CH185908A - Procédé pour transformer des filaments continus directement en un fil contenant des fibres en mèche, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, et fil obtenu au moyen de ce procédé. - Google Patents

Procédé pour transformer des filaments continus directement en un fil contenant des fibres en mèche, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, et fil obtenu au moyen de ce procédé.

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CH185908A
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Dreyfus Henry
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Dreyfus Henry
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D01NATURAL OR MAN-MADE THREADS OR FIBRES; SPINNING
    • D01GPRELIMINARY TREATMENT OF FIBRES, e.g. FOR SPINNING
    • D01G1/00Severing continuous filaments or long fibres, e.g. stapling
    • D01G1/06Converting tows to slivers or yarns, e.g. in direct spinning
    • D01G1/10Converting tows to slivers or yarns, e.g. in direct spinning by cutting

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Preliminary Treatment Of Fibers (AREA)

Description


  Procédé pour transformer des filaments     continus    directement en un fil contenant  des fibres en mèche, appareil pour la mise en     aeuvre    de ce procédé, et fil obtenu  au moyen de ce procédé.    L'invention comprend un procédé pour  transformer des filaments continus directe  ment en un fil contenant des fibres en mèche,  un appareil pour la mise en     oeuvre    de ce pro  cédé, ainsi qu'un fil contenant des fibres en  mèche obtenu au moyen dudit procédé.  



  Le procédé que comprend l'invention est  caractérisé en ce qu'on fait passer un fais  ceau composé de filaments continus à travers  un dispositif de coupe à l'aide de moyens  distincts dudit dispositif, ce dernier compor  tant au moins deux surfaces, dont l'une est  une surface coupante se mouvant dans la  même direction générale que le faisceau, mais  à une vitesse différente de celle du faisceau,  de manière que ladite surface ait un mouve  ment relatif par     rapport    au faisceau dans la  direction longitudinale de celui-ci, tandis  qu'entre la seconde surface et le faisceau, il  y a aussi un mouvement relatif dans la     di-          rection    longitudinale du faisceau,

   les deux       surfaces    exerçant     concurramment    une pression    sur le faisceau en un point de sa longueur,  cette pression et ledit mouvement relatif  entre les filaments du faisceau et les surfaces  effectuant un sectionnement de filaments  dans le faisceau en transformant     ainsi    le  faisceau en un fil     consistant    entièrement en  fibres en mèche.  



  En raison du mouvement relatif entre les  filaments et le dispositif de coupe, il est pos  sible de couper les filaments en     n'exerçant     sur eux qu'une légère pression à la surface  de coupe. Le faisceau peut, par conséquent,  n'être     soumis    qu'à une légère action de ser  rage, et il en résulte que les filaments dont  il est composé ne sont soumis qu'à une ten  sion relativement faible.  



  On voit donc que le procédé que comprend  l'invention ne repose ni sur l'étirage de fibres  se présentant naturellement ou de fibres pré  parées par découpage ou une opération ana  logue, ni, d'autre part, sur le fait de soumettre  des filaments     "continus"    à une     opération         d'étirage dans le but de les étirer jusqu'au  point de rupture.  



  Dans une     forme    d'exécution préférée du  procédé, après la coupe d'un filament parti  culier, une longueur de ce filament passe à  l'état non coupé en regard de la surface de  coupe pendant que s'effectue la coupe d'autres  filaments, la coupe étant ainsi transférée de  l'un à l'autre des     filaments    du faisceau jus  qu'à ce que le filament particulier     envisagé     soit de nouveau coupé, et     ainsi    de suite.  Comme les points de coupe sont distribués  parmi les filaments, les filaments coupés sont       transformés    en fibres possédant une longueur  moyenne qui dépend de la fréquence avec la  quelle s'effectue la coupe des filaments.

   On  peut régler cette fréquence, et par conséquent  la longueur moyenne des fibres, en réglant  divers facteurs, par exemple en faisant en  sorte que le faisceau possède un degré prédé  terminé de torsion, comme il     ressortira    de ce  qui suit.  



  Le mouvement de la surface coupante  dans le même sens que les filaments favorise  l'entraînement des filaments coupés du fais  ceau jusque et au delà du point où le faisceau  se trouve serré entre les deux surfaces, de  sorte que la continuité de la matière se trouve       maintenue    en dépit de la conversion en fibres  des filaments du faisceau. Le pressage des  filaments contre la surface     exerçant    l'action  de coupe peut avantageusement être effectué  à l'aide d'un rouleau     constituant    la seconde  surface du dispositif de coupe, ce-rouleau se  mouvant aussi dans la même direction que  les filaments de façon à faciliter l'avancement  continu des filaments.  



  La surface coupante et la surface de pres  sion du dispositif de coupe peuvent être l'une  et l'autre avantageusement constituées par un  rouleau et, dans un but de     commodité,    on  appellera ci-après ces surfaces "rouleau cou  pant" ou "rouleau presseur", suivant le cas,  étant bien entendu toutefois que l'invention  n'est pas limitée à l'application d'un     rouleau     pour l'une ou l'autre de ces surfaces.  



  De préférence, le rouleau presseur se meut  au moins approximativement à la même vi-         tesse    et dans la même direction que le rou  leau coupant. Par exemple, ces rouleaux peu  vent être tous deux     actionnés    positivement à  toute vitesse désirée qui, par rapport à la  vitesse à laquelle les filaments passent entre  ces rouleaux, assure le     glissement    nécessaire  pour favoriser la coupe des filaments.

       Il    est  toutefois commode     d'actionner    le rouleau pres  seur par son contact avec le rouleau coupant  rotatif, auquel cas sa     vitesse    est influencée  par celle du rouleau commandé et, dans cer  tains cas, jusqu'à un certain point, par la  vitesse de passage des filaments.  



  On peut aussi effectuer la coupe des fila  ments par l'inverse de la position qui vient  d'être décrite, c'est-à-dire en se servant d'un  rouleau coupant actionné par son contact avec  un rouleau commandé positivement qui n'a  pas nécessairement une action de coupe. Dans  ce cas, le rouleau coupant presse lui-même  sur les filaments. On peut aussi faire en  sorte que les deux rouleaux aient chacun     une     action de coupe, des formes     d'exécution    de  l'appareil que comprend l'invention, et pré  sentant une     disposition    de ce genre, étant  décrites plus loin.

   De plus, on peut prévoir  plusieurs points de pressage au lieu d'un seul  à chaque dispositif de coupe, par exemple  en disposant deux rouleaux presseurs en con  tact avec un seul rouleau coupant, les fila  ments parcourant l'arc du rouleau coupant  qui s'étend de l'un à l'autre des deux points  de pressage. De même, deux rouleaux cou  pants peuvent travailler au contact     d'un    rou  leau unique qui peut ou non être     disposé    de  façon à exercer     une    action de coupe.  



  Pour faire subsister la continuité de la  matière considérée dans son ensemble, pen  dant la coupe des filaments, il faut éviter, de  préférence, que le ou les rouleaux ayant l'ac  tion de coupe effectuent, sous la pression ap  pliquée, le sectionnement de plus d'un fila  ment ou d'un nombre     relativement    petit de  filaments du faisceau en un point quelcon  que de sa longueur.

   Par conséquent,     l'action     de coupe du ou des rouleaux est     limitée,    de  préférence, dans les conditions de pression qui       interviennent.         Dans ce but, on emploiera une forme  d'exécution de l'appareil que comprend l'in  vention, cette forme d'exécution présentant  un dispositif de coupe comprenant un rouleau  fait d'acier ou d'une autre matière dure con  venable et muni de cannelures qui sont géné  ralement transversales à la direction du mou  vement des filaments, ces cannelures étant  munies de bords vifs sur lesquels les fila  ments sont tirés pendant qu'ils glissent entre  les rouleaux.

   Par exemple, le rouleau peut  présenter des rainures de forme semi-circu  laire, rectangulaire, triangulaire ou d'une  autre forme appropriée en section transversale  et constituant avec la surface du rouleau un  bord vif contre lequel les filaments sont pres  sés. Bien que les cannelures puissent être dis  posées parallèlement à l'axe du rouleau, il est  avantageux qu'elles soient disposées     hélicoïda-          lement.    De préférence, les rainures sont pré  vues à de faibles intervalles autour de la  périphérie du rouleau.

   On peut faire tra  vailler conjointement deux rouleaux ayant  chacun une -action de coupe, par exemple un  rouleau muni de cannelures parallèles à son  axe et travaillant avec un rouleau cannelé       hélicoïdalement,    ou deux rouleaux à canne  lures hélicoïdales dont les     cannelures    se croi  sent ou font un angle à leurs point de contact.  



  Dans une autre forme d'exécution de l'ap  pareil, le rouleau de coupe est un rouleau  ayant le caractère d'un abrasif, par exemple  d'un rouleau ou douille fait ou garni d'émeri,  de carbure de silicium ou d'un abrasif ana  logue dont la structure peut varier d'un grain  fin à un grain assez gros. Les bords des grains  de l'abrasif du rouleau entrent en prise avec  les filaments sous la pression appliquée, ce  qui coupe les filaments du faisceau en suc  cession. On peut se servir de rouleaux de ce  genre à la façon d'organes commandés con  jointement avec un organe presseur non cou  pant ou à la façon d'organes non commandés  ou faire travailler conjointement deux rou  leaux en abrasif. De même, on peut faire  travailler un rouleau en abrasif avec un rou  leau cannelé comme on l'a dit précédemment.

    La surface coupante mobile peut aussi être    établie sous forme d'une bande usante sans  fin convenablement supportée pour     permettre     au faisceau d'être pressé contre elle.  



  Lorsqu'on effectue la coupe à l'aide     d'un     rouleau presseur non coupant travaillant con  jointement avec une surface coupante telle  que les rouleaux cannelés<B>OU</B> abrasifs ou la  bande en abrasif précédemment mentionnés,  le rouleau presseur peut être fait d'une ma  tière non élastique et être d'une nature rigide,  ou bien il peut être en une matière élastique,  quoique de préférence munie d'un revêtement  superficiel de quelque matière plus dure.  Ainsi, le rouleau presseur peut comprendre  un noyau en caoutchouc spongieux ou autre  caoutchouc mou supportant une douille mé  tallique, le caoutchouc constituant un mon  tage élastique pour cette douille.

   Dans ce  cas, il est toutefois préférable que la douille  soit     suffisamment    mince, par exemple de  0,5 mm, 0,25 mm ou même moins, pour être  par elle-même flexible. Une telle douille as  sure une longue durée du rouleau presseur.  Un tube d'acier     poli    de l'épaisseur mention  née     convient    particulièrement en vue de son  emploi avec le noyau élastique.  



  On peut faire en sorte qu'un des rouleaux  exerce la pression désirée sur l'autre rouleau  en chargeant     ce    rouleau positivement, par  exemple par un ressort, un poids ou un levier,  mais il est commode de se servir d'un rouleau  à chargement     automatique    de poids approprié.  étant donné qu'une faible pression suffit pour  réaliser l'action de coupe sur les filaments.  On peut avantageusement monter un tel     rou-          leaû    de façon qu'il repose par son poids pro  pre sur l'autre rouleau et qu'il tourne libre  ment par son contact avec cet     autré    rouleau.

    Des rouleaux rigides peuvent être évidés et  ainsi allégés de façon qu'ils     .exercent    automa  tiquement la faible pression désirée.  



  Au lieu que la pression soit appliquée à  l'aide d'une surface mobile comme celle qu'on  obtient à l'aide     d'un    rouleau presseur rotatif,  on peut se servir à cet effet d'une surface  fixe, par exemple d'une pièce fixe reposant  contre la surface coupante et     convenablement         chargée par son propre poids ou de quelque  autre manière.  



  Les moyens pour faire passer le faisceau  de filaments à travers le dispositif de coupe  sont constitués, de préférence, par un autre  dispositif à rouleaux, par exemple par une  paire de rouleaux agencés pour serrer ferme  ment les filaments et pouvant tourner à une  vitesse qui excède la vitesse     périphérique    du  ou des rouleaux coupants d'une valeur telle  qu'on obtient le glissement désiré à la sortie  du ou des rouleaux coupants. De préférence,  on prévoit un serrage sensiblement     dépourvu     de glissement entre les rouleaux de serrage,  afin que ces rouleaux déterminent la vitesse  d'avancement des filaments à travers le dis  positif de coupe.  



  Le faisceau de filaments peut ainsi passer  entre les éléments d'une paire de rouleaux  constituant le dispositif de coupe à une vi  tesse qui, en dépit de la vitesse différente  à laquelle on fait marcher le dispositif de  coupe est sensiblement égale à la vitesse péri  phérique d'une paire de rouleaux de serrage  entre lesquels le faisceau passe ensuite après  que les     filaments    du faisceau ont été section  nés par le dispositif de coupe.  



  Les rouleaux de serrage peuvent être faits  de toute matière convenable; par exemple,  ils peuvent être faits ou garnis d'une matière  élastique telle que le caoutchouc, le cuir ou  le liège; ou bien on peut faire travailler un  ou plusieurs rouleaux de ce genre contre un  rouleau lisse ou muni de     cannelures    héli  coïdales ou autres, par exemple un rouleau  fait de métal, de résines synthétiques, d'acé  tate de cellulose ou d'une matière dure ana  logue.     Ire    même, on peut se servir de rou  leaux présentant des     rainures        engrenantes,     comme décrit dans le brevet français  no 763514.

   Dans tous les cas, il ne faut pas  que la nature du serrage exercé par ces rou  leaux soit telle qu'elle     risque    de détériorer  les filaments. Comme il est suffisant qu'une  pression relativement légère soit exercée sur  le faisceau par le     dispositif    de coupe, la  tension qui s'exerce dans le faisceau est fai  ble par rapport à la grosseur du faisceau et    surtout en     comparaison    avec la tension qui  est nécessaire pour soumettre un faisceau de  même grosseur à une charge de rupture. De  plus, la faible tension qu'il suffit d'exercer  dans le faisceau permet de communiquer un  serrage adéquat à l'endroit des rouleaux de  serrage sans charger     exagérément    les rou  leaux.

   I1 est préférable d'éviter toute action  de coupe sur les filaments par des rouleaux  de serrage.  



  Dans une forme d'exécution préférée de  l'appareil selon l'invention, les moyens pour  faire passer le faisceau à travers le dispositif  de coupe     comprennent    un rouleau présentant  des cannelures parallèles à son axe et dont  les bords ne sont pas assez vifs pour couper  les filaments et     un    autre rouleau fait d'une  matière relativement molle, telle qu'un caout  chouc de dureté moyenne, qui presse ferme  ment les filaments contre le rouleau     cannelé.     



  Quoique de tels rouleaux de serrage puis  sent être tous deux actionnés positivement,  il est commode de n'en actionner qu'un, par  exemple le rouleau cannelé, et de presser  l'autre contre-le premier avec le degré de  pression désiré pour exercer une action de  serrage ferme sur les filaments. Cette pres  sion peut être exercée soit par le poids du  rouleau presseur, soit à l'aide d'organes tels  que des ressorts, poids ou leviers. Si ou le  désire, on peut, pour serrer les filaments, se  servir de plus de deux rouleaux, par exem  ple de deux rouleaux presseurs     conjointement     avec un seul rouleau cannelé.  



  Il est préférable que la distance qui sé  pare le dispositif de coupe des moyens pour  faire passer le faisceau à travers ce dispositif  soit telle que le produit contenant les fila  ments sectionnés soit reçu et commandé par  les rouleaux de serrage constituant lesdits  moyens aussitôt après le sectionnement, les  rouleaux de serrage agissant alors de façon  à entraîner le faisceau vers et jusqu'à un  dispositif collecteur. Les rouleaux de serrage  pourraient toutefois précéder les rouleaux du  dispositif de coupe, auquel cas leur vitesse  serait inférieure à celle des rouleaux du dis  positif de coupe, afin d'assurer la différence      de vitesse nécessaire entre le faisceau de fila  ments et les rouleaux du dispositif de coupe.  



  Le produit peut être recueilli de toute  manière convenable. Ainsi, on peut le trans  férer à un dispositif de moulinage qui lui  communique une certaine torsion en même  temps qu'il l'enroule sous forme d'une bobine  ou autre masse désirée. Il est bien entendu       toutefois    que la torsion que le faisceau de  filaments était susceptible de posséder primi  tivement n'est pas sensiblement supprimée  par l'opération de coupe des filaments, de  sorte qu'elle subsiste dans le produit amené  au dispositif collecteur. La torsion supplé  mentaire susceptible d'être communiquée au  produit lorsqu'on le recueille, par exemple  en le bobinant à l'aide d'un dispositif à filer  à cloche ou à anneau, s'ajoute au reste de  cette torsion initiale.  



  Les filaments sont     entrainés    par les  moyens faisant passer lesdits filaments à  travers le dispositif de coupe à une vitesse  suffisante pour assurer     l'action    de glissement  désirée dans le dispositif de coupe. Cette vi  tesse peut     varier    considérablement, par exem  ple de     11/2    fois celle du rouleau coupant, à  2, 3, 4, 5, 6 fois celle dudit rouleau ou da  vantage, le rapport de vitesse réel dépendant  toutefois, jusqu'à un certain point, d'autres  facteurs qui interviennent dans l'opération.  



  Les dispositifs de coupe et de serrage peu  vent être placés de façon que le fil décrive  un chemin horizontal ou légèrement incliné  de l'un à l'autre ou qu'il décrive un chemin  fortement incliné ou vertical, cette dernière  disposition présentant des avantages en ce  qui concerne la commodité du travail.  



  On peut faire passer les filaments en suc  cession à travers deux ou plus de deux dispo  sitifs de coupe. Ces dispositifs peuvent être  tous de même construction, quoiqu'il puisse  être nécessaire de régler la pression et le  glissement dans une certaine mesure. C'est  ainsi que le second dispositif aura de préfé  rence une vitesse supérieure à celle du pre  mier, et ainsi de suite.  



  Comme le dispositif de serrage constituant  les moyens faisant passer le faisceau à ira-    vers le dispositif de coupe travaille d'une  manière sensiblement exempte de glissement,  le faisceau de filaments peut être converti en  un produit fibreux à une vitesse     sensiblement     égale à la vitesse périphérique des     rouleaux     de ce     dispositif    de serrage. En même temps,  bien qu'une pression soit exercée sur les fila  ments au dispositif de coupe, les filaments  peuvent glisser sur la surface coupante à une  vitesse qui peut être sensiblement la même  que celle à laquelle le produit est fourni par  le dispositif de serrage.

   En d'autres termes,  il n'est pas nécessaire qu'il se produise pen  dant l'opération plus qu'un très faible allon  gement du faisceau, à supposer même que le  faisceau s'allonge puisque la conversion des  filaments en fibres s'effectue en grande partie  par une coupe et n'est pas     subordonnée    à  un allongement des     filaments    jusqu'au point  de rupture. Toutefois, pourvu que les pro  priétés physiques des filaments soient sensi  blement conservées dans les fibres produites,  il est sans importance qu'un certain degré de  réduction s'effectue ou non dans la grosseur  du faisceau pendant son passage du dispo  sitif de coupe au dispositif de serrage.  



  La conversion peut avoir lieu entre les       limites    d'une grande échelle de vitesse, le  produit fibreux pouvant, par exemple, être       constitué    à une vitesse variant de l'ordre d'un  ou quelques mètres par minute à 50, 75, 100,  150 mètres par minute ou davantage.  



  Dans les différentes formes d'exécution  de l'appareil que comprend l'invention, les  filaments fournis au dispositif de coupe pro  viennent d'une ou plusieurs bobines ou autres  dispositifs d'alimentation, le denier total des  filaments conduits ensemble sous forme d'un  faisceau à travers l'appareil pour y être trai  tés simultanément correspondant au denier ou  numéro du produit fibreux qu'on désire ob  tenir. C'est ainsi que le denier peut être infé  rieur à 100 pour la     fabrication    de fils de  fibres en mèche très fins, ou qu'il peut être  du denier<B>1</B>00, 150, 200, 300, 1000, 2000 ou  davantage pour la fabrication de fils plus  gros. Si on le désire, on peut réunir pour les  traiter simultanément deux ou plus de deux      faisceaux de filaments constituant     1e    denier  total désiré.

    



  Ainsi qu'on l'a dit     précédemment,    la gros  seur du faisceau peut rester sensiblement in  variable pendant le passage dans l'appareil.  De même, le. denier des filaments individuels  peut varier selon les     caractéristiques    désirées  pour le produit     fibreux.    On peut traiter si  multanément des filaments de différents de  niers de façon que le produit contienne des  fibres de différents deniers.  



  Les filaments peuvent être sous forme  d'un faisceau ne     possédânt        qu'une    faible ou  aucune torsion ou possédant un faible degré  de torsion (par exemple jusqu'à 0,8, 1,2 ou  1,6 tour par centimètre). Si on le désire, les  filaments peuvent provenir d'un dispositif de  torsion qui élève leur     degré    de torsion à celui  désiré pour l'opération.  



  Des dispositifs peuvent     être    prévus-pour  amener les filaments au dispositif de coupe  et, si on le désire, on peut se servir de ces  dispositifs ou de .dispositifs distincts pour  les déplacer dans la direction     longitudinale     des     dispositifs    de coupe et (ou) des dispositifs  de serrage de façon à distribuer l'usure sus  ceptible de se produire. Lorsque les filaments  sont amenés au-dessous d'un rouleau chargé  par son propre poids, il importe qu'ils soient       guidés    de telle manière que la tension qu'ils  possèdent n'ait pas tendance à soulever le  rouleau.  



  Le fil contenant des sections de fibres  peut être recueilli sous forme d'une bobine  ou masse de fil de tout type désiré, par  exemple sous forme d'une bobine ou canette       permettant    au fil d'être employé immédiate  ment pour le tissage, le     tricotage    ou d'autres  opérations de fabrication de tissus. Par exem  ple, le fil peut être conduit directement à  une broche à filer à anneau ou à une broche  à filer à cloche, selon le degré de torsion et  la forme de bobine désirée, telle qu'une ca  nette ou masse de .fil analogue, lorsqu'on se  sert d'une broche à filer à anneau, ou une  bobine d'ourdissage ou de tricotage, à l'aide  d'un dispositif à filer à cloche.

           I1    est préférable que l'enroulement du fil  soit effectué de telle sorte qu'il facilite le  déroulement subséquent, surtout     dans    le cas  de bobines destinées à être déroulées     axia-          lement    par la pointe et lorsque le fil est fin.

    Ainsi, si le fil est enroulé sur une bobine à  rebord à l'aide d'un dispositif à filer à cloche,  il     convient    que le rebord supérieur de la bo  bine se raccorde par une     courbe    graduelle au  corps de la     bobine.    De plus, un mouvement       tranversal    assez rapide diminue la tendance  au coincement qui résulte quelquefois d'un  déplacement très lent produisant un enroule  ment sensiblement parallèle.  



  Le procédé que comprend l'invention peut  être appliqué à la transformation en un fil  contenant des fibres en mèche, de différentes  sortes de filaments continus, par exemple des  filaments d'acétate de cellulose ou d'autres  dérivés cellulosiques, des filaments de soie  naturelle et des filaments de     cellulose    re  constituée, par exemple de viscose, de     cu-          prammonium    et de nitrocellulose. Ces fila  ments peuvent être de deniers divers, par  exemple du denier 4,5 ou au-dessus, ce de  nier pouvant descendre à un denier ou     au-          dessous,    surtout dans le cas de filaments  ayant subi un étirage élevé. Des filaments  creux peuvent aussi être transformés par le  procédé suivant l'invention.

   Le faisceau qui  doit être converti en fils peut d'ailleurs con  tenir des filaments de différents deniers et  (ou) de différentes caractéristiques de couleur  ou autres (par exemple des filaments creux  avec des filaments pleins).  



  Quoique le fil fibreux puisse être fabri  qué à l'aide d'un seul faisceau ou fil de fila  ments continus de denier approprié, on peut  transformer simultanément deux ou plus de  deux faisceaux ou fils de filaments sembla  bles ou     dissemblables    au moyen du procédé  que comprend l'invention et les assembler,  au fur et à mesure de la coupe, en un fil  unique. De même, deux ou plus de deux fils  fibreux obtenus par le procédé suivant l'in  vention, qu'ils soient faits de matières sem  blables ou de matières dissemblables, peu-      vent être assemblés par une opération ulté  rieure.  



  Le procédé selon l'invention peut s'appli  quer à la transformation de filaments arti  ficiels normaux ou de filaments délustrés ou  de lustre atténué. Ainsi, par exemple, on  peut transformer des filaments d'acétate de  cellulose ou d'autres dérivés cellulosiques  ayant subi préalablement un traitement de  délustrage, par exemple à l'aide de liqueurs  aqueuses chaudes ou bouillantes ou de li  queurs contenant des     thiocyanures    ou des  solvants réels ou latents, ce traitement préa  lable ne faisant, bien entendu, pas partie du  procédé: ou bien, on peut transformer des  filaments d'acétate de cellulose, viscose ou  autres matières artificielles contenant divers  pourcentages de pigments et appliquées seu  les ou mélangées avec des filaments normaux.

    De même, on peut convertir simultanément  en un fil fibreux différentes sortes de fila  ments, par exemple des filaments de soie na  turelle avec des     filaments    d'acétate de cellu  lose ou de viscose, ou des filaments d'acétate  de cellulose avec des filaments de viscose ou  d'autres filaments cellulosiques, ce qui permet  d'obtenir dans le produit final des effets dif  férentiels ou des effets de coloration en double  teinte ainsi que d'autres effets résultant de  la différence des matières. On pourra aussi  doubler des fils fibreux obtenus par le pro  cédé suivant l'invention, contenant un type  de fibres ou un mélange de fibres, avec d'au  tres fils fibreux, y compris des fils faits de  fibres naturelles telles que le coton ou la  laine.  



  Les fils obtenus au moyen du procédé  selon l'invention peuvent servir à doubler un  fil supplémentaire. Ainsi, un fil de filaments  continus dont le denier est faible en compa  raison avec celui d'un fil obtenu par le pro  cédé selon l'invention, peut être amené à se  rendre à un dispositif de torsion conjointe  ment avec ledit fil obtenu par le procédé  selon l'invention. Un fil de ce genre se trouve  ainsi doublé et si ce fil contraste avec les  fibres en mèche du fil obtenu par le procédé  selon l'invention, par exemple en ce qui con-    cerne la     matière,    la couleur ou le lustre, il  peut donner     naissance    à des effets supplé  mentaires dans et par le fil fibreux.  



  De même, les fils     fibreux    obtenus par  le procédé suivant l'invention peuvent être  employés à l'état de mélange avec d'autres  types de fils naturels ou artificiels, ce qui  s'obtient par exemple en les     vanisant    avec des  fils de filaments continus ou des fils de  coton ou de laine dans la fabrication des  articles tricotés. En outre, on peut employer  conjointement des fils fibreux fabriqués au  moyen du procédé suivant l'invention mais  possédant des caractéristiques     différentes.     Par exemple, on peut     vaniser    un fil fabriqué  à l'aide de filaments brillants avec un fil       fabriqué    à l'aide de filaments brillants ou  délustrés.  



  On pourra également     combiner    dans un  même fil les caractéristiques de deux ou plus  de deux matières. C'est ainsi que, avec des  filaments d'acétate de cellulose employés  comme matière première, on peut fabriquer  un fil ayant l'aspect, par exemple, de la laine  ou de la. soie filée, mais possédant à d'autres  points de vue les propriétés caractéristiques  de la soie artificielle d'acétate de cellulose.  



  Dans les formes d'exécution du procédé  selon l'invention, les conditions de l'opération  de coupe peuvent être réglées selon la na  ture, l'état et le denier des filaments. Par  exemple, des filaments d'acétate de cellulose  qui viennent d'être filés par le procédé à sec  peuvent     exiger    un réglage de la pression qui       s'exerce    au dispositif de coupe en comparaison  avec des filaments ayant subi un certain de  gré de     vieillissage,    ceci étant peut-être dû à  la présence, dans les filaments frais, d'une  trace de solvant résiduel qui influence l'action  du dispositif de coupe sur ces filaments.

    Pour la même raison, un réglage peut être  désirable avant l'application du procédé selon  l'invention, par exemple un réglage du sé  chage des filaments d'acétate de cellulose ou  autres dérivés cellulosiques dans le procédé de  filage à sec ou autre procédé par lequel ces  filaments sont fabriqués, de façon à amener  les filaments à l'état qui convient pour leur      conversion en fibres. Les filaments peuvent  aussi être     conditionnés    spécialement avant       l'application    du procédé selon     l'invention.     



  La longueur moyenne des     sections    de  filament a une grande     influence    sur l'aspect  et d'autres qualités du produit. On peut par  exemple régler cette longueur en réglant con  venablement l'appareil pour la mise en     couvre     du procédé et ses conditions de travail, ainsi  que par le choix des filaments à traiter.  Ainsi, en général, on obtient une longueur  moyenne de fibre plus grande en faisant tra  vailler l'appareil à une vitesse plus grande.  Une torsion plus grande du faisceau de fila  ments tend à diminuer la longueur moyenne  des sections.

   De même,     l'application    d'une  pression plus grande au dispositif de coupe  (cette pression dépend aussi de la grosseur  du faisceau de filaments à traiter)     diminue     la longueur moyenne des sections, et il en  est de même d'un accroissement du rapport  entre la     vitesse    des     dispositifs    de serrage et de  coupe. Les filaments relativement fins sont  usuellement plus faciles à couper et l'accrois  sement de la fréquence de coupe a pour effet  de diminuer la longueur moyenne des     sections.     



  Il est donc     avantageux    d'appliquer au  dispositif de coupe une pression d'autant plus  grande que la grosseur du faisceau est plus  grande. Les filaments relativement fins exi  gent toutefois moins de pression que les gros  filaments. De même, il est préférable     d'exer-          cer        une    pression plus grande lorsqu'on di  minue le rapport entre les vitesses des dis  positifs de serrage et de coupe:

    En ce qui     concerne    l'effet de la distance       entre    les     dispositifs    de     coupe    et de serrage  sur la longueur des sections, il y a lieu de  noter qu'il     n'existe    tout au plus qu'un faible  pourcentage des fibres du fil fibreux dont  la longueur est inférieure à     cette    distance.  



  Un faisceau pourrait être soumis à l'ac  tion de plusieurs dispositifs de coupe au lieu  d'un seul, ce qui diminuerait la longueur  moyenne des sections. Ainsi, un fil fibreux       résultant    d'un seul passage à travers une  forme d'exécution dé l'appareil que com-    prend l'invention peut de nouveau être con  duit à travers le même ou un     autre    appareil,

    la torsion de la matière étant convenablement  réglée pour lui     permettre    de résister à     un     nouveau traitement de     coupe.    Il est par con  séquent bien entendu que l'expression "fil  contenant des fibres en mèche" employée  dans la présente     description    pour désigner le  produit en lequel les filaments continus sont  convertis ne veut pas dire nécessairement que  le produit est immédiatement à l'état qui  convient pour l'usage auquel il est finalement  destiné; il est clair que le produit peut être  soumis à n'importe quel traitement supplé  mentaire avant son utilisation finale, par  exemple à un nouveau     traitemeut    de coupe  comme il vient d'être mentionné.  



  De même, on peut appliquer une torsion  supplémentaire par une opération distincte.       î        outefois,    pour     un    grand nombre d'usages,  une torsion adéquate peut être     incorporée    au  produit à la fin de     l'opération    par laquelle les  filaments sont convertis en un produit fibreux.  On peut par exemple ajouter une torsion de  1,2 tour par centimètre, à l'aide d'un -dispo  sitif à filer à cloche, pour obtenir un fil con  venant particulièrement en vue de son em  ploi -dans des métiers à tricoter.

   En fait,  quoiqu'une torsion de ce genre soit très faible  dans le cas d'une matière composée de fibres  en mèches, la résistance du fil est considéra  ble, ceci étant probablement dû au mélange  de fibres     relativement    longues avec des fibres  relativement     courtes.     



  Comme le fil     fibreux    est obtenu par une  opération de coupe sur des filaments     continus     dont la     caractéristique    physique reste autre  ment en substance inchangée, le     fil    possède  sur toute sa longueur sensiblement le même  poids par unité de longueur que celui que  possédait la mèche de filaments non coupés,  abstraction faite, bien entendu, de l'étirage  qui pourrait être mis à, même de se produire  dans le faisceau pendant l'opération de coupe.

    Le produit peut, par conséquent, posséder  une régularité qui n'avait jamais pu être ob  tenue jusqu'à     ce    jour,     surtout    lorsqu'il pro  vient     d'un        faisceau    de filaments artificiels      dont le denier -est maintenu très régulier sous  l'influence de la pompe de filage employée  pour sa fabrication.  



  Par     conséquent,    le fil obtenu au moyen  du procédé selon l'invention présente un avan  tage considérable sur le fil fabriqué par les  opérations usuelles de la     filature    (telles due  le cardage et l'étirage) sur des fibres préala  blement     formées.    Les fils ordinaires de ce  genre varient d'épaisseur en divers points de  leur longueur, certaines parties contenant  moins de fibres dans leur section transver  sale que d'autres et des boutons ou fortes       surépaisseurs    se présentant à des intervalles  de 0,5, 1 ou 3 mètres. De même, des parties  minces apparaissent par intervalles, la fré  quence desdites     surépaisseurs    et des parties  minces variant avec différentes classes de fil.

    Le fait que les procédés ordinaires de fabrica  tion de fils     fibreux    par la filature de fibres  préalablement formées sont impropres à dis  poser les fibres en     quantité    constante sur  toute la longueur du fil final est particuliè  rement mis en évidence par l'examen attentif  de tissus tissés ou tricotés à l'aide de fils  fibreux fins fabriqués par ces procédés.       D'autre    part, on peut, à l'aide de fils obtenus  au moyen du procédé suivant l'invention,  fabriquer des tissus dont le caractère est re  marquablement régulier et     l'aspect    particu  lièrement satisfaisant en raison de l'absence  de boutons ou raies préjudiciables.

      A titre d'indication du progrès réalisé  dans la fabrication des fils fibreux par le  procédé selon l'invention, on mentionnera que,  dans le cas de fils fibreux ordinaires, les bou  tons ont un diamètre qui excède de 50 %,  <B>100%</B> ou même davantage le diamètre que  possède le fil près des boutons, et que ce  changement de diamètre est très visible dans  les tissus dans lesquels ces fils sont employés,  surtout lorsque lesdits tissus sont d'un carac  tère fin et lisse. De même, les fils fibreux  ordinaires peuvent présenter des parties amin  cies dont le diamètre peut s'abaisser à 70  ou même     50910'    de celui des parties adjacentes  du fil.

      Le procédé et l'appareil suivant l'inven  tion permettent au contraire de fabriquer     un     fil dont la variation de diamètre est peu visi  ble par le fait qu'il contient, dans toutes ses  sections transversales, au moins approxima  tivement un nombre égal de filaments. Les  endroits légèrement amincis et légèrement  épaissis qui peuvent se présenter dans cer  taines formes d'exécution ne s'écartent en  diamètre que de 20 % au plus du diamètre  des parties normales adjacentes et ne se pré  sentent que rarement sur la longueur du fil.

    En fait, il est facile de produire des formes  d'exécution du fil dont l'écart avec le dia  mètre normal est encore plus petit, soit moin  dre que<B>15%</B> et même<B>10%,</B> c'est-à-dire des  fils dont les variations de grosseur sont si  faibles qu'ils peuvent être considérés comme  absolument réguliers pour la plupart des ap  plications de la pratique.  



  Les dessins annexés représentent, à     titre     d'exemples et schématiquement, plusieurs for  mes d'exécution de l'appareil pour la mise en       aeuvre    du procédé selon     l'invention.     



       Fig.    1 se rapporte à une première forme       d'exécution    et montre une paire de rouleaux  de coupe et une paire de rouleaux de serrage,  disposées sensiblement horizontalement l'une  par     rapport    à l'autre;       Fig.    2 se rapporte à une seconde forme  d'exécution et montre une paire de     rouleaux     de coupe et une paire de rouleaux de serrage,  disposées sensiblement verticalement l'une     au-          dessus    de l'autre;       Fig.    3 représente une troisième forme  d'exécution également basée sur     l'application     d'une disposition verticale des paires de rou  leaux;

         Fig.    4 est une vue de détail de la paire de  rouleaux de coupe;       Fig.    5 représente     une    quatrième forme  d'exécution de l'appareil;       Fig.    6, 7 et 8 montrent trois autres     formes     d'exécution dans lesquelles une partie du dis  positif de coupe est     constituée    par     une    bande  mobile.  



  Dans l'appareil de la     fig.    1, un faisceau  de filaments 10 de denier     convenable    est cou.-      duit entre les éléments d'une paire de rou  leaux 11, 12,     constituant    un dispositif de  coupe, puis entre les éléments d'une autre  paire de rouleaux 13, 14 constituant des  moyens pour faire passer le faisceau dans le       dispositif    de coupe. Le rouleau 14 est muni  de     cannelures    lisses et le rouleau 13 est garni  de caoutchouc ou     d'une    matière analogue et  convenablement chargé de façon que les deux  rouleaux serrent fermement le faisceau.

   Le  rouleau 12 est     muni    d'une surface coupante,  par exemple en raison du fait qu'il est muni  de cannelures à bords vifs ou qu'il est fait  ou     garni    d'un abrasif tel que l'émeri ou le  carbure de silicium. Le rouleau 11 presse lé  gèrement le faisceau 10     contre    la périphérie  du rouleau 12.  



  Le rouleau 14 est     actionné    à une vitesse  supérieure à celle du rouleau 12, de sorte que,  en raison du serrage ferme créé entre les rou  leaux 13, 14, le faisceau 10 est contraint à  glisser sur la périphérie du rouleau coupant  12. En raison de la pression     exercée    entre  les rouleaux 11 et 12 et du glissement     permis     par ces rouleaux, les filaments du faisceau  tiré entre les rouleaux se trouvent     sectionnés     à des     intervalles    fréquents, de     sorte    que, après  leur sortie des rouleaux 11, 12, le produit  contient des sections discontinues de fibres.

    Les     rouleaux    11, 13 peuvent tourner unique  ment en raison de leur contact avec les rou  leaux commandés 12, 14, mais il est bien en  tendu qu'une inversion de la disposition des  rouleaux est possible. Par exemple, le rouleau  coupant 12 peut reposer sur le rouleau non  coupant 11 et être     entraîné    par son     contact     avec     ce    dernier. De même, les rouleaux 11,  12 peuvent l'un et l'autre effectuer une action  de coupe.  



  Dans l'appareil de la     fig.    2, le faisceau  de filaments 10 déroulé d'une bobine d'ali  mentation 15 est conduit à     une    paire de rou  leaux 11, 12     constituant    un     dispositif    de  coupe. Des rouleaux de serrage 13, 14 sont  disposés au-dessous du rouleau 12 de façon  que le faisceau 10 passe sur une partie de la  périphérie du rouleau 12 et descende vertica  lement jusqu'à la gorge ou entrée des rouleaux    13, 14. Le rouleau 13 est porté par un bras  18 pivotant en 19 et poussé contre le rouleau  14 par une corde 20 qui est assujettie au  bras 18 et porte un contrepoids 21 suffisant  pour assurer l'action de serrage, de préférence       dépourvue    de glissement, des rouleaux 13, 14.  



  L'appareil de la     fig.    2 assure ainsi l'appli  cation de tout degré de pression désiré entre  les deux rouleaux de serrage tout en permet  tant l'application d'un degré de pression indé  pendant entre les rouleaux 11, 12. Ainsi, le  rouleau 11 peut être du type à chargement  automatique, comme représenté dans la     fig.    4,  ce rouleau étant muni d'un axe 22 monté pour  coulisser dans un coussinet à fente 23 de     façon     que le rouleau 11 repose par son poids propre  sur le rouleau 12.  



  Le rouleau 11 peut être rigide et     formé     de façon à posséder le poids désiré pour as  surer la charge voulue, ou bien il peut con  sister en un noyau élastique 24, par exemple  fait de caoutchouc spongieux ou     d'un.    autre  caoutchouc mou, disposé dans une douille  flexible 25, telle qu'un tronçon de tube métal  lique mince, qui assure une     surface    dure quoi  que flexible par laquelle les filaments sont  pressés contre la périphérie coupante du rou  leau 12.  



  . Dans l'appareil de la     fig.    3, le faisceau  10 est fourni par une bobine rotative 16 de  façon qu'il reçoive une torsion supplémentaire  avant d'être soumis à l'action du     dispositif     de coupe. Chacun des rouleaux 11, 13 est  disposé de façon à faire pression contre les  rouleaux     correspondants    12, 14 sous l'action  d'un dispositif à corde et     contrepoids    20, 21.

    A cet .effet, les rouleaux 11, 13 sont montés  sur une barre 26 pivotant en 27 sur un bras  18, le point 28 auquel la corde 20 est assu  jettie à la barre 26 étant de préférence régla  ble pour     permettre    aux rouleaux 11, 13 d'exer  cer les pressions voulues et d'assurer l'action  de coupe d'une des paires de rouleaux et l'ac  tion de     serrage    de l'autre - paire, respective  ment.  



  Dans l'appareil de la     fig.    2, le fil conte  nant des fibres en mèche est recueilli, comme  représenté, par un dispositif à     filer    à cloche      29 qui travaille de façon à lui communiquer  tout degré désiré de torsion. Dans l'appareil  de la     fig.    3, le fil est recueilli par un dispo  sitif à filer à anneau 30.  



  La distance entre les rouleaux 11, 12 et  les rouleaux de serrage 13, 14 est telle que  ces     derniers    reçoivent le produit fibreux peu  de temps après la coupe pour l'entraîner d'une  façon continue vers le dispositif collecteur.  



  Dans l'appareil de la     fig.    5, le faisceau 10  est entraîné de façon à entrer en contact à  glissement avec un rouleau de coupe 12 par  des rouleaux de serrage 13, 14, et les fila  ments sont pressés contre le rouleau 12 par  la surface d'une pièce fixe 32 qui est chargée  d'un poids convenable et montée dans un cous  sinet à fente 33 de façon à reposer sur le rou  leau 12. En raison de la pression exercée et  du glissement du faisceau entre le rouleau 12  et la pièce 32, le rouleau 12     coupe    les fila  ments du faisceau à des intervalles fréquents.  



  Dans l'appareil de la     fig.    6, la coupe des  filaments est effectuée par une bande usante  sans fin 34 qui est guidée par des rouleaux 35  et conduite sur un rouleau 36, l'un quelconque  des rouleaux ou tous agissant de façon à en  traîner la bande. A l'endroit du rouleau 36,  le faisceau 10 est pressé contre la bande  usante 34 par un rouleau presseur 11, ce rou  leau presseur et cette bande usante constituant  un dispositif de coupe. La bande 34 est ac  tionnée à une vitesse différente de celle à  laquelle le faisceau 10 est entraîné par les  rouleaux 13, 14, de sorte que le faisceau glisse  sur la surface de la bande. Les     filaments     pressés contre la bande par le rouleau 11 sont  sectionnés à des intervalles fréquents.  



  Dans l'appareil de la     fig.    7, une bande  usante 37 est supportée et entraînée par des  rouleaux 38 de façon à     constituer    un parcours  horizontal. Entre les rouleaux 38, le faisceau  10 est pressé de façon à entrer en contact avec  la surface usante de la bande 37 par un rou  leau 11, pendant que des rouleaux 13, 14 pro  voquent le glissement desdits filaments sur la  bande et, par conséquent, le sectionnement de  ces filaments à des intervalles fréquents.    Dans l'appareil de la     fig.    8, une bande  usante 39 est conduite au-dessus d'un support  fixe 40 et entraînée par des rouleaux 41 à  une vitesse différente de celle à laquelle le  faisceau 10 est entraîné au-dessus de la bande  et du support 40 par des rouleaux 13, 14.

    Un rouleau 11 presse le faisceau contre la  bande 39 et le support 40 de façon que les  filaments du faisceau soient coupés à des in  tervalles fréquents.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I Procédé pour transformer des filaments continus directement en un fil contenant des fibres en mèche, caractérisé en ce qu'on fait passer un faisceau de filaments con tinus à travers un dispositif de coupe à l'aide de moyens distincts de ce dispositif, celui-ci comportant au moins deux sur faces, dont l'une est une surface coupante qui se meut dans la même direction géné rale que le faisceau, mais à une vitesse différente de celle du faisceau, de manière à avoir un mouvement relatif par rapport au faisceau dans la direction longitudinale de celui-ci, tandis qu'entre la seconde sur face et le faisceau, il existe de même un mouvement relatif dans la direction Ion, gitudinale du faisceau,
    les deux surfaces exerçant concurramment une pression sur le faisceau en un point de sa longueur, cette pression et ledit mouvement relatif entre les filaments et les surfaces effec tuant le sectionnement de filaments dans le faisceau en transformant ainsi le fais ceau en un fil consistant entièrement en fibres en mèche.
    II Appareil pour la mise en oeuvre du pro cédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de coupe comportant deux surfaces destinées à exercer conjointement une pression sur un faisceau de filaments en un point de sa longueur, des moyens distincts du dispo sitif de coupe destinés à mouvoir ledit faisceau par rapport aux surfaces du dis positif de coupe, l'une de ces surfaces étant une surface coupante se mouvant dans la même direction générale que le faisceau et à une vitesse différente -de celle du faisceau de manière à avoir un mouvement relatif par rapport au fais ceau dans la direction longitudinale de celui-ci,tandis qu'entre la seconde surface et le faisceau,
    il existe également un mouvement relatif dans la direction lon gitudinale du faisceau III Fil contenant des fibres en mèche, obtenu au moyen du procédé selon la revendica tion I, caractérisé en ce qu'il contient, dans toutes ses sections transversales, au moins approximativement un nombre égal de filaments <B>SOUS-REVENDICATIONS:
    </B> 1 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ne qu'on fait passer les fila ments entre deux surfaces du dispositif de coupe dont l'une est la périphérie d'un rouleau cannelé, dont les cannelures cons tituent des arêtes coupantes se mouvant par rapport au faisceau dans la direction longitudinale de celui-ci par suite de la différence de vitesse existant entre le faisceau et la périphérie du rouleau.
    2 Procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait passer le faisceau entre deux rouleaux, constituant le dispositif de coupe, qui ont tous les deux une vitesse périphérique différente de celle du fais ceau, dans le but d'obtenir un mouve ment relatif des rouleaux par rapport au faisceau. 3 Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on fait passer le faisceau entre deux rouleaux dont l'un est un rouleau cou pant, tandis qué l'autre est un rouleau non coupant et élastique.
    4 Procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que le faisceau est pressé contre la sur face coupante au moyen d'une surface non coupante stationnaire pour provoquer le mouvement relatif entre le faisceau et cette surface. 5 Procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que le faisceau est entraîné à travers le dispositif de coupe au moyen d'une paire de rouleaux entraîneurs, entre lesquels il passe après être sorti du dispositif de coupe, lesdits rouleaux entraîneurs ayant une vitesse périphérique supérieure à celle du dispositif de coupe.
    6 Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1. à 3 et 5, caractérisé en ce que le faisceau est serré entre les deux rouleaux entraîneurs après avoir passé le rouleau coupant, lesdits rouleaux entraîneurs se mouvant à une plus grande vitesse que la surface du rouleau coupant. 7 Procédé suivant la revendication I, carac- térisé en ce que le faisceau contenant des filaments coupés est recueilli par une opération de torsion et d'enroulement.
    8 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ce que le faisceau est soumis plusieurs fois à l'action d'une surface coupante. 9 Procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 7, caractérisé en ce que le faisceau est soumis, après avoir été tordu, de nouveau à l'action d'une surface coupante. 10 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ce qu'on soumet simultanément au moins deux faisceaux de filaments à l'action de coupe et en ce qu'on assemble les faisceaux après leur passage dans le dispositif de coupe.
    11 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ce qu'on assemble au moins un filament continu avec le faisceau de fila ment qui a été soumis à l'action du dis positif de coupe 12 Appareil suivant la revendication II, ca ractérisé en ce que la surface coupante est la périphérie d'un rouleau rotatif cou pant animé d'un mouvement dont la vi- fesse est différente de celle des moyens destinés à mouvoir le faisceau par rap port à cette surface coupante.
    13 Appareil suivant la revendication II et la sous-revendication 12, caractérisé en ce que la surface coupante est la périphérie d'un rouleau coupant cannelé, dont les cannelures constituent des arêtes cou pantes qui se meuvent en direction lon gitudinale par rapport au faisceau par suite de la différence entre la vitesse de la périphérie du rouleau cannelé et la vitesse communiquée au faisceau par les moyens destinés à mouvoir ledit faisceau par rapport aux surfaces du dispositif de coupe.
    14 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12 et 13, carac térisé en ce que les cannelures du rou- leAu coupant sont disposées hélicoïdale- ment par rapport à la surface du rou leau.
    15 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12 et 13, carac térisé en ce que la surface destinée à presser le faisceau contre la surface cou pante est la périphérie d'un rouleau ro tatif entraîné par la surface coupante à une vitesse différente de celle communi quée au faisceau par les moyens destinés à mouvoir ledit faiseau par rapport aux surfaces du dispositif de coupe. 16 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12, 13 et 15, ca ractérisé en ce que le rouleau presseur est élastique et a une surface non cou pante.
    17 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12, 13, 15 et 16, caractérisé en ce que le rouleau presseur comporte une surface dure mais élas tique. 1$ Appareil suivant la revendication Il et les sous-revendications 12, 13 et 15, ca ractérisé en ce que le faisceau est pressé contre le rouleau coupant au moyen d'un rouleau rotatif ayant également une sur face coupante.
    19 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12, 13 et 15, ca ractérisé en ce que l'un des rouleaux est disposé de façon à ce qu'il presse par son poids le faisceau contre l'autre rouleau. 20 Appareil suivant la revendication II et les sous-revendications 12, 13, 15 et 19,
    caractérisé en ce que les moyens destinés à mouvoir le faisceau par rapport aux surfaces du dispositif de coupe sont cons titués par deux rouleaux qui se meuvent à une vitesse plus grande que celle de la surface coupante du dispositif de coupe pour exercer une forte traction sur le faisceau lorsque celui-ci a quitté la sur face coupante. 21 Appareil suivant la revendication II, ca ractérisé par un dispositif de torsion et d'enroulement recueillant le fil contenant des fibres en mèche.
    22 Appareil suivant la revendication II et la sous-revendication 21, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens pour tordre le faisceau de filaments avant qu'il entre en contact avec la surface coupante. 23 Fil suivant la revendication III, caracté risé en ce qu'il est libre d'épaississements dont le diamètre surpasse de plus de <B>10%</B> le diamètre normal du fil. 24 Fil suivant la revendication III et la sous-revendication 23, caractérisé en ce qu'il est libre de parties dont le diamètre est inférieur à<B>90%</B> du diamètre normal du fil.
CH185908D 1935-02-22 1935-02-22 Procédé pour transformer des filaments continus directement en un fil contenant des fibres en mèche, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, et fil obtenu au moyen de ce procédé. CH185908A (fr)

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CH185908D CH185908A (fr) 1935-02-22 1935-02-22 Procédé pour transformer des filaments continus directement en un fil contenant des fibres en mèche, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, et fil obtenu au moyen de ce procédé.

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