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La présente invention est relative à un procédé permet- tant de réduire ou d'empêcher la.formation de troubles dans les boissons fermentées et dans les boissons non fermentées,obtenues en partant de céréales, de fruits, d'autres matières végétales ou de parties de celles-ci, et'spécialement dans les boissons issues du malt, par exemple la bière, et dans les jus de fruits et les vins.
Bien que d.es boissons de ce type soient claires immé- diatement après/avoir été mises, par exemple, dans des bouteilles,
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elles ont souvent une tendance, lorsqu'elles sont emmagasinées, dé former des troubles qui en premier lieu nuisent à leur apparence et à leur goût. Un trouble similaire peut se former lors du re- froidissement. La composition de ce trouble ou précipité.formé peut varier et n'est pas bien connue, mais on suppose que ce trouble ou précipité est souvent provoqué par des protéines de poids moléculaire élevé, qui précipitent elles-mêmes ou forment des composés complexes avec le tannin (acide tannique) présent naturellement ou spécialement ajouté, ces complexes étant solu- bles à la température ambiante mais précipitant à l'emmagasinage ou au refroidissement.
Lorsqu'on produit de la bière, elle est souvent traitée avec des enzymes protéolytiques ou avec du tannin, de sorte que les protéines de haut poids. moléculaire indésirables, qui sont présenter sont précipitées déjà avant l'opération de mise en bouteilles jusqu'au degré le plus élevé passible. Cependant, de cette manière, il n'est pas possible d'empêcher complètement la formation de troubles lors de l'emmagasinage ou du refroidisse- ment de la bière, car il semble que le tannin lui-même est également capable de former aes troubles après enlèvement du complexe protéines-tannin formé du fait de l'addition de tannin. Ceci peut être dû sans doute à des réactions de polymérisation ou d'oxyda- tion se produisant durant l'emmagasinage.
Le brevet U.S.A. n 2.688.550 décrit un procédé permet- tant d'empêcher la formation de troubles du type susmentionné, par addition d'un agent précipitant, à savoir de la polyvinyl pyrroli- done, désignée ci-après par PVP, qui force le tannin et tous com- plexes protéines-tannin qui peuvent être restés en solution à précipiter. Suivant l'exposé de ce brevet, il est important dans une le procédé de n'ajouter ni/trop petite ni une trop grande quanti- té de polyvinyl pyrrolidone,car sinon la précipitation obtenue ne sera pas satisfaisante.
Cependant, on a trouvé qu'une précipi- tation ainsi réalisée ne peut pas toujours totalement empêcher
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la formation de troubles lors d'un emmagasinage ou d'un refroi- dissement ultérieur, ceci étant probablement dû à une précipitation incomplète et à la possibilité de formation de nouveaux composés complexes insolubles, durant l'emmagasinage.
La quantité de PVP nécessaire pour l'obtention d'une précipitation obtimum ou maximum des constituants formateurs de troubles dans les bières varie d'un type ou qualité de bière à un autre et, suivant le poids moléculaire moyen du PVP utilisé, elle varie de 0. à environ 8 gr par hectolitre (cfr le brevet US.A. susmentionné suivant lequel la quantité de PVP ajoutée peut va- rier entre 0,5 et 2 livres par 100 barils, c'est-à-dire, de 2 à 8 gr environ par hectolitre).
L'exposé donné dans ce brevet U.S.A. n 2.688.550 montre clairement que la PVP utilisée a nécessaire- ment un poids moléculaire moyen supérieur à environ 15.000, car dans des tests effectués, on a trouvé que la PVP ayant un poids moléculaire moyen inférieur à environ 15.000 n'a pas la capacité de réaliser une précipitation des constituant formateurs de trou- bles de la bière.
La présente invention est basée sur la découverte sur- prenante qu'il est possible d'empêcher la formation, d'un trouble dans les boissons, par exemple les boissons issues du malt, les jus de fruits et les vins, par l'addition de polyvinyl pyrroli- done ou d'un homologue de celle-ci en excès par rapport à la quan- tité susmentionnée, à savoir 0 à 8 gr par hectolitre, qui est nécessaire pour obtenir une précipitation maximum des constituants formateurs de troubles. Le procédé de la présente invention con- siste, par conséquent, à ajouter de la polyvinyl pyrrolidone en une quantité totale d'au moins 1 gr par hectolitre et, en tout cas, en une quantité excédant d'au moins 50% la quantité nécessai- re pour l'obtention d'une précipitation maximum.
La limite infé- rieure établie de 0 gr par hectolitre pour la quantité de PVP qui
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est nécessaire pour une précipitation maximum, se soit au cas (1) dans lequel de la PVP ayant un poids moléculaire moen inférieur à environ 15. 000 est utilisée et ne peut pas ainsi for- mer de précipité, soit au cas (2) dans lequel le type ou,la qua- lité de la boisson, par exemple de la bière, utilisée ne donne pas de précipité quelconque avec la PVP, même si-le poids molé- culaire moyen de la PVP utilisée est supérieur à environ 15.000.
Dans le premier cas mentionné, c'est-à-dire, lorsque la PVP ayant un poids moléculaire moyen inférieur à 15.000 est utilisé, on a trouvé qu'un bon résultat est obtenu si le traitement avec la PVP est réalisé suivant l'invention susmentionnée, à savoir par addition d'au moins 1 gr de PVP par hectolitre. Dans le second cas, on obtient également un bon résultat si à la boisson on ajou- te au moins 1 gr de PVP indépendamment de son poids moléculaire moyen.
Bien qu'ainsi un excès de PVP de 1 gr-par hectolitre puisse être considéré comme utilisable, on a trouvé que, lors- qu'on utilise de la PVP d'un poids moléculaire moyen inférieur à environ 15.000 ou supérieur à environ 15.000, il convient d'ajoutl au total au moins 5 gr de PVP par hectolitre pourvu qu'on ajoute au moins 50% d'excédent par rapport à la quantité de PVP de 0 à 8 gr par hectolitre, qui est nécessaire pour une précipitation maximum des constituants formateurs de troubles avec la PVP en question.
La limite supérieure pour la quantité de PVP à ajouter n'est pas critique mais est avant tout déterminée par le coût de la PVP utilisée. Cependant, quel que soit le coût, il ne convient pas d'ajouter plus de 500 gr par hectolitre, car dans un tel cas, les propriétés désirables de la bière, par exmple, la sa- veur, la propriété de former de la mousse, etc pourraient être amoindries. On a trouvé qu'àucun avantage imptrtant n'est obtenu lorsque plus d'environ 100 gr de PVP sont ajoutés par hectolitre la de/bière, sans tenir compte que la PVP ajoutée a un poids molé-
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culaire supérieur ou inférieur à environ 15.000.
De ce qui précède, on peut voir que la quantité totale de PVP à ajouter peut varier entre 1 et 500 gr de PVP par hecto- litre. Cependant, il convient habituellement mieux d'ajouter une'quantité totale comprise entre 5 et 50 gr de PVP par hecto- litre, pourvu qu'on ajoute au moins 50% au-dessus de la quantité dé 0 à 8 g de PVP par hectolitre, qui est nécessaire pour une pré- cipitation maximum des constituants formateurs de troubles.
Sui- vant l'invention, de la PVP ayant un poids moléculaire moyen infé- rieur à environ 15.000 est utilisée avec le plus de préférence, car ce type de PVP ne forme pas de précipité du tout et car la quantité nécessaire de cette PVP est un peu iniérieure à èelle nécessaire lorsqu'on utilise de/la PVP ayant un poids moléculaire moyen supérieur, ceci étant avantageux pour des raisons économi- ques et pratiques.
Comme mentionné ci-avant, le p.oids moléculaire moyen de la PVP utilisée peut être supérieur et inférieur à environ
15. 000. En fait, il est possible suivant l'invention d'utiliser de la PVP ayant un poids moléculaire moyen aussi bas qu'environ
550, c'est-à-dire, correspondant approximativement au pentamère de vinyl pyrrolidone, ou aussi élevé qu'environ 2.500.000. Cepen-' dant, en vue d'obtenir de bons résultats, il est habituellement nécessaire d'utiliser de la PVP ayant un poids moléculaire moyen d'au moins environ 2000, et les meilleurs résultats sont obtenus habituellement lorsqu'on utilise de la PVP ayant un poids molécu- laire moyen d'environ 7500 à 40.000.
Comme on peut le voir de ce qui précède, il convient spécialement d'utiliser de la PVP ayant un poids moléculaire moyen compris entre environ 7500 et 15.000, car une plus petite quantité de cette PVP est nécessaire et car aussi aucun précipité n'est formé à l'addition, ce qui pourrait être intéressant spécialement lorsque l'addition est faite après la/dernière clarification ou collage avant la mise en bouteilles.
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L'invention comprend au moins quatre formes de réalisa tion différentes du procédé, ayant toutes en commun le fait que de la PVP est ajoutée à la boisson en une quantité totale d'au moins 1 gr par hectolitre et, en tout cas, en une quantité d'au moins 50% en excès de la quantité de PVP nécessaire dans chaque cas pour obtenir une précipitation maximum des constituants formateurs de troubles.La PVP forme alors,ainsi que plus tard durant l'emmagasinage,des complexes ou composés solubles avec les constituants formateurs de troubles qui sont présents lors de l'addition de l'excès de PVP, ou qui peuvent se former plus tard et sont alors convertis en un tel état soluble par l'excès de PVP présent.
Suivant la première forme de réalisation du présent procédé, on ajoute,d'abord de la PVP ayant la capacité dé former un précipité, à savoir, ayant un poids moléculaire moyen supérieur à xxxxx environ 15.000, en une quantité telle que la quantité maxi' mum de précipité soit formée. La quantité de PVP nécessaire à cet effet est facile à déterminer par un test préliminaire qui peut être réalisé de la manière décrite ci-après; cette quantité est habituellement comprise entre environ 2 et 8 gr par hectolitre .
Le précipité formé est ensuite enlevé de toute manière convenable, par exemple par filtration. A la boisson, on ajoute alors de la PVP en excès par rapport à la quantité ajoutée d'a- bord, cet excès étant d'au moins 50%. La quantité totale ajoutée devrait, cependant, être d'au moins 1 g, comprise de préférence entre 5 et 50 g par hectolitre.
Suivant la seconde forme de réalisation du présent pro- cédé , de la PVP ayant la capacité de former un précipité est ajoutée directement en une quantité totale d'au moins 1 g, de pré- férence entre 5 et 50 g, par hectolitre, mais avec au moins un excès de 50% par rapport à la quantité qui a été déterminée à l'avance par un simple test, comme étant nécessaire pour une pré-
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cipitation maximum des constituants formateurs de troubles et qui habituellement varie entre 0 et environ 8 gr/par hectolitre. Le précipité qui, dans certains cas, pourrait se former lors de cette addition entre en solution et est ainsi présent sous la forme d'un complexe soluble avec la PVP ou d'un composé soluble qui est stable durant une très longue période de temps.
Suivant la troisième forme de réalisation du présent procédé, on utilise de la PVP qui a un poids moléculaire moyen inférieur à environ 15. 000 et qui n'a pas la capacité de former un- précipité. De la PVP de ce type est ajoutée en une quantité totale d'au moins 1 gr, de préférence entre 5 et 50 gr, par hectolitre, de la boisson. La PVP forme alors directement des complexes ou composés solubles et l'excès présent est suffisant pour empêcher la formation ultérieure d'un trouble dû à la formation de composés formateurs de troubles dans la boisson durant l'emmagasinage.
Suivant la quatrième forme de réalisation du présent procédé, on ajoute de la PVP en une quantité totale d'au moins 1 gr, de préférence entre 5 et 50 gr, par hectolitre à des bois- sons dans lesquelles des composés formateurs de troubles du type donnant un précipité avec la PVP ne sont pas présents, et dans lesquelles les autres composés formateurs de trouoles qui sont présents depuis le début et qui ne forment pas un précipité avec la PVP, ou des composés formateurs de troubles formés ultérieure- ment, sont maintenus en solution sous la forme de complexes solu- bles ou de composés solubles stables par l'excès de PVP qui est présent dans la boisson.
Par l'excès de PVP présent dans la boisson, il est éga- lement possible d'empêcher la formation de précipités de subs- tances du type tannin ou contenant du tannin, de poids moléculaire élevé, insolubles, formées durant l'emmagasinage. On a également trouvé que, lorsqu'un excès de PVP est ajouté suivant l'invention, le goût et la saveur de la boisson seront améliorés et, dans le
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cas de¯ la bière, l'aptitude à la formation de mousse et la stabi- lité de la mousse sont également, améliorées.
Une explication pos- si le de l'améliorât ion:apportée à l'aptitude à la formation de mousse et à la stabilité de la mousse est qu'on empêche la préci- pitation de certaines protéines de poids moléculaire élevé dont la présence/est considérée comme nécessaire pour réaliser la for- mation de mousse et la stabilité de la sse.
Pour déterminer la quantité de PVP qui donne une quanti' té maximum de précipité et qui habituellement varie entre environ 2 et environ 8 gr par hectolitre, on prend un volume donné de la boisson telle que finalement obtenue ou durant sa préparation, et on le mélange avec diverses quantités de PVP. Après un jour ou une autre durée, il est facile de déterminer visuellement ou par séparation, par exemple par centrifugation, la quantité de PVP qui a donné la quantité maximum de précipité. Ensuite, une des formes de réalisation décrites ci-avant est appliquée. Sui- vant la première forme de réalisation, on ajoute à la boisson le quantité déterminée de PVP, de manière que la quantité maximum de précipité soit formée.
Le précipité est ensuite enlevé, par exemple par filtration, et on ajoute alors encore au moins 50% de la première quantité de PVP ajoutée. On ajoute ainsi, de pré- férence, une quantité totale de PVP comprise entre 5 et 50 gr par hectolitre. Suivant la deuxième forme de réalisation, la quantité totale (à savoir, la quantité pour la précipitation, et l'excès) est ajoutée directement. Lorsque de/la PVP ayant un poids molécu- laire moyen inférieur à environ 15.000 est ajoutée, la quantité totale de PVP est également ajoutée directement (forme de réalisa. tion III ou IV). Cependant, il devrait être entendu que la quanti té totale de PVP ajoutée dans chaque cas séparé doit être d'au moins 1 gr par hectolitre.
La polyvinyl pyrrolidone, qui est également un substitu- ant connu du plasma sanguin,n'est pas nuisible, lorsqu'elle est prise par voie buccale, et peut, par conséquent, être ajoutée
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aux boissons sans aucun risque., La PVP se dissout rapidement dans l'eau jusqu'à une solution complètement claire qui est stable lorsqu'elle est bouillie, et consiste en un polymère synthétique ayant une composition correspondant à la formule
EMI9.1
<tb> CH2 <SEP> CH
<tb> N <SEP> H2C <SEP> C=O
<tb>
<tb> HC2C <SEP> CH2 <SEP> n
<tb>
dans laquelle n représente un nombre arbitraire. Les préparations de PVP qui sont vendues consistent toujours en mélanges de poly- mères de vinyl pyrrolidone auant un degré de polymérisation dif- férent, c'est-à-dire un poids moléculaire différent.
Pour cette raison, aucun poids moléculaire déterminé n'est mentionné ici mais seulement le poids moléculaire moyen pour chaque mélange de PVP en question. Cependant, l'invention n'est pas limitée à l'uti- lisation de mélanges de ces polymères mais peut être appliquée avec les mêmes avantages si une polyvinyl pyrrolidone consistant en un polymère simple ayant une composition déterminée était dis- .ponible.
La PVP peut être ajoutée, soit sous forme d'une poudre, soit sous forme d'une solution dans de l'eau ou dans la boisson en cause. Elle peut être ajoutée durant toute phase de la prépa- ration de la boisson, bien que cette addition se fasse plus con- venablement après l'enlèvement de tous les précipités solides qui sont présents. L'invention peut être appliquée spécialement avan- tageusement dans la production de bières, par exemple, bière blonde allemande, petite bière, bière brune ou stout.
Dans ces procédés de fabrication, la PVP peut être ajoutée à tout moment convenable entre le brassae et -la mise en bouteilles,en combinai- son avec la clarification ou collage, par exemple une filtration ou une centrifugation, une pasteurisation, un traitement avec de
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l'acide ascorbique, des enzymes protéolytiques, de la bentônite, du kieselguhr, etc: Si la boisson est traitée avec du tannin pour précipiter les protéines de poids moléculaire élevé, l'addition de PVP devra évidemment être faite après que le précipité dé tannin-protéines a été enlevé par filtration.
Cependant, l'addi- tion est , de préférence, faite immédiatement avant, durant ou après la clarification qui est mise en oeuvre après lfemmagasi- nage de la boisson, et avant la phase de mise en bouteilles.
On obtient des résultats spécialement bons si l'addition de la @ PVP suivant l'une quelconque des formes de réalisation II, III ou IV susmentionnées de l'invention est réalisée après le collage ou clarification finale. Si la première forme de réalisation est utilisée, la première addition de la PVP est, de préférence,mise en oeuvre à la fin de l'emmagasinage mais avant la clarification finale, l'excès de PVP nécessaire étant ajouté après cettelarifi- cation finale. La boisson peut être soigneusement agitée si cela est considéré nécessaire.
Par exemple, en vue d'améliorer la ca- pacité de formation de mousse et la stabilité de la mousse de la bière, l'addition peut être faite durant ou après la phase de brassage et durant l'emmagasinage, auquel cas le trouble dit de "Forid" ne peut pas du tout ou ne peut que partiellement préci- piter.
L'addition est, de préférence, réalisée à des tempéra- tures comprises entre -5 et + 25 C, mais peut également être faite avec chauffage simultané, par exemple à des températures comprises entre la température ambiante et 100 C, par exemple en liaison avec une pasteurisation, ou à des températures encore plus élevées, par exemple en combinaison avec une stérilisation, si on prévoit celle-ci. Si l'addition est faite immédiatement avant que la boisson doive être clarifiée, par exemple par fil- tration, et mise en bouteilles, il ne convient souvent pas,pour
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des raisons économiques, de- soumettre cette boïsson. à. un, chauf- fage spécial.
Lorsqu'on met le procédé de la présente invention en oeuvre, il convient d'abord de préparer une solution de PVP dans de l'eau ou dans la boisson à 'laquelle cette PVP doit être ajoutée
Cette solution peut être de toute concentration possible désirée, mais elle devrait, de préférence, avoir une teneur en PVP d'environ 10 à 50%.
Avec exactement le même avantage, l'invention peut être- appliquée à la production de toute boisson qui est connue pour former des troubles dus à la présence de tannin ou de complexes ou composés tannin-protéines, lorsqu'elle est emmagasinée ou re- froidie, et ce non seulement dans la production de boissons mal- tées, tnais également dans la production de jus de fruits et de vins. L'addition réalisée suivant l'invention procurera une amé- lioration d'abord à la stabilité à l'emmagasinage et aussi ;en ce qui concerne la saveur et le goût.
L'invention est en outre illustrée par les exemples la suivants qui cependant ne/limitent d'aucune manière.
EXEMPLE 1
Un traitement avec de la. PVP.était réalisé'suivant le brevet U.S.A. n 2.688.550 et suivant les formes de réalisation I, II et III suivant l'invention, en utilisant de petites quanti- tés de bière, obtenues du même brassage. Dans le traitement sui- vant le brevet U.S.A., l'addition de PVP était faite (A) lorsque la bière était transférée de la cave de fermentation à la cave d'emmagasinage, et (B) après un collage ou clarification préli- minaire réalisé 20 jours avant le collage ou clarification final.
Une partie de la bière traitée suivant (B) était également traitée'avec de la PVP après-la clarification finale, suivant la forme de réalisation I de l'invention. Des additions suivant
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les formes de réalisation II et III étaient faites à la bière collée ou clarifiée un jour avant la mise en bouteilles. La bière était pasteurisée dans tous les cas. Une production de troubles d'oxydation et de troubles de froid était observée et les ré- sultats obtenus sont donnés au tableau 1 suivant. L'expression "troubles d'oxydation" désigne les troubles formés durant l'em- magasinage de la bière à 25 C et l'expression "trouble de froid" désigne les troubles observés à o C et formés lorsqu'on emmagasi- ne de-la bière alternativement pendant 6 jours à 25 C et pendant 1 jour à o C.
TABLEAU 1
EMI12.1
<tb> Procédé <SEP> Quantité <SEP> de <SEP> Quantité <SEP> Nombre <SEP> de <SEP> semaines <SEP> jus-
<tb>
<tb>
<tb> PVP <SEP> ajoutée <SEP> totale <SEP> de <SEP> qu'à <SEP> formation. <SEP> de <SEP> troubles
<tb>
<tb>
<tb> pour <SEP> préci- <SEP> PVP <SEP> ajou- <SEP> Troubles <SEP> de <SEP> Troubles <SEP> d'
<tb>
<tb>
<tb> pitation <SEP> tée, <SEP> froid <SEP> oxydation
<tb>
<tb>
<tb> maximum,
<tb>
EMI12.2
r/H1 gr/Hl ¯¯¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯¯¯
EMI12.3
<tb> Témoin- <SEP> - <SEP> 3 <SEP> 18
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> U.S.A.
<tb>
<tb>
<tb> patent <SEP> A <SEP> 3,5 <SEP> 3,5 <SEP> 4 <SEP> 21
<tb>
<tb>
<tb> B <SEP> 3,5 <SEP> 3,5.5 <SEP> 22
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Réalisation <SEP> 1 <SEP> 3,5 <SEP> 10 <SEP> 12 <SEP> .
<SEP> 29
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3,5 <SEP> 20 <SEP> 19 <SEP> 39
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3, <SEP> 5 <SEP> 30 <SEP> 19 <SEP> 40
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Réalisation <SEP> II <SEP> - <SEP> 5 <SEP> 6 <SEP> 24
<tb>
<tb>
<tb> - <SEP> 10 <SEP> '10 <SEP> 28
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> - <SEP> 20 <SEP> 17 <SEP> 36
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 19 <SEP> 39
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Réalisation <SEP> III <SEP> - <SEP> 5 <SEP> 16 <SEP> 25
<tb>
<tb>
<tb> - <SEP> 10 <SEP> 40 <SEP> 46
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> - <SEP> 20 <SEP> 61 <SEP> 66
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> - <SEP> 30 <SEP> 63 <SEP> 66
<tb>
Ce tableau 1 montre clairement que la stabilité de la bière en ce qui.concerne la formation d'un trouble est améliorée dans une grande mesure lorsqu'on utilise le procédé de la présen- te invention,
et qu'une amélioration spécialement remarquable est obtnue suivant la forme de réalisation III, c'est-à-dire,
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lorsqu'on utilise de la PVP ayant; un poids moléculaire moyen/infé- rieur à environ 15.000
EXEMPLE 2
Un certain nombre de petites quantités de bière provee nant du même brassage, étaient traitées avec. de la PVP ayant un poids moléculaire moyen différent. Dans ce test, la quantité totale de PVP était ajoutée à la bière filtrée un jour avant la mise en bouteilles et toutes les bouteilles étaient pasteurisées.
Les quantités ajoutées et les résultats obtenus sont donnés au tableau 2.
TABLEAU 2
EMI13.1
<tb> Quantité <SEP> de <SEP> PVP <SEP> Nombre <SEP> de <SEP> semaines <SEP> jusqu'à
<tb>
<tb> ajoutée, <SEP> formation <SEP> de <SEP> troubles
<tb>
<tb>
<tb> gr/H1 <SEP> Troubles <SEP> de <SEP> Troubles <SEP> dt <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ <SEP> '¯¯¯¯¯ <SEP> froid <SEP> oxydation
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Témoin <SEP> 5 <SEP> 20
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> moléculaire
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> moyen:
4200 <SEP> 15 <SEP> 45 <SEP> 56
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 58 <SEP> 61
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7500 <SEP> 15 <SEP> 47 <SEP> 61
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 60 <SEP> 65
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 11300 <SEP> 15 <SEP> 48 <SEP> 61
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 62 <SEP> 67
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 16000 <SEP> 15 <SEP> 42 <SEP> 54
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 51 <SEP> 59
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 25000 <SEP> 15 <SEP> 33 <SEP> 45
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 38 <SEP> 50
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3800 <SEP> 15 <SEP> 30 <SEP> 41
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 36 <SEP> 43
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 75000 <SEP> 15 <SEP> 18 <SEP> 31
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 24 <SEP> 37
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 220000 <SEP> 15 <SEP> 9 <SEP> 26
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> 12 <SEP> 28
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 750000 <SEP> 30 <SEP> 10 <SEP> 29
<tb>
De ce tableau 2,
on peut voir qu les meilleurs résul- tats sont obtenus lorsqu'on utilise de la PVP qui a un poids moléculaire moyen compris entre environ 4200 et 38.000,'mais que
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de la PVP ayant un poids moléculaire moyen supérieur donne 'égale- ment une amélioration importante.
EXEMPLE 3
Pour les teste suivants,on utilisait de la bière qui avait été obtenue de diverses brasseries et qui n'avait pas été pasteurisée. Ces qualités de bière montraient également une ten- danse différente en ce qui concerne la formation d'un trouble.
A la bière en question, on ajoutait une quantité de PVP, ayant un poids moléculaire moyen d'environ 11.300, correspondant à 15 gr par hectolitre. Les bouteilles étaient d'abord refroidies jusqu'à O C, après quoi 1 ml d'une solution de PVP était soigneu- sement ajouté à chaque bouteille. Après l'addition, chaque bou- teilles était refermée. Dans le test témoin , on ajoutait 1 ml d'eau au lieu de 1 ml de la solution de PVP. Toutes les bouteilles étaient pasteurisées après l'addition de PVP.
TABLEAU 3
EMI14.1
<tb> Désignation <SEP> de <SEP> Nombres <SEP> de <SEP> semaines <SEP> jusqu'à <SEP> formation <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> troubles <SEP> d'oxydation¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
<tb>
<tb>
<tb> brasserie <SEP> Témoin <SEP> Bière <SEP> traitée <SEP> par <SEP> PVP.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
A <SEP> 8 <SEP> 39
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> B <SEP> 16 <SEP> 51
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> c <SEP> 13 <SEP> 50
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> D <SEP> 34 <SEP> > <SEP> 70 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> E <SEP> 40 <SEP> > <SEP> 70 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> F <SEP> 21 <SEP> 62
<tb>
Des résultats donnés au tableau 3, on peut voir que l'addition de PVP suivant l'invention amène dans tous les cas une amélioration tres importante.
EXEMPLE 4
Dans ces tests, on utilisait de la bière obtenue de di- verses brasseries et qui n'avait pas été pasteurisée. La bière avait, dans tous les cas, une tendance à former très rapidement des troubles. La bière était traitée avec de la PVP de la même
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manière qu'à l'exemple 3, mais les bouteilles n'étaient pas pas- teurisées.
TABLEAU 4
EMI15.1
<tb> Désignation <SEP> de <SEP> Nombres <SEP> de <SEP> semaines <SEP> jusqu'à <SEP> formation <SEP> de
<tb> troubles <SEP> d'oxydation
<tb> brasserie <SEP> Témoin <SEP> Bière <SEP> traitée <SEP> par <SEP> PVP <SEP> #
<tb>
<tb>
<tb> G <SEP> 1 <SEP> >6
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<tb> H <SEP> 2 <SEP> >6
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<tb> I <SEP> 2 <SEP> >6
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<tb> K <SEP> 0,5 <SEP> >6
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x les observations étaient interrompues après 6 semaines car la bière n'avait pas été pasteurisée avant les tests.
REVENDICATIONS
1. Un procédé pour empêcher la formation de troubles dans les boissons, par exemple des boissons maltées, des jus de fruits et des vins, par l'addition de polyvinyl pyrrolidone ou d'un homologue de celle-ci en excès sur la quantité de 0 à envi- ron 8 gr par hectolitre, qui est nécessaire pour obtenir un maxi- mum de précipitation des constituants formateurs de troubles, dans lequel la polyvinyl pyrrolidone est ajoutée en une quantité totale d'au moins 1 gr par hectolitre et, en tous cas, en une quan- tité en excès d'au moins 50% en poids par rapport à la quantité nécessaire pour une précipitation maximum.