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On sait que, pour assurer l'élévation progressive des coffrages glissants dans la construction en béton armé, on em ploie actuellement et en groupement divers systèmes de vérins et, entre autres, le vérin à main Mac-Donald et des vérins hydrauliques..
La stricte synchronisation. des mouvements des vérins est absolument indispensable pour assurer l'élévation régulière de l'ensemble du coffrage, qui doit, généralement, rester à tout moment 'dans un plan strictement horizontal; mais, pour des raisons de glissement notamment, le mouvement des vérins doit pouvoir rester autonome. De ce fait, la simultanéité de la commande de l'actionnement des vérins dû groupement, qui offri-
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rait un avantage indéniable à toua points de vue, présente de grandes difficultés.
La présente invention a pour but de résoudre ce problème délicat de la synchronisation de l'actionnement d'une pluralité de'vérins, tout en ielssant la possibilité de les actionner indi-- viduellement si les conditions du travail l'exigent.
Elle a pour objet un dispositif de commande de la levée d'une pluralité de vérins, caractérisé par un agencement appropria de chacun des vérins assurant son actionnement par un moteur indi. viduel et .prévoyant dès,moyens individuels de contrôle de son mouvement, par un mécanisme assurant automatiquement l'arrêt du moteur de chaque vérin à l'atteinte par ce dernier d'une limite d'avancement prédéterminée, et par un moyen de déclenchement syn- chronisé de tout l'ensemble des vérins de façon, par exemple, à - assurer pratiquement une montée,, de vitesse donnée, fonction de la vitesse de prisee d'un béton, d'un coffrage glissant, le mou- vement de montée étant susceptible d'être interrompu à volonté, même avec de légers reculs.
Le'mécanisme assurant l'arrêt du moteur du vérin est con- stitué par une molette progressant avec le vérin le long de la tige de guidage de ce dernier, et entraînant une roue à rochet commandant un organe commandant un interrupteur électrique d'un circuit contrôlant la marche de ce moteur, le nombre des dents de ce rochet et le diamètre de la molette étant calculés de manière provoquer cet arrêt chaque fois que le vérin a avancé d'une di- stance prédéterminée.
Le vérin du type Mac-Donald agencé pour commande par moteur électrique , et qui fonctionne au pas de pélerin, se prête particulièrement au but à atteindre.
Mais, en variante, l'invention propose un vérin électrique à mouvement continu, caractérisé en ce que sa levée ou sa des- cente est provoquée par au moins un galet s'appliquant, de façon
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autoserrante ou autre empêchant le glissement, contre un chemin de roulement' approprié, tel que, par exemple, une perche et étant animé d'un mouvement de rotation continu s'exerçant dans un sens ou dans l'autre suivant que le vérin travaille à la levée ou à la descente,
La description qui va suivre, se rapporte à un mode de réalisation donné à titre d'exemple nullement limitatif, du dispo. sitif de commande selon l'invention, en prévoyant l'emploi de vé- .rins du premier type cité, mais commandé par un moteur électrique et, en variante, de vérins électriques de l'autre type proposé, en regard du dessin annexé,
dans lequel: la fig.1 est une vue de l'application d'un vérin "Mac- Donald" à commande électrique au mouvement de levée d'un coffrage; la fig.2 illustre ce vérin à commande à main; la fig. 3 est une vue schématique du mécanisme contrôlant et limitant la montée de chacun des vérins utilisés pour la levée d'un coffrage ; la fig. 4 est une vue schématique des organes du vérin @ proposé en variante, mais assurant levée et descente; la fig.5 est une vue en élévation de l'ensemble de ce vérin; la fig. 6 est un schéma électrique de la commande selon l'invention d'un groupe de trois vérins, vérins d'un type quel- conque mais actionnés par un moteur électrique individuel.
Le vérin du type Mac-Donald fonctionnant au pas de pé- lerin comporte (fig.2) un levier à main 1, qui est alternative- ment poussé vers le haut et vers le bas. Un excentrique 2,solidai- re de ce levier et tournant autour de son axe 2,provoque la mon- tée et la aescente très démultipliée de la pièce 4 qui porte des mâchoires excentriques auioserrantes 5 lesquelles prennent appui sur la tige d'acier, verticale 6, prenant elle-même appui sur les fondations du mur et étant noyés dans ce dernier au fur et à me- sure de la montée.
A la montée de la pièce 4, les deux mâchoures
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glissent le long de la tige 6 à la descente, par contre, elles s'arc-boutent symétriquement de part et d'autre contre cette tige et provoquent ainsi la montée du vérin le long de la tige immobile. Pendant la montée des mâchoires 5, une came-clique't excentrée 1 retient le vérin tout en permeztant un léger glisse- ment vers le bas pendant son auto-serrage Ainsi lors des "pompa- ges" sur le levier 1, le vérin escalade la tige par petites mon- tées suivies de reculs minimes, avançant ainsi au pas dit de péle rin.
La fig.1 illustre l'application de ces vérins conformé- ment à l'invention.
Dans cette figure, 8 désigne le mur en construction, 6 la tige d'acier servant de guide au vérin,, 9 le coffrage glissant.
Il est à remarquer que suivant l'étendue du mur, une pluralité de tels vérins sont disposés sur le coffrage, et que les tiges 6 sont complétées vers le haut au fur et à mesure de l'errection du mur.
Chaque vérin est équipé d'un moteur électrique triphasé 10 qui, par l'intermédiaire d'un ou de plusieurs réducteurs à vis 11, à engrenages ou autres, actionne un levier 12. Ce levier 12, en tournant autour de son axe entraîne le levier 1 alternati- vement vers le haut et vers le bas. Cette transmission est réali sée par le jeu d'un tourillon 13 glissant dans la rainure 14 au levier 1. Bien entendu, ce mouvement pourra tout aussi bien être réalisé par un sytème de bielle.et: manivelle ou tout autre dispo- sitif connu en soi, permettant la transformation d'un mouvement rotatif en un mouvement de va-et-vient.
La montée de chaque vérin est contrôlée et limitée par
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le disposi-cif repr8sené fige 3.
Ce dispositif comporte une molette 15 en acier ou toute autre matière très résistante, laquelle présente sur son pourtour
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une fine dentelure à anglesvifs Cette molette est fortement appuyée contre la.tige 6 par un moyen élastique approprié, tel que le ressort 16. Elle est soliaaire du vérin et escalade donc la tige avec ce dernier. Tout en montant, cette molette 15 tourge autour de son axe dans le sens de la flèche et entraîne le rochet 17, tournant solidairement avec elle. Sur la denture du rochet 17 repose le talon du levier 18 mobile autour de son axe, et équipé d'une pièce de contact 19
Sur le levier 18 appuie un deuxième levier 18' comportant la pièce de contact 19 et dont les mouvements sont freinés par un frein pneumatique 20, .hydraulique ou autre.
Pendant la montée du levier 18, le contact 19-19' reste fermé sous le poids du levier 19 et du piston 21,
Du fait que les leviers 18 et 18 ne sont pas montés sur un même axe, il se produit pendant la montée un frottement qui assure le nettoyage des pastilles de contact 19 et 19 l'une sur l'autre.
A la chute du levier 18, chute accélérée par un ressort, (non représenté), le levier 18' ne peut suivre cette descente brusque et son retard provoque une rupture de contact passagère,, dont la durée dépend des caractéristiques du frein 20.
Cette rupture de contact provoque l'ouverture du con- joncteur-aisjoncteur du moteur d'entraînement de ce vérin. comme le contact 19-19' se referme aussitôt, le vérin en question est prêt pour un nouvel enclenchement à distance. Chaque vérin est doté d'un système sèmblable.
Le nombre de aents du rochet 11 et le diamètre de la mo- lette 15 sont choisis et calculés de telle sorte que l'ouverture du contact 19-19' et? de ce fait, l'arrêt du vérin, se produisent après une montée toujours constante, de 25 m/m par exemple.
Ainsi tous les vérins du même chantier étant enclenchés, simultanément à des moments choisis, ne s'arrêteront qu'après
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avoir effectivement accompli leur ascension prescrite de 25 m/m par exemple, et ce malgré les différences inévitables de vitesse d'ascension résultant d'un état d'usure plus ou moins grand-de leurs mâchoires et de différences, également inévitables, de char- ges. Cet ensemble de vérins commandés simultanément entraîne le coffrage avec la précision voulue et toujours suivant un plan horizontal. Pour s'en assurer,,il peut être indiqué de contrôler, si nécessaire, de temps en temps au moyen d'un théodolite ou d'un niveau'd'eau, le niveau atteint par le coffrage.
Au cas où ce contrôle révélerait que certains vérins sont retardataires, l'in- vention permet une correction individuelle de ces vérins. Il suf- fit, à cet. effet, de supprimer momentanément le contact entre la molette 15 et la tige 6 du vérin correspondant, puis de commander ce dernier individuellement. Cette commande individuelle peut avoir lieu à distance par voie électrique ou autre, ou directement en agissant sur le levier 1. Cette commande directe a aussi son uti- lité dans le cas où une transmission à distance se révèlerait, pour une raison quelconque, impossible.
En outre, la possibilité de commander individuellement chaque vérin, offre aussi l'avantage de permettre un entraînement du coffrage, suivant un plan plus ou moins incliné.
Quant au vérin électrique à mouvement continu proposé en variante et qui est illustré par les fig..4 et 5, les organes qui assurent sa descente et sa montée le long d'un support fixe, tel que la tige 6, sont'constitués par deux bras de levier 23 et 23' inclinés d'un certain angle ,' par rapport à l'horizontale et pouvant pivoter autour de leurs axes 24 et 24.' .ces leviers por- tant deux galets 25 et 25' en acier, qui présentent une fine den- telure tranchante et résistante. Deux ressorts 26 et 26' assu- rent la pression initiale nécessaire de façon à ce que lesdits galets soient fortement appliqués contre la tige 6, même sans que le vérin soit chargé.
Un ensemble de rouages et de réducteurs qui sera décrit, assure la rotation de ces galets dans le sens des
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flèches, et partant la monté=.: ou la descente du vérin.
L'angle est choisi de telle sorte que sa tangente soit inférieure au coefficient de frottement entre galets et tige;, de sorte que le poids du vérin et sa charge assurent l'autoserrage du système rendant tout glissement impossible.Le serrage augmente en fonction de la charge du vérin.
L'ensemble assurant l'entraînement des deux galets 25 et 25' est constitué comme suit:
Les deux galets 25 et 25' sont solidaires par leurs axes 27 et 27' de deux fortes roues dentées 28 et 28' , l'une 28 située vers l'avant, l'autre 28' vers l'arrière.
Les'' deux roues dentées 28 et 28' sont menées par deux pignons 29 et 29' disposés dans les axes de pivotement même des leviers ±2 'et 23 Dans ce but, les tourillons 24 et 24' de ces leviers sont percés au.centre et laissent traverser les axes des pignons 29 et 29' De cette façon, la distance d'axe en axe en- tre roues 28 et pignons 29 reste constante, indépendamment de la position des leviers 23. Ainsi, l'engrènement correct demeure assuré.
Les arbres des pignons et 29 portent d'un même côté du vérin (nôté avant de la figure 5) des roues à vis sans fin 30 et 30 engrénant avec deux vis sans fin 31 et 31 solidaires d'un arbre commun horizontal 32 L'une de ces vis sans fin est taillée à droite, l'autre à gauche. Il suffit ainsi d'actionner l'arbre 32 par un organe réducteur 11 et un moteur 10; ou en cas dé nécessité par une manivelle 33 prévue à cet effet. L'em- ploi de la manivelle suppose le désaccouplement du réducteur 11 et de son moteur.
Il' est à remarquer que le fait d'avoir sur l'arbre 32 une vis à droite et une vis à gauche, chargées d'une façon égale et opposée,.annule pratiquement toute poussée axiale de cet arbre sur ses paliers. Les flèches de direction des figures 4 et 5 correspondent¯à la montée; pour la descente, le sens de marche
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du moteur est inverse.
Un frein autoserrant à excentrique 34 est prévu pour la sécurité pendant les montées, ce frein étant relevé à la main ou automatiquement pour les descentes.
Pour contrôler et limiter la montée d'un tel vérin, l'on peut se servir du même dispositif que celui déjà décrit ci-dessus.
.La fig. 6 montre un schéma électrique partiel, c'est-à-dire réduit à un groupe de trois vérins, pour l'entraînement d'un cof- frage glissant.
Dans ce schéma , I,II,III, N désignent les trois phases et le neutre' de la distribution triphasé alimentant directement cha cun des vérins, 35 les fusibles principaux du groupe de vérins, 36 l'interrupteur principal du groupe de vérins, qui est commande à distance du pupitre de commande 37 ;
38,38,38 les conj oncteurs disjoncteurs des trois vérins (qui seront à protection thermique retardée sur chaque phase), 10, 10' et 10" les trois moteurs de vérins, 39 ±±¯¯et ±±± les contacts limiteurs des trois vérins, assurant l'arrêt individuel automatique en fonctionnement normal, 40, 40 et 40 les boutons d'arrêt facultatifs individuels prévus sur chaque vérin, 41, 41 et 41 les boutons de mise en marche in.
dividuels prévus sur chaque vérin, 42 le bouton d'arrêt général prévu sur le pupitre de commanae pour déclencher à distance l'in- terrupteur principal 36 du groupe de vérins, 43 le bouton pour le réenclenchement à distance de l'interrupteur principal après une mise hors circuit du groupe de vérins, 4 le bouton de mise en marche simultanée et à distance de tous les vérins du groupe pour le démarrage du mouvement d'ascension après les arrêts indi viduels normaux, 45 45 et 45 les voyants lumineux, lampes- témoin, renseignant le conducteur de vérins sur les vérins en fonction: Les voyants pourraient être remplacés par un seul voyant s'éteignant lors de l'arrêt du dernier vérin.
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La manoeuvre à exécuter parle conducteur se réduit à l'en- clenchement périodique du bouton 4 et à la surveillance de son groupe. Bien entendu, toute horloge à horocontacteur pourra as- surer ces réenclenchements périodiques si la régularité du tra- vail ae bétonnage le permet.
Le mode de réalisation venant d'être décrit se rapporte uniquement à un dispositif de commande électrique, mais il va san dire que cette commande pourrait, par une modification appropriée, fonctionner''aussi à air comprimé, par voie hydraulique, etc.
Bien entendu les moteurs, les organes réducteurs et de liaison, les vérins utilisés dans le mode de réalisation peuvent être remplacés par d'autres assurant le même fonctionnement.
- REVENDICATIONS -
1 - Dispositif de commande des vérins assurant en conjugaison le déplacement progressif de pièces, telles notamment que des cof- frages glissants, caractérisé par un agencement approprié de cha- cun des vérins assurant son actionnement par un moteur individuel et prévoyant des moyens individuels de contrôle de son mouvement, par un mécanisme assurant automatiquement l'arrêt du moteur de chaque vérin à l'atteinte par ce dernier d'une limite d'avance- ment prédéterminée, et par un moyen de déclenchement synchronisé de tout l'ensemble des vérins de façon, par exemple, à assurer pratiquement une montée, de vitesse donnée, fonction de la vi- tesse de prise d'un béton, d'un coffrage glissant, le mouvement de montée étant susceptible d'être interrompu à volonté, même avec de légers reculs.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.