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La présente invention est relative à un procé- dé d'amélioration de la précision de la mesure du chiffre des pertes et de l'aptitude à l'aimantation des tôles ferromagné- tiques, en particulier pour des inductions supérieures à envi- ron 15 000 Gauss, ou bien dans des entrefers relativement grands, à l'aide de dispositifs de mesure dans lesquels le flux magnétique traversant les tôles passe, en dehors des tôles, par au moins une culasse de retour, et ou le trajet de mesure dàns le sens du flux est limité par des pôles équipo- tentiels.
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Dans les dispositifs de mesure de ce genre que l'on connaît actuellement, on a limité le trajet de mesure, sur la tôle à examiner, par des pôles équipotentiels et on a disposé en dehors de ce trajet d'autres bobines d'aimantation pour supprimer les distorsions le long du trajet de mesure par la conformation du champ sur les bords de la t8le et dans la zone de raccordement avec la culasse de retour. L'efficacité de ces précautions supposait que les pôles équipotentiels ne sont parcourus par aucun flux magnétique et que, par conséquent, ils sont au même potentiel magnétique que l'endroit de la tôle devant lequel ils se trouvent. Aux faibles inductions, de l'or- dre de grandeur de quelques milliers de Gauss et dans les pe- tits entrefers, cette condition est vérifiée avec une précision suffisante dans la pratique.
Par contre, aux inductions de l'ordre de grandeur de 15 000 Gauss ou dans des entrefers plus grands) comme ils sont nécessaires par exemple dans les mesures sur un produit qui passe au travers d'une façon continue, elle n'est plus garantie. Mais, dans ces cas également, on peut obte- nir équipotentiels, nécessaire le long du trajet de mesure, dans un dispositif du genre ci-dessus décrit, en entourant, confor- mément à la présente invention,
au moins l'un de.. p#les équipo-' tentiels d'un enroulement d'induction dont la tension s'appli- que à un circuit de réglage influençant l'excitation d'enroule- ments auxiliaires d'aimantation disposés entre les branches de la culasse de retour et les p#les #quipotentiels, de telle , sorte que les valeurs instemtanées des flux magnétiques dans les p8les équipotentiels soient ramenées par féglage à un mini- mum. Pour cela, on peut diriger le tension induite dans l'enrou- lement d'induction vers un amplificateur intégrateur et exciter additionnellement, par sa caractéristique de sortie, les enrou-
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lements auxiliaires d'aimantation.
Sur les dessins joints est représenté un exem- ple d'exécution de l'invention.
Dans la figure 1, le trajet de mesure est limi- té des deux côtés, sur l'éprouvette 20, par d'étroits pôles magnétiques équipotentiels 4. Le flux magnétique est dirigé sur l'éprouvette par les pôles 5 de retour de la double culasse 21. Entre les.pôles équipotentiels'4 se trouve l'enroulement 1 d'aimantation pour le trajet de mesure, et, pour le flux de retour de ce trajet partiel de la culasse, il y a entre les pôles 5 de retour et les pôles équipotentiels 4 chaque fois un autre enroulement auxiliaire 2 et 3 d'aimantation portant le même nombre de spires que l'enroulement principal d'aimanta- tion, et servant ,à l'aimantation des extrémités de l'éprouvette, du joint et des extrémités des culasses.
Les trois enroulements d'aimantation sont branchés en,parallèle, comme le montre le schéma de la figure'2, sur la source de courant 6 à faible ré- sistance et réglable, et à faible induction de fuite, de sorte qu'abstraction faite de l'influence des pertes dans le cuivre, les flux magnétiques des trois sections sont déjà égaux entre eux, que les pôles équipotentiels sont donc presque exempts de flux magnétiques et qu'ils ont en conséquence même potentiel magnétique que les endroits de l'éprouvette devant lesquels ils se trouvent.
Cet effet est favorisé électroniquement à l'aide chaque fois d'un enroulement d'induction 7 aux extrémi- tés des pôles équipotentiels 4. Les tensions induites sur eux commandent un amplificateur intégrateur 8 dont la puissance de sortie excite les enroule::
lents auxiliaires d'aimantation sup- plémentairement, par l'intermédiaire des translateurs 9 qui sont en série avec eux, de telle sorte que les flux dans les
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ples équipotentiels se trouvent réglés, en ce qui concerne leurs valeurs instantanées, à une valeur minimum. Dans ces conditions, il faut établir la puissance de l'amplificateur simplement de façon qu'elle corresponde aux différences des pertes dans le cuivre des trois enroulements d'aimantation.
Cette puissance est donc faible, par comparaison avec la puis- sance apparente de l'éprouvette.
L'enroulement d'aimantation 1 pour le trajet de mesure remplit d'une manière uniforme l'espace compris en- tre les p8les équipotentiels 4. Le courant de cet enroulement sert à la mesure de l'intensité du champ avec l'ampèremètre 15 donnant l'intensité efficace et l'appareil 16 de mesure des valeurs maxima par l'intermédiaire de l'inductance opposée 17 et du contact de mesure 18, ainsi qu'à l'excitation de la bo- bine dtintensité d'un appareil 10 de mesure de la puissance à marque lumineuse servant à la mesure des pertes. Toutefois, comme ce courant couvre également les besoins d'ampères-tours de la partie du trajet de mesure dans la culasse de retour, il faut que la section de la culasse soit calculée largement d'une façon correspondante et ait une grande perméabilité.
Lorsque c'est nécessaire, on peut encore disposer, dans l'es- pace compris entre l'enroulement d'aimantation principal et la culasse de retour, une bobine de mesure du champ qui produit, par l'intermédiaire d'un amplificateur à réaction, une excita- tion telle dans une seconde bobine d'intensité de l'appareil de mesure de la puissance que les pertes dans la culasse ne soient pas comprises dans la mesure.
L'enroulement d'induction 11 s'étend presque sur toute la longueur du trajet de mesure de l'éprouvette. Les instruments 12 et 13 de mesure de l'induction, de même que la
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bobine de tension de l'appareil 10 de mesure de la puissance font l'objet d'un réglage tel, par l'intermédiaire d'un aapli- ficateur de mesure 14 à réaction,.que même lorsque le poids des éprouvettes est faible et que les chiffres de perte sont faibles, on puisse se contenter de n pas faire de corrections pour te- nir compte de la consommation propre des instruments. Il faut que cet amplificateur de mesure fonctionne avec une phase cor- recte et une amplitude linéaire dans la gamme des fréquences de 16 périodes 2/3 et 1000 périodes par seconde dans la classe de qualité 1.
Dans la gamme de fréquence plus étroite allant de 50 à 250 périodes par seconde, les conditions sont encore sen- siblement plus sévères si on veut garantir des mesures parfai- tes des pertes jusqu'à 17 000 Gauss et davantage.
Pour la mesure du facteur de forme, on utilise la comparaison entre la valeur efficace et la'valeur moyenne des tensions à la sortie de l'amplificateur. On mesure la valeur efficace avec un instrument de précision 13 à fer mobile, et la valeur moyenne, qui sert également à la mesure et au réglage de l'induction maximum, avec contact de mesure et instrument 12 à bobine mobile. Si l'échantillon ne remplit pas l'espace com- pris entre les pôles 5 de retour, on peut prévoir, comme le mon- tre la figure 3, des pièces intermédiaires 22 qui conduisent le flux magnétique de l'éprouvette aux pôls de retour.