obturer ne per- met pas de régler le débit.
Or, on a trouvé qu'on peut supprimer ces inconvénients par un agencement spécial des conduites de commande. Aussi bien à l'entrée qu'à la sortie de la soupape à actionner, on fait dériver des conduites de commande débouchant dans le cylindre moteur de la commande de la soupape. Etant donné qu'avec cette disposition des conduites de commande, le
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fluide à régler peut.couler autour de la soupape, on monte dans chaque conduite des organes automatiques d'obturation. A cet effet, on peut utiliser des clapets et soupapes de retenue etc., donnant libre passage à la pression dans l'une des di- rections, mais la bloquant dans l'autre. La pression de la conduite à obturer agit ainsi toujours pleinement sur le piston de travail pour la commande de la soupape, quel que soit le c8té d'où vient la pression.
La chute de pression dans la conduite à fermer peut donc être modifiée à volonté.
Aussi longtemps que, d'un coté au moins de la soupape, règne encore une pression suffisante, la soupape peut, à volonté, être ouverte, maintenue fermée ou réglée, et l'on ne dépend pas d'une source de pression étrangère.
Le fluide qui se trouve dans la conduite à régler, peut àgir directement sur le piston de travail pour la commande de la soupape, mais on peut aussi prévoir pour la transmission de la pression un agent liquide ou gazeux. Le piston de travail pour la commande de la soupape peut être actionné de l'un ou des deux c8tés.
A titre indicatif, mais nullement limitatif, on a le représenté sur/dessin annexé un exemple d'un agencement sui- vant la présente invention :
A la figure 1 du dessin, on a représenté la soupape e dans la conduite à fermer h/i. La tige filetée de la sou- pape e est reliée rigidement au piston Ce piston 'se meut dans le cylindre f, et peut être déplacé dans un sens par la pression régnant dans le cylindre. Dans l'autre sens, la soupape est actionnée par la pression qui règne dans la soupape même. Sur la conduite d'admission h est branchée la i conduite de commande k, et sur la conduite d'évacuation/est branchée la conduite de commande k'. Les deux conduites de commande débouchent dans la conduite 1 qui communique avec le cylindre f en passant par la soupape de réglage a.
Dans
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les conduites de commande k et kt sont montés les clapets de retenue c et c' de manière à éviter qu'en aucun cas le fluide à bloquer ne s'écoule autour de la soupape e. Lorsque la pression la plus forte s'exerce sur la conduite d'admis- sion h de la soupape le clapet de retenue c est ouvert, et le clapet de,retenue c' fermé. La pression du fluide se transmet à la conduite 1 en passant par la conduite k. En ouvrant la soupape de règlage a, on peut faire se mouvoir le piston g et actionner ainsi la soupape e. Lorsque la pression la plus forte s'exerce sur la conduite i, elle est transmise à la conduite 1 en passant par la conduite k1, la soupape de rete- nue c1 étant dans ce cas ouverte, tandis que la soupape de retenue ± est fermée.
En actionnant la soupape de détente b, on peut diminuer la pression dans le cylindre f, et faire s'ouvrir automatiquement la soupe e.
A la figure 2 du dessin, la tige filetée de la,sou- pape principale e est également reliée rigidement au piston g. Ce piston a toutefois un double effet. Ici également, les deux conduites de commande k et k1 qui sont munies de clapets de retenue c et c1'. relient la conduite dtadmission h de la soupape e et la conduite d'évacuation i de cette soupape à la conduite l. La conduite 1 communique, par l'intermédiaire des soupapes de règlage a et a', avec les deux chambres d et d' où la pression du fluide à bloquer s'exerce sur un agent transmettant la pression. Cet agent transmet la pression du fluide à bloquer au cylindre f, à travers les conduites 1 et 1 ". Au moyen de deux soupapes de détente b,et b', on peut diminuer la pression dans les chambres d et d'.
Lorsque là conduite h se trouve sous une plus forte pression que la conduite i, cette pression est transmise à la conduite 1 en passant par là conduite k et la soupape de retenue ± qui est ouverte. De là, elle peut être transmise, à travers la ooupape de réglage a, à la chambre d et ainsi à la conduite
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1", ce qui déclenche l'ouverture de la soupape e, ou bien elle peut s'exercer sur l'autre côté du ;iston g, en passant par a', d' et 1', en provoquant ainsi la fermeture de la soupape principale. Lorsque la pression la plus forte s'exerce sur la conduite i, la soupape est actionnée, de façon analo- gue, par la conduite de commande k' et la soupape de retenue c', qui est ouverte, la soupape de retenue c étant fermée.
Pour le réglage de la soupape principale e, on doit action- ner les soupapes de réglage a et a' et, le cas échéant, également les soupapes de détente b et b'. Cette commande peut naturellement aussi être automatique.
REVENDICATIONS.
1. Agencement des conduites de commande de soupapes qui, à l'aide d'un piston de travail, peuvent, par la pression régnant dans la conduite à obturer, être ouvertes, fermées, maintenues fermées ou réglées, nydrauliquement-ou pneumati- quement, caractérisé en ce que des conduites de.commande dérivant de la conduite d'admission et de la conduite d'éva- cuation de la soupape à actionner, débouchent dans le cylin- dre de travail pour la commande de la soupape, chaque conduite étant munie d'organes obturateurs automatiques, montés de façon telle que le fluide à régler ne puisse s'écouler autour de la soupape et que la pression la plus forte de la conduite à obturer puisse s'xercer pleinement sur le piston de travail pour la commande de la soupape.