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La présente invention est relative à un procédé de réparation de pneus, qui convient particulièrement aux pneus sans chambre à air. Avec l'ap- parition des pneus sans chambre, il est devenu nécessaire de reconsidérer la question de la'réparation des pneumatiques après que ceux-ci ont subi une perforation. Il s'agit principalement de faire èn sorte que l'on ne soit plus obligé de démonter le pneu de la jânte plus souvent qu'il n'est absolu- ment nécessaire celà, afin de ne pas rompre ni endommager le joint herméti- que existant entre le bourrelet du pneu et le rebord de la jante, ce qui peut se produire lorsqu'on enlève le pneu de cette dernière.
Le but visé en premier lieu consiste à établir un système de ré- paration grâce auquel le pneu peut retenir l'air sans que la fuite persiste.
Pour atteindre cet objectif principal de l'invention, il est pré- conisé d'employer un élément de réparation capable de se déformer aisément dans le sens latéral, tout en étant essentiellement incapable de srétirer dans le sens longitudinal, cet élément étant en réalité susceptible de de- venir un élément de renforcement passant au travers du pneu. Un trou de per- foration produit dans un pneu représente rarement un orifice à parois lisses, mais au contraire, constitue une déchirure comportant des creux et des re- liefs irréguliers.
Par conséquent, pour donner des résultats satisfaisants, un élément de réparation doit être capable de se déformer aisément dans le sens latéral, de façon qu'il puisse se mouler en remplissant et en contour- nant ces irrégularités qui apparaissent le long de la paroi du trou de per- foration, cet élément étant donc en fait capable de fluer à froid dans e sens latéral, étant donné que ce n'est ni un bouchon en caoutchouc, ni¯un ciment, ni'une masse de bourrage fluide, mais bien la pièce de réparation qui, en l'absence de ceux-ci, doit remplir le trou, à savoir, en premier lieu, par un corps déformable latéralement, mais non extensible dans le sens longi- tudinal, afin de constituer une réparation permanente L'invention comprend un agent gluant ou fluable,
supporté sur la matière principale du corps de la pièce de réparation, cet agent servant à obturer hermétiquement les in- terstices entre les fibres de la matière de la pièce, ainsi qu'à obturer her- métiquement les interstices irréguliers qui pourraent éventuellement exis- ter initialement entre ladite matière et la paroi du trou de perforation. Cet agent peut en outre présenter la propriété de ramollir ou dissoudre dans une légère mesure le caoutchouc constitutif du pneu autour du trou de perforation.
Un autre avantage important de l'invention réside dans la simplici- té avec laquelle on peut effectuer la réparation, ainsi que dans la durée u- tile et la longévité de celle-ci.
Ces objectifs et avantages, ainsi que d'autres, de la présente in- vention, ressortiront clairement pour tous les hommes de métier à la descrip- tion qui sera donnée ci-après d'un mode de réalisation particulier de cette invention, en se reportant aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 est une vue en coupe radiale d'une bande de roulement typique d'un pneu, à laquelle la présente invention est applicable ; la figure 2 est une vue à une échelle plus grande que la prééden- te, où l'on voit l'extrémité inférieure de l'outil utilisé pour la mise en place de la pièce de réparation ; et la figure 3 est une vue de détail en coupe radiale, à une échelle plus grande que les vues précédentes, d'un trou de perforation fait dans un pneu et auquel on a appliqué l'objet de la présente invention.
La fite dans le pneu peut être aisément décelée en faisant couler, sur l'endroit en question, de l'eau de savon ou n'importe quelle autre sub- stance capable de produire des bulles. Ceci peut être effectuée sans démon- ter le pneu de la jante sur laquelle il est monté.
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La réparation peut être effectuée pendant que le pneu est norma- lement gonflé, ou du moins gonflé à une pression utile;, bien que la répara- tion puisse être effectuée lorsque le pneu est à l'état dégonflé. De préfé- rence;, on gonflera le pneu à l'excès, afin de rendre la fuite plus apparen- te et pour détendre plus fortement le trou de perforation, de sorte que, après avoir effectué la réparation et lorsqu'on rétablit la pression normale dans le pneu en laissant échapper l'air en excès à travers la soupape de celui-ci la section transversale du trou tend à diminuer, de sorte que la paroi de celui-ci peut se resserrer autour de la pièce de réparation insérée à travers le trou de perforation., En d'autres termes,
on gonfle de préféren- ce le pneu jusqu'à ce que le trou de perforation puisse se dilater de façon à présenter une section plus grande que celle qui correspond à une pression normale du pneu, de sorte qu'un effet de serrement accru s'exercera sur la pièce de réparation du pneu supportée dans le trou de perforation, une fois cette pièce soumise à la pression de service normale.
Pour effectuer la réparation, on fait usage d'une alêne ou aiguille 10 présentant une extrémité inférieure 14 élargie et creusée longitudinale- ment, comme montré en 12, tout en étant percée à cet endroit d'un orifice ou chas 130 L'extrémité inférieure 14 peut être quelque peu.épointée, bien qu'elle affecte une forme conique, pour se terminer par une pointé arrondie.
La pièce de réparation proprement dite est constituée par un bout de ficelle où plusieurs brins de fibres peuvent être retordus ensemble lé- gèrement, de manière à constituer une ficelle à faible taux de retordage.
Une caractéristique importante de la ficelle réside dans le fait qu'elle peut être resserrée latéralement et que sa section transversale peut se déformer facilement, cette ficelle pouvant être aisément déviée latéralement par les irrégularités de la paroi du trou. La ficelle est de préférence retordue de telle façon qu'il existe des espaces ou interstices entre les brins et entre les fibres individuelles, en vue de recevoir un enduit.
Le fait de retordre les fibres en formant la ficelle détermine une surface extérieure légèrement rugueuse qui comporte des aspérités dans lesquelles peuvent s'introduire, pour s'y entrelacer, des parties provenant d'un autre bout de ficelle;, appli- qué contre le 'première
Une autre caractéristique importante de cette ficelle consiste en ce qu'elleest essentiellement non extensible dans le sens de sa longueur. De plusla matière constitutive de la ficelle doit pouvoir se plier aisément en formant un coude brusque,ce qui permet de replier cette matière sur elle- même, en formant un coude compressible et déformable latéralement, de façon à pouvoir se confiner dans un espace qui ne dépasse pas l'épaisseur de deux longueurs ou bouts de ficelle disposés côte à côte.
Le terme "ficelle" est employé ici dans un sens générique, ce ter- me couvrant les ficelles;, les cordes, les fils, etc.
La ficelle peut être établie en un quelconque des matériaux com- prenant le jute, le chanvre, la soie, le lin, le coton, les fibres ou brins synthétiques, et ainsi de suite.
De préférence, les surfaces d'une telle ficelle sont laissées à l'état relativement brut. En d'autres termes,des extrémités de fibres indi- viduelles dépassent la surface de la ficelle.
En tout cas, et quelle que soit la matière qui a été choisie pour constituer la ficelle;, cette dernière se voit appliquer un second élément de la pièce de réparation du pneu.
Ce second élément est constitué par un film d'une matière qui adhè- re à la ficelle et aux fibres qui entrent dans la composition de celle-ci, ce film servant comme agent pour remplir et obturer hermétiquement les inter-
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stices entre les fibres et entre les brins9 ainsi qu'entre la ficelle et la surface du trou de perforation. Il est bien entendu que la ficelle rem- plit en ordre principal ce trou et que l'agent d'obturation hermétique, tout en saturant la ficelle, n'augmente pas le diamètre total de la ficelle dans une manière appréciable, mais se présente uniquement, en substance, comme un revêtement pelliculaire.
La ficelle demeure l'élément déformable en section transversale et non extensible longitudinalement, de la pièce de réparation, élément qui occupe tout lé volume du trou de perforation, sauf le volume infinitésimal occupé par le revêtement sur la surface extérieure exposée de la ficelle. La matière du revêtement peut être considérée comme un agent de tapissage pour la ficelle.
Le second élément de la pièce de.réparation pour le pneu peut être constitué par une substance ou un mélange de substances, qui peuvent être choisis dans un groupe offrant une grande diversité. Par exemple, le second élément peut être un mélange de latex de caoutchouc ou de latex gom- moide, de résine de pin, de pétrolatum et d'un solvant à base de pétrole, tel que l'essence de pétrole.
D'autre part, ce revêtement peut consister en une quelconque des matières-suivantes : une matière plastique synthéti- que gommoïde; le caoutchouc, synthétique ou naturel, vulcanisé ou semi-vul- canisé, éventuellement avec addition d'un accélérateur; du caoutchouc légè- rement décomposé; un bitume seul ou en mélange avec un latex gommoïde; un bitume avec un charge telle que du liège, du caoutchouc, ou une matière en fibres telle que l'asbeste, broyés ou finement divisés. On peut employer n'importe quel élastomère.
La caractéristique essentielle commune que doivent présenter ces matières, qui constitue le second élément, est celle d'être déformable, de préférence élastiquement déformable, tant à l'état fluide ou solide; de plus, cette caractéristique doit se maintenir dans de larges limites de tem- pérature, dans lesquelles les pneus sont appelés à servir. Cette caractéris- tique suppose les facteurs suivants souplesse, élasticité et flexibilité.
Lorsque le second élément en question est constitué par un liquide, il doit être gommeux, hautement visqueux, tout en étant fluable au sein de la ficelle et autour de celle-ci, lorsqu'il est comprimé et serré sous l'ef- fet de l'élasticité du caoutchouc du pneu, laquelle s'exerce autour du trou de perforation. A l'état solide, par exemple dans le cas du caoutchouc vul- canisé ou semi-vulcanisé9 la matière, tout comme dans le type liquide, est pratiquement incompressible, elle est cependant déformable et fluable sous la contrainte, le volume de la matière demeurant dans chaque cas pratiquement constant, bien que se moulant suivant différentes formes, telles que déter- minées par les modifications de forme que subit, en cours d'utilisation, la paroi voisine du trou de perforation.
Ce dernier devient effectivement, après que la pièce de réparation y a été insérée, un vaisseau obturé cependant que les extrémités de la ficelle sont exposées à chaque extrémité. Il s'ensuit . que le degré de déformation de ce second élément est contrôlé dans une large mesure par le degré de déformation de l'élément constitué par la ficelle.
Pour les besoins de la présente description, on considérera que le caoutchouc vulcanisé, ainsi que le caoutchouc se présentant sous d'autres formes, peu- vent fluer jusqu'à ce qu'ils atteignent un étatt de déformation, et peuvent ensuite revenir élastiquement à leur état initial. Les matières qui se pré- sentent sous une forme plus fluide doivent avoir une consistance gluante, afin d'adhérer parfaitement aux fibres de la ficelle, aux bords exposés de la toile entrant dans la composition du pneu, ainsi qu'à la surface du trou de perforation.
La matière d'imprégnation n'est pas un mastic en ordre principal, bien qu'elle puisse incidemment remplir ce rôle. En résumé, la caractéris- tique essentielle consiste en ce que cette matière est fluable dans le sens latéral de la ficelle, sous l'effet de la pression enserrante de la paroi du
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trou de perforation, tandis.que l'effort de construction agissant sur la ficelle s'oppose à un fluage longitudinal de quelque importance le long de cette dernière; cependant, une fois soumise à une constriction, la ficelle peut agir comme une mèche, à travers laquelle peut se produire un certain -écoulement longitudinale comme il sera exposé dans la ¯suite.
La substance d'obturation hermétique demeure ainsi dans les limites.de la cavité consti- tuée par le trou de perforation, en s'y infléchissant et-en y fluant sous l'effet des forces centrifuges qui agissent au rein du pneu en cours d'utili- sationo
La ficelle imprégnée d'agent d'obturation hermétique est découpée en longueurs de dix à douzé pouces (de 25,4 cm à 31,2 cm), bien que ces lon- 'gueumne soient pas critiques. Lesdites longueurs de la ficelle imprégnée sont de préférence emballées dans des feuilles métalliques et dans des tubes hermétiquement fermés, de façon à réduire le risque d'exposition à l'atmos- phère, jusqu'au moment où la réparation doit être effectuée.
Une certaine quantité de pétrolatum peut être appliquée en qualité de retardateur effica- ce de solidification, tout en manisfestant son utilité ultérieurement.
On insère une extrémité d'un bout d'une telle ficelle dans le chas ou trou 13 d'une alène 10, de telle façon que'la ficelle remonte le long de la tige de l'alêne en deux longueurs sensiblement égales, comme indiqué dans la figure 1, dans la partie de gauche de celle-ci. La distance entrele chas 13 de l'alène et la ligne de gabarit ou de calibrage, qui est écartée du chas 13 le long de la tige de l'alêne, par exemple l'extrémité inférieure 13a de la poignée 13b, est telle que les extrémités 18 et 19 aboutissent à peu près à cette ligne.
Après que la perforation a été localisée dans le pneu 15, on in- troduit l'extrémité épointée 14 de l'alène dans la perforation, la ficelle 16 ayant été tirée vers:'le haut le long de l'alêne, après quoi on pousse cette dernière vers le bas, de façon à introduire la boucle 17 de la ficelle 16 à l'intérieur du pneu 159 afin que la ligne d'arrêt 13a vienne frapper le pneu 15 en tant que limite d'introduction, à la suite de quoi la boucle 17 se trouve nettement à l'intérieur du pneu 15, tandis que les courtes extré- mités 18 et 19 sont laissées exposées sur la face extérieure du pneu 15.
Ces extrémités peuvent présenter une longueur voisine de un à un et demi pouce (2954e à 3,81cm)o
La ficelle 16 - en particulier lorsque le second élément contient
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une graisse, telle que le pé'trolatum, ptiIJt1" ê&Jr"e.?J as;SM7-ai,, nnim appliquée en repoussant la pointe 14 de l'alène 10 vers le bas, à travers le trou de per- foration produit dans le pneu 15, de façon à entraîner la boucle 17 dans l'intérieur du pneu, quoique la pointe de l'alêne puisse être aisément insé- rée, même en l'absence d'un lubrifiant. Lorsque ceci a été accompli, on reti- re l'alêne 10 du pneu d'une certaine distance. Cette opération est représen- tée dans la figure 1, à la droite du point où l'alène 10 a été insérée ini- tialement dans le pneu 15.
Lorsqu'on tire l'alène 10 vers le haut et vers l'extérieur, à travers l'enveloppe du pneu, la ficelle 16, dont une seule boucle'17 avait été entraînée vers l'intérieur du pneu, est désormais repli- ée sur elle-même, de telle façon que chaque tronçon de la ficelle, à savoir 16 a et 16b, est désormais replié sur lui-même. Au cours de cette opération, des portions de ces tronçons 16a et 16b sont tirées vers l'arrière à tra- vers le trou désigné par le chiffre de référence 20, de sorte qu'il se forme deux boucles 21 et 22 dans ces longueurs, les deux boucles demeurant à l'in- térieur du pneu.
', Le retrait de 1''alêne 10 hors du pneu 15 est limité jusqu'au point où ces boucles 21 et 22 sont laissées à l'intérieur du pneu 15, comme indi- qué dans les dessins. Ensuite, les deux parties extrêmes 18 et 19, ainsi que les parties exposées des tronçons 16a et 16b sont sectionnées au niveau d'une
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ligne telle que CD par exemplecette ligne étant de préférence située à la surface extérieure du pneu.
On obtient ainsi quatre bouts ou touffes'de ficelle, exposés à l'extérieur du pneu 15, tandis que les boucles 21 et 22 demeurent à l'inté- rieur de celui-cio Ces extrémités extérieures finissent par s'user rapide- ment et peuvent en réalité s'user jusqu'au bout, de manière à laisser une légère dénivellation en creux par rapport à la surface extérieure du pneu 15. Ceci est préférable, étant donné que, dans ce casles extrémités en question ne risquent pas de demeurer exposées etéventuellement de subir une traction sur des surfaces où le pneu est soumis à un freinage brusque en servi ce courant.
L'insertion de l'alène et des ronçons initiaux 16a et 16b à travers la perforation 20 n'a pas pour effet d'élargir ce trou de perfora- tion, lequel se dilate simplement pendant l'insertion, avec refoulement élas- tique du caoutchouc constitutif du pneu.Cette opération n'a pas non plus pour effet d'élargir davantage la rupture dans les toiles ou les cordes, causée par la perforation.
Ensuite, lorsque l'alène est retirée, après avoir entraîné les tronçons 16a et 16b à travers l'enveloppe 15, elle fait repas- ser ces tronçons par le même trou, en remplissant l'ouverture dilatée, dé- terminée par l'enfoncement forcé de l'alène 10 à travers cette ouverture, de sorte que, finalementquatre tronçons de ficelle s'étendent à travers le trou 20, de telle façon que les boucles d'obturation hermétique 21 et 22 se situent sur la face intérieure, tandis que les quatre extrémités libres de la ficelle se trouvent à l'extérieur de cette envelopp.eo
Lorsque le lubrifiant se trouve appliqué sur la surface de la fi- celle pendant que celle-ci est insérée à travers le trou 20, il est pour une grande part raclé de la ficelle à mesure que celle-ci traverse le trou 20.
Toutefois, de la graisse qui demeure dans le revêtement, ou qui est mélangée à celui-ci, ne nuit nullement à l'action obturatrice, mais au contrairefa- vorise 'celle-ci en ce sens que la graisse dissout le caoutchouc du pneu au- tour de la paroi du trou dans une certaine mesure, de sorte que le caoutchouc du pneu peut fluer autour de la ficelle et s'appliquer contre celle-ci en un contact plus intime en présence de la substance d'obturation hermétique.
Le caractère gluant de la substance de revêtement fluide pour la ficelle fait en sorte que les fibres de cette dernière s'incrustent mieux avec la substan- ce en question, de manière à former un noyau hermétique, tout en adhérant d'autre part intimement au caoutchouc du pneu.
Ainsi, il ressort de ce qui précède que le pneu peut être réparé en entraînant la ficelle vers le bas à travers le trou de perforation au moyen de l'alêne, en retirant ensuite cette dernière'et en coupant les par- ties extérieures exposées de la ficelle. Ceci représente l'ensemble de l'opé- ration nécessaire pour effectuer la réparation. Cette réparation peut être aisément exécutée par le conducteur du véhicule9partout où une perforation est susceptible de se produire, sans qu'il soit cependant nécessaire d'enle- ver la roue du véhicule ni de démonter le pneu de la jante de la roue.
On se reportera à la position de droite occupée par l'alène et dé- signée par 10 b. L'extrémité inférieure de l'alène lOb a été amenée à tra- verser le pneu 15 jusqu'à la position désignée par 10e, position dans laquel- le la ficelle 16 (qui possède une longueur inférieure à celle représentée dans la position de gauche relative à l'insertion de l'alène) est amenée à passer entièrement à travers le trou de perforation 20a, pour se trouver en entier à l'intérieur du pneu 15, de sorte que, l'insertion étant terminée, (lignes en pointillé),, seule l'alêne lOb se'trouve à l'intérieur du trou de perforation 20ao Après que l'alêne lOb a été retirée à l'extérieur jusqu'à la position désignée par les lignes en traits pleins,
celà d'une distance limitée par celle pour laquelle les extrémités 26 et 23 demeurent à l'inté-
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rieur du pneu 15, tandis que la pointe 14 de l'alène lOb se trouve entière- ment en dehors du pneu 15, après quoi on coupe la ficelle, de façon à lais- ser les extrémités libres 24 et 25 exposées à l'extérieur du pneu 15. On voit donc que, dans ce cas, deux tronçons de ficelle seulement tranversent le trou 20a. Cette exécution ou cette méthode est employée lorsque le trou de perforation 20a présente un diamètre relativement plus petit que celui du trou 20.
Dans ce cas, il n'y a pas de boucles entre les tronçons 16a et 16 b, mais l'on obtient les extrémités libres 26 et 23 à l'intérieur du pneu 15, ce qui éliminera efficacement tout risque de voir les deux tronçons se déplacer longitudinalement ou radialement à travers la paroi 15 du pneu, en cours de service. Il convient de noter que les parties des tronçons 16a et l6b, qui sont confinées à l'intérieur du trou 20a, sont très fermement enserrées par l'action compressive du caoutchouc qui entoure le trou 20a, et par la même .action des cordes, le cas échéant. En effet, le diamètre effectif des tronçons combinés 16a et 16b de la corde est inférieur à celui des extrémités libres 26 et 23, lesquelles 'ne sont pas soumises à cette force de compression dirigée latéralement.
Quel que soit le nombre des brins de la ficelle qui ont été entraî- nés à travers le trou de perforation;, soit deux ou plus, les caractéristiques particulières de cette ficelle - à savoir, la souplesse, la non-extensibili- té longitudinale, la déformabilité et la compressibilité dans le sens laté- ral, c'est-à-dire, dans lepsens de la section transversale, avec l'adjonc- tion de 1!élément d'obturation hermétique,- déterminent l'action à la suite de laquelle la ficelle se déforme de manière à se conformer localement aux irrégularités'de la paroi de la perforation, cela en s'infléchissant sur des saillies, en s'insinuant dans les creux, en se resserrant dans les tron- çons de diamètre réduit et en remplissant.les tronçons plus grands,
tout en s'infiltrant entre les extrémités brisées des cordes du pneu qui se présen- tent dans la paroi du trou et celles qui forment des extrémités effilées dans ce trou, la disposition étant telle que l'agent d'ollturation hermétique qui s'écoule à froid remplit tous les interstices existant sur la ficelle de mê- me qu'entre cette ficelle et les irrégularités de la paroi du trou, comme indiqué dans la figure 3.
A la suite de cette action, la ficelle est serrée par la paroi du trou sous la sollicitation du caoutchouc constitutif du pneu, lequel se comprime dans une certaine zone autour de ladite paroi du trou après le retrait de l'alêne, ce serrement ne se faisant pas autour d'une paroi cylin- drique, mais agissant sur la forme tortueuse et hautement irrégulière de la ficelle, le tout afin que la ficelle logée dans le trou - où elle forme soit quatre tronçons, soit deux tronçons - soit agrippée à interpénétration, en particulier dans une zone intermédiaire entre les faces intérieure et exté- rieure du pneu, de telle sorte que la ficelle ne puisse pas ramper longitu- dinalement sous l'effet de charnière produit par la bande de roulement du pneu ou sous l'effet de la force centrifuge, même lorsque le pneu, soumis à la charge,
tourne à une grande ou à une petite vitesse.
Cette action de serrage ou d'agrippage (qui ne dépend pas de l'é- lément d'obturation hermétique) offre un net contraste avec ce que l'on ob- serve parfois avec les pièces de réparation connues à ce jour et consistant en une baguette ou un bout de caoutchouc cylindrique qui, pour être inséré dans le trou de perforation, doit avoir le même degré d'élasticité que le caoutchouc du pneu. Un tampon de caoutchouc, même si ses deux extrémités sont exposées en tant que têtes sur les faces extérieure et intérieure du pneu, et vu l'élasticité de ce tampon et le fait qu'il est serré dans la paroi du trou, tend à "ramper" vers les extrémités du trou, ce qui a pour effet de réduire la section transversale de ce tampon, alors que la ficelle demeure fixée dans son logement.
En outre, une caractéristique importante du système de réparation selon l'invention réside dans le fait que, lorsque
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les brins de ficelle sont tirés à travers le trou de perforation de l'inté- rieur vers l'extérieur du pneu, il s'établit un joint hermétique, désigné par le nombre de référence 30, autour des extrémités exposées de la ficelle;, sur la face intérieure du pneug étant donné l'action de resserrement et de bourrage. Lorsque le pneu-est en service, cette accumulation de substance d'obturation hermétique constitue un réservoir de cette substance.
D'autre part.une) réserve encore plus importante de matière d'obturation hermétique existe dans et sur les boucles intérieures 21 et 22, dans un exemple et dans les extrémités 23 et 2$, dans l'autre exemple. A partir de'ces réser- voirs combinés,l'agent d'obturation est refoulé,sous l'action centrifuge du pneu en rotation, de façon à être envoyé sous pression;
, d'une part, dans l'espace situé autour de la ficelle et, d'autre part, dans le corps de la ficelle qui, agissant comme une mèche, aspire la substance d'obturation pen- dant une longue durée de service. Même lorsque la substance d'obturation hermétique est constituée -par le caoutchouc vulcanisé ou semi-vulcanisé, l'accumulation en question a lieu, et la pression due à la force centrifuge agit de manière à maintenir l'état d'obturation hermétique.
Il a été fait mention plus haut d'un agent d'obturation herméti- que contenant des matières solides telles que du liège, du caoutchouc, ainsi que des fibres prélevées sur les fibres de la ficelle, et analogues. Même du sable pourrait être utilisé à cet effet. Les matières solides doivent se présenter sous la forme de particules distinctes et non pas à l'état d'une poudre semblable à de la farine.
Lorsque de telles matières étrangères sont incorporées dans la substance formant l'agent d'obturation hermétique, elles s'incrustent dans la ficelle et, grâce à leur faible grosseur du grain, pénè- trent dans la ficelle, entre les fibres de celle-ci et;, d'autre part;, sont amenées à s'introduire dans la paroi du trou de perforation, sous l'effet de la pression constrictive exercée par la paroi et orientée latéralement.
Ceci a pour effet non seulement de remplir les interstices et les vides, mais aussi de produire un effet d'entrelacement entre la ficelle déformée et la paroi déformée du trou, De plus, la matière étrangère tend à restreindre l'effet de la force centrifuge qui produit normalement le fluage de la sub- stance d'obturation hermétique dans le sens longitudinal de la ficellé, Cet- tea action a en outre pour résultat que les contraintes agissant sur la , ficelle, dans le sens longitudinal de celle-ci, sont limitées aux innombra- bles zones localisées, représentées par les particules de matière solide qui déterminent une interpénétration de la ficelle et dp la paroi du trou, de sorte que les contraintes s'exerçant dans le sens longitudinal sur la ficel- le sont pratiquement réduites à zéro,
tandis que la caractéristique' de non- extensibilité dans le sens longitudinal n'est pas contrariée dans une mesure qui serait susceptible de provoquer la rupture de la ficelle.
Bien que l'on ait représenté et décrit ici l'invention sous une forme de réalisation particulière} il est bien entendu que l'on peut y appor- ter des modifications sans s'écarter de l'esprit de cette invention;, laquelle n'est évidemment pas limitée à la forme précise représentée et décrite.
REVENDICATIONS.
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