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On connaît des étoffes ayant une surface feutrée consistant en un tissu formé d'un fil fin, donc un fil à forte torsion, c'est à dire tissé et éventuellement tordu, avec un fil de re- vêtement mince et solide, et qui est lainé selon le processus pour la fabrication des bonneteries à surface feutrée.
Il est connu de fabriquer de telles étoffes de telle manière que le fil boudineur obtenu sur la carde à cylindres, dans lequel les amas de fibres sont travaillés en un voile fin, lequel
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après division en bandes étroites en fils sans torsion et sans résistance appréciable à la traction, est ajouté au fil boudineur d'abord sous la forme de bobines en forme de disques sur un cylindre en bois, dit "à fil boudineur, et de cette bobine il est déroulé sur une machine de filage et
Selfactor ou à anneau,/est tordu fortement en un fil ré- sistant;
ce fil est bobiné dans la machine à filer sur des cylindres, dénommés fuseaux et le fil ainsi filé est, dans le but de prévoir une longueur de fil plus grande, enroulé de manière croisée par des rouleaux au moyen d'un bobinoir à fil croisé, et de celui-ci il est introduit dans le métier circulaire à tricot. Dans le métier circulaire à tricot, le fil filé ou fin est travaillé avec un fil de revêtement en un tissu, lequel, éventuellement après un processus de lavage, est lainé ensuite pendant environ 12 à 15 passes de lainage et reçoit ainsi une surface fibreuse feutrée.
Ces étoffes connues présentent cet inconvénient que de malgré les nombreux passes/lainage .-par le fait qu'il reste une couche relativement dure occasionnée par le fil fin en- dessous de la surface feutré ;elles ne possèdent pas la souplesse désirée pour des matières servant de doublure.
Egalement, ces substances ne possèdent pas une hauteur et épaisseur de feutrage suffisamment uniformes. Non seulement par la matière de fil employée, ces inconvénients sont éga- lement produits par le procédé compliqué de fabrication, dans lequel les fils boudineurs sont d'abord filés, dont fortement tordus, et ensuite dans le procédé de lainage.les fibres sont à nouveau débarrassées de leur forte torsion et sont retirées du fil pour former la torsion désirée. Les nombreux modes de travail rendent le procédé relativement 'rationnel, occasion- nent des pertes de poids considérables de la substance de
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départ, et exercent un effet défavorable sur la matière fibreuse et ainsi sur la qualité du produit f inal.
On a déjà essayé d'éviter partiellement ces inconvénients et de simplifier le procédé, ou du moins certaines phases de celui-ci. Par exemple, on connait un métier circulaire à tricot connecté à une carde, dans lequel les fibres lâches cardées, dont l'écheveau de fibres, sont enlevées de la carde à cylindres au moyen d'une brosse d'alimentation et sont in- troduites en vue de la fabrication d'une surface feutrée, dans les crochets des aiguilles tricoteuses. On a également déjà proposé un dispositif pour la fabrication de bonneterie ayant un revêtement feutré, sur un métier circulaire à tricot' du type français, où l'écheveau de fibres est transporté d'un cylindre muni d'une garniture de cardage sur les aiguilles du métier circulaire à tricot.
Ces procédés simplifiés et les dispositifs qui sont employés pour leur réalisation, dans lesquels par conséquent les fibres lâches sont admises dans le métier circulaire à tricot, se sont cependant montrés non- satisfaisants et notamment parce que les étoffes fabriquées de cette manière présentent une surface feutrée supérieure très inégale.
La présente invention montre au contraire une voie tout à fait différente, beaucoup plus simple, et évite complètement les inconvénients mentionnés ci-dessus. La matière selon l'in- vention consiste en un tissu lainé formé selon la méthode de fabrication d'articles de bonneterie pour donner un recouv.re- ment fibreux feutré, et constitué par un fil boudineur et un fil de revêtement. Par l'utilisation d'un fil boudineur, donc d'un fil non tordu au lieu d'un fil fin, c'est à dire fortement tordu, la couche qui se trouve en-dessous de la surface de revê- tement feutrée et par conséquent l'ensemble de la surface
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de la matière de revêtement est beaucoup plus souple que la matière décrite en premier lieu sans que sa résistance fut amoindrie.
La hauteur et l'épaisseur de feutrage dans une telle matière pour doublures est également beaucoup plus uniforme. Plus spécialement grâce à l'utilisation d'un fil boudineur, la surface feutrée de revêtement est beaucoup plus volumineuse que par l'utilisation d'un fil fin.
Cette nouvelle étoffe se laisse fabriquer selon l'in- vention sur le métier à tricot circulaire du type français, en menant le fil boudineur obtenu sur la carde à cylindres depuis celle-ci directement au métier circulaire à tricot, et dans celui-ci il est travaillé avec un fil de revêtement . en un tissu, lequel finalement est lainé de manière connue.
Le procédé, dans lequel par conséquent le fil boudineur est présenté au métier à tricot circulaire, est supérieur de loin aux procédés déjà connus rien que par la diminution considérable des processus individuels de travail et par le mode de travail plus rationnel qui en découle. Grâce au rac- courcissement du mode de travail, il y a de plus un ménagement considérable de la matière fibreuse travaillée et par consé- quent une augmentation de la valeur du produit final, ainsi qu'une diminution considérable des pertes en poids de la ma- tière de départ, car dans chaque phase du travail il se produit des pertes, or de cette manière il y a une diminution de la durée de travail, une diminution d'énergie et de matière.
Egalement, le lainage du tissu est rendu beaucoup plus simple, car les fibres sont retirées du fil boudineur plus lâche, et pour la formation de la couverture feutrée désirée de fibres seulement 2 à 3 passes de lainage seront nécessaires. Cette
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économie considérable en passes de lainage simplifie encore' davantage le procédé et cela d'une manière considérable.
Lorsque la carde à cylindres et le métier circulaire à tricot ne sont pas placés immédiatement l'un à côté de l'autre, ou ne peuvent pas être égalisés quant à la quantité de fil boudineur livrée, ce fil boùdineur peut d'abord être bobiné depuis la carde à cylindres sur des galets et depuis ceux-c éventuellement après un rebobinage, il peut être alimenté dans le métier circulaire à tricot. Un rebobinage est effectué si, l'on désire avoir une alimentation plus grande en fil bobi- neur au métier circulaire à tricot.
Lorsque l'emplacement sur la carde à cylindres est réduit, le fil boudineur peut être déroulé des galets, éventuellement après un rebobinage d'abord dans des pots de filature et de ceux-ci il peut être conduit au métier circulaire à tricot.
Lorsque l'emplacement sur la carde à cylindres le permet, le fil boudineur individuel ne doit pas être d'abord enroulé sur les galets, mais peut être déroulé directement de la carde à cylindres, éventuellement au moyen d'un transport pneumatique, dans des pots de filature de construction usuelle, pour être ensuite conduit de ceux-ci jusqu'au métier circulaire à tricot.
Les pots remplis d'une manière ou l'autre de fil boudineur lâche sont placés ou disposés sur le métier circulaire à tricot.
Pour la réalisation pratique du procédé selon l'invention, le métier circulaire à tricot de type français qui est utilisé ici est muni de manière connue d'un dispositif pour l'introduc- tion du fil boudineur dans les aiguilles. Le travail des fils de revêtement ou de base reste inchangé par rapport aux pro- cédés connue jusqu'à présent. Le travail des fils de revêtement ' peut cependant être avantageusement adapté de manière appropriée, quant à l'introduction dans le métier circulaire à tricot, à la nature des fils boudineurs non filés qui sont utilisés pour cela, tandis que le processus de tricotage est lui-même réalisé d'une manière connue.
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Pour faciliter l'introduction du fil boudineur volumineux il est avantageux que dans le métier circulaire à tricot de type français selon l'invention, la roue dali- mentation soit placée, lors du travail de fil filé, plus profondément par rapport à sa position normale, et notamment si profondément qu'elle presse avec ses dents les aiguilles de travail suffisamment loin vers le bas pour laisser assez de place pour l'introduction du fil boudineur.
L'introduction du fil boudineur peut de plus être encore améliorée en prévoyant une roue servant à l'introduction avec frottement du fil boudineur entre les aiguilles de travail, par exemple une roue avec une garniture en caoutchouc ayant un profil approprié, ou bien une roue à brosses formée de manière appropriée et/ou un organe d'introduction d'air com- primé dirigé avec force.
Afin d'éviter lors de son introduction dans le métier circulaire à tricot, que le fil boudineur volumineux ne perde son profil arrondi sur les parties prévues à cet effet, il est de plus avantageux pour obtenir un assemblage du fil boudineur lâche, que les oeillets ou autres organes analogues producteurs de frottement, servant au guidage du fil introduit lors du travail de fil filé, soient remplacés par des galets de guidage de rotation facile, polis lisses, ayant un profil à rainures en forme de U ou de V ou autres profils appropriés, sur lesquels le fil boudineur sera guidé vers le dispositif d'alimentation.
Afin d'éviter encore davantage que le fil boudineur lâche dans sa course sur les aiguilles de l'organe servant à éviter la rupture du fil, ne se défibre sur celles-ci, en se feutrant ainsi, ce qui entraînerait des ruptures fréquentes de fil, on peut selon un mode de réalisation de l'invention qui est
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particulièrement avantageux, munir les aiguilles de l'organe supprimant les ruptures de fil avec un galet palpeur de rota- tion aisée, poli lisse, ayant un profil à rainures en forme de U ou de V, ou autre profil analogue, sur lequel passe le fil boudineur.
Enfin, lors de l'introduction du fil, pour défaire des boucles ou mailles qui auraient pu se former, ou bien supprimer d'autres irrégularités, on prévoit de manière appropriée à l'entrée du fil boudineur un ou plusieurs oeillets par lesquels passe ce fil boudineur dans le métier circulaire à tricot.