<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention a pour objet un dispositif de séparation de :fibres et d'une pâte végétale pour une matière végétale allongée. L'invention réside dans le fait que des organes de travail, qui tournent dans le même sens à l'endroit de contact avec un support inférieur de transport lisse, sont associés à ce support inférieur destiné à la matière à travailler et des organes servant à la séparation des fibres agissent en un endroit du support inférieur de transport placé à la suite des postes de travail. Le support inférieur est avantageusement guidé dans ce cas de façon que sa direction vari
<Desc/Clms Page number 2>
en permanence ou par intermittence, les variations de direction ' se faisant de préférence aux endroits où agissent les organes de travail.
La matière humide allongée adhère déjà au support inférieur de transport sous l'action de pressage du premier organe de travail et est donc entraînée sans difficulté par ce support inférieur de transport autour de chaque courbure.
Toutefois, il semble avantageux de disposer les organes de tra- vail aux endroits de variation de direction, donc aux endroits où il y a des courbures, pour assurer une action plus intense.
Un exemple de réalisation de l'invention prévoit, comme organes de travail, des cylindres presseurs et des cylindres racleurs qui tournent à une vitesse au moins égale, de préférence supérieure, à celle du support inférieur de transport. Dans ce cas, le dispositif peut être constitué de façon qu'un ou plusieurs cylindres presseurs, des cylindres racleurs comportant des nervures longitudinales, des barrettes ou éléments analogues, ainsi qu'un cylindre de changement de direction lisse prévu sensiblement à l'endroit le plus bas d'un cylindre de transport lisse et coopérant avec un cylindre racleur entraîné en sens inverse, soient disposés à la péri- phérie de ce cylindre de transport lisse.
La matière végétale allongée est travaillée au préalable entre le cylindre de transport et un ou plusieurs cylindres presseurs de façon que la majeure partie du liquide soit expulsée et que la pâte végétale soit écrasée pour qu'elle se détache facilement des fibres. Des cylindres racleurs se raccordent, le long de la périphérie'du cylindre de transport, aux cylindres presseurs et comportent des barrettes ou nervures qui raclent la pâte végétale des fibres et la projettent vers l'extérieur de façon qu'il n'y ait essentiellement plus que des fibres qui adhèrent aux cylindres de transport.
Un cylindre lisse et un cylindre racleur sont disposés sensiblement au point le plus bas du cylindre de transport, le cylindre racleur tournant en sens inverse au sens de rotation du cylindre lisse et coopérant tant avec la surface du cylindre de transport,
<Desc/Clms Page number 3>
qu'également avec la surface du cylindre lisse. Par suite de cette coopération du cylindre de transport avec ces deux cylindres,' la matière,qui ne comporte plus essentiellement que des fibres, est enlevée par le cylindre de transport et est tirée entre les deux cylindres, le dessous de la matière qui collait jusqu'à présent à la surface du cylindre de transport parvenant dans la portée des barrettes du cylindre racleur, de sorte que de la pâte végétale se trouvant encore en cet endroit est raclée et projetée vers l'extérieur.
Pour empêcher une accumulation de la matière à travailler aux endroits où il y a des cylindres de travail, le dispositif est agencé de façon que la distance séparant les cylindres presseurs et les cylindres racleurs de la surface du cylindre de transport soit réglable, en faisant abstraction du fait que les cylindres de travail tournent à une vitesse plus grande que le cylindre de transport, de sorte que la matière à travailler a toujours tendance à être tirée dans la fente existant entre le cylindre de transport et le cylindre de travail. Il paraft particulièrement avantageux d'entraîner les cylindres racleurs à une vitesse considérablement plus grande que les cylindres de transport et les cylindres presseurs.
Lorsque cela est nécessaire, les divers cylindres presseurs et/ou les divers cylindres racleurs peuvent être entraînés à des vitesses différentes.
Des dispositifs de réception et/ou de transport, par exemple des bandes transporteuses, qui servent à évacuer la pâte végétale, sont associés aux: cylindres racleurs pour enlever rapidement la pâte végétale projetée vers l'extérieur des cylindres de travail. Un dispositif de transport, par exemple une bande transporteuse, est prévu pour les fibres au-dessous de la fente d'éjection des deux cylindres qui reçoivent les fibres du cylindre de transport, tandis que la pâte vestale restante, projetée vers l'extérieur en cet endroit par le cylindre racleur, est accumulée dans une gouttière de réception ou sur un dispositif de transport et est évacuée.
<Desc/Clms Page number 4>
Les bandes transporteuses, qui évacuent, d'une part, les fibres et, d'autre part, la pâte végétale, sont disposées suivant un certain angle l'une par rapport à l'autre, par exemple dans des directions perpendiculaires l'une à l'autre.
Une bande transporteuse est prévue pour l'amenée de la matière à traiter et un premier cylindre presseur agit à l'extrémité de cette bande au-dessus du cylindre de transport.
On peut disposer sur les cylindres presseurs lisses un racleur élastique, après l'endroit de contact entre le cylindre presseur et le cylindre de transport suivant un angle aigu par rapport au cylindre presseur, de façon qu'il ne puisse y avoir sur ces racieurs aucune accumulation de la matière qui adhère principalement à la surface du cylindre de transport et qui est avancée dans le sens de sa rotation.
Pour protéger dans une mesure aussi grande que possible le cylindre de transport et les cylindres de travail des attaques de la matière, on peut munir la surface d'une garniture en une matière de grande qualité, telle par exemple qu'une couche de chrome dur .
Les barrettes ou nervures des cylindres racleurs sont avantageusement en une matière élastique, par exemple en acier de lame de ressort inoxydable, matière synthétique, caoutchouc ou matières analogues, et sont fixées à l'aide de dispositifs de serrage, de vissage ou analogues dans des évidements appropriés des cylindres.
La commande du cylindre de transport et des cylindres presseurs et racleurs peut être effectuée par un moteur d'en- traînement commun, le cas échéant avec intercalation d'un mécanisme, de commandes à chaînes ou de roues dentées. Comme moteur d'entraînement, on peut utiliser un moteur électrique, un moteur à combustion interne ou analogue.
Le dispositif est monté de préférence sur un châssis comportant des roues, le moteur d'entraînement du dispositif pouvant, le cas échéant, être également utilisé pour la commande des roues du châssis.
<Desc/Clms Page number 5>
On connaît déjà des machines destinées à obtenir des. fibres à partir d'une matière végétale allongée, dans lesquelles les plantes à défibrer s'appliquent contre des plaques poitrinières en métal ou en bois au cours du raclage ou battage de la pâte et au cours de la séparation des fibres. On connaît également un dispositif, dans lequel les fibres sont séparées de la pâte végétale à 1'aide de cylindres porte-aiguilles tournants. Finalement, il existe aussi des dispositifs, dans lequels les parties de la pâte détachées sont lavées à l'eau pendant le battage de celle-ci.
Tous ces dispositifs présentent l'inconvénient qu'il y a de grandes pertes de fibres végétales ou qu'il est nécessaire d'avoir de grandes quantités d'eau qui n'est pas disponible notamment dans des plantations dans les pays méridionaux ou qui doit être amenée de très loin.
Etant donné que la pâte végétale raclée constitue la plus grande partie de la plante et que cette pâte végétale est utilisée comme engrais dans les plantations, un transport de la matière végétale à un dispositif qui doit séparer les fibres de la pâte végétale n'est pas rentable sur de grandes distances, de sorte qu'un dispositif destiné à travailler une matière végétale de ce genre doit pouvoir être transporté facilement.
On connaît également des machines racleuses, dans lesquelles les plantes à défibrer sont guidées horizontalement entre des paires de cylindres presseurs et des paires de cylindres lisses, ainsi que des cylindres racleurs tournants contre des cylindres lisses. Etant donné que les plantes ont tendance à s'échapper vers le bas à travers les intervalles ménagés entre les diverses paires de cylindres, tant par collage sur ces derniers, que sous l'action de leur poids propre, on ne peut pas obtenir un travail sûr, d'autant plus que la matière raclée tombe dans une grande mesure sur les fibres déjà libérées ou sur la matière devant être encore défibrée, sous l'action de son poids propre ou de la force de projection des cylindres racleurs.
La disposition de racleurs ou de tôles déviatrices dans les machines de ce genre présente l'inconvénient
<Desc/Clms Page number 6>
qu'il se produit des accumulations et, par suite, da gements dans la machine.
D'autres caractéristiques ressortent, d'ailleurs, de la description détaillée qui suit et du dessin annexé repré- sentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réali- sation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma d'un dispositif conforme à l'invention.
La fig. 2 représente une barrette d'un cylindre racleur.
Un dispositif destiné à la séparation des fibres et d'une pâte végétale est monté sur un châssis 1 comportant des roues 2. Un cylindre de transport 6 est entrafné par un moteur 3, par l'intermédiaire d'un train d'engrenage 4 et de commandes à chaînes ou à courroies 5. Les cylindres presseurs et les cylindres racleurs, ainsi que les bandes transporteuses, sont mis en rotation par le même mécanisme. La matière végétale allongée devant être défibrée est amenée au dispositif de séparation proprement dit, à l'aide d'une bande transporteuse 7.
Cette dernière se termine au-dessus du cylindre de transport 6, la matière amenée étant enlevée à l'extrémité de la bande transporteuse à l'aide d'un cylindre presseur 8 et étant dirigée vers le cylindre de transport 6. Pour empêcher un recul de la matière à transporter, un cylindre intermédiaire 9 peut être intercalé entre le cylindre presseur 8 et un cylindre presseur suivant 10 coopérant avec le cylindre de transport 6 pour franchir l'intervalle existant. La distance entre le cylindre presseur 10 et le cylindre de transport 6 est inférieure à celle entre le cylindre presseur 8 et la bande transporteuse 7, de sorte que la majeure partie du suc végétal est pressurée au cours du passage à travers les deux cylindres presseurs.
Le suc tombe sous l'action de son poids propre ehtre la bande transporteuse 7 et le cylindre de transport 6, des gouttières d'évacuation,non représentées, étant avanta- geusement prévues pour recevoir ce suc. Un racleur élastique
<Desc/Clms Page number 7>
11 est monté sur le cylindre de transport 6 et empêche que le suc qui s'écoule puisse parvenir le long du cylindre jusqu'à sa partie inférieure.
Le cylindre de transport 6 amène la matière au-dessous d'un cylindre presseur 12 vers un cylindre racleur 13 qui comporte à sa périphérie des barrettes 14 à bords arrondis.
Ces barrettes peuvent être en métal, par exemple en acier inoxydable, ou en une matière élastique, par exemple matière synthétique ou caoutchouc. Les barrettes 14 peuvent être fixées sur le cylindre 13 à l'aide de rondelles d'appui s'engageant dans des fentes fraisées ou à l'aide de plaquettes de serrage et de vis dans le cas de matières molles. L'inter- valle entre les diverses barrettes est ainsi libre, de sorte que l'action de ventilateurs obtenue par la rotation rapide n'est pas gênée et que la pâte végétale raclée peut être favorablement projetée par le cylindre racleur 13 tournant à une vitesse de rotation considérablement plus élevée. Pour empêcher que la pâte végétale soit projetée tout autour, on prévoit une paroi de projection 15 qui recouvre la partie droite de la machine, comme représenté au dessin.
La matière débarrassée totalement ou partiellement de la pâte parvient à travers le cylindre de transport 6 à un cylindre lisse 16 ayant pour rôle de presser de nouveau la matière, qui a été rendue lâche par le travail exercé par le cylindre racleur 13, contre le cylindre de transport 6.
Le cylindre 16 comporte un racleur 17 en matière élastique inoxydable, qui est disposé au-dessous de l'endroit de contact entre le cylindre 16 et le cylindre 6 suivant un angle aigu par rapport au cylindre 16 de façon que des fibres, adhérant à ce cylindre 16, soient raclées ; ces fibres ne peuvent pas rester sur le racleur 17 du fait de leur poids propre. La matière, qui est de nouveau pressée contre le cylindre de transport 6 et qui forme déjà une bande fibreuse, parvient ensuite à un second cylindre racleur 18, comportant
<Desc/Clms Page number 8>
des barrettes 19, qui racle les derniers restes de la pâte végétale. Le cylindre 18 projette également les parties de la pâte végétale vers l'extérieur, qui tombent contre la paroi de projection 15 ou directement vers le bas.
La pâte végétale projetée par les cylindres 13 et 18 parvient, soit directement, soit le long de la paroi de projection 15 ,sur un dispositif de transport 20 et est évacuée à l'aide de ce.dernier parallè- lement aux cylindres. Le cylindre lisse 16, servant de cylindre de maintien, est disposé à une certaine distance du cylindre ra- cleur 13 pour que la pâte végétale raclée en cet endroit ne puisse en aucun cas le rencontrer.
Le cylindre lisse 21, qui sert de cylindre de maintien et de changement de direction et qui coopère avec un cylindre racleur 22 comportant des barrettes 23, est disposé sensi- blement à l'endroit le plus bas du cylindre de transport 6. Les barrettes 23 soulèvent la bande fibreuse du cylindre de transport 6 et la dirisur le cylindre 21. En même temps, les fibres sont débarrassées des derniers restes de la pâte fibreuse par les barrettes 23 du cylindre 22, qui travaillent le dessous tourné jusqu'à présent vers. le tambour 6 de la bande fibreuse. Le cylindre racleur 22 projette ces restes de la pâte végétale vers le bas et ces derniers sont évacués à l'aide d'une gouttière d'écoulement non représentée ou'd'un dispositif de transport.
Le dos du racleur 11 sert en même temps à empêcher un entraînement vers le haut des restes de la pâte végétale par le cylindre de transport 6. La position du cylindre 22 est choisie de façon que ce cylindre racle la bande fibreuse, soit au point périphérique le plus bas, soit derrière ce point le plus bas du cylindre de transport 6, parce que le poids propre des fibres vient faciliter l'opération de raclage. La bande fibreuse vient ensuite autour du cylindre de changement de direction 21 jusqu'à un racleur élastique 24. qui est disposé sur ce cylindre, qui est par exemple en acier de lame de ressort inoxydable et qui est disposé par rapport au cylindre 21 suivant un certain angle, de façon que le poids
<Desc/Clms Page number 9>
propre des fibres empêche leur accumulation sur le racleur.
Les fibres raclées tombent sur une bande transporteuse 25 disposée au-dessous, sur laquelle elles sont évacuées perpendi- culairement au cylindre. L'extrémité se trouvant en cet endroit de cette bande transporteuse 25 assure la réception de la partie finale, qui tombe, de la bande fibreuse, ce qui empêche un feutrage ou un collage du voile de fibres. Une autre bande transporteuse 26 comportant des barrettes 27 eu un autre dispositif de transport quelconque peut être disposé à l'extré- mité de la bande transporteuse 25. La disposition d'une bande transporteuse comportant des barrettes au-dessous de l'endroit d'évacuation de la bande transporteuse 25 présente l'avantage que les fibres tombant de la bande transporteuse 25 sont reçues de façon lâche et peuvent être facilement enlevées.
Il est souvent avantageux de séparer et d'évacuer le liquide adhérant encore et les restes de pâte qui collent à l'aide d'un racleur au-dessous de la bande transporteuse 25.
Le dispositif qui vient d'être décrit présente l'avantage qu'un recul des fibres du cylindre de transport est empêché sous l'action de leur poids propre et qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser des tôles de raclage et déviatrices placées à des distances déterminées entre les paires de cylindres, ces tôles conduisant le plus souvent à des engorgements.
La disposition favorable des cylindres presseurs et des cylindres racleurs permet d'exclure que la pâte végétale raclée tombe sur les parties des plantes devant encore être défibrées ou déjà défibrées. De même, la pâte végétale projetée ne peut pas retomber en arrière sur les cylindres de travail. La fibre obtenue est enlevée impérativement à la fin de l'opération de travail, cet enlèvement étant facilité par le poids propre du voile de fibres. Le dispositif travaille sans eau, ce qui présente une grande importance, notamraent dans les pays méridionaux.
Etant donné que l'appareil est mobile, il peut être amené en tout temps à l'endroit d'une plantation où a eu lieu une récolte, de sorte qu'il n'y a lieu de transporter que
<Desc/Clms Page number 10>
de faibles quantités de.fibres comparativement aux plantes à traiter et que la pâte végétale raclée peut immédiatement être de nouveau utilisée sur les champs comme engrais.
Diverses modifications peuvent d'ailleurs être apportées à la forme de réalisation, représentée et décrite en détail, sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1 - Dispositif de séparation de fibres et d'une pâte végétale pour une matière végétale allongée, caractérisé en ce que des organes de travail, qui tournent dans le même sens à l'endroit de contact avec un support inférieur de transport lisse, sont associés à ce support inférieur destiné à la matière à travailler et des organes servant au détachement des fibres agissent en un endroit du support inférieur de transport placé à la suite des postes de travail.