BE558929A - - Google Patents

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BE558929A
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D21PAPER-MAKING; PRODUCTION OF CELLULOSE
    • D21FPAPER-MAKING MACHINES; METHODS OF PRODUCING PAPER THEREON
    • D21F1/00Wet end of machines for making continuous webs of paper
    • D21F1/0027Screen-cloths
    • D21F1/0036Multi-layer screen-cloths

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  • Paper (AREA)

Description


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   La présente invention se rapporte aux feutres sécheurs - terme qui sera expliqué dans la suite - pour la fabrica- tion du papier, ces feutres étant constitués par des bandes ou courroies sans fin en étoffe textile tissée et étant destinés à supporter et à transporter la nappe ou la feuille de papier fournie par une machine à fabriquer le papier, pendant que cette feuille se déplace dans une ou dans 

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 plusieurs zones de séchage. La présente invention se rap- porte plus particulièrement à un feutre constitué de façon inédite et qui possède une durée utile beaucoup plus longue que les feutres confectionnés à ce jour. 



   Les feutres sécheurs pour la fabrication du papier ont une grande longueur et sont susceptibles de présenter une grande largeur dans le cas de certains types de papier. 



  De tels feutres doivent être tissés à l'aide de métiers spéciaux. Or, étant'donné les dimensions et l'épaisseur de ces feutres, leur confection exige de grandes quantités de fil, de sorte que le prix payé pour de tels feutres par les fabricants de papier est important et atteint parfois plusieurs centaines de milliers de francs.

   D'autre part, de tels feutres sont soumis à de très grandes contraintes en cours d'utilisation, étant donné qu'ils sont   appelés :   à se mouvoir sans interruption pendant 24 heures par jour; à s'infléchir brusquement autour de tambours cylindriques chauffés et de tambours sécheurs, d'un diamètre relative-   ment réduit ; résister aux effets de l'humidité; à résis-   ter à l'action dégradante de certaines substances chimiques, qui sont inévitablement présentes dans la nappe ou feuille de papier, ainsi qu'à l'usure par abrasion et à la conta- mination par l'huile, auxquelles ces feutres sont sujets en particulier dans leurs parties marginales.

   D'autre part, les feutres doivent être à même de retirer l'humidité hors du papier et de la restituer rapidement sous une forme liquide ou de la dissiper sous la forme de vapeur; ils doivent en outre présenter une surface essentiellement uni- forme et lisse, sur laquelle la nappe ou feuille de papier repose, soit, une surface qui ne soit pas susceptible d'im- 

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 primer un effet de filigrane appréciable quelconque à la nappe de papier humide, par exemple un filigrane rappe- lant la texture d'un tissu. 



   Lors des débuts de l'industrie papetière et des machines à papier, ces feutres étaient établis en laine et étaient soumis en cours de fabrication, à des opéra- tions qui sont sans doute à l'drigine du terme "feutre" qui a été employé à ce prppos. Toutefois, ces feutres en laine ont été graduellement remplacés par des feutres en coton, qui étaient d'abord de la toile à voile coton en simple épaisseur; toutefois, les tissus en simple épais- seur ont été dans la suite remplacés à leur tour par des tissus à épaisseurs multiples, qui possèdent un plus haut degré de souplesse et de douceur, ce qui constitue des qualités hautement avantageuses, en particulier lors-que le feutre'doit être employé dans la fabrication des fines catégories de papier. 



   Etant donné que les feutres constitués entièrement en coton étaient soumis à des températures élevées pen- dant le processus de séchage du papier, leur durée utile était abrégée par la dégradation du coton, de sorte qu'elle était beaucoup plus courte qu'il n'était désirable du point de vue des fabricants de papier, vu le coût élevé du remplacement d'un tel feutre. On a supposé que cette dégrada- tion était due à la chaleur et, dans l'espoir d'augmenter la durée utile du feutre on a proposé d'employer l'amiante en remplacement d'une partie au moins du coton classique, cela en se basant sur l'opinion.que, vu la résistance parfaitement admise de l'amiante vis-à-vis des effets de la chaleur, la longévité du feutre serait augmentée par l'incorporation de cette matière.

   Ces feutres dits "en amiante", qui étaient en réalité des combinaisons d'amiante et de coton - ce dernier 

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 étant employé pour assurer la résistance requise à la trac- tion - n'ont pas remplacé les feutres tout coton, le choix de la composition (soit entièrement en coton, soit partie coton et partie amiante) du feutre étant déterminée par les conditions propres à la section de la partie sèche de la machine à papier, qu'il s'agit d'habiller. Au cours de ces dernières années on a préconisé, en tant que matières uti- lisables dans la fabrication des feutres s0cheurs, d'autres matières que la laine, le coton et l'amiante par exemple, certaines des fibres synthétiques, telles que le nylon ou le   polyéthylène-téréphtalate,,   qui sera désigné dans la suite par les initiales P.T.

   Une espèce de ces dernières fibres est connue sous la marque de fabrique TERYLENE. 



   Bien que l'on ait préconisé l'emploi de certaines de ces autres matières pour la fabrication de feutres sécheurs, celles-ci n'ont pas remplacé jusqu'ici le coton, étant donné que ce dernier possède certaines caractéristi- ques fondamentales qui rendent son emploi avantageux dans de tels feutres. Par exemple, il est relativement peu coû= teux; il possède une résistance élevée à la traction; il possède une   awsez   bonne résistance à l'abrasion, ainsi qu'un module d'élasticité relativement élevé sous une faible charge, de sorte qu'il peut être transformé en tissus offrant une bonne stabilité en ce qui concerne leurs dimensions.

   D'autre part, et en considérant plus particulièrement son emploi dans les feutres sécheurs, le coton présente certaines carac- téristiques défavorables, soit en particulier, sa résistance médiocre à la chaleur, notamment dans un milieu humide. De plus, en présence d'acides et (ou) de traces de fer (qui se présentent souvent au cours du processus du séchage du papier), la dégradation du coton en présence de l'humidité et de la 

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 chaleur se trouve grandement accélérée. De plus, le coton possède une faible endurance aux inflexions comparative- ment à la plupart des autres fibres naturelles.

   Comparées au coton, certaines fibres synthétiques, en particulier le nylon et le P.T., lui sont supérieures en ce qui concerne la résistance à la traction, la résistance à l'abrasion, l'endurance à la flexion, ainsi que la résistance à la chaleur et aux acides. Sous ces rapports, le nylon possède   la.plus   grande résistance à l'abrasion et la plus grande endurance aux inflexions, tandis que le P.T. est notable- ment supérieur au nylon en ce qui concerné la résistance à la chaleur et l'aptitude à résister aux attaques par les acides aux températures élevées. 



   Ainsi, il apparaît que ces matières synthétiques particulières, soit le nylon ou le P.T., pourraient bien être utilisées dans la fabrication des feutres sé- cheurs ; par exemple, en établissant des feutres sécheurs uniquement en nylon ou en P.T. D'autre part, le coût ini- tial de feutres constitués entièrement en nylon ou en P.T. est beaucoup plus élevé que celui des feutres établis en- tièrement en coton ou en coton et en amiante, si l'on tient compte du prix de revient des matières premières employées. L'expérience a démontré que l'accroissement de la durée utile de tels feutres établis entièrement en matières synthétiques ne suffit pas pour justifier la sub- stitution des feutres entièrement synthétiques à ceux con- stitués en des matières qui étaient d'un usage courant jusqu'ici.

   Ainsi, on a suggéré qu'une solution pratique du problème pourrait consister à utiliser une combinaison de fibres synthétiques avec le coton ou le coton et l'a- miante. On a d'abord suggéré que le seul fait de mélanger 

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 des fibres courtes de nylon ou de P. T. au coton serait sus- ceptible de fournir des feutres sécheurs d'une longue durée utile; toutefois, on s'est rapidement aperçu que, vu la dé- gradation des fibres de coton par la chaleur ou les acides - au point qu'elles cassent en fibres plus courtes lors de leurs inflexions continuelles autour des cylindres d'une machine à papier-, le seul fait d'incorporer un petit pour- centage de fibres synthétiques n'était pas susceptible de retarder notablement la désintégration des fils de coton. 



    D'autres   expériences ont démontré qu'il était possible   d'obtenir   des résultats avantageux en retordant des fils filamentaires continus en matière synthétique, ensemble avec des fils de coton, de telle manière que les fils filamentaires forment des spires en hélice ouverte   autoi,     d'un   noyau de coton et que si le pas de   l'hélice   synthé- tique ne présente pas une longueur supérieure à la moitié de la longueur des fibres de coton individuelles, le fil est susceptible de se maintenir à l'état intact, même si les fibres de coton individuelles sont soumises à une dé- gradation considérable;

   de plus, on a constaté qu'en in- corp orant une proportion non supérieure à   12-1/2%   de matière synthétique - ce qui représente une augmentation du prix de revient de   15%   à 16% seulement, comparativement à un feutre entièrement en coton - l'augmentation de la longévité du feutre était beaucoup supérieure à celle qu'il aurait fallu pour compenser les frais de fabrication plus élevés. Une telle exécution fait l'objet d'une demande de brevet distincte. 



   Comme il a été indiqué plus haut, l'incorporation de fils d'amiante dans un feutre sécheur a été adoptée sur une très grande échelle, car on supposait que l'inclusion de l'amiante augmente la résistance de la texture du feutre à la dégradation par l'action de la chaleur. Il est vrai 

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 que les feutres en amiante-coton ont montré une plus grande stabilité dimensionnelle et uhe durée utile plus longue que les feutres entièrement en cotan; toutefois, des récentes recherches expérimentales indiquent que la plus grande longé- vité du feutre en amiante-coton, comparativement au feutre entièrement en coton, est due non pas au fait que l'amiante elle-même est essentiellement inaltérable à la chaleur, mais au fait que certaines' autres propriétés de l'amiante sont la cause de ces résultats améliorés.

   La pratique courante ob- servée en ce qui concerne l'utilisation de l'amiante dans un feutre sécheur (étant entendu que les fils fabriqués exclu- sivement avec des fibres d'amiante sont trop faibles pour être utilisés dans 'la fabrication d'un tissu textile épais) consiste à mélanger à l'amiante de 10% à   20%   de fibres de coton, ou d'autres fibres cellulosiques, afin de faciliter les opérations de filage et de tissage. Toutefois, même de tels fils sont relativement faibles, et il n'est pas rare de voir utiliser un fil d'amiante avec une âme de coton, le fil d'amiante pouvant contenir jusque 30%, ou plus, de fibres cellulosiques, lesquels fournissent   90%   de la ré- sistance totale du fil.

   D'habitude, les fils d'amiante sont entrelacés de telle façon qu'ils apparaissent sur la face active du feutre, c'est-à-dire, la face sur laquelle repose la nappe ou bande de papier, et, par conséquent, le constituant de coton de ces fils composites est entièrement exposé à l'action de la chaleur ou de l'humidité, de sorte que le coton se dégrade rapidement et qu'il se produit une diminution importante de la rigidité mécanique. Ainsi, lors- que l'endroit du feutre est constitué par des fils d'amiante, la résistance du feutre à la rupture est déterminée par les fils de chaîne de coton d'envers qui se maintiennent à l'état 

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 intact et, par conséquent, les fils de coton de l'envers du tissu, doivent être protégés autant que possible contre les effets de la chaleur auxquels l'endroit du tissu est exposé.

   A première vue, il pourrait sembler que l'amiante de l'endroit du tissu ferait susceptible de protéger le coton de l'envers de celui-ci; toutefois, il a été dé- montré que l'amiante est un isolant thermique médiocre comparativement à la plupart des autres matières fibreuses cela en dépit du fait que l'amiante est communément em- ployée comme constituant essentiel dans de nombreux tissus isolants. Au cours des recherches, on a comparé un feutre tout-coton avec un feutre dans lequel tous les fils de trame ou de remplissage étaient en amiante, et où les fils de chaîne de la face active étaient également en amiante (c'est-à-dire, de l'amiante renforcée par du coton), la face active de ces deux feutres ayant été soumise à une température de 350 F (177 C).

   Il a été assez surprenant de constater que le feutre amiante-coton a subi une plus grande baisse de sa rigidité mécanique que le feutre tout- coton et que la baisse de rigidité mécanique des fils de chaîne d'endroit du feutre en amiante-coton était aussi importante que la baisse de la rigidité mécanique des fils de chaîne d'endroit du feutre en coton. Il est évident que ceci était dû au fait que l'entièreté de la rigidité mé- canique des fils d'endroit en amiante réside virtuellement dans leurs constituants de coton. Pour compenser cette baisse de rigidité mécanique dans les fils d'endroit en amiante, on a proposé de substituer le P.T. au coton dans les fils d'amiante composites.

   Toutefois, cette mesure n'a pas permis d'obtenir les résultats optima, étant donné que l'amiante n'est pas un bon isolateur thermique, mais est en réalité un bon conducteur de chaleur, comparativement aux autres fibres organiques, de sorte que les fils de chaîne 

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 de coton de l'envers du tissu continuaient à être sujets aux dégradations par la chaleur qui leur était transmise par l'amiante. On a constaté que, dans un feutre établi de cette façon, les fils de l'envers du tissu étaient dégradés dans une proportion de 50% à 100% supérieure à celle con- statée dans un feutre tout-coton, dans les mêmes conditions de travail. 



   En dehors de la dégradation par la chaleur et par des causes mécaniques, deux facteurs jouent un rôle primor- dial dans la destruction de feutres de papeterie, en parti- culier de feutres en coton ou de feutres contenant du coton, bien que ces facteurs affectent aussi - quoique dans une mesure moindre - d'autres matières, y compris les matières synthétiques citées plus haut. Un de ces facteurs est re- présenté par le milieu acide, voire un milieu légèrement acide, l'autre facteur étant constitué par le fer, dans certains de ses composés. Ainsi,le taux de dégradation du coton à   2l2 F   (100 C) et à une valeur- de pH de 4,5 est vingt fois supérieur à celui de la dégradation du coton à 212 F, mais à une valeur de   pH   de   6,5.

   De   plus, en présence d'une teneur en oxyde ferrique, qui ne représente que 1/10.000, le coton soumis à une température de 212 F, dans un milieu ayant une valeur de   pH   de 6,5 se dégrade avec une rapidité plusieurs fois supérieure à celle constatée pour le coton exempt de fer, soumis aux mêmes conditions. Il apparaît ainsi que le facteur principal par lequel l'amiante contri- bue à l'allongement de la durée utile d'un feutre sécheur réside dans son aptitude, ignorée jusqu'à présent, de pro- téger le coton ou les autres constituants du feutre contre la dégradation par l'acide, ainsi que par :La décompostion hydrolytique, laquelle affecte également d'antres matières que le coton et est catalysée par/les traces omniprésentes 

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 de composés du fer. 



   La majorité des papiers sont légèrement acides, avec ceci que l'acidité de la nappe de papier tend à augmenter à mesure que celui-ci avance à travers la partie sèche d'une machine à papier, cela par suite de la concentration de l'acide sulfurique, initialement très dilué, qui provient de l'hydrolyse de l'alun. A mesure que la nappe de papier sèche, cet acide sulfurique est transféré au feutre sécheur, où il s'accumule et devient de plus en plus concentré. 



  Ainsi, il n'est pas rare que l'extrait aqueux d'un feutre sécheur usagé en coton montre une valeur de pH non supé- rieure à 2,5 et une teneur en sulfate allant jusque 2,4%, Le taux de dégradation du coton aux températures élevées augmente très rapidement, avec la valeur de   pH   et il y a lieu de supposer que la dégradation par l'acide joue, dans la destruction des feutres sécheurs en coton, un rôle au moins aussi important que la chaleur. Lorsque le feutre con- tient de l'amiante, cette dernière absorbe l'acide par pré- férence, cette absorption se faisant exclusivement par 1' oxyde de magnésium entrant dans la composition de l'amiante, avec formation de sulfate de   magnésium.soluble   dans l'eau. 



  Des expériences ont également démontré que l'amiante est capable de rendre n'importe quel composé du fer inoffensif   vis-à-vis   du coton. Ainsi, des échantillons de feutre tout- coton et de feutre amiante-coton étaient soumis à un traite- ment (toutes les quatre heures pendant une période de 48 heures) consistant, alternativement, à les mouiller dans une solution de sel de fer, contenant 1/10,000 partie de fer et à les sécher ensuite à une température de 220 F (104 C), cependant que des échantillons similaires étaient traités par l'eau distillée exempte de fer d'une même valeur de   pH.   



    @   

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 Les pertes de rigidité mécanique constatées étaient les suivantes : 
 EMI11.1 
 
<tb> Perte <SEP> de <SEP> rigidité
<tb> mécani <SEP> ue <SEP> 
<tb> 
<tb> Feutre <SEP> tout-coton, <SEP> exemat <SEP> de <SEP> fer <SEP> 18%
<tb> 
<tb> Feutre <SEP> tout-coton <SEP> contenant <SEP> une <SEP> faible
<tb> proportion <SEP> de <SEP> fer <SEP> incorporé <SEP> 70%
<tb> 
<tb> Feutre <SEP> amiante-coton, <SEP> exempt <SEP> de <SEP> fer <SEP> incorporé <SEP> 23%
<tb> 
<tb> Feutre <SEP> amiante-coton <SEP> contenant <SEP> une <SEP> faible
<tb> 
<tb> proportion <SEP> de <SEP> fer <SEP> incorporé <SEP> 25%
<tb> 
 Il s'ensuit que la perte de rigidité mécanique en présence du fer et en l'absence d'amiante est quatre fois celle constatée lorsque le fer est absent;

   d'autre part, lorsque l'amiante et le fer sont tous deux présents, le fer ne provoque pas un accroissement appréciable dans le taux de dégradation du coton. 



   La présente invention est basée sur les découvertes ci-dessus et permet d'établir un feutre sécheur parfaitement acceptable, si l'on compare le coût de la production avec l'augmentation de la durée utile. Selon l'invention, un feutre sécheur pour la papeterie, constitué en fils textiles entrelacés en vue de former un tissu d'un seul tenant et à plusieurs épaisseurs, est caractérisé par un pli (épaisseur) de dessus dont la surface est constituée principalement par une matière telle que le   polyéthylène-éréphtalate,   qui est essentiellement inattaquable par les acides, par les compo- sés du fer ou par la chaleur de l'ordre de celle qui se présente lors de l'emploi des feutres sécheurs de papeterie, matière constituant un bon isolant thermique;

   un pli d'en.. vers dont la texture est protégée contre la chaleur, prin- cipalement par le pli de dessus mentionné plus haut et par une substance protectrice telle que l'amiante, disposée de manière à protéger une majeure partie de ladite tenture de 

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 l'épaisseur d'envers ci-dessus contre les acides ou les composés de fer, qui traversent le pli de dessus.

   Selon un mode de réalisation de la présente invention, le feutre sécheur est constitué par des fils textiles entrelacés de manière à former un tissu à épaisseurs multiples, ce tissu comportant : un pli ou épaisseur de dessus ou d'endroit des-- tiné à entrer en contact avec la nappe ou feuille de papier et qui est constituée principalement en une matière formant un bon isolant thermique, essentiellement inaltérable à l'exposition à l'humidité, aux acides et au fer, ainsi qu' aux températures qui se présentent lors de l'utilisation d'un feutre sécheur;

   un pli intermédiaire réuni au pli de dessus ou d'endroit de manière à faire corps avec celui-ci, tout en lui étant sous-jacent, ledit pli intermédiaire étant constitué principalement en une matière qui réagit chimiquement avec l'acide et (ou) le fer présents dans la nappe de papier, de façon à neutraliser ou à empêcher les effets dégradants de l'acide ou du fer sur les fibres cel- lulosiques qui constituent le feutre,, ainsi qu'un pli de dessous ou d'envers relié au pli intermédiaire, de façon à faire corps avec lui, et doué d'une résistance à la trac- tion comparable à celle du coton, ce dernier pli étant ca- pable d'absorber la totalité de l'humidité qui lui est transmise depuis l'endroit du feutre et étant à même de libérer aisément cette humidité sous forme de vapeur.

   De préférence, le pli d'endroit est en P.T., soit une matière qui, par effet de capillarité, peut recueillir de très grandes quantités d'eau, mais qui comporte un pouvoir de rétention d'humidité si minime qu'elle ne peut pas retenir constamment l'eau qu'elle absorbe, ce pli étant virtuelle- ment inaltérable aux acides ou aux   quantités-traces   de fer, et n'étant pas de nature à absorber l'une ou l'autre de ces 

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 substances. Par conséquent, le pli d'envers du feutre doit être composé de fils d'une matière qui soit capable d'ab- sorber toute l'humidité qui traverse le feutre à partir de sa face d'endroit et qui d'autre part soit capable de céder cette humidité sous forme de vapeur.

   Le coton possède ces dernières caractéristiques, de même qu'une résistance élevée à la traction, et son emploi est donc indiqué pour la face      d'envers du feutre. Etant donné que le P.T. n'absorbe pas l'acide ou les quantités-traces de fer, il ne protège pas le pli d'envers en coton contre les effets de ces réactifs, bien qu'il soit doué d'un grand pouvoir isolant, protégeant ainsi le pli d'envers de coton contre la dégradation par la chaleur. Pour protéger le coton contre l'action de l'acide et du fer, le pli intermédiaire doit être de nature à ab- sorber l'acide et à annuler les effets de minimes quantités de fer. Or, l'amiante possède ces caractéristiques. 



   Conformément à la présente invention, on a tissé des étoffes à endroit de chaîne, qui comportent deux, trois ou quatre plis et où la surface exposée du pli d'endroit con- siste en fils de chaîne de P.T. ; les fils de chaîne du pli d'envers sont en coton, et sont de préférence renforcés par des fils synthétiques filamentaires, enroulés en hélice, tandis que les fils de trame ou de rempliss'age sont tous des fils d'amiante. D'autre part, on a tissé des étoffes à en- droit de trame, dans lesquelles les fils de trame d'endroit   exposés sont en P.T. ; lesfils de trame du pli intermédiaire   et du pli d'envers sont des fils d'amiante, la totalité des fils de chaîne étant du coton, de préférence renforcé par des fils synthétiques filamentaires, enroulés en hélice. 



  Il ne semble pas qu'il soit nécessaire d'appliquer une ar- mure ou texture particulière pour obtenir des résultats hautement avantageux. Le terme fils   d'amiante"   est utilisé 

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 ci-dessus et dans la suite pour désigner un fil constitué en fibres d'amiante convenablement renforcés par d'autres fibres, de coton par exemple. 



   La supériorité, en ce qui concerne la résistance à la chaleur, de ce feutre sécheur d'un nouveau type, en amiante-coton à endroit de P. T., par rapport aux feutres amiante-coton courants peut être mise en évidence par l'exemple suivant, dans lequel un feutre à trois plis, selon la présente invention, a été comparé avec un feutre d'amiante classique d'une armure identique, en soumettant la-face active de chacun de ces feutres aux mêmes conditions de température pendant un temps donné. Dans ces circonstan- ces, le feutre amiante-coton classique a perdu 48% de sa rigidité mécanique initiale, tandis que le feutre à endroit de P.T., établi selon la présente invention, n'en a perdu que 7%. La chaîne d'endroit du feutre d'amiante classique a perdu 71% de sa rigidité mécanique initiale, tandis que la chaîne d'endroit en P.

   T. du feutre selon la présente in- vention en a perdu 9%. L'envers de coton du feutre d'amiante a perdu 55% de sa rigidité mécanique, tandis que l'envers de coton du feutre à endroit de P.T. a perdu 12% de cette   rigidité.   



   Dans les dessins annexés, qui sont entièrement sché- matiques: 
La Fig 1 est une vue en plan partielle et schématique d'un tronçon d'un feutre sécheur de papeterie, dans lequel est appliquée la présente invention. 



   La Fig 2 est une vue partielle et schématique en coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la Fig 1, où l'on voit un feutre dans lequel sont appliquées les carac- téristiques essentielles d'un feutre établi selon la pré- sente invention. 

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   La Fig 3 est une vue schématique représentant l'ar- mure qui fournit un tissu principalement à face de chaîne, tel qu'il peut être utilisé dans un feutre à trois plis établi selon la présente invention. 



   La Fig   4   est une vue analogue à celle de la Fig 3, mais où l'on voit une autre armure, qui fournit un tissu à endroit de trame. 



   Les Figs 5, 6 et 7 sont des vues analogues à celle de la Fig 2, mais qui représentent d'autres modes de réa- lisation de l'invention. 



   La Fig 8 est une vue d'élévation latérale montrant un fil composite comprenant de l'amiante renforcé par du coton. 



   La Fig 9 est une vue analogue à la Fig 8 et montrant un fil composite constitué par du coton renforcé par   du -   nylon. 



   Dans la Fig 1, le caractère B désigne le corps prin- cipal d'un feutre établi selon la présente invention, tan- dis que les caractères M, M désignent les parties margina- les de ce feutre, lequel peut éventuellement présenter la contexture et comporter les matériaux, décrits de façon plus détaillée dans le brevet américain Hall, N  2.612.190 du 30 septembre 1952, texture qui assure une résistance élevée aux parties marginales du feutre, en particulier vis-à-vis des effets de l'abrasion et de l'exposition à 1' huile. Toutefois, cette contexture marginale particulière est facultative en ce qui concerne le feutre selon la pré- sente invention. 



   Dans la Fig 2 - qui est une coupe transversale sché- matique par le corps principal du feutre et qui ne comporte aucune indication quant à l'armure proprement dite, le chiffre 10 désigne la face exposée du pli de dessus ou 

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 d'endroit d'un tissu à trois épaisseurs, tandis que le chiffre 11 designe le pli intermédiaire et le chiffre 12, la face exposée du pli arrière ou d'envers- Comme on le voit dans la Fig. 2, la face exposée du pli 10 consiste en P. T. combié avec un certain, pourcentage dé nylon. Les proportions relatives de nylon et de P.T. de ce pli d'en- droit   dépendent' des   conditions particulières auxquelles le feutre est soumis en cours d'utilisation.

   Ainsi , par exemple, en cas d'humidité excessive ou d'une abrasion mécanique accentuée, ou encore, lorsque le feutre roule sur des rouleaux d'un diamètre extrêmement réduit, la proportion de nylon doit l'emporter. D'autre part, lorsqu'on se trouve en présence d'un milieu acide d'un pH inférieur à 4,5, ou lorsque le feutre est appelé à séchauf- fer très fortement et à sécher de façon excessive, la pro- portion de P.T. doit être prédominante. De plus, et en sup- posant que le feutre soit appelé à être utilisé dans des conditions que l'on peut considérer comme moyennes ou nor- males, les proportions relatives de nylon et de P.T. peu- vent être déterminées par l'opportunité qu'il y aurait à rendre le feutre neutre en ce qui concerne son aptitude à accumuler une charge électrostatique.

   Comme il a été exposé de façon plus détaillée dans la demande de'brevet améri- cain connexe N  604,278, il a été découvert que, d'une part, l'accumulation de matières étrangères sur la face d'un feutre sécheur résultait dans une grande mesure de l'action électrostatique à la suite de laquelle le feutre se voit imprimer une charge positive ou négative par rap- port aux fibres libres ou à d'autres matières étrangères qui adhèrent à la nappe de papier et qui flottent dans l'atmosphère entourant le feutre et que, d'autre part; la tendance du feutre à capter de telles matières étrangères 

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 peut être neutralisée dans une grande mesure grâce à une sélection appropriée des matières employées dans la confec- tion de celui-ci.

   Ainsi, par exemple, le nylon est proche de l'extrémité positive d'une série électrostatique dans laquelle on peut ranger les matériaux textiles (le coton se trouvant au milieu de cette série), tandis que le P.T. est proche de l'extrémité négative de ladite série, de sorte que le nylon et le P. T., employés dans des propor- tions convenables, peuvent se neutraliser mutuellement du point de vue électrostatique, permettant ainsi de produise un feutre qui n'attire pas aisément les matières étrangères. 



   Comme montré dans la Fig 2, le pli intermédiaire 11 est constitué par de l'amiante'renforcée par du coton. 



  Ainsi, ce pli peut comporter un fil constitué par une âme de coton 13, Fig 8, avec un enroulement 14 de préparation d'amiante, ou analogue, ou,bien, il peut être constitué pqr n'importe quel autre fil composite approprié ou courant, dans lequel l'amiante est renforcée d'une façon ou d'une autre par une fibre plus résistante. On voit que le pli d'envers 12 du tissu selon la Fig 2 est constitué par des fils de coton renforcés par du nylon. Avantageusement, et comme montré dans la Fig 9, le fil de coton 15 est muni d'un enroulement hélicoïdal 16 de fil de nylon, de préfé- rence du nylon filamentaire, lequel présente un diamètre notablement inférieur à celui du fil de coton.

   Un tel fil composite; dans lequel le coton est renforcé par du nylon, ainsi que les avantages d'un tel fil, ont été décrits de façon détaillée dans la demande de brevet américain con- nexe N  524.410 
Alors que la disposition représentée dans la Fig 2 suppose que l'emploi de l'amiante est limité au pli inter- médiaire 11, il convient de noter que l'on peut au besoin 

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 utiliser une plus grande proportion d'amiante; par exemple, tous les fils de trame ou de remplissage des plis 11 et 12 peuvent être des fils d'amiante, ou bien, les fils de trame ou de remplissage de tous les trois plis peuvent être des fils d'amiante. 



   Dans la Fig 5, l'épaisseur ou le pli d'endroit 10a est constitué entièrement en P. T., tandis que les épais- seurs intermédiaires 11a et l'épaisseur d'envers 12a sont analogues à celles de la Fig 2. Dans la Fig 6, le pli d'en- droit lOb est en P. T., le pli d'envers est en coton, tandis que le pli intermédiaire est en fil d'amiante (renforcé par du coton); d'autre part, dans la Fig 7, le pli d'endroit 10c est en P. T., le pli d'envers 12c est en coton et le pli in- termédiaire llc est en fil d'amiante. 



   Dans la Fig 3, on a représenté une armure effective d'une étoffe tissée à trois plis et à endroit de chaîne, étoffe dont le pli de dessus ou d'endroit 10 est constitué par les fils de chaîne 1, 2 et 3. Les fils de chaîne 1, 2 et 3 sont en P. T., par exemple du P.T. filé à 5s/3 (numéro de coton). Les fils de chaîne   4,   5, 6, 7   et 8'sont   compo- sés par exemple de fils de coton, 8s/6 retordus ou doublés avec deux fils filamentaires de nylon, chacun d'eux d'un denier total de 210. Les fils de chaîne 2 et 3 forment des mailles qui réunissent en un corps le pli d'endroit 10 et le pli intermédiaire 11, tandis que les fils de chaîne 6 et 7 forment des mailles qui réunissent en un corps le pli intermédiaire 11 et le pli d'envers 12.

   Dans ce tissu, la totalité des fils de trame ou de remplissage a, b et c sont en amiante, ou bien, plus exactement parlant, de l'amiante enroulée autour d'une âme en coton 6s ou en nylon filé, de façon à obtenir un numéro résultant de 0,8s. Les fils de chaîne de P.T. employés dans cette contexture sont 

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 hautement résistants à la dégradation par la chaleur ou les acides et se lient en toute sécurité dans les fils de trame a, b et c. Les fils de trame, qui sont en ami- ante, agissent de manière à neutraliser les effets de l'acide et (ou) du fer sur les fils de chaîne de coton 
4, 5,6, 7 et 8. 



   Dans le tissu de la Fig 4 qui est également un tissu à trois plis ou épaisseurs, le pli d'endroit 10x est égale- ment constitué par des fils de trame, l'ensemble de la chaîne comportant par pouce (2,54 cm), 40 bouts de fils de coton de 8s/6 renforcés par deux fils filamentaires de nylon, chatun d'un denier total de 210. Les fils de trame ou de remplissage a sont des fils de P.T. de 5s/3 Les fils de trame ou de remplissage b et c sont en amiante, par exemple, de l'amiante contenant 10% à 15% de coton enroulé autour d'une âme de coton de 20s/3, de façon que le numéro résul- tant soit de 0,8s. 



   Dans les dispositions telles que celles de la Fig 3 et de la Fig 4, la proportion de P.T.par rapport à celle de nylon (ce dernier étant utilisé pour renforcer les fils de trame d'amiante ou les fils de chaîne de coton) peut être telle, par exemple, que le tissu soit sensiblement neutre du point de vue électrostatique. 



   Comme indiqué plus haut, lorsque le nylon est employé en tant que renforcement pour le coton, il est préférable de combiner les brins de coton et de nylon de telle façon que ce dernier forme une ou plusieurs hélices ouvertes qui entourent le coton. D'autre part, un tel fil composite d'amiante, tout en pouvant consister en un brin d'amiante enroulé autour d'une âme de coton ou de nylon, peut selon une variante, comporter lui-même une âme d'amiante enfer- 

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 mée dans un fourreau non jointif, constitué par des en- roulements hélicoïdaux du fil synthétique de renforcement. 



   Etant donné que, comme il a été indiqué plus haut, la raison particulière pour laquelle il est fait usage de l'amiante réside dans   la.   nécessité d'établir une barrière qui absorbe par préférence tous les acides présents et neutralise ceux-ci et dans la nécessité de protéger les fils de coton contre les effets de la dégradation par les traces minimes du fer, il est envisagé, conformément à l'invention, que la proportion d'amiante dans le feutre soit sensiblement réduite comparativement à la proportion habituelle, sans qu'il en résulte une diminution quel- conque de la durée utile du feutre.

   Ainsi, les trames d'amiante dans le pli de dessous et le pli intermédiaire, par exemple, peuvent être remplacées dans certaines cir- constances par du coton, ou plus particulièrement, du coton renforcé par du nylon ou par certaines autres ma- tières organiques appropriées sous la forme de fibres, ce qui permet de réduire le poids, ainsi que les difficul- tés de la fabrication. 



   Chaque fois   qu'il   est dit ci-dessus que le pli d'endroit, par exemple, du feutre, est établi "en   P.T."   ou "principalement en P.T.", il convient d'interpréter cette terminologie en ce sens que la surface exposée, du moins du pli en question, est constituée en P.T., et que ni le coton, ni un autre fil cellulosique, ne forment un élément constitutif essentiel de ce pli, ce dernier pouvant cependant comprendre un pourcentage important d'amiante. 



   Bien que certains modes de réalisation favorables de l'invention aient été préconisés ci-dessus à titre d'exemples, il convient de noter que l'invention couvre large- 

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   mertchacun   et n'importe lequel des équivalents.et des variantes, susceptibles de rentrer dans son cadre. 



   REVENDICATIONS. 



    @   
1 - Feutre sécheur pour la fabrication de papier, établi en fils textiles entrelacés en vue de former un tissu à-épaisseurs ou plis multiples,formant un seul corps, caractérisé par un pli de dessus dont la surface active est constituée principalement en une matière telle que le polyéthylène-téréphtalate, qui est essentiellement inattaquable - aux acides, aux composés du fer et à la chaleur de l'ordre de celle qui se présente lors de l'em- ploi des feutres sécheurs de papeterie, matière consti-   tuant un bon isolant thermique ;

   pli d'envers dont la   texture est principalement protégée contre la chaleur par le pli de dessus mentionné plus haut et par une sub- stance protectrice telle que l'amiante, disposée de ma- nière à protéger une majeure partie de ladite contexture du pli d'envers ci-dessus contre les acides ou les compo- sés du fer, qui traversent le pli de dessus.

Claims (1)

  1. 2 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce que la bonne conservation et le bon comportement favorable de sa contexture située derrière le pli de dessus sont principalement tributaires des fibres de coton ou d'autres fibres cellulosiques, et en ce que la substance protectrice susdite est l'amiante.
    3 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en outre en ce que la face du pli de dessus est constituée essentielle- ment par des fils de chaîne. <Desc/Clms Page number 22>
    4 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 3, caractérisé en outre en ce que la trame du pli d'endroit tout au moins est en fil dtami- ante, de manière à constituer l'élément protecteur de la contexture vis-à-vis de sa face d'envers.
    5 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 4, caractérisé en outre en ce que la bonne conservation et le comportement favorable de ±haque pli sont assurés par des éléments de chaîne af- fectés individuellement à chaque pli, de telle façon que les plis sont en réalité constitués par des tissus tissés séparément et liés entre eux par d'autres éléments de chaîne, de telle sorte que le bon état de conservation dtun pli situé relativement en arrière puisse être mieux assuré par un pli superposé à celui-ci.
    6 - Feutre sé'cheur pour la fabrication du papier, constitué par des fils entrelacés de manière à former un tissu à plusieurs plis, ce tissu étant caractérisé en ce qu'il comprend: un pli de dessus ou d'endroit, dont la surface exposée - laquelle est en contact avec la nappe ou la feuille de papier - est constituée principalement en une matière qui n'est paw affectée, en substance., par l'exposition à l'action des acides ou des composés du fer ou aux températures qui se présentent lors de l'emploi d'un feutre sécheur, matière qui constitue un bon isolant thermique;
    un pli intermédiaire réuni au pli de dessus ou d'endroit, de manière à faire corps avec celui-ci, tout en lui étant sous-jacent, ledit pli intermédiaire étant con- stitué essentiellement en une matière qui réagit chimique- ment avec les acides présents initialement dans la nappe de papier, de façon à neutraliser ceux-ci, et un pli de <Desc/Clms Page number 23> dessous ou d'envers relié au pli intermédiaire, de façon à faire corps avec lui, et doué dtune résistance à la traction, d'un pouvoir d'absorption d'humidité et d'un module d'élasticité, analogues à ceux du coton.
    7 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est en P.T., les fils de chaîne du pli d'envers sont en coton, et le pli intermédiaire com- prend une matière agissant de façon à protéger le coton du pli dtenvers contre les effets de l'acide et (ou) du fer, présents dans la nappe de papier.
    8 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 7, caractérisé en ce que les fils de chaîne du pli d'envers sont en coton renforcé par des filaments synthétiques.
    9 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est en P. T., la majeure partie des fils de chaîne du pli intermédiaire et du pli d'envers sont en coton renforcé par du nylon, les fils de trame ou de remplissage de tous les plis étant en amiante renforcée par des fils filamentaires.
    10 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est en P. T., sous la forme de fils de chaîne, la surface exposée du pli d'envers étant du coton sous la forme de fils de chaîne, tandis que les fils de trame ou de remplissage de chacun des différents plis sont en ami- ante renforcée par du nylon.
    11 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que le pli d'en- droit est formé par un tissu à dessus de chaîne, dans lequel <Desc/Clms Page number 24> les fils de chaîne sont en P.T. tandis que le pli inter- médiaire est constitué par des fils de chaîne en P.T. et des fils de trame en amiante, renforcés par du coton.
    12 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, dans lequel le pli d'endroit est constitué par un tissu à dessus de trame, dans lequel les fils de trame d'endroit sont en P. T., tandis que les fils de trame intermédiaires et dtenvers sont en amiante, tous les fils de chaîne étant en coton.
    13 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 12, caractérisé en ce que tous les fils de chaîne sont en coton renforcé par un produit fila- mentaire.
    14 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est constituée par des fils en une matière synthétique qui est un bon isolant thermique et qui est sensiblement inerte vis-à-vis de l'action de lthumidité, de celle des températures élevées et de celle. des acides et du fer, auxquelles le feutre est exposé au cours de son utilisation normale, les fils de chaîne du pli d'envers étant principalement en coton avec ceci que l'on interpose, entre la surface exposée du pli d'endroit et le pli d'envers, un élément agissant de manière à pro- téger le coton, qui fait partie du pli dtenvers, contre l'action de l'acide ou du fer qui pénètrent dans le feutre par le pli d'endroit de celui-ci.
    15 - Feutre sédheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'élément destiné à protéger le coton du pli d'envers est constitué par l'amiante contenue dans les fils de trame ou de rem- plissage, dans certains au moins desdits plis. <Desc/Clms Page number 25>
    16 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est constituée en une matière ayant un coefficient élevé d'isolement thermique et qui, par l'ef- fet de capillarité, peut absorber de grandes quantités d'eau, caractérisé en outre en ce que le pli d'envers comporte un produit capable de retirer l'eau, par absorption, du pli d'endroit, ce produit restituant aisément cette eau sous forme de vapeur.
    17 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, consistant en fils textiles entrelacés pour former un, tissu à plis ou épaisseurs multiples, caractérisé en ce que ce tissu comprend un pli d'endroit dont les fils de chaîne sont en P. T. renforcé par du nylon, tandis que les fils de trame d'un pli intermédiaire sont en amiante renforcée par du nylon.
    18 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des fils en différentes matières qui sont électro-positives et électro-négatives les unes par rapport aux autres et dont les proportions relatives sont telles que le feutre est essentiellement neutre en ce qui concerne l'accumula- tion d'une charge électrostatique, le pli d'envers étant principalement en coton.
    19 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, constitué par des fils textiles entrelacés de manière à former un tissu à plis multiples, caractérisé en ce que ledit tissu comprend un pli d'endroit dont la surface exposée est constituée principalement par une matière syn- thétique qui offre une résistance élevée à la chaleur dans les limites de température auxquelles un feutre sécheur pour la fabrication du papier est normalement exposé, <Desc/Clms Page number 26> cette matière synthétique étant un bon isolant thermique et n'étant pas absorbante vis-à-vis des acides ou des traces de fer, qui sont généralement présents dans la nappe de papier et qui sont susceptibles de transmettre de lthumidité de la nappe de papier au pli intermédiaire du feutre,
    le pli d'envers de ce dernier étant hautement absorbant vis-à-vis de l'humidité, la contexture du feutre comprenant un produit agissant de manière à neutraliser tout acide éventuel'et à protéger le pli d'envers contre les effets de composés de fer éventuels, maintenus en sus- pension ou en solution dans l'humidité qui est transmise du pli d'endroit au pli dtenvers.
    20 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, constitué par des fils textiles entrelacés de manière à former un tissu à épaisseurs multiples, caractérisé en ce que la surface exposée du pli d'endroit est constituée en une matière formant un bon isolant thermique, certains des fils contenus dans le pli dtenvers du tissu étant en coton, avec ceci que l'on interpose, entre la surface ex- posée du pli d'endroit et lesdits fils de coton, un produit destiné à protéger ces derniers contre ltaction dégradante d'acides et (ou) de composés du fer, auxquels le feutre est exposé en cours d'emploi.
    21 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, en substance comme décrit ici en se reportant aux dessins annexés, et comme représenté dans ceux-ci.
    22 - Feutre sécheur pour la fabrication du papier, selon un quelconque des divers exemples donnés ici.
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